Le Bleu du Caftan
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Muriel F.
Muriel F.

69 abonnés 324 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2023
L’intimité et la douceur des plans rapprochés de Maryam Touzani nous délivrent avec pudeur tous les amours d’un homme. Saleh Bakri incarne avec délicatesse Halim. L’homme qui coud de ses mains des caftans pour des femmes et sait sublimer les tissus et les fils. Une vie pourtant loin d’être cousue de fil blanc. L’homme aime sa femme et elle l’aime en retour tout en sachant qu’il aime aussi les hommes. Réalité irréelle dans un monde qui nie ce type de relation. Complexité dépeinte avec beauté et délicatesse puisque sa femme, merveilleusement interprétée par Lubna Azabal spoiler: , est sur le point de s’éteindre
. Tout est beau, des images aux sentiments. A voir !
JARS
JARS

7 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2023
Comme pour son très beau premier long-métrage "Adam", Maryam Touzani situe "Le Bleu du caftan" dans l’intimité d’un foyer d’une médina marocaine. Et elle le fait, comme pour "Adam", avec beaucoup de délicatesse. Cette fois il s'agit d'un couple de couturiers traditionnels (ils fabriquent des caftans) dont l’existence est bousculée par l’arrivée d’un assistant. Le récit qui se déploie, le temps de fabrication d’un caftan bleu, est d’une grande humanité. Toute la force du film réside dans la façon qu’a Tounazi de parler de la société marocaine, de ses traditions, de ses tabous, à travers une histoire très intime. Car c’est par l’intime qu’on parvient à mieux dépeindre une société. Et c’est magnifique.
Lucas J.
Lucas J.

8 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2023
C'est un excellent film qu'il ne faut louper sous aucun prétexte ! Un drame amené tout en douceur, servi par un scénario et des actrices et acteurs magnifiques
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2023
Halim est un couturier à l’ancienne et perfectionniste d’une médina marocaine. Il est marié depuis longtemps à une femme douce comme la soie et comme lui, et il aime le travail bien fait, la beauté d’un tissu, son bruit quand on l’effleure et les hommes. Un secret qu’il garde précieusement avec son épouse qu’il quitte quelquefois pour partager un moment de plaisir avec un inconnu au hammam. Très joli film soyeux et doux comme une belle étoffe sur un trio amoureux dans un pays où l’homosexualité n’est pas la norme. Remarquablement mise en scène par Maryam Touzani, la muse et femme de Nabil Ayouch présent ici à l’écriture, qui pose sa caméra au plus près des ses personnages, cette œuvre brille par son empathie, son humanisme et l'esprit de liberté qui en émane.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 avril 2023
Halim (Saleh Bakri) est un maleem, un tailleur réputé qui, selon une technique transmise depuis des générations, brode les caftans les plus élégants, dans une modeste échoppe de la médina de Salé, près de Rabat au Maroc. Il partage, avec sa femme Mina (Lubna Azabal), le lourd secret de son homosexualité, dans un pays où elle est encore pénalement sanctionnée. Mais l’arrivée d’un bel apprenti, Youssef (Ayoub Missioui), et la récidive du cancer dont Mina est atteinte rebattent les cartes.

L’actrice-scénariste-réalisatrice Maryam Touzani forme avec son mari Nabil Ayouch un sacré tandem.. Ils ont à tous les deux écrit et réalisé quelques uns des films marocains les plus marquants de ces dix dernières années : "Much Loved", "Razzia", "Haut et fort"…
On retrouve dans le deuxième film de Maryam Touzani, les mêmes ingrédients que dans le premier, "Adam", qui avait pour sujet la condition d’une fille mère recueillie par une boulangère. On y retrouve d’abord la même actrice, impressionnante, Lubna Azabal. On y retrouve surtout la même ambiance confinée, là dans la minuscule boulangerie où cohabitaient les deux femmes de "Adam", ici dans l’échoppe où Halim, Mina et Youssef travaillent. On y retrouve surtout la même inlassable détermination à dénoncer les tabous d’un Maroc hypocrite et viriliste.

