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L'homme sans nom
179 abonnés
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3,5
Publiée le 20 mars 2025
Pas grand fan du cinéma de Soderbergh, ce L'anglais m'a plu pour son montage très réussi avec une temporalité non linéaire et un bon rythme qui demandent de l'attention.
Petit interlude d’art et d’essai pour Soderbergh, l’occasion pour lui d’expérimenter dans le montage et la photographie, mais aussi de se taper une barre sur les brits. Terrence Stamp a un accent à couper au couteau, il enfile les expressions saugrenues avec autant de fougue que de sobriété, comme une sorte de James Bond qui serait né dans les bas-fonds de Manchester. En France, seuls les étudiants en histoire de la langue riront à l’unisson du public yankee. Les autres devront parcourir les sous-titres avec vitesse et application (ah oui parce qu’il va sans dire, un tel film ne s’apprécie qu’en VO). Le rythme est lent et le scénario très classique – un père qui part s’occuper d’une pègre locale pour venger sa fille – mais les férus de l’english touch devraient trouver leur compte sans difficulté.
Un Soderbergh moins connu que Traffic ou les Ocean's mais tout aussi bien ou presque. Une banale histoire de vengeance qui tient son originalité par la mise en scène et le montage. Loin d'être conventionel, Soderbergh teste ses dernière découvertes en therme technique, décalage image/son qui donne du style, narration éclaté compréhensible, caméra à l'épaule qui nous donne l'mpression d'immerger dans ce monde entre gangters et gens de la jet set. Pourvue d'humour, le film offre quelques passages trés drôle, des personnages qui parlent beaucoup donc divertissant et l'on accroche à la longue remonté au source du père, de l'Anglais pour retrouver sa fille. Encore un thème déjà exploré par le réalisateur, a savoir la lutte d'une personne contre tout un système, (l'exemple parfait est bien sur Erin Brockovic seul contre tous). Un petit bijoux dans le polar des 90(s) à voir car on y voit des choses peu communes et l'on passe un bon moment, si vous tombez dessus n'hésitez pas.
Très simple, un peu déjà vu, mais L'Anglais est un film de qualité, les acteurs jouent juste et le scénario est bien mené. Très agréable sans pour autant être passionnant, à voir tout de même à l'occasion.
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1,5
Publiée le 22 mai 2021
L'Anglais est filmé de manière prétentieuse et très mal interprété par tous ses acteurs avec une intrigue mince comme du papier et très peu de choses pour retenir l'attention. Stamp est mauvais offrant une performance angoissée peu crédible. La mise en scène stylée devient irritante et vide étant donné l'étroitesse de l'intrigue et la pauvreté du jeu des acteurs. Le film ne va nulle part non plus si vous arrivez jusqu'à la fin il n'y a rien pour vous récompenser. En fin de compte il sert presque exclusivement de véhicule à Fonda et plus particulièrement à Stamp. Des séquences de lui jeune homme qui sont intercalées de manière assez peu pertinente et ne font rien d'autre que nous rappeler à quel point il était beau autrefois et à quel point il semble stupide maintenant ce qui n'est pas l'objectif du film je suppose...
Pas mal, surtout pour Terence Stamp, minéral et pince sans rire, ex-taulard venu aux USA pour venger la mort de sa fille.. Pas mal également pour l'humour noir et le carnage final, drolatique.. Sinon, à coups de flash-backs, de flash forwards et de récit destructuré, comme il aime le faire, Steven Soderbergh fait du Soderbergh et un film qui ressemble beaucoup, par la manière, à son précédent : Hors d'atteinte. En faisant preuve d'indulgence, moi qui avais pourtant détesté le bavard " Sexe, mensonge et video", je dirai que c'est un polar stylé, bien que Soderberg nous gratifie aussi, au fil de son récit, de quelques réflexions, entre les personnages, sans queue ni tête et totalement incongrues.
Un polar intéressant mené par un réalisateur très intelligent et méticuleux. La vengeance solitaire d'un homme trouble, à la personnalité assez teintée mais qui se laisse discerner derrière son arme. Le duel Stamp/Fonda est à voir, leurs personnages étant si différents tout en touchant du bout des doigts la dureté des faits qui les uni, dans un fragment d'image terriblement efficace.
Solderbegh est un alchimiste, capable du meilleur comme du pire. "L'Anglais" est une de ses plus belles réussites. La forme qu'il adopte pour cette histoire de vengeance et de rédemption est à la limite de l'expérimental, mais sa cohérence et son brio d'exécution sont tels qu'elle fait du film une expérience unique et bouleversante. On pense beaucoup au Resnais de "Marienbad" ou de "Je t'aime je t'aime" dans cette faculté de tordre le cou à la narration traditionnelle pour faire de cette quête de la vérité un véritable voyage mental. Rarement un film n'aura prouvé à quel point faire du cinéma, c'est filmer la pensée. Les incessants flahback et flashforward qui déconstruisent le récit, loin d'être un effet de style gratuit, nous permettent de plonger dans l'intériorité du personnage de Wilson (l'immense Terrance Stamp) et de sa quête. Solderbegh atteint ici une forme de cinéma pure proche de la poésie dont l'impact émotionnel est énorme. Pour un film sur la mémoire, ce choix est on ne peut plus judicieux. Grand film mélancolique sur les illusions perdues (l'impossibilité de rester fidèle à ses engagements de jeunesse), le récit mêle habilement l'histoire de cet homme confronté à son statut de père déchu (et forcément coupable) et celui d'une icone de la contre-culture des années 60 qui se retrouve confronté à ses renoncements. L'idée géniale d'avoir choisi l'excellent Peter Fonda pour ce dernier rôle, ainsi que celle de mêler des extraits d'un vieux films de Stamp, permettent une troublante mise en abime qui amplifie encore le geste mélancolique. La trajectoire de ces deux hommes perdus qui se retrouvent dans le deuil est à la fois complètement jubilatoire et d'une grande humanité. Quand il le veut, Solderbegh est vraiment grand !
"The Limey" (Terence Stanmp) après neuf années de prison en Angleterre, debarque à Los Angeles pour venger sa fille, morte dans des circonstances suspectes. Il n'a qu'une seule piste : sa fille avait une liaison avec un producteur de disques.
Terence Stamp nous la joue le justicier façon Clint Eastwood. Il a pour guide Luis Guzman, qui va l'aider dans sa mission : tirer sur tout ce qui bouge. Guzman, comédien hors pair avec une carrière de second rôle impressionnante. Ils seront aussi accompagnée de Lesley Anne Warren, amie et la victime et sosie de Susan Sarandon. Du côté des méchants Peter Fonda en producteur de disque richissime et malfaisant, trimballé par la gente féminine : son talon d'Achille. Il est bien dans ce rôle de naïf mais avide d'argent, protégé par un mafieux (style Phil Spector) qui lui est totalement et aveuglément dévoué.
Un film réalisé volontairement comme une série TV des années 80. Sodebergh respecte le le style scrupuleusement et avec le talent. On plonge facilement dans ce parcours du justicier.
Le montage stylisé donne une surprenante force au récit et confirme le talent visuel de Soderbergh dans ce polar jazzy et décontracté, auquel il manque néanmoins une certaine noirceur.
Non, je ne suis jamais vraiment arrivé à entrer dans ce film. Le héros est froid, peu charismatique. Si à de rares et furtifs moments, il me faisait penser à Eastwood, je n'ai dans l'ensemble pas été convaincu. La narration est plutôt originale, c'est un bon point. Mais le scénario nous sert une énième histoire de vengeance, et l'impression de "déjà vu" prévaut. Petit film, donc.