Tombés dans un piège redoutable tendu par Valentina Allegra de Fontaine, Yelena Belova, Bucky Barnes, Red Guardian, Le Fantôme, Taskmaster et John Walker doivent participer à une mission à haut risque, qui les forcera à se confronter aux recoins les plus sombres de leur passé. Ce groupe dysfonctionnel se déchirera-t-il ou trouvera-t-il sa rédemption en s'unissant avant qu'il ne soit trop tard ? "Thunderbolts" ne réinvente pas la formule Marvel, mais réussit là où d'autres ont échoué : provoquer un peu d’émotion.
Je n’attendais pas grand-chose, et c’est sûrement ce qui m’a permis de mieux apprécier le film. Le rythme est lent au départ, parfois maladroit dans la gestion des personnages (trop de backstories, pas assez de moments forts), mais le ton plus grave, presque mélancolique, fait mouche sur certains arcs, notamment celui de Yelena.
Le méchant central rappelle énormément l’univers de The Boys : une patronne d’entreprise manipulatrice, froide, cynique… c’est déjà vu, mais ça fonctionne. En revanche, Red Guardian devient vite un boulet comique : chutes ridicules, blagues mal placées… dommage, car le film tente parfois d’être sérieux.
Le teaser final est très intriguant, surtout avec l'ouverture vers les 4 Fantastiques. Par contre, l’idée de caster Robert Downey Jr en Doctor Fatalis est une erreur monumentale pour les fans old school. Fatalis mérite un acteur inédit, froid, imposant – pourquoi pas un Jason Clarke ou un Eric Bana.
En résumé : un Marvel en demi-teinte mais plus sincère que d’autres, qui ose parfois ralentir le rythme pour raconter quelque chose. Pas un chef-d’œuvre, mais un bon moment quand on laisse les attentes de côté.