C’est d’ailleurs le – seul – reproche que j’adresserais à ce film autrement remarquable : sa bien-pensance. On m’objectera que mieux vaut être bien-pensant que mal-pensant. Et on aura raison. On m’objectera surtout que ce reproche-là, à le supposer fondé, ne doit pas occulter les autres qualités du film. Sa principale est son immense sensibilité. Tout est beau, doux et touchant dans le trio que forment Halim, Mina et Youssef : l’immense amour de Halim pour son épouse, la résilience de Mina qui se bat contre le cancer qui va inexorablement l’emporter en grignotant des mandarines et en profitant des derniers petits bonheurs que la vie offre chichement, la timidité de Youssef et la relation qui se noue lentement avec son maître, faite de respect filial et d’attraction sensuelle…

"Le Bleu du caftan" dure sans doute trente minutes de trop. Mais ces trente minutes là ont pour fonction de préparer à la dernière scène, qu’on devine vite, mais qui n’en constitue pas moins une conclusion poignante à un drame réussi.
pst113
pst113

39 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2023
Film superbement interprété
Le jeu des acteurs, les regards, l'évolution des personnages, la façon dont chaque personnage va aider les autres est très finement entrelacé
Les images l'eau qui coule la soie les tissus sont magnifiques
Les thèmes notamment la maladie sont difficiles mais subtilement traités
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 avril 2023
Dans Le bleu du caftan, tout est joli : la photographie est tendre, les sentiments sont délicats.

Le film est si bien fait et l'histoire qu'il raconte est si édifiante... qu'on finit par s'ennuyer un peu.

Les acteurs sont formidables, avec une mention spéciale pour l'Israélien Saleh Bakri, très crédible en homosexuel qui tombe amoureux de son jeune apprenti sous les yeux de sa femme, jouée par la toujours impeccable Lubna Azabal.

Le bleu du caftan a un autre intérêt, celui de mettre en lumière la confection terriblement compliquée du véritable caftan marocain. Le bruissement des soieries et l'éclat des broderies contribuent à la sensualité de ce film sage, confortable et lénifiant comme la chaleur humide d'un hammam.

Vous l'avez compris, je ne suis pas totalement entré dans le projet de la réalisatrice Maryam Touzani, même si je lui reconnais de grandes qualités esthétiques : le ton d'onctueuse bienveillance de ce huis-clos a eu sur moi un effet repoussoir.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2023
Belle surprise en provenance du Maroc.
L'histoire d'amour entre 2 hommes et une femme...jusqu'à ce que la mort les sépare et les unisse.
Au delà de ce trio amoureux, ce film est également une déclaration d'amour à l'artisanat marocain et notamment aux tissus et étoffes.
Original, poétique, sensuel et érotique, le Bleu du Cafran est une oeuvre qui détone dans le paysage cinématographique actuel, et qui mérite le détour.
Bruno-François Leitao
Bruno-François Leitao

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 avril 2023
Un magnifique plaidoyer pour l'amour. Les acteurs sont exceptionnels. La mise en scène subtile, délicate. La magie du cinema !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 avril 2023
Mis en avant dans la presse comme un film parlant de l homosexualite au Maroc, Le bleu du Kaftan m est avant tout apparu comme un film sur l Amour. D une esthetique sobre et depouillee, il donne á voir la beauté d un regard, d un geste, d une etoffe, d une proximite des corps, d une tension interieure :celle du personnage d Halim qui essaye de contenir son attirance pour Youssef et qui transperce l ecran, mais aussi celle de la maladie qui ronge de l interieur le corps de Mina. La sobriete des paroles revele la profondeur de ces 3 etres que la vie rapproche, la pudeur dit ce qui ne se dit pas. Magnifique de sensibilite et d humanite
SYLVIE O.......
SYLVIE O.......

