Le Ciel rouge
Note moyenne
3,5
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72 critiques spectateurs

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23 critiques
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 septembre 2023
Bémol par rapport aux précédents films de PEDZOLD: scénario un peu laborieux, réalisation indolente, seule l'interprétation des principaux comédiens sauve le film, même si les personnages sont plutôt antipathiques, mais là on retombe sur les limites du scénario.
Onir
Onir

93 abonnés 129 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 septembre 2023
Rythme lent, histoire qui n'est pas intéressante, décors minimalistes et aussi ennuyeux que le film.
Vraiment je l'oublierai vite, ce film n'a pas d'intérêt.
Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 septembre 2023
Un jeune écrivain, égocentrique, pataud, antipathique (Léon) s’installe avec son ami Felix dans la maison de ses parents, proche de la Baltique au cœur d’une vaste forêt. Ils y découvrent, déjà installés, Nadja (Paula Baer) et son amant David. Autour d’eux, les incendies progressent.
Un film qui allie de délicieux jeux de séduction et des marivaudages à la Rohmer à des drames personnels et à la terrible menace que fait peser le réchauffement climatique et ses dérèglements.
Le scénario est remarquablement ciselé, riche, jouant de toutes ces facettes avec finesse. Il surprend toujours le spectateur avec une grande habilité. La mise en scène est impeccable et les acteurs très bons, en particulier Paula Baer, toute en finesse, charme et intelligence.
La bande-son (« In my mind » des Wallners, notamment) plaira à tous les amateurs d’électro. Excellent film.
RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2023
Un film magnifique et touchant. Le personnage principal semble "à côté de la plaque" dans toutes les situations, très mal dans sa peau. Il est venu pour travailler sur un livre mais tout le détourne de ce but.
Scénario passionnant et original. j'ai adoré !
F Nundy
F Nundy

3 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2023
Après Barbara que j'ai beaucoup aimé, j'ai trouvé Le Ciel Rouge très décevant. Je lui reconnais un certain charme . Mais à part ce côté Rohmérien et la présence lumineuse de Paula Beer, je ne vois rien d'emballant et de vraisemblable à ce film. Le personnage principal, Léon, a si peu pour plaire qu'il en est presque caricatural. Il est mou, balourd, râleur, égocentrique, n'aimant rien. Trop c'est trop. A moins que cette outrance ne finisse par le rendre sympathique du moins aux yeux de Nadja. Les autres sont tout aussi stéréotypés notamment Nadja trop parfaite pour être vraie. Léon est romancier. Déjà le titre du roman de Léon "Club sandwich" annonce la couleur mais quand l'éditeur en lit un passage on est frappé par sa nullité. Or comment un écrivain médiocre peut-il devenir bon du seul fait de raconter sa propre histoire ? Le propos du réalisateur n'est pas crédible. Soit on sait écrire soit on n'en est incapable quoiqu'on écrive. Je rajouterai un petit détail qui m'a frappée au début du film : la pub indirecte faite à un paquet de céréales par ses gros plans insistants au moment du petit déjeuner et repris au supermarché. Manquer de discrétion à ce point là dans la prise de vue, c'est à se demander si le réalisateur ne prend pas le spectateur pour un imbécile.
Les choix de pauline
Les choix de pauline

