Antonia et ses filles
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

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3,5
Publiée le 26 janvier 2025
De retour dans son village natal au lendemain de la seconde guerre mondiale, et probablement après des années passées à la ville, Antonia s'installe dans la ferme familiale. Femme de caractère, elle vit avec sa fille sans père en marge de la petite société rurale hollandaise dont elle refuse le conformisme et, surtout, la prédominance masculine.
Le film de Marleen Gorris est une chronique féministe qui se décline sur tous les tons, tour à tour ironique tet joyeuse, amère et poétique. Les bonheurs et les drames de l'existence villageoise s'y succèdent sur plusieurs décennies et résonnent comme un hymne à la vie. Les générations -fille, petite et arrière petite fille d'Antonia- se chevauchent et marquent les transformations de la société et plus encore la vie qui s'écoule. Toutes semblent redevables à la liberté, à l'anticonformisme et à l'audace d'Antonia, dont la propriété, havre de paix et d'amour, fait office tout autant de refuge pour les femmes maltraitées par les hommes et par la vie que de laboratoire où elles s'émancipent.
La Femme ayant conquis sa liberté et sa dignité, peut vivre sa vie. C'est le sens essentiel, toujours subtilement argumenté, que porte le sujet touchant et sincère de Marleen Gorris.
Charlotte28
Charlotte28

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1,5
Publiée le 26 août 2026
Assurément original, ce récit de l'instauration d'une forme de matriarcat n'a pas la mesure de ses ambitions. A vouloir mêler les registres, la tonalité manque de cohérence, ne permettant de saisir quand il faut s’émouvoir ou rire. A se croire un conte, l'intrigue s'autorise des ellipses dommageables tandis que la redondante voix off omet des éléments potentiellement intéressants. A se croire philosophe, l’histoire se permet des dialogues fort peu naturels. A prôner un féminisme lumineux, le manichéisme est aussi assommant que le didactisme. A défendre toute forme de liberté, on en oublie des considérations psychologiques ou de vraisemblance sociale. A étaler l'intrigue sur plusieurs générations, on délaisse la caractérisation des personnages qui se contentent de cocher des cases à la morale parfois discutable (l’enfant prodigieuse). A critiquer des institutions désuètes, on multiplie des séquences de sexe inutiles tout en revenant paradoxalement à la prétendue tache essentielle de la femme, à savoir la maternité. A s’appuyer sur son idéologie bancale, la réalisation oublie d’exister. Une revendication hypocrite.
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