Le Ciel rouge
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Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2023
Histoire d'une poésie folle entre 4 jeunes qui sont amenés à se partager une maison pendant les vacances d'été. L'un d'eux est assez désagréable, a besoin de travailler sur un écrit, et s'isole complètement des autres, ayant des réactions proches de celles d'un autiste, malgré toute la sympathie de son ami et la gentillesse de cette jeune fille nouvellement rencontrée. Paula Beer est d'une délicatesse infinie. Très belle musique au générique "in my mind", qui témoigne de la bulle dans laquelle se trouve le personnage principal. Il veut écrire de la littérature mais il est totalement étranger de ses propres émotions.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2023
Deux amis s’isolent à la campagne un été où les incendies ravagent les forêts des alentours. Léon doit écrire son nouveau livre et s’isole tandis que Félix sociabilise à la plage avec Nadja et David. L’ambiance est prenante, drôle. Tout ne se passera pas comme prévu, et un événement va venir bouleverser les romances d’un été. Le film est touchant, porté par un casting talentueux et des images magnifiques. Le coup de cœur de la rentrée !
Les choix de pauline
Les choix de pauline

161 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2023
Quel film creux!! J'avais tant aimé "Ondine", film énigmatique et mordant!
Ici je n'ai rien ressenti , qu'un immense ennui et désarroi face à ce film qui ne me raconte rien. Des personnages dont on se fout , qui ne vibrent pas, qui n'ont rien à dire , une intrigue prévisible. Un faux film d'apprentissage tant l'histoire est appliquée et tant l'enjeu est inexistant. Et les lectures des romans sont poussives même à la fin où le héros est censé avoir progressé.
Je ne comprends pas l'engouement critique autour de ce film. Et pourtant j'adore les films d'auteur .
Mais ici c'est pompeux car appliqué et creux.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2023
La filmographie d'Eric Rohmer continue d'inspirer certains cinéastes.

Après le coréen Hong Sang Soo, le français Jacques Audiard ("olympiades"), voilà à son tour l'Allemand C.Petzold dont le dernier film a obtenu le grand prix au festival de Berlin (2023) - deuxième prix par ordre d'importance de la compétition.

Défendu aussi par la critique Hexagonale, ce " ciel rouge" déçoit pourtant et pas qu'un peu. On cherche même ( selon moi) ce qui pourrait sauver ce film inaccompli du réalisateur du très réussi " Barbara".

A travers l'histoire de deux copains qui viennent passer des vacances studieuses en bord de mer et font la connaissance d'une jeune femme et du gardien sauveteur de la plage ( pas impossible que ce soit surtout " Pauline à la plage" de Rohmer qui ait inspiré Petzold), c'est une réflexion sur les tourments de la création artistique, assorti d'un clin d'œil au réchauffement climatique, que propose notamment le cinéaste ( le thème de la bisexualité est aussi de la partie).

Malheureusement, les dialogues, le casting ( on se demande sur quel critère on été retenus les trois acteurs principaux) ne sont pas à la hauteur.

La fadeur générale, de cette plate mise en scène qui parcoure le film achève de m'en détourner.

On retiendra ( à mes yeux) la prestation de l'actrice principale qui sauve les rares scènes qui tiennent la route et les dix dernières minutes ou le film décolle enfin.