27 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 avril 2023
Quel beau film si fin
La beauté des couleurs, du doigté, de ce bel artisanat
La beauté des 3 personnages où le respect, la complicité, les doutes, les souffrances mais surtout l'Amour sont tellement authentiques
Un hymne à la tolérance et au respect des hommes et des femmes pour ce qu'ils sont
friend
friend

7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2023
L'histoire est belle, mais quelle molesse durant tout le film, c'est long, c'est mou, l'acteur principal ne fait jamais un mouvement...non vraiment, je n'ai pas pu me "mettre dans l'histoire".
Melle Bigorneau
Melle Bigorneau

7 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2023
Très beau quasi huis clos, filmé majoritairement en gros plans, avec une lumière superbe et des acteurs au top . L'histoire est racontée avec pudeur, sans pathos ni sensationnalisme.
Evidemment, c'est lent, très lent et on peut se douter de la fin... Mais cela n'a aucune importance , c'est l'ambiance et la relation entre les personnages qui comptent
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 avril 2023
Un très beau film sensible, pudique, dont les trois protagonistes ont tant de noblesse d'âme qu'on aimerait que le cinéma français s'en inspire, parfois, au lieu de s'attacher à glorifier les glandeurs, les magouilleurs et les couche-toi-là.... A côté de cette histoire simple et belle d'amour et de mort, il y a aussi le côté office du tourisme, admirez l'artisanat marocain, parfois un poil envahissant... Mais Maryam Touzani film si bien, dans des éclairages dignes de La Tour, souvent en gros plan, visages, mains....qu'on lui pardonne d'étirer certaines séquences au delà de l'utile
C'est que Halim (Saleh Bakri) est un maâlem, un artisan capable de perpétuer un savoir faire ancestral, ici, les broderies qui bordent les caftans (même si, nous dit on, la science de certains motifs particulièrement sophistiqués s'est perdue). Il tient dans la médina, avec sa femme Mina (Lubna Azabal) une boutique fréquentée par des bourgeoises qui veulent un vêtement entièrement fait à la main (car maintenant les broderies peuvent être reproduites par des machines), personnel, même si sa confection peut demander de deux à trois mois... Et justement, l'artisan travaille sur la commande d'une très belle pièce, d'un bleu chatoyant, ornée de broderies très élaborées, commandé par une mégère qui se croit tout permis car son mari est un ponte dans l'administration municipale....
Halim et Mina c'est un couple fusionnel, uni par une immense tendresse; une famille sans enfant, dont le chef est assurément Mina -c'est elle qui a fait la demande en mariage- une femme douce mais décidée, qui n'hésite pas spoiler: à entrainer son mari dans un café où une foule d'homme regarde la télévision et à se lever en applaudissant quand un but est marqué.... par l'équipe adverse
. Mais pieuse aussi, tous les matins, elle fait ses ablutions et prie, nouant pour l'occasion un foulard sur sa tête. La religion ne semble pas, par contre, beaucoup concerner Halim.
Mais Mina est malade. De quoi? on ne sait pas, mais on le devine vite, et Halim s'occupe d'elle avec un infini dévouement. Pourtant, ce bel homme aux yeux gris cache un secret. Le fait qu'il aime son épouse ne l'empêche pas d'être sexuellement attiré par les garçons. Alors, ça se traite par une étreinte rapide dans une cabine individuelle du hammam. Eh ben, il s'en passe des choses dans les hammams de ce pays si pointilleux sur la morale, et particulièrement sur le rejet de l'homosexualité! Mais arrive chez Halim un nouvel apprenti, Youssef (Ayoub Missioui), charmant. La tentation est là, maintenant, au coeur du foyer...
Si la scène où Mina arrive à se lever de son lit de mourante pour esquisser quelques pas de danse avec les deux garçons, au son d'une musique venant de la rue, ne vous tire pas des larmes, c'est que vous avez un coeur de pierre... Et même si la fin, on s'y attend, l'émotion est là. Assurément le film à ne pas manquer cette semaine!
dan47
dan47

70 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2023
c'est tout simplement magnifique. une histoire d'amour vrai avec acceptation et liberté de vivre et de penser. les acteurs sont sensibles. la scène finale est bouleversante. chaque détail est filmé avec précision. je n'en dirai pas plus pour le pas gâcher le plaisir d'aller le voir. un amour sincère dans la lignée de OUT OF AFRICA ou SUR LA ROUTE DE MADISON mais dans un pays musulman ça sort de l'ordinaire et c'est très beau. ce film aurait dû avoir l'oscar du meilleur film étranger.
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