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Stéphane R
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3,5
Publiée le 17 juillet 2024
Après Corporate, Slhol poursuit sa veine sociale et ses tempêtes sous les crânes de ceux qui essaient de s'en sortir, au besoin en écrasant plus faibles que soi. Et de quel piédestal est-il légitime de juger. Merci pour cet éclairage incarné sur un dispositif législatif (loi ELAN)
Un film sur l’exploitation de la précarité de certaines personnes en difficulté, qui contre un paiement très modéré sont engagés pour occuper des logements vides, en tant que résidents (sans avoir les droits d’un locataire), pour empêcher ces logements d’être occupés par des squatteurs. Le film sans être exceptionnel, n’est pas inintéressant, et se regarde sans ennui. Pas mal mais pas inoubliable…
Je n'avais pas du tout entendu parler de ce film avant de le voir apparaître sur Canal +. Je me suis lancé dans le visionnage, étant friand de films sociaux. Et je n'ai pas trouvé ça intéressant malheureusement. Le scénario et surtout le contexte du film est très brouillon, ce qui biaise complètement l'histoire sociale derrière. Aucune réelle information sur le cadre légal du squat ou des procédures d'expulsions (on parle vite fait de la trêve hivernale mais sans expliquer ce que c'est et son "utilité" pour les sans domicile fixe). Et alors la fin m'a complètement embrouillée. Quel message ce film veut-il faire circuler ? De quel côté se place-t-il ? Beaucoup d'incohérences et un jeu d'acteur catastrophique (même Louise Bourgoin qui a pourtant un certain talent paraît absente de son rôle). Je ne conseille pas.
Du social antisocial. Grave et dure est la situation dans laquelle nous met ce film. Comment lorsqu'on a plus, ne pas être injuste envers ceux qui ont moins. Et quand on a peu, à quelle injustice est on prêt pour avoir plus? Le quotidien des gens qui aimeraient bien avoir à se loger, pour une nuit, un bail, une vie, est combat constant. C'est un monde urbain sans pitié qu'est le notre. La précarité nous guette, elle attend. On aurait tort de se croire à l'abri. Ma Note sera de 2.75 sur 5. Pour ce film réaliste, nous mettant le nez face une crise du logement certaine.
"Anti-Squat", drame social français réalisé par Nicolas Silhol et sorti en 2023. Après avoir dénoncé le management toxique dans "Corporate" en 2018, le réalisateur Nicolas Silhol dénonce une nouvelle forme de "management locatif" tout autant problématique. "Anti-Squat" peut paraitre comme une dystopie, un film d'anticipation nous présentant ce qui nous attend, mais le dispositif existe déjà depuis 2023. Le combat de locataires sans droits magnifiquement filmé dans une architecture impersonnelle avec Louise Bourgoin, Samy Belkessa, Sâm Mirhosseini et Antoine Gouy. Un propos bien traité sur la compromission, le chacun pour soi et l'exploitation pour tous. Un personnage principal bien interprété par Louise Bourgoin prise dans un dilemme que je vous laisse le soin de découvrir. Un film fort, qui a le mérite de faire connaitre un dispositif étrange, encore rare, et de questionner son application.
plongée dans un monde réaliste où chacun essaye de s'en sortir quitte à renier ses convictions. Louise Bourgoin joue juste, elle nous entraine dans cette histoire.
De la dérive d'un dispositif vertueux dans les intentions, pernicieux dans la pratique... De la dérive de sociétés immobilières qui profitent de la précarité pour faire de belles affaires... BOURGOIN est magnifique, tiraillée entre mère courage et manageuse sans humanité. GOUY est convaincant en misérable manager sans foi. Et Samy en rappeur tire bien son épingle du jeu, même si on a du mal à croire à sa filiation avec maman. Tous les personnages sont à plaindre, et la réalité sociale les enfoncent. On s'attache difficilement aux résidents qui transmettent peu d'émotions véritables. Mais c'est quand même du bon cinéma social réaliste qui fait réfléchir!
Anti-Squat est une société protégeant les immeubles du squat. Elle engage des résidents pour occuper les bureaux le temps de quelques mois, ceux-ci devant être "flexibles". Comprenez : vivre dans des conditions précaires ! "Anti-Squat" soulève bien la question de la précarité du marché du logement. Où tout le monde galère et finit par devoir répondre à une autre entité, ce à tous les niveaux. Et où les solutions innovantes cachent un moyen pour les riches d'exploiter la misère des pauvres. Les intentions sont nobles. Il y a même quelques touches ironiques amusantes. Mais dans l'ensemble ça reste un peu moyen. Déjà parce que le scénario est manichéen (gentils résidents modestes, contre entreprise imbuvable). Et puis parce qu'il y a des choses qui ne tiennent pas toujours la route. Les retournements de veste de certains personnages. Ou la relation entre la protagoniste et son fils, à laquelle on ne croit pas vraiment. D'ailleurs Louise Bourgoin incarne cette anti-héroïne de manière pète-sec et antipathique. C'était sans doute le but, de montrer ce personnage peu avenant qui ne cherche qu'à régler ses propres problèmes. Mais cela n'en fait pas une protagoniste très attachante.
