L'Éducation d'Ademoka
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Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 juin 2023
Ce film est une sorte d'OVNI sur le plan cinématographique. Composé presqu'entièrement de plans larges et d'un minimum de décor, ce film ne m'a paru très intéressant. De plus, la relative minceur du scénario et la musique lancinante et répétitive qui accompagne ce film n'aident pas à y trouver un quelconque intérêt

Bernard CORIC
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2023
Adilkhan Yerzhanov, le Aki Kaurismäki kazakh, tourne régulièrement et c'est en soi un petit miracle, eu égard à la singularité de son cinéma, au minimalisme intense, parfois ponctué d'accents de violence. Ce dernier aspect est absent de l’Éducation d'Ademoka, quoique, en définitive, cela se discute, sous une forme poétique et symbolique, qui désarçonne dans un premier temps, avant que la cohérence de l'ensemble apparaisse clairement. Il était donc une fois, au Kazakhstan, une jeune réfugiée aux cheveux rouges, ostracisée et réduite à la mendicité, dont la soif d'éducation se heurtait aux barrières d'un système pourri jusqu'à la moelle. A sa manière, surréaliste, le film fait acte de militantisme, pour l'accès à l'art, en général, et à la littérature,en particulier, pour l'égalité des chances, contre la corruption et le pouvoir de l'argent. La jeune fille aux cheveux rouges et son mentor, un enseignant déclassé et alcoolique, rejouent une version baroque de My Fair Lady, avec moult citations de Shakespeare, Gogol ou Nabokov, à la clé. Le film a des allures de happening géant, l'installation des décors se faisant au fur et à mesure, et toujours à ciel ouvert. Des partis pris de mise en scène qui engendrent une côté burlesque qui se marie assez bien avec le sérieux des messages convoyés par cette radiographie ironique et néanmoins efficace des dérives de la société kazakhe.
Franck T
Franck T

10 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juillet 2023
grand film et une leçon de cinéma.
Chaque plan est fabuleux, une esthétique rare, un humour complètement décalé.
Un film incroyable.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2023
Lire d'autres critiques ici : https://doisjelevoir.com/

L'Éducation d'Ademoka est une véritable révélation pour donner de l’exposition au paysage cinématographique kazakh. Ce film audacieux adopte un style osé et percutant. Son ton décalé est poussé à l'extrême pour offrir une critique sociale incisive et décapante. Les sujets abordés sont d'une grande gravité, mais les scènes nous plongent parfois dans des situations irréelles. Cette combinaison entre des thématiques profondes et une certaine légèreté fonctionne à merveille.

La mise en scène d'une simplicité envoûtante permet de se concentrer pleinement sur les personnages. Loin des artifices visuels, Adilkhan Yerzhanov privilégie une approche épurée qui donne toute sa force aux émotions et aux relations entre les protagonistes. La bande originale, signée par Sandro di Stefano, accompagne parfaitement le récit avec une musique simple mais subtile. Chaque passage où elle est utilisée épouse harmonieusement l'atmosphère.

La thématique du droit à l'éducation pour les immigrants est abordée remarquablement, avec ici la particularité des gitans d'Asie centrale. Elle met en lumière les défis et les obstacles auxquels Ademoka est confrontée dans sa quête pour s'en sortir. À travers son parcours, on perçoit clairement la discrimination qu'elle subit. Cependant, ce qui frappe le plus, c'est la formidable force de caractère de cette adolescente. Cela lui permet d'avancer malgré toutes les adversités. Son courage et sa détermination sont impressionnants. Ce film est un hymne à la connaissance et au savoir afin d’échapper aux ténèbres de l'ignorance.



Adema Yerzhanova livre une performance extraordinaire en incarnant parfaitement son personnage. Elle parvient à donner vie à Ademoka de manière unique et fascinante. Ce n'est pas seulement Ademoka qui retient notre intérêt. Le professeur Erkin, quant à lui, occupe une place primordiale dans l'histoire. Il est bien plus complexe qu'il ne semble l'être au premier abord, nous rappelant ainsi qu'il ne faut pas juger sur les apparences. Daniyar Alshinov offre une interprétation, démontrant une fois de plus pourquoi il est l’un des acteurs kazakhs le plus connu.
Fabien N.
Fabien N.

