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JSCooper
9 abonnés
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2,5
Publiée le 7 novembre 2025
Anti-Squat démarre sur une idée de départ réellement intéressante, exploitant un dispositif social encore peu connu et pourtant riche en potentiel dramatique. Nicolas Silhol installe d’emblée une atmosphère tendue, presque clinique, et certaines scènes parviennent à créer une ambiance efficace, jouant habilement sur l’architecture froide du lieu, la surveillance permanente et la pression insidieuse exercée sur les occupants.
Ce début solide laisse espérer un thriller social prenant, mais le film peine à conserver cet élan. Le rythme devient rapidement inégal, les scènes intermédiaires manquant de tension ou s’étirant sans faire avancer l’intrigue. À cela s’ajoute une montée dramatique souvent prévisible, qui suit les codes attendus du thriller psychologique sans parvenir à les renouveler.
Résultat : on se laisse embarquer dans la première partie, intrigué par le concept et par l’univers installé, mais l’intérêt décline progressivement. Le récit semble tourner en rond, et la dimension critique ou sociale, pourtant prometteuse, ne suffit pas à relancer l’implication du spectateur.
Anti-Squat n’est pas dénué de qualités — son atmosphère et son idée centrale en témoignent — mais son exécution inégale et trop balisée limite son impact.
La morale du film est claire : la fin justifie les moyens. Ou comment exploiter les miséreux en utilisant d’autres miséreux pour pouvoir nourrir tranquillement le capitalisme. Le sujet de base est très intéressant mais je n’ai pas vraiment aimé la façon dont il a été traité ici.
Encore une fois, le cinéma français prouve qu’il sait aborder des sujets sociaux graves avec justesse et tension. Le film m’a surpris par son réalisme et son ambiance pesante, presque documentaire. Louise Bourgoin est excellente dans un rôle complexe, humain et troublant. J’ai trouvé le scénario bien , et la fin, amère mais lucide, m’a bien remué.
Pendant la première demi-heure on assiste à un film à la limite du reportage, sans beaucoup de saveur. Puis Louise Bourgoin s’épanouit dans son rôle quand il faut qu’elle choisisse sa voie. Sa relation avec son fils est bien mise en valeur, grâce aussi à l’interprétation émouvante de Samy Belkessa. Ce sujet sensible – qui n’est pas une fiction - est traité avec le recul nécessaire pour que le spectateur ne soit pas pris en otage affectif et lui permette de se faire sa propre opinion. Rien n’est joué d’avance et la fin est intelligente et crédible.
Un thriller social assez convenu (qui lorgne du côté de Ken Loach) qui illustre l’exploitation des plus précaires, porté néanmoins par la convaincante Louise Bourgoin en mère courage et ambiguë, partagée entre la morale et son intérêt personnel. 2,25
Nicolas silhol signe son deuxième film après corporate, anti squat film à fort caractère sociale ou le réalisateur par le biais de ce long métrage critique ouvertement la loi elan de 2018. Il met en scène avec brio cette femme célibataire avec un adolescent à charge qui va être expulsés de son logement, va être embauché par une entreprise étrange nommé anti squat qui permet la location de lieux inoccupé et désaffecté, avec des règles stricts et de bail court. La nouvelle responsable de cet endroit joué par une louise Bourgoin excellente dans ce rôle d une femme avec des principes et qui va peu à peu renier ses idées et une certaine utopie. Un film froid, glaçant, et une violence diffus caractérise par ûe société en crise et hystérique.
Très bonne surprise pour ce film que défendait très mal sa bande annonce. Une ancienne agent immobilier elle-même en situation de se faire expulser pour loyers impayés signe un CDD pour une boîte véreuse qui met en application la loi antisquat (loi l'article 29 de la loi ELAN de 2018, permettant à empêcher des biens immobiliers à être squattés et mettant en place des "résidents temporaires"). C'est inhumain, c'est pensé par des bureaucrates, et évidemment rien ne se passe comme prévu. Entre les résidents qui contourne le contrat (pas de fête, pas d'enfant, pas plus de deux invités, interdiction de se faire à manger dans la chambre, devoir d'entretenir les parties communes), l'agence qui ne met pas le chauffage mais qui a installé des caméras partout pour espionner les résidents... Mais là n'est pas le plus intéressant. Le personnage de Louis Bourgoin joue à la fois sa survie, son apparence "sympa" ornée d'un vocabulaire politiquement correct tout en appliquant à la lettre le contrat (ce qui amène à des évictions de certains résidents), elle-même accueille en secret son fils dont l'attitude au collège part en sucette. Un film vraiment intéressant, gâché par une fin simpliste et lourdement idéaliste.
Alléché par ce scénario original qui exploite la misère social et par un casting intéressant je me suis laissé prendre au jeu. Le film aurait sans doute aller plus loin dans l'apreté et la violence pour prendre aux tripes mais cela reste un bon moment
Inès et son jeune fils de 14 ans Adam sont en galère. Elle trouve un emploi peu commun en France, celui de Community Manager. Son job consiste a recruter des résidents pour occuper des immeubles vides afin d'éviter les squatters. Tel est le sujet de ce drame poignant, coécrit et fort bien réalisé par Nicolas Silhol. Dans une ambiance glacée et un décor sordide d'immeuble déshumanisé, le scénario courageux de Nicolas Silhol nous propose un sujet sensible dans une société malfaisante aux règles sociales oppressives. Parfaite dans le rôle principal d'Inès, Louise Bourgoin est joliment secondée par Samy Belkessa dans le rôle de son fils.
Au départ je n'ai pas très bien compris que c'etait un film social, mais sans avoir regardé le réalisateur j'ai tout de suite pense au film corporate, la même signature et fond. un bon film social à regarder seul ou en famille. pas très joyeux mais réflexif.
Louise Bourgoin interprète un personnage plus complexe qu'il n'y paraît dans ce drame social qui pourrait ressembler à une dystopie s'il ne sonnait pas aussi juste. Elle est formidable de détermination et de contradictions.
Après Corporate, Slhol poursuit sa veine sociale et ses tempêtes sous les crânes de ceux qui essaient de s'en sortir, au besoin en écrasant plus faibles que soi. Et de quel piédestal est-il légitime de juger. Merci pour cet éclairage incarné sur un dispositif législatif (loi ELAN)