Le Son des souvenirs
Note moyenne
3,8
901 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

120 critiques spectateurs

5
17 critiques
4
41 critiques
3
42 critiques
2
14 critiques
1
6 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2026
"Le Son des souvenirs" est une fresque romantique et mélancolique ancrée dans l’Amérique de l’après-Première Guerre mondiale. L’histoire se déroule dans une société encore profondément conservatrice où l’homosexualité n’a pas sa place. Josh O’Connor et Paul Mescal forment un duo d’une grande justesse. O’Connor apporte une vulnérabilité fébrile à son personnage, tandis que Mescal impose une intensité contenue, presque douloureuse. Leur alchimie fonctionne à merveille, faite de regards furtifs et de silences lourds de sens. Leurs personnages traversent les paysages visuellement soignées pour collecter des chants menacés d’oubli. Ce sont malheureusement ces nombreux passages qui peinent à convaincre et qui donnent un sentiment de longueur au récit déjà étiré.
Direct-actu.fr

390 abonnés 520 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2026
Le Son des souvenirs, réalisé par Oliver Hermanus, s’inscrit dans la tradition des récits où l’intime dialogue avec l’histoire culturelle. Le film suit Lionel (Paul Mescal), étudiant au conservatoire de Boston, dont la rencontre avec David (Josh O’Connor) ouvre une trajectoire artistique et affective durable. Tous deux partagent une fascination pour les chansons traditionnelles, envisagées comme des fragments de vies anonymes que la modernité menace d’effacer. Leur projet de collectage sonore dans les régions rurales du Maine devient alors une exploration du patrimoine autant qu’un cheminement intérieur.

Le récit adopte une temporalité contemplative, privilégiant les gestes, les regards et l’écoute. La relation entre Lionel et David se construit sans déclaration spectaculaire, dans une proximité qui reflète les contraintes sociales de l’époque. Cette retenue n’empêche pas la profondeur émotionnelle, elle la déplace. La musique agit comme un langage parallèle, capable d’exprimer ce que les conventions empêchent de formuler. Chaque chanson enregistrée devient ainsi un témoignage double, trace d’une culture populaire et écho d’une expérience intime.

Le film propose également un portrait d’une Amérique traversée par des fractures. Les paysages ruraux, les communautés marginalisées et la mémoire d’évictions historiques rappellent que la transmission culturelle s’inscrit dans des rapports de pouvoir. L’ethnomusicologie n’est pas seulement un cadre narratif, elle symbolise le désir de conserver ce qui disparaît, qu’il s’agisse de voix, de traditions ou de liens humains. Lionel, au fil du récit, apparaît comme un archiviste de l’émotion, quelqu’un qui comprend que fixer un son revient à préserver un moment de vie.

La mise en scène privilégie un naturalisme pictural, où les textures, la lumière et les décors participent à la sensation de souvenir. Oliver Hermanus s’attache aux détails matériels, instruments d’enregistrement, costumes, espaces intérieurs, afin de rendre sensible la relation entre technologie naissante et mémoire. Le phonographe, notamment, incarne cette bascule historique : la possibilité d’entendre une voix absente transforme la manière dont les individus se souviennent et se relient aux autres.

Le choix de Paul Mescal et Josh O’Connor participe à cette approche. Leur interprétation repose sur la nuance, laissant apparaître les tensions entre désir personnel et cadre social. Le film ne dramatise pas excessivement la question de l’homosexualité, il observe plutôt comment celle-ci se déploie dans un environnement qui ne la reconnaît pas pleinement. Cette discrétion renforce la dimension universelle du récit, centré sur la trace que laisse une rencontre fondatrice.

Au-delà de la romance, Le Son des souvenirs interroge la valeur de ce qui semble fragile ou secondaire. Les chansons populaires, souvent perçues comme éphémères, deviennent ici un patrimoine vivant. Le film rappelle que la musique conserve des histoires que l’écriture officielle ignore. En reliant mémoire individuelle et mémoire collective, Oliver Hermanus propose une œuvre sur le temps, la transmission et la manière dont les souvenirs, même silencieux, continuent de façonner une existence.