161 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2023
Quel film creux!! J'avais tant aimé "Ondine", film énigmatique et mordant!
Ici je n'ai rien ressenti , qu'un immense ennui et désarroi face à ce film qui ne me raconte rien. Des personnages dont on se fout , qui ne vibrent pas, qui n'ont rien à dire , une intrigue prévisible. Un faux film d'apprentissage tant l'histoire est appliquée et tant l'enjeu est inexistant. Et les lectures des romans sont poussives même à la fin où le héros est censé avoir progressé.
Je ne comprends pas l'engouement critique autour de ce film. Et pourtant j'adore les films d'auteur .
Mais ici c'est pompeux car appliqué et creux.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2023
Le "héros", qui cherche à terminer d'écrire son 2eme roman, passablement raté, passe le plus clair de son temps à être désagréable et à ne pas participer aux activités communes. Malgré son côté insupportable on s’attache à lui et on a envie qu’il réussisse, notamment à conclure avec la séduisante Nadja. L’actrice Paula Beer est splendide de sensualité et de naturel de séduction.
Pourquoi Y Aller :
Pour Paula Beer
Pour l'analyse de caractère intéressante
Parce que les images des animaux fuyant le feu dont l’un avec le feu au pelage font bien réaliser l’horreur d’être pris dans un feu de forêt
Pour la belle allégorie des amants de Pompéi, même si on y croit moyen en l'occurrence
La musique de fin est très sympa (In my mind de Wallners)
Pourquoi Ne Pas Y Aller :
Le film manque un peu de rythme
On se demande comment la lumineuse Nadja peut être attirée par Léon le ronchon, pas très crédible
La fin un peu cliché
Doinel
Doinel

17 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2023
Magique. On rentre avec plaisir dans ce film même s il ne s y passe rien en apparence. Puis l on navigue de surprises en surprise. Scénario impeccable, excellentd acteurs. la bonne surprise de cette rentrée.
N Golfe
N Golfe

9 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2023
Petzol nous revient avec la chaleur des incendies de forêt.
Facon rohmer cet épilogue sur un ete chaud est magnifique, toute la détresse amoureuse est là même si certain personnage le vive avec une plus grande légèreté , ce qui a fait me souvenir de la lecture de l insoutenable légèreté de l etre de kundera et dans ce film la place des sentiments est différente pour chacun le rôle de la femme centrale est un apaisement.
Tres beau film de rentrée
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 septembre 2023
Félix et Léon sont deux amis qui partent à la campagne, en bord de mer, pour travailler au calme. À leur arrivée, la maison est déjà occupée par Nadia, une charmante vendeuse de glaces. Les personnages se mettent donc à cohabiter, se mélanger et expérimenter ensemble, pendant que des incendies ravagent la nature autour de la bourgade. En salle le 6 septembre.

spoiler: Le Ciel Rouge a des atouts et des ratés. D'un côté, l'ambition de confronter sous nos yeux deux visions de la vie représentées par les personnalités des deux amis. À ma gauche, Félix, incroyablement solaire, personnage émouvant qui s'éveille au monde et aux expériences de la vie. À ma droite, Léon, vide de toute sensibilité au monde qui l'entoure et aux autres, tourné vers lui-même et bloquant systématiquement chaque percée de vie. Le trait est un peu gros et j'aurais aimé moins d'insistance sur le personnage de Léon qui m'a paru ennuyeux à mourir. La fin est surprenante mais je ne crois pas à cet amour.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2023
Dans un premier temps la simplicité du dispositif de Petzold m'a quelque peu dérouté : ces quatre personnages réunis pour des vacances plus ou moins studieuses selon les cas dans une villa qu'un des protagonistes a pu ouvrir pour les autres alors que des feux de forêt menacent le secteur, pourquoi pas et pourquoi oui, dès lors que le spectateur éprouve une certaine banalité des échanges dialogués. Et puis...
Et puis, une sorte de magie opère : le jeune écrivain tourmenté, assez insupportable, attire dans son espace le rayonnement des autres : son camarade, un maître-nageur un peu caricature du maître-nageur, et finalement pas tant que ça, et une rayonnante jeune femme, Paula Beer qui irradie tout l'écran dès qu'elle apparaît.
Et je me suis vraiment attaché à ces personnages. Et connaissant un peu le monde de l'édition, j'ai trouvé l'éditeur qui arrive dans la dernière partie du film extraordinairement juste.
Cette simplicité, cette délicatesse portée sur le traitement de personnages complexes font la grande force de ce drame.
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2023
Incandescent

