Ladj Ly promets un film plus politico-social que son précédent film malheureusement, le naturel revient au galop et alors qu'on pensait que l'intrigue serait plus politico-social l'oeil pamplétaire anti-flic est omniprésent et parasite le propos de fond et sa problématique du logement. Un regard anti-flic presque hors sujet avec son lot d'approximations gratuites et/ou de caricatures (confondre police municipale et police nationale, voir des bavures plus ou moins nettes partout, ... ). Pourtant on perçoit toujours la volonté du réalisateur-scénariste à éviter tout manichéïsme comme quand on jeune incendiaire se plaint d'être vu comme un casseur (?!). Le cinéaste impose des situations capillotractées (comme si on virait tout un immeuble aussi vite et aussi facilement !) et cherche le maximum de symboles pour marquer les esprits, mais il use de maladresses également comme autant de balles dans le pied qui parasitent un peu son message. Intéressant et d'actualité mais ça propension à tirer sur l'ambulance gâche un peu l'ensemble et le fait sortir du sujet (le mal logement et l'urbanisme social). Site : Selenie.fr
en avant première a Echirolles, ville de rénovation urbaine. des habitants très émus car Ladj Ly est parvenu a capté ce qui touche au plus précieux : la dignité du chez soi et la lutte pour la préserver
Le titre renvoie au film de Geoge Roy Hill, ABATTOIR 5, tiré du roman éponyme de science-fiction de Kurt Vonnegut. Ce film et ce roman ont pour cadre la ville de Dresde durant la 2d Guerre mondiale. Dresde, à la fin de la guerre, fut réduite en cendres par des bombardements intensifs. La ville était devenue un tas de poussières et de gravats. Comment y vivre.
Une des premières images du film de Ladj Ly est la destruction par explosion d’une barre d’habitation d’une ville imaginaire en grande banlieue de la région parisienne.( Clichy Montfermeil?). C’est une image de destruction qui pourrait être une image de guerre. D’ailleurs cette explosion provoque un mort. Le maire de la ville qui s’effondre sans doute à la suite d’un problème cardiaque au moment où le bâtiment s’écroule en enveloppant les personnes présentes dans un nuage de poussière. L’histoire qui va se déplier au cours du film, est l’histoire des habitants de ce bâtiment et de comment ils vont être chassés, expulsés de chez eux par un nouveau maire simpliste ne raisonnant que par une stricte application de la loi. Si les lois sont nécessaires leurs applications à la lettre est un aveuglement et surtout un déni du fait que les lois sont faites pour être interprétées. Ce Maire, sans doute de bonne foi, est complètement dépassé par cette situation. Sa seule réponse est « la loi rien que la loi » dura lex sed lex comme dit un des protagonistes. Son aveuglement va être à l’origine du drame
Ce bâtiment est un village. Un village un peu délabré mais un endroit où ses habitants vivent et meurent aussi. Une des premières scènes très forte du film est un cortège funéraire, cercueil en tête, qui attaque la descente de l’escalier étroit, et sans lumière. Ceci fait dire à une vielle dame qui suit le cercueil: « comment peut-on vivre ici et comment peut-on y mourrir ». Quel que soit l’état de ce lieu, c’est le leur, leur maison. Avoir une maison c’est avoir un abri, avoir un endroit où il est possible de penser sa vie au-delà de la survie. Mais ce lieu on leur retire. Ces gens qui n’ont rien ou pas grand chose sont alors privés de la dignité d’avoir une maison. Et que reste-t-il quand on vous retire votre dignité ? Et bien vous vous révoltez. Quel peut être la nature de cette révolte? C’est tout le propos de la morale et de la dimension politique de ce film. Je vous en laisse découvrir l’issue. A voir absolument !