Louise Bourgoin incarne une mère célibataire, élevant son ado de 14 ans tout en peinant à payer son loyer. Quand elle est recrutée pour gérer un dispositif de logements inoccupés, toute son existence va s'en retrouver bouleversée. Avant d'être un film, Anti-Squat est avant tout une loi datant de 2009. Ici, le rendu du récit est assez intéressant avec une relation mère/fils très bien dépeinte. L'ensemble dénonce sans détour l'exploitation de la misère humaine et de la crise du logement, mais manque un peu de chaleur dans l'analyse des relations humaines. Pour ma part, j'ai trouvé très convaincante la prestation du jeune Samy Belkessa dans sa façon de rapper. Un film dans la lignée de "Le marchand de sommeil" sorti récemment.
Super idée, ambiance glaciale et scénario pas comme les autres. Hélas, louise Bourgoin ne parvient pas à sauver le film. Clichés éculés, mère blonde et enfant rappeur, mère isolée, ado receleur, français méchants et capitalistes. Quel gâchis d'assister à ces sketchs qui mis bout à bout ne donnent pas un film mais tout juste un pamphlet de lycéen révolté.
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3,0
Publiée le 16 janvier 2024
Quelques mois seulement après "Le Marchand de sable", "Anti-Squat" évoque lui aussi la crise du logement en France, mais aussi ces marchands de sommeil "modernes". Moderne parce qu'on ne parle plus de personnes peu fréquentables qui louent des biens miteux pour une fortune, mais d'une société qui loue des espaces qu'ils gèrent pour éviter que des squatteurs viennent s'y installer. Les résidents et non pas des locataires sont soumis à un règlement très strict et à du travail dissimulé... Ce qui frappe dans ce film et qui est encore une différence marquante avec celui cité au début, c'est qu'on parle de personnes en situation précaire alors qu'elles ne devraient pas l'être. Il y a quand même un professeur et une infirmière... Le propos va au-delà de la simple crise du logement ou de l'abus de pouvoir et c'est ce qui rend l'histoire intéressante au même titre que ce dilemme moral auquel Inès est confrontée. Un drame social sans misérabilisme qui est un peu austère et manque de relief par moment, mais l'ensemble est convaincant.
Une femme seule avec son fils de 14 ans devient gérante d'un immeuble anti squat. Voilà un film humain et social qui ne tombe jamais dans l'angélisme. Le scénario est précis et bien écrit. Louise bourgoin porte litteralement le film. A découvrir.
Anti-Squat. Tourné dans l'ancien bâtiment de la S2P, banque de Carrefour à Évry. Les difficultés à se loger, même pour des personnes travaillants. Trois étoiles.
"Anti-Squat", réalisé par Nicolas Silhol, est un film poignant qui plonge dans les problématiques actuelles de la crise du logement en France, en se focalisant sur la loi Anti-Squat promulguée le 14 juin 2023. Cette loi a pour but de protéger les logements contre l'occupation illicite, un sujet brûlant et d'actualité.
Au cœur du film se trouve Inès, interprétée magistralement par Louise Bourgoin. Inès est une mère célibataire menacée d'expulsion avec son fils Adam, âgé de 14 ans. Dans sa lutte désespérée pour la stabilité et la sécurité, elle décroche un emploi à l’essai chez Anti-Squat, une entreprise qui occupe des bureaux inutilisés pour les protéger contre les squatteurs. Son travail consiste à recruter des résidents et à faire respecter un règlement très strict.
Le personnage d'Inès est un reflet puissant de la précarité et des défis auxquels sont confrontées de nombreuses personnes en situation de crise du logement. Louise Bourgoin offre une performance captivante, incarnant une femme de grande complexité, déterminée à tout faire pour s'en sortir et protéger son fils.
Le film explore les zones grises morales et éthiques dans lesquelles Inès se trouve immergée. Alors qu'elle s'efforce de maintenir l'ordre au sein de ces espaces Anti-Squat, le spectateur est amené à se questionner : jusqu'où peut-on aller pour assurer sa survie et celle de ses proches dans un système qui semble souvent injuste ?
Nicolas Silhol, connu pour son film "Corporate" de 2017, continue de dépeindre avec acuité les réalités sociales et professionnelles contemporaines. "Anti-Squat" ne se contente pas de raconter une histoire individuelle ; il soulève des questions importantes sur la société, la justice et la dignité humaine face à la crise du logement.