Depuis 2012 et son excellent Barbara, l’allemand Christian Petzold nous enchante avec chacun de ses films – Phoenix, Transit, Ondine, -. Et il récidive avec ce huis clos dramatique d’une rare subtilité. Une petite maison de vacances au bord de la mer Baltique. Les journées sont chaudes et il n'a pas plu depuis des semaines. Quatre jeunes gens se réunissent, des amis anciens et nouveaux. Les forêts desséchées qui les entourent commencent à s'enflammer, tout comme leurs émotions. Le bonheur, la luxure et l'amour, mais aussi les jalousies, les rancœurs et les tensions. Pendant ce temps, les forêts brûlent. Et très vite, les flammes sont là. Ours d’Argent à Berlin… une pépite venue d’Outre-Rhin.
L’idée est venue à Petzold durant le confinement de 2020. Une des questions centrales posée par le scénario reste : comment devenir quelqu‘un dans une situation exceptionnelle de vacances, où l’on ne contrôle rien, ou presque ? Ici, c’est sans doute le dernier été avant l’âge adulte, ou tout simplement le dernier été tout court, car le monde brûle. Le film d’été est devenu une sorte de genre à part entière. Dans le cinéma américain, cela donne souvent des films d‘horreur, dans le cinéma français, des sortes de parcours initiatique et d‘'éducation sentimentale. Le tempérament allemand est différent et celui-ci se situe dans la tradition du rêve romantique, la forêt, le demi-sommeil, la musique, deux jeunes hommes qui roulent en voiture et se perdent, jusqu’à cette maison isolée au milieu d’une clairière. Et puis l’intrigue très ténue va se mettre en place, par petites touches et on pense volontiers à Rohmer. Je n’en dirai pas plus, si ce n’est qu’on est envahi par le charme et la douceur du propos alors que Léon, le personnage central, est bouleversé par le brasier de ses sentiments profonds. Un marivaudage si humain qu’il m’a emporté durant 102 minutes, même si le Léon en question est particulièrement agaçant. Un film magnétique.
Léon, c’est Thomas Schubert, parfait de gaucherie, de maladresse, de timidité et, en fin de compte, de manque de maturité. Pourtant, Paula Beer, plus craquante que jamais ; - on se souvient de ses prestations dans Frantz de François Ozon, ou le Chant du loup -, toujours d’une justesse et d’une sobriété remarquables. Ajoutons Langston Uibel, Enno Trebs, Matthias Brandt, tous parfaits pour un film qui ne peut laisser indifférent et qui ravira les spectateurs des salles qui auront le courage de le programmer. Un film qui nous parle non seulement des affres de la création, mais surtout de l’angoisse générale qui nous traverse, et le sentiment de piège qui se referme sur nous à l’heure de tous les dérèglements. Passionnant.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2023
LE CIEL ROUGE