Eric Rohmer n'a toujours pas d'héritier et ce travail de Petzold démontre, mais en creux, la force de la filmographie du cinéaste de la nouvelle vague française et l'étendue de son talent.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2023
Leon, un jeune écrivain misérable qui soupçonne à juste titre que son nouveau roman est mauvais, se rend avec son ami Felix dans une maison au bord de la mer pour se détendre et travailler. Ils découvrent qu'ils doivent partager la maison avec Nadja et Devid, ce qui ne semble pas déranger Felix au contraire de Leon. Ce dernier, qui ne pense qu'à son bouquin, va se montrer détestable pendant tout le long. Pas l'unique raison, mais c'est tout comme... Désolé, mais voir un type détestable tirer la tronche pendant 90 minutes parce qu'il se croit meilleur que les autres et qu'il ne prend pas la peine de s'intéresser aux autres, je ne vois pas ce qu'il y a de bien là-dedans... C'est assez jouissif de voir comment son narcissisme finit par lui exploser à la gueule, mais ce n'est pas suffisant pour en faire un bon film. Si je n'ai vu beaucoup de films de Christian Petzold, je me rends compte après "Undine" et "Transit" que ce qu'il fait n'est peut-être pas pour moi... En tout cas, le synopsis est beaucoup plus vendeur que le film ne l'est en réalité...
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 septembre 2023
Deux amis, Leon, un jeune écrivain qui peine à mettre la dernière main à son second roman, et Felix, étudiant aux Beaux-Arts censé achever un travail photographique, ont décidé de passer quelques jours au bord de la Baltique, dans la maison de campagne des parents de Felix. À leur arrivée dans les lieux, ils ont la surprise d’y découvrir la présence de Nadia et, à la nuit tombée, ses bruyants ébats avec son amant, un sauveteur prénommé Devid.

Depuis que Wim Wenders s’est égaré sur des chemins de traverse, Christian Petzold est devenu le plus grand réalisateur allemand contemporain. On lui doit "Barbara", "Phoenix", "Transit", "Ondine". Petzold a le talent de révéler des acteurs exceptionnels et de s’attacher leur fidélité : Nina Hoss, inoubliable dans "Barbara", Ronald Zehrfeld, Franz Rogowski, le bec-de-lièvre le plus sexy du cinéma (ex aequo avec Joaquin Phoenix) et Paula Beer qui n’a jamais été aussi lumineuse, sans aucun artifice, qu’ici.

Il dit avoir voulu détourner les codes du « film d’été », un genre balisé. Aux Etats-Unis, le genre tire du côté du thriller ou du film gore, quand les jeunes adultes résidant dans une maison isolée meurent mystérieusement les uns après les autres sous les coups d’un serial killer sadique. En France, dans la lignée de Rohmer, dont Petzold dit avoir découvert l’oeuvre à l’occasion du confinement, le film d’été est l’occasion d’amourettes aussi dérisoires que dramatiques. Petzold revendique ironiquement d’inventer le « film d’été allemand », une romance rohmérienne sur laquelle plane la peur de la mort, symbolisée par les flammes qui embrasent l’horizon et qui menacent la maison des estivants.

Le résultat n’est qu’à moitié convaincant. "Le Ciel rouge" commence lentement, trop lentement. Sa mise en place est interminable, surtout à ceux qui avaient vu la bande-annonce qui en disait déjà tout en cent-une secondes. C’est seulement dans sa seconde moitié que Leon, cet écrivain autocentré, trouvera sa rédemption, tandis qu’il découvre successivement des facettes qu’il ne connaissait pas des personnalités de son ami Felix, de Nadia et enfin de son éditeur Helmut venu relire son manuscrit.

"Le Ciel rouge" me laissera le souvenir troublant mais évanescent de la douceur d’un crépuscule après une journée trop chaude.
Julien C.
Julien C.