8 abonnés 70 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2023
Une merveilleuse fable sur le pouvoir libérateur de l'éducation, de la culture et de la création. Ce petit bijou kazakh est également une brillante réussite formelle, d'un minimalisme parfaitement maîtrisé.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2023
Il y avait bien sûr de très nombreuses façons de traiter au cinéma ce sujet d’une adolescente immigrée sans papier et sans moyens financiers qui désire entreprendre des études dans une école en principe réservée à l’élite. On commence à connaitre Adilkhan Yerzhanov et c‘est avec un très grand plaisir qu’on retrouve sa façon de faire qu’on avait beaucoup aimé dans "La tendre indifférence du monde" et qui consiste à traiter de sujets sérieux avec un humour tout à la fois décalé, poétique et corrosif, une façon de faire qui permet de placer ce réalisateur kazakhstanais aux côtés du finlandais Aki Kaurismäki et du palestinien Elia Suleiman. Dans "L’éducation d’Ademoka", Adilkhan Yerzhanov réussit le tour de force de nous faire rire à plusieurs reprises, par exemple en faisant installer par la police un portique de détection en plein milieu d’une route, tout en insistant sur l’importance que devraient revêtir partout dans le monde l’égalité des chances et la possibilité offerte à toutes et à tous d’accéder à la culture, et en ne manquant pas une occasion de fustiger la corruption qui règne dans son pays et le caractère ubuesque de son administration. Le choix de Adema Yerzhanova pour incarner Ademoka s’avère très judicieux, cette jeune fille apportant sa grande placidité à un rôle dans lequel elle a peu à s’exprimer. Daniyar Alshinov, l’interprète de Mr. Akhav est un habitué du cinéma de Adilkhan Yerzhanov, mais, chez nous, il est surtout connu pour son interprétation d’Isaak Turgun auprès de Céline Sallette dans la série "Infinity" diffusée l’an dernier sur Canal+. critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-leducation-dademoka/
norman06

425 abonnés 1 822 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2023
À voir en complément d'"Assaut", cette fable satirique dégage une réelle poésie et mérite le détour, malgré des intentions parfois obscures et une théâtralité conférant un décalage artificiel.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 février 2025
Il ne suffit pas de souligner l’importance de l’éducation, qui est un droit inscrit dans la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 et dans la déclaration relative aux droits de l’enfant de 1989, pour réussir un film. Ni de citer les grands noms de la littérature mondiale [Dante Alighieri (1265-1321), Miguel de Cervantès (1547-1616), Lord Byron (1788-1824), Herman Melville (1819-1891), Léon Tolstoï (1828-1910), Anton Tchekhov (1860-1904) et André Maurois (1885-1967)] pour démontrer l’importance des livres. On y retrouve la marque de fabrique du réalisateur, filmant en plans fixes, en extérieurs (probablement pour éviter les lieux confinés, le tournage ayant eu lieu pendant la pandémie de CoVid-19) où rentrent et sortent les acteurs, usant du hors-champ par facilité. A travers une immigrée du Tadjikistan, Ademoka (jouée par la fille du cinéaste, Adema), 15 ans, « boulotte » aux cheveux rouges comme ses collants, douée en dessin, qui est prise en charge par un professeur fantasque et alcoolique pour lui faire obtenir un diplôme, le film reste foutraque, aux dialogues creux, critiquant gentiment la bureaucratie kazakhe ( spoiler: portique de sécurité au milieu de la rue, contrôle de la température cutanée, déportation de la famille d’Ademoka
) et la corruption. On est loin du « Cercle des poètes disparus » (1989) de Peter Weir. Seule la musique de Sandro Di Stefano (53 ans), qui ressemble beaucoup à « Quand je t’aime » (1987) de Didier Barbelivien et Pascal Auriat, et interprétée par Demis Roussos (1946-2015), soutient l’attention du spectateur baillant d’ennui.
Nastassja
Nastassja

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2023
Le réalisateur Adilkhan Yerzhanov nous fait découvrir le cinéma Kazakh à travers le regard d'Ademoka, une jeune fille à la recherche d'éducation et le professeur qui va décider de la prendre sous son aile.

On retrouve dans cette oeuvre un air de Dead Poets Society : une ode à l'éducation, la littérature et la liberté de pensée. Je recommande !
Jean-louis Pradel
Jean-louis Pradel

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2023
Un thème universel (chacun à droit à une éducation) dans une ambiance 100% Kazakhe qui ravira les passionnés de ce pays méconnu, paysages dépouillés de la steppe au pied des montagnes Tian Shan et esthétisme sans prétention.
anne marie Pauleau
anne marie Pauleau

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2024
dans le dénuement à tous les sens du terme , le temps s'arrête, les phrases font mouche.
Petite valse entre dérision et tendresse, désespoir et optimisme.
Un film remarquable par la manière dont il vous entraine, fascinant, dans le sillage de ces êtres cabossés que le savoir habite, que le savoir anime.
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