Un film de Christian Petzold est toujours une grande surprise. Sa façon si particulière de filmer ses personnages peut tout autant aboutir à des films déroutants (Trafic) qu'à des petits bijoux cinématographiques (Phoenix).
Cette nouvelle création observe le dit et le non-dit : un jeune écrivain contrarié dont l'univers se limite à son nombril et, autour de lui, des amis qui dépassent leurs difficultés personnelles par un excès d'empathie. Si l'approche du sujet est un peut trop manichéenne, on savoure la douceur de ses plans et le temps que le réalisateur accorde à chacune des scènes. Derrière l'histoire se cache une interprétation plus universelle sur le rapport des hommes au monde, sans explicite, cette facilité à laquelle que Christian Petzold se refuse. Rafraîchissant.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 056 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2023
Une maison de campagne situé au bord de la mer va être le théâtre au début du film à un vaudeville presque rohmerien. En effet félix et Léon vers ce lieu pour au départ travailler les deux amis sont très différents felix est très ouvert et solaire tandis que leon ecrivain est une sorte de misanthrope assez sarcastique qui doit finir d ecrire son 2ème roman. Ils vont devoir cohabiter avec Nadia jouer par la sublime paula behr une bellement intrigante jeune fille dont leon au début s en mefienpui a peu s apprivoiser à la présence de cette femme.
Puis le film peu à peu devenir inquiétant à cause d un incendie qui peu à peu se rapprocher des habitations.
Le film est intéressant grâce à une mise en scène propre et surtout d un scénario dont la rupture du ton et de genre se fait brutalement jusqu'à être à la fin assez dramatique. Petzold essaye de revisiter le mythe des amants de Pompéi et qui est une réussite.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 septembre 2023
Roter Himmel fait éclore sa matière mythologique, servant une réécriture des amants tragiques de Pompéi comme celle des fantômes de l’Histoire représentés par le Romancero de Heinrich Heine, dans un cadre forestier tout à la fois ancien par la mémoire des arbres et des plus communs – la maison dans les bois ne présente aucun intérêt économique ou architectural, pire commence à prendre l’eau ! Dès lors, l’incendie sert de ligature symbolique entre ces deux éléments, il rapproche les êtres, les histoires et les siècles au sein d’une histoire de passion amoureuse, dont le cliché de l’embrasement comme métaphore est révisé par le fait que celle-ci n’advienne que dans la distance de l’écriture. En effet, par la confusion de deux approches esthétiques, l’une réaliste – la tranche de vie étudiante rythmée par la répétition d’activités –, l’autre onirique, se métamorphose l’espace forestier, d’abord en plage où advient un semblant de « film estival », sous-genre essentiellement français et américain, puis en espace intérieur pour un auteur qui confond rêve et réalité. Ces marcassins enflammés sont-ils réels, ou sont-ils le produit d’un rêve éveillé ? La chanson « In my mind » (Wallners) sort initialement de la forêt comme pour nous envoûter.
Christian Petzold veille à faire de Leon un spectateur paradoxal : constamment étranger aux situations qui se déroulent sous ses yeux, toujours juché à la fenêtre ou engagé dans une surveillance, il témoigne pourtant d’un égoïsme qui le rend aveugle et sourd aux préoccupations d’autrui. Son statut d’écrivain charge le récit d’une dimension métalittéraire importante, complexifie la représentation de l’artiste comme figure en quête d’inspiration qui soit s’isole et observe, soit s’adonne à la débauche et à l’ivresse ; rien de tel ici, Leon échoue en permanence dans ses relations humaines et dans la promotion de son nouveau livre, il est centre de l’attention et de l’image, mais un centre vide que ses vêtements sombres tendent à faire disparaître dans le néant. Le véritable centre, féminin, ne cesse d’aller et venir, de se déplacer, suivant un éloge du muable et du modeste. Leon apparaît tel un corps lourd qui répète inlassablement le mot « travail » dans l’espoir de se persuader et d’obtenir des autre une reconnaissance ; il se heurte à un décor tout à la fois léger et brûlant, marqué par l’été, la mer et les torses nus.
Le film interroge ainsi la notion d’artiste par le biais des trois plans photographiques : faut-il se dire artiste pour l’être (gros plan sur Leon) ? pratiquer quotidiennement un art dans le cadre d’études (l’horizon de Felix) ? garder le silence et l’anonymat (le dos de Nadja) ? Cette mystérieuse Nadja, en tant que muse, compte ainsi davantage que l’artiste qui la vénère et lui échappe sans cesse, à l’image de la passante baudelairienne. Aussi le cinéaste allemand réactualise-t-il merveilleusement bien la définition du Beau selon le poète, articulation de l’éternel et du transitoire, au service d’une peur panique devant la fugacité d’instants qui, parce qu’ils ne sont pas pleinement vécus, construisent une nostalgie singulière, pleine de regrets : la nostalgie de moments manqués. Là résiderait alors l’essence de la création, dans la frustration de ne pas avoir vécu et dans la quête d’une procuration, plus tard, trop tard peut-être. Un immense film, ça c’est sûr.
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