39 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2024
Dommage que le film soit centré autour de cet écrivain autocentré et insupportable. On n'arrive pas à croire une seconde que le personnage joué par Paula Beer (lumineuse : c'est le principal intérêt de ce film) puisse éprouver le moindre intérêt pour ce gros mou antipathique. C'est pourtant ce que veut nous faire croire le réalisateur, qu'on a connu plus inspiré...
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 septembre 2023
Roter Himmel fait éclore sa matière mythologique, servant une réécriture des amants tragiques de Pompéi comme celle des fantômes de l’Histoire représentés par le Romancero de Heinrich Heine, dans un cadre forestier tout à la fois ancien par la mémoire des arbres et des plus communs – la maison dans les bois ne présente aucun intérêt économique ou architectural, pire commence à prendre l’eau ! Dès lors, l’incendie sert de ligature symbolique entre ces deux éléments, il rapproche les êtres, les histoires et les siècles au sein d’une histoire de passion amoureuse, dont le cliché de l’embrasement comme métaphore est révisé par le fait que celle-ci n’advienne que dans la distance de l’écriture. En effet, par la confusion de deux approches esthétiques, l’une réaliste – la tranche de vie étudiante rythmée par la répétition d’activités –, l’autre onirique, se métamorphose l’espace forestier, d’abord en plage où advient un semblant de « film estival », sous-genre essentiellement français et américain, puis en espace intérieur pour un auteur qui confond rêve et réalité. Ces marcassins enflammés sont-ils réels, ou sont-ils le produit d’un rêve éveillé ? La chanson « In my mind » (Wallners) sort initialement de la forêt comme pour nous envoûter.
Christian Petzold veille à faire de Leon un spectateur paradoxal : constamment étranger aux situations qui se déroulent sous ses yeux, toujours juché à la fenêtre ou engagé dans une surveillance, il témoigne pourtant d’un égoïsme qui le rend aveugle et sourd aux préoccupations d’autrui. Son statut d’écrivain charge le récit d’une dimension métalittéraire importante, complexifie la représentation de l’artiste comme figure en quête d’inspiration qui soit s’isole et observe, soit s’adonne à la débauche et à l’ivresse ; rien de tel ici, Leon échoue en permanence dans ses relations humaines et dans la promotion de son nouveau livre, il est centre de l’attention et de l’image, mais un centre vide que ses vêtements sombres tendent à faire disparaître dans le néant. Le véritable centre, féminin, ne cesse d’aller et venir, de se déplacer, suivant un éloge du muable et du modeste. Leon apparaît tel un corps lourd qui répète inlassablement le mot « travail » dans l’espoir de se persuader et d’obtenir des autre une reconnaissance ; il se heurte à un décor tout à la fois léger et brûlant, marqué par l’été, la mer et les torses nus.
Le film interroge ainsi la notion d’artiste par le biais des trois plans photographiques : faut-il se dire artiste pour l’être (gros plan sur Leon) ? pratiquer quotidiennement un art dans le cadre d’études (l’horizon de Felix) ? garder le silence et l’anonymat (le dos de Nadja) ? Cette mystérieuse Nadja, en tant que muse, compte ainsi davantage que l’artiste qui la vénère et lui échappe sans cesse, à l’image de la passante baudelairienne. Aussi le cinéaste allemand réactualise-t-il merveilleusement bien la définition du Beau selon le poète, articulation de l’éternel et du transitoire, au service d’une peur panique devant la fugacité d’instants qui, parce qu’ils ne sont pas pleinement vécus, construisent une nostalgie singulière, pleine de regrets : la nostalgie de moments manqués. Là résiderait alors l’essence de la création, dans la frustration de ne pas avoir vécu et dans la quête d’une procuration, plus tard, trop tard peut-être. Un immense film, ça c’est sûr.
Amphrysia
Amphrysia