(Vu en janvier, Projection de presse)
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 447 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2026
Les deux héros s'aiment comme ils aiment la musique et reportent cette sensualité sur les ballades populaires en voie d'extinction qu'ils récoltent dans des régions reculées des États-Unis en 1919. Pour eux, la musique n'est pas seulement des sons, mais aussi des couleurs ou ce que l'on voit dans la nature. Voilà beaucoup de délicatesse, une façon d'exprimer les sensations autrement que par les mots. Comme dans son impressionnant remake de " Vivre " de Kurosawa en 2022, Hermanus trouve dans un style classique bourré de fulgurances la subtilité nécessaire pour nous faire ressentir la beauté d'êtres qui luttent contre l'oubli.
Math719
Math719

229 abonnés 898 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2026
Un magnifique film sur une belle histoire d’amour, un moment de la vie qui est là et qui passe, mais reste toujours ancré dans les pensées. Juste et beau vraiment un super film. Un peu lent toutefois.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

216 abonnés 1 206 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2026
Un film rêveur, mélancolique et tendre, qui aborde pas mal de sujets mais séduit par la qualité de son interprétation et son esthétique. Un très beau film.

La critique complète sur
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 898 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2026
Est-ce la narration autobiographique désabusée, la mise en scène alanguie, l'atmosphère mélancolique exprimée par ces chansons achroniques qui tentent de pallier frustration, souffrance ou solitude, ou le jeu grave de Josh O'Connor, mais le drame semble inévitable. Hommage à un héritage folklorique, cette histoire du son, tout en s'appuyant sur l'évolution concrète de son enregistrement pérenne, s'attache à peindre la force des sens, de la beauté d'un paysage à l'émotion conviée par des chants instrumentaux, tout en convoquant l'énigmatique synesthésie. A travers ces musiques traditionnelles, l'intrigue montre aussi l'attachement paradoxal aux racines, rejetées comme entraves familiales et sollicitées pour leur nostalgie chthonienne. Enfin, les ballades semblent habiller la mémoire d'un amour perdu, éphémère, sincère que les circonstances étouffèrent mais que le souvenir conserve vivace, faisant autant frissonner la chair que des notes harmonieuses. Délicat. (Vu en vacances)
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 417 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 février 2026
 LE SON DES SOUVENIRS - Oliver Hermanus | ⭐ 4/10

Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, Le Son des Souvenirs aura été l'un des films ayant fait le moins de bruit sur la Croisette. Il fallait déjà éviter la confusion entre "The History of Sound" (titre original du film) et The Sound of Falling (devenu depuis "Les Échos du passé"), tous deux en compétition, tant les titres étaient proches. Mais à l’arrivée, la discrétion médiatique vis-à-vis du film est surtout en réponse à sa propre tiédeur.

Dès les premières minutes, une impression domine : la mise en scène est trop maniérée. Chaque plan est impeccablement cadré, chaque lumière savamment dosée, chaque geste calculé. Tout est trop propre, trop composé, à l'image de ce drap parfaitement replié à mi-hauteur des fesses d'un corps nu allongé. Cette sur-esthétisation et cette obsession de la perfection visuelle finissent par étouffer le film qui manque cruellement de fièvre, de chair, d’aspérité.

En effet, le film promet le récit d'une passion amoureuse intense, et malheureusement avortée. Mais à l’écran, cette histoire d’amour reste théorique, trop abstraite et ne brûle jamais vraiment. L’académisme domine, et l’ennui s’installe durablement.

Paul Mescal sauve l’ensemble. D’une grande justesse, il insuffle à son personnage une vulnérabilité touchante. À l’inverse, le personnage incarné par Josh O’Connor peine à susciter l’attachement et l'empathie, rendant bien compliquée toute émotion liée aux rebondissements de leur relation.

Les nombreuses séquences musicales, répétitives et interminables, donnent l’impression d’entendre la même chanson en boucle. Et comme si cela ne suffisait pas, le film s’achève sur un saut dans le présent, avec un héros vieillissant et nostalgique interviewé par un journaliste : un procédé déjà vu mille fois.

