Thunderbolts — Les Gardiens de la Galaxie pour les dépressifs sous Xanax
Thunderbolts, c’est un peu comme une réunion des AA, mais avec des super-pouvoirs et une tendance à casser des mâchoires. T’as Yelena Belova, la sœur de Black Widow, avec ses punchlines dignes d’un PMU russe. T’as Bucky Barnes, le Soldat de l’Hiver, qui a le charisme d’un mec qui vient de se faire larguer par sa psy. T’as Red Guardian, un mélange entre un ours soviétique et un daron qui a picolé un litre de vodka avant de te parler de ses souvenirs de guerre.
Et puis y’a John Walker, le faux Captain America qui a le regard d’un chihuahua sous cocaïne, Le Fantôme qui se prend pour Casper en mode VNR, et Taskmaster, un ninja qui a l’air de s’être paumé en route pour Fortnite.
Le film, c’est leur thérapie de groupe. Ils sont là pour se détester, se foutre sur la gueule, puis finir par se dire qu’ils sont une famille. Un peu comme une sitcom, mais avec des traumatismes de guerre.
Alors parlons de Sentry. Le Superman version Marvel, avec le charisme d’un ange dépressif. Le mec a la force d’un million de soleils explosifs, mais il passe son temps à se demander si ses potes l’aiment vraiment. C’est un peu comme si Hulk avait un bac littéraire et des pensées suicidaires.
Et pour une fois, ils ont pas foiré le personnage. Il est là, il dégage une aura de puissance, mais sans jamais faire chier avec des discours pompeux. Il est dangereux, mais humain. Et pour une fois, t’as envie de le suivre.
L’histoire, c’est pas la révolution. On te balance une équipe de losers qui doivent s’unir pour éviter que le monde finisse en barbecue cosmique. Rien de neuf sous le soleil, mais parfois, les vieilles recettes, ça fonctionne.
Pas besoin de quinze sous-intrigues, pas besoin de twists de dernière minute. C’est basique, mais efficace. Ils se tapent dessus, ils se balancent des vannes, ils sauvent la veuve et l’orphelin… et surtout, ils arrêtent de se prendre au sérieux.
C’est pas Avengers, c’est pas Gardiens de la Galaxie, mais c’est quelque part entre les deux. Une équipe de bras cassés qui apprennent à se faire confiance… ou à se foutre des mandales.
Pas de migraine numérique ici. Marvel a enfin compris que les scènes d’action, c’est pas juste une pluie de pixels et des explosions à foison. Les bastons sont lisibles, percutantes, et surtout, t’as pas l’impression de mater un fond d’écran sous Red Bull.
Mention spéciale à Red Guardian qui envoie des patates comme un tracteur soviétique en furie. Chaque coup fait mal. C’est brut, c’est sale, c’est viscéral. Les combats, c’est pas de la danse, c’est des bagarres de comptoir filmées avec style.
Florence Pugh balance des vannes comme un sniper balance des headshots. Yelena, c’est la petite sœur toxique qui a fait option sarcasme au bac. David Harbour, lui, est en mode ours mal léché avec des blagues de tonton bourré.
Parfois ça tape dans le mille, parfois ça tombe à plat, mais au moins, ça a le mérite de tenter. C’est pas du Marvel en mode "bonjour, on est là pour vendre des figurines". Ça ose être un peu plus trash, un peu plus direct, sans forcément tomber dans la moraline habituelle.
Pas parfait, pas révolutionnaire, mais diablement efficace. Thunderbolts te prend pas pour un con. Ça te balance une équipe de tarés qui apprennent à bosser ensemble sans se faire des câlins toutes les deux minutes.
C’est violent, c’est drôle, c’est parfois émouvant, et ça n’oublie jamais d’être fun. Marvel a enfin compris que tout ne doit pas ressembler à une pub pour la tolérance. Ici, c’est le chaos, la baston, et les névroses en mode cinéma.
Alors si t’en as marre des super-héros parfaits qui font des discours sur l’amour et l’espoir, viens voir Thunderbolts. Ici, c’est l’enfer… mais avec des punchlines.
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