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 septembre 2023
Cela ressemble un peu à un gâteau qui ne lève jamais. Et le personnage de l'écrivain m'a fait penser à un ado boudeur. Il y a bien la poésie de Heine et la mer luminescente, mais pas facile ce neo romantisme allemand.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2023
     Un très beau film comme Christian Petzold sait les faire: graves, lents, réfléchis. Je dirais même que là, le film met un peu beaucoup de  temps à s'installer. On pressent vaguement spoiler: qu'on va peut être aller vers le drame
, mais on reste longtemps dans ce "cinéma de copains", insouciants, vivant et aimant au jour le jour que les réalisateurs français pratiquent beaucoup. Par moments, on se croirait chez Rohmer..
   C'est l'histoire d'une solitude, celle de Leon (épatant Thomas Schubert!); déjà, il est rondouillard, difficile à vivre parmi des camarades minces, bronzés et sportifs! Et puis, il est écrivain et s'attaque à son deuxième livre -le passage toujours le plus difficile dans une vie d'écrivain! Or, il sait déjà que son éditeur, celui qui l'aide à travailler est très critique; et il va venir discuter avec lui dans quelques jours.
     Alors il doit absolument se remettre sur son manuscrit, c'est pour cela qu'il part s'isoler avec son ami Félix (Langston Uibel) dans une petite maison qui appartient à la famille de Félix, juste à côté d'une de ces magnifiques plages de la Baltique -anormalement peu fréquentée, parce qu'il y a des feux de forêt qui ont coupé l'autoroute; au loin le ciel est rouge... 
    Pas de chance, la mère de Félix avait déjà promis la maison à Nadja, la fille d'une amie, qui occupe ses vacances à vendre des glaces; elle a des nuits agitées, et.... est très jolie: c'est Paula Beer. Il y a encore le maitre nageur (-sauveteur, il y tient beaucoup..), David, beau comme un maitre nageur (Enno Trebs).
   Leon s'enferme dans sa solitude et sa mauvaise humeur; il va dormir dans le jardin, il ne suit pas les amis à la plage, il doit travailler. Mais il ne travaille pas: il tape vaguement sur une balle, et devant son ordinateur ouvert... il s'endort. Même son organisme est au refus! Felix, lui, qui doit présenter un projet pour être admis aux Beaux Arts, a trouvé un très bon filon, très ludique: photographier les estivants regardant la mer, de dos et de face. Même si Nadja lui démontre l'idiotie de son projet (quand il les photographie de face, ses cobayes ne regardent plus la mer mais le photographe...)
 Voilà, on ne peut pas en dire plus, mais c'est très beau, lorsqu'on aime le cinéma intelligent et méditatif
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2023
Un vrai bijou magnifiquement construit servi par de très bons acteurs. Un drame humain sensible et délicats avec des personnages crédibles et attachants
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 septembre 2023
Une distribution « Les films du Losange », c’est la maison de feu Eric Rohmer, ainsi qu’une référence explicite dans les secrets de tournage à ce réalisateur et un grand prix du jury au festival de Berlin, voilà qui est normalement de bon augure pour le cinéphile. Le scénario va s’articuler sur l’amitié de jeunes gens perturbée par la présence d’un tiers (une charmante jeune femme). C’est la justification du côté romance et du genre rohmérien. Le ciel rouge, comprendre l’incendie de forêt qui est aux portes, ne viendra par contre que très tard dans le scénario et de manière accessoire, bien que portée par le titre. Nombre de spectateurs auront sans doute imaginé que ce serait l’occasion d’un plaidoyer écologique. Même pas !
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 novembre 2024
Ce qui est longtemps une étude de caractères et de sentiments, avec un danger menaçant, devient finalement une tragédie. Le fil conducteur est l'écriture et l'observation refrénée, source de jalousie, de tensions, sur un rythme quelque peu lancinant. On aurait pu attendre davantage d'intensité à ce qui reste une petite curiosité.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2024
Christian Petzold, l’auteur du sublime « Barbara », revient avec un récit de marivaudage estival autour des affres de la création artistique. Quatre jeunes gens ne se connaissant pas vraiment vont vivre dans une maison isolée, se découvrir, se tromper (au réel comme au figuré) avec la mer et les bois en feu comme décor. Cette ambiance vacances d’été avec ses repas en extérieur, ses sessions à la plage, ses glaces et jobs d’été cache en réalité de la frustration, des tensions et du désir. Le climat va devenir glacial ; les masques vont tomber ; c’est un tournant dans la vie de chacun sans qu’ils ne le sachent. Débutant gentiment, ce film va gagner en complexité au fur et à mesure que les personnages se dévoilent. Seul le personnage principal (le jeune écrivain) nous est montré tel qu’il est dès le début, ce qui le rend peu sympathique ; par son regard, les autres dévoileront peu à peu leurs personnalités aussi. Ce personnage est aussi l’occasion de montrer la difficulté d’accoucher d’une œuvre littéraire. Paula Beer vue dans de nombreux films électrisent complétement la pellicule dans le rôle de la seule fille du quatuor ; un personnage fade au début et devenant fascinant jusqu’à un final énigmatique et troublant. Elle joue un rôle majeur dans l’installation d’un crescendo malaisant.
A voir pour l’intelligence d’écriture de ses personnages et d’étude de caractère ; en mode quasi rohmérien.
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2023
Après l'eau de Ondine, voici le feu, 2ème opus de la trilogie du réalisateur allemand. Film très sensible et d'une grande beauté. Très belle interprétation.
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