Beaucoup moins percutant que Les Misérables, Bâtiment 5 demeure être une œuvre maîtrisée, intelligente, qui dresse un nouveau regard profond sur les banlieues et leurs besoins. Il n’empêche que Ladj Ly est plus mélodramatique, plus cliché, que dans son précédent film.
j'avais plutôt bien apprécié Les Misérables mais je ne retrouve pas le même niveau de fiction dans Bâtiment 5 trop documentaire on ne s'attache pas aux personnages à part celui du maire (encore une énorme prestation de Alexis Manenti) la confrontation habitants malheureux des banlieues et méchants que représente l'état a fait son temps ca ne vaut pas le coup de se déplacer pour le voir au cinéma faites nous rêver au cinéma et non pas militer !
J'avais décidé de ne pas tenir compte des critiques négatives. Je n'ai qu'un mot : décevant. Nous sommes loin du "coup de poing" des Misérables. Le sujet de base est intéressant mais..... Le scénario est faible, on tombe dans le cliché. Les personnages ne sont pas crédibles même si les acteurs sont bons. A vouloir faire les méchants très méchants on tombe dans l'outrance. Et d'avoir situé l'action principale ce fameux soir est absurde. Quel maire oserait faire ça ce soir là et de cette façon... Ridicule.... C'est lent... j'ai failli sortir. Le final c'est n'importe quoi. Enfin bref vous l'avez compris, je fais partie des déçus. Dommage...
De nouveau à l’affiche, Ladj Ly avait la pression sur ses épaules après la réussite de son premier long-métrage « les misérables ». Toujours dans son style, « Bâtiment 5 » est un sujet qui expose une problématique similaire mais sur une situation beaucoup plus concrète. Imagé de cette manière, les conflits entre la police et les quartiers (chapotés par le maire), prennent une tournure différente et très intéressante. Le film est rempli de vérités, dirigés par des répliques tranchantes mais aussi des détails qui font toute la différence. En revanche, malgré la trame principale du film, certains aspects du scénario manquent de développement. Dans un premier temps élément central du film, la présentation de Haby aux élections est ensuite complétement mis de côté, et n’apporte donc peu au déroulement de l’histoire. Le personnage de Tania (joué par Judy Al Rashi), syrienne réfugié en France, manque lui aussi de développement. Présente tout au long du film, elle ne sera jamais déterminante comme l’on aurait tendance à le penser. Obligé également de souligner les très bonnes performances d’Anta Diaw et d’Aristoste Luyindula, même si certains acteurs secondaires spoiler: (par exemple l’infirmière qui annonce l’état de la cuisinière dont l’appartement à brûler) ont un jeu moins aguerri qui entache leur performance. Bâtiment 5 reste un très bon film avec de vrais enjeux de société et est un retour réussi de la part de Ladj Ly.
fatiguants ces films "sociaux" , souvent orientés , bien-pensants : aucune surprise , scénario pauvre. La course aux subventions? Il serait bon de traiter ces sujets avec sensibilité mais justesse , comme savait le faire notre cinéma d'antan.
Le manichéisme de ce film laisse sans voix.... Un florilège de poncifs éculés. Un scénario poussif, des acteurs poussés et une réalisation digne des plus grands cinéaste de l'option "cinéma' niveau 4ème.
Je n'ai pas aimer ce film, acteurs médiocres et histoire nul, réalisateur très mauvais. Film à éviter à tout prix. Je me suis endormi, perte de temps j'aurai du rester chez moi
Un film caricatural et malaisant Quel est l’objectif d’un tel propos ? Tout est superficiel en se voulant profond Cela ce veut tragique alors qu’on est devant une farce sociale pas du tout assumée Après le chef d’oeuvre des Misérables, nous ne nous attendions pas du tout à l’apologie du misérabilisme..
Autant "les misérables" était intéressant avec une réelle proposition de cinéma, quelque soit sa vision, autant ce film s'enlise dans un scénario et une photographie sans talent ni quelconque prise de risque. Misérable, à l'inverse de son prédécesseur.
J’ai jamais vu un film aussi nul de ma vie, y’a ni action. Ni histoire N’allez surtout pas gaspiller 15 €. On s’attendait à un film comme Les Misérables ce n’est pas le cas du tout y’a aucun sens dans ce film. Je suis parti avant la fin c’était tellement nul.