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Rideau sur l'Écran
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4,0
Publiée le 2 mars 2026
L'Amérique de 1917, ses forêts du Maine, ses chants presque oubliés. Hermanus pose son film comme on pose un phonographe : avec soin, avec tendresse. Paul Mescal et Josh O'Connor traversent deux décennies en retenue absolue, porteurs d'une attirance qui se dit peu et se ressent énormément. Le récit avance masqué, dissimulant patiemment ses intentions derrière la beauté des paysages et la douceur des mélodies folk, jusqu'à un dénouement qui surgit comme une évidence et serre la gorge. La perte, la culpabilité, les années avalées par le silence : Hermanus dit tout cela avec une sobriété et une délicatesse rares, sans jamais forcer l'émotion. Un film qui choisit le murmure plutôt que le cri, et qui, précisément pour ça, reste longtemps en mémoire.
Quand Brokeback Mountain rencontre the voice... sorte de romance-télé crochet...dans un hiver sans fin où on se balade en bras de chemise tout du long... c'est pas bien profond, pas franchement passionnant... ça m'a même cassé les oreilles.
Magnifique film , la beauté des plans, la pudeur qui s en dégage. Josh O Conor et Paul Mescal un duo parfait et subtile. Les deux sont magnifiques et magnétiques. Magnifique réalisation, un film bouleversant.
Très beau film, adapté d'une nouvelle d'après ce que j'en ai lu, c'est un film dans la lignée du "Secret de Brokeback Mountain" (2002), à une époque antérieure et dans un milieu très différent, mais on retrouve le trouble et le tourment d'un amour singulier, hors norme, et intensément partagé. L'accent est mis sur la réciprocité dans la relation, sur l'incompréhension qui s'en suit et les attentes différentes de chacun, même si, au final, aucun des protagonistes n'arrivera à se fondre dans la normalité d'une société dans laquelle aucun des deux ne peut parvenir à se reconnaître. La leçon de philosophie qui est tirée de sa conclusion dépasse l'amour homosexuel et délivre un message universel, en cela il ne s'agit pas d'un film qui revendique quoi que ce soit, mais c'est plutôt comme un doux et fort rappel sur l'essentiel qui constitue la trame d'une relation et celle d'une vie, sur le devoir de vivre ce que l'on a à vivre sans attachement à un passé que l'on ne peut jamais ressusciter. Cela demande de dépasser la peine et la douleur mais c'est là le prix à payer pour avancer, même si le deuil n'est jamais synonyme d'oubli, le film rappelle aussi cela dans sa conclusion.
Difficile d'accès au tout début pour des oreilles européennes mais à la moitié du film on est récupéré et on se surprend à regretter que ce soit déjà fini. Pour public averti
Malgré la présence de Paul Mescal et Josh O'Connor (deux des it-boys du moment) et une belle musique, le film ne décolle jamais. Empêtré dans les regrets et le drame, comme le personnage interprété par Paul Mescal, le film est long et assez ennuyeux. Ce thème de la romance queer vouée à la tristesse et au malheur paraît désormais éculé et il serait grand temps que le cinéma mondial lève cette malédiction.
un peu « surpris » par ce film, qui nous compte une romance entre deux hommes au début du vingtième siècle. C’est à la fois triste et touchant, avec un hommage à la musique populaire américaine, ( pas la pop, attention) . Le film s’adressera davantage aux gens du Kentucky ou Du Mississippi, qu’aux public français, en terme de culture… Mais ne soyons pas indifférents à cette réalisation, qui brille par ses qualités techniques ( surtout la lumière et les paysages de l’Est américain)….La mise en scène est très classique ( ça fait beaucoup de bien), et le film a des moments très touchants sur la fin…..C’est d’amour autant que de musique qu’il s’agit, et donc cela peut toucher deux sortes de publics, les deux étant traités avec réalisme….C’est un film teinté de nostalgie sur une Amérique qui a disparue évidemment, mais qui tente de retrouver ces racines...la réalisation est très calme ( pour moi c’est encore une qualité), je conseille sans insister, à un public en quête de sensibilité…...
Je n'ai pas réussi à rentrer dans le mélo. C'est long, ennuyeux, parfois mièvre. L'interprétation est sobre et linéaire, la réalisation très académique. Dommage le film ne dégage rien malgré les bonnes interprétations des 2 acteurs principaux
Lionel (Paul Mescal) a été bercé pendant toute son enfance au Kentucky par le son des ballades interprétés par ses parents. Il poursuit des études de musique en 1917 à Boston. Il y rencontre David, un autre étudiant en musicologie. Entre les deux jeunes hommes, c'est le coup de foudre, interrompu par la Première Guerre mondiale et le départ de David pour l'Europe. Trois ans plus tard, Lionel et David se retrouvent pour un long voyage hivernal dans le Maine où ils collectent des chants folkloriques.
"Le Son des souvenirs" avait fait forte impression à Cannes mais en était reparti bredouille. Il est porté par deux des acteurs les plus bankables du moment : Josh O'Connor, découvert avec la saison 3 de "The Crown" dans le rôle du jeune prince Charles, tête d'affiche de "Challengers", "Rebuilding" et "The Mastermind", qu'on retrouvera dans le prochain Spielberg en juin prochain et Paul Mescal ("Aftersun, "Sans jamais nous connaître", "Gladiator II", "Hamnet"....).
"The History of Sound" souffre de la comparaison avec "Brockeback Mountain" : même romance gay entravée, mêmes grands espaces américains sauvages et vierges, mêmes époques reculées, même nostalgie de la vie qu'on aurait pu avoir si on avait eu le courage d'assumer ses sentiments et si on avait vécu à une autre époque...
"Brockeback Mountain" avait eu un succès éclatant. Il le devait à ses qualités intrinsèques. Il le devait aussi à l'aura tragique de Heath Ledger, suicidé deux ans plus tard. Il le devait peut-être surtout à son époque : celle où l'homosexualité a définitivement cessé d'être taboue en Occident et où l'union des personnes de même sexe y a progressivement