À force de vouloir démontrer à quel point il est délicat et subtil, Le Son des Souvenirs finit par s’auto-saboter tant les ficelles sont visibles. Trop propre, trop calculé, il ressemble à un sous Brokeback Mountain, aussi terne que le filtre qui recouvre ses images. Bien loin des propositions radicales que le reste du Festival de Cannes a pu proposer l'an passé.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2026
L'Amérique de 1917, ses forêts du Maine, ses chants presque oubliés. Hermanus pose son film comme on pose un phonographe : avec soin, avec tendresse. Paul Mescal et Josh O'Connor traversent deux décennies en retenue absolue, porteurs d'une attirance qui se dit peu et se ressent énormément. Le récit avance masqué, dissimulant patiemment ses intentions derrière la beauté des paysages et la douceur des mélodies folk, jusqu'à un dénouement qui surgit comme une évidence et serre la gorge. La perte, la culpabilité, les années avalées par le silence : Hermanus dit tout cela avec une sobriété et une délicatesse rares, sans jamais forcer l'émotion. Un film qui choisit le murmure plutôt que le cri, et qui, précisément pour ça, reste longtemps en mémoire.
Corinne76100
Corinne76100

87 abonnés 651 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2026
Je n'ai pas réussi à rentrer dans le mélo. C'est long, ennuyeux, parfois mièvre. L'interprétation est sobre et linéaire, la réalisation très académique. Dommage le film ne dégage rien malgré les bonnes interprétations des 2 acteurs principaux
Christian RZ
Christian RZ

90 abonnés 288 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mars 2026
Il y a quelques chose de paradoxal dans le rythme un peu ahanant d’un film qui repose essentiellement sur la musique. Avec ses deux acteurs presque trop sobres le souffle peine à passer
Juan 75
Juan 75

79 abonnés 502 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mars 2026
Le film et d’une infinie délicatesse, il dépeint avec poésie un amour de jeunesse. La photographie est magnifique et le thème de la musique enveloppe le film avec une grande sensibilité. Les deux acteurs sont magnifiques.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 638 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2026
Magnifique film littéraire avec en toile de fond une romance impossible au début du XXiéme siécle.
Au delà de cet amour contrarié, une réflexion subtile sur le temps qui passe, et nos efforts desespérés pour garder une trace de notre passage et de nos productions artistiques.
Profond et touchant.
A VOIR DANS UNE SALLE.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2026
De Oliver Hermanus (2026). Titre original The History Of Sound .
le film est adapté d'une nouvelle de Ben Shattuck. On pourrait même la penser sinon autobiographique , du moins tiré d'une histoire vraie ? Un mélodrame un peu long mais réservant comme des moments suspendus .
Le film traite d'une passion amoureuse qui ne peut dire son nom . Traitée avec délicatesse et tact, on ressent l'attirance qu'ont ces deux amis autant qu'ils partagent la passion du chant , des sons et de la musique . Et puis, la vie, la guerre, le poids de la société vont les séparer jusqu'à presque l'oubli . C'est assez émouvant même si un peu long . Un film sur le sentiment amoureux impossible à vivre mais surtout sur sinon l'oubli, la perte et la difficulté de vivre au delà d'une absence insoutenable . Voire même de la difficulté de re vivre malgré tout !
Magnifiquement interprété avec beaucoup de finesse par Josh O'Connor, Paul Mescal, Chris Cooper .
Gwen R
Gwen R

55 abonnés 583 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2026
Un film avec Josh O Connor et Paul Mescal a peu de chance d'être mauvais. Le film est malheureusement un peu plat et hésite entre traiter de la romance des deux protagonistes et le sujet de la musique.
Damien S
Damien S

38 abonnés 482 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2026
Un très beau film original qui tire sur la corde sensible. L’idée de recueillir les chansons a cappella sur des rouleaux de cire afin de les conserver en mémoire est prodigieuse. L’amitié amoureuse des deux protagonistes est bien retranscrite sans tomber dans les clichés ou l’exagération.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse