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Ombrazur
2 abonnés
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5,0
Publiée le 8 décembre 2025
Voilà un film totalement hors normes ( de nos jours ) et qui m’amène à la réflexion préliminaire suivante : comment noter une telle œuvre et de manière générale pourquoi donner une note. Au fil des années on a réussi à nous convaincre de noter tout et n’importe quoi avec des vues que je vous laisse imaginer, mais qui sont, à mon humble avis, tout sauf vertueuses. Ainsi pour le cinéma, vous remaquerez que les + mauvaises notes sont souvent données par des spécialistes du cinéma qui jugent la technique pure de l’art et qui paraissent totalement hermétiques aux émotions du film ; et les meilleures par des émotifs purs et durs qui oublie la technique, la culture cinématographique et autres artefacts qu’on nous mets dans le crâne. ( comme de vouloir comparer les réalisateurs entre eux en trouvant des ressemblances improbables ). Bref si je me permets cette introduction un peu disgressive, c’est que ce film parle justement, entre autre, de la création littéraire, photographique et du jugement que l’on porte sur l’oeuvre d’autrui. En fait il y a comme une cascade de mises en abyme dans cette œuvre. Et pourtant le film débute de manière tranquille : au son d’une musique un peu planante deux boys scouts traversent une forêt le sac sur le dos pour atteindre une clairière où les attends un jolie maison. Tout respire le calme et la tranquilité, la mer et sa plage ne sont pas loin : un séjour studieux s’annonce agréable et paisible. Si le début du film vous paraît plutôt lent voire monotone, rassurez-vous le meilleur est à venir : je ne vous dirai rien de plus, sinon pour vous parler des acteurs tous très justes, de la photo simple, mais de qualité remarquable. Vous comprendrez que la placidité originelle de cette œuvre était un leurre grâce : au cheminement intellectuel de l’auteur, à la qualité des sujets abordés et à un scénario implacable. Ce film est rare comme l’émotion grandissante et intense qu’il diffuse. Ne le ratez surtout pas car il vous interpellera et vous ne l’oublierez pas. C’est tellement rare sur nos écrans !
Le Ciel Rouge se veut un drame d’été poétique, mais le résultat peut vite décevoir. Le film installe une ambiance lente, presque immobile, qui finit par rendre l’ensemble ennuyeux. On suit des personnages qui se cherchent, mais qui donnent souvent l’impression de manquer de profondeur, ce qui rend l’histoire difficile à suivre et peu engageante.
“Le Ciel rouge”, réalisé par Christian Petzold, nous plonge dans les tensions émotionnelles de quatre jeunes adultes dans une maison au bord de la mer. Bien que le film ne soit pas totalement ennuyeux, il souffre d’un certain manque de dynamisme. L’histoire reste trop monotone et ne parvient pas à vraiment décoller, sauf peut-être lors des dernières minutes. Ce manque de relief témoigne d’une réalisation un peu moyenne, laissant le spectateur sur sa faim. 5/10
J'aime le fait que le film prenne le temps d'installer les relations entre les personnages et qu'on voie l'ambiguïté de celles-ci, à travers parfois un simple mot, un geste. Néanmoins il n'évite pas une certaine caricature. De plus l'intérêt de la jolie jeune femme érudite pour l'écrivain grassouillet, égocentré et renfermé n'est nullement vraisemblable, et la fin nous laisse dans l'incompréhension.
Le début du film était prometteur et assez mystérieux . La suite déçoit un peu avec des personnages qui évoluent peu, notamment le personnage joué par Thomas Schubert. L'ambiance de fin du monde avec les incendies est assez discrète, et on ressent plutôt une certaine froideur avec la relation entre les personnages de Paula et Leon. On peine à imaginer un possible amour entre ces 2 personnages tellement les 2 ont des caractères antagonistes. Malgré tout, la douceur du film et la prestation lumineuse de Paula Beer permettent de passer un bon moment.
Une bonne découverte (une fois de plus grâce à Arte) que ce conte d'été allemand, moins bavard et plus dramatique que chez Rohmer. C'est bien écrit et bien interprété.
Leon et Felix, deux amis dans la vingtaine, séjournent dans la maison des parents de Felix au bord de la mer Baltique pour travailler sur leur prochain projet artistique - respectivement un nouveau manuscrit et un dossier de photographies. Une fois arrivés, ils trouvent toutefois la maison occupée par Nadja, une belle jeune femme dont les ébats bruyants avec Devid, un sauveteur, gênent beaucoup Leon. Dans le même temps, des incendies ravagent les environs. Le Ciel rouge est un drôle de film dont le programme tarde à émerger. Il se resserre assez tôt sur Leon, personnage principal souvent antipathique qui passe son temps à s'isoler pour essayer de travailler, sans jamais y parvenir. Quand les autres jouissent de la vie avec légèreté, lui s'enfonce dans la misanthropie et le snobisme, ce que la caméra souligne en l'enfermant toujours plus. Le Ciel rouge se révèle alors comme un film d'apprentissage, dans lequel il s'agit pour Leon d'opérer un nécessaire décentrage qui lui permettra de s'intéresser aux autres, de leur laisser une place et de reconnaître leur valeur et leurs qualités - conditions essentielles pour devenir un meilleur écrivain et une meilleure personne. Si tout cela peut sembler vu et revu, c'est amené par des chemins suffisamment obliques pour donner quelque chose de nouveau et enthousiasmant, et les incendies qui constituent l'arrière-plan menaçant de toute l'histoire accentuent encore la gravité et l'urgence avec laquelle Leon doit agir.
Le ciel rouge - des étudiants dans une maison mais arriveront-ils à se supporter ? L’ensemble est assez plat et répétitif...même si les personnages sont bien définis. Reste la fin spoiler: tragique pour relever et réveiller. 2,8/5
Contrairement à la plupart des spectateurs j'ai globalement apprécié et le personnage négatif et bougon, et l'acteur qui l'interprète. C'est peut-être cela qui m'a le plus accrochée à l'histoire. J'ai bien aimé aussi la forêt, la maison (les mythes et les symboles charriés), l'éditeur (figure du père ou d'un Dieu mortel). J'ai moins apprécié les deux autres jeunes acteurs masculins, et je ne trouve pas Paula Beer spécialement agréable ou remarquable. La situation de départ m'intéressait. Son évolution m'a semblé ennuyeuse et décevante. Il y a eu un regain d'intérêt avec l'arrivée de l'éditeur. Mais la fin ressemble de plus en plus à une farce pas très bien maîtrisée. Les plans du sanglier mourant et des mains carbonisées sont juste grotesques. On ne croit pas une seconde à l'idylle homosexuelle à la vie à la mort, et la mise en scène des soins à l'éditeur est aussi peu crédible. Quant à la nana qui se met en scène en fauteuil roulant, j'avais complètement décroché depuis un moment. Et ah oui la chanson du début est jolie. En résumé un film avec du potentiel mais qui ne tient pas trop la route à mes yeux.
Ce film a beau avoir été récompensé à la Berlinade de 2023, je me demande vraiment ce qui a pu séduire le jury. L'écriture est d'une grande platitude, il ne se passe rien pendant la plupart du temps et le personnage central de Léon (Thomas Schubert) s'avère peu sympathique et peu inspirant. La fin ne sauve pas le film.
Ce qui est longtemps une étude de caractères et de sentiments, avec un danger menaçant, devient finalement une tragédie. Le fil conducteur est l'écriture et l'observation refrénée, source de jalousie, de tensions, sur un rythme quelque peu lancinant. On aurait pu attendre davantage d'intensité à ce qui reste une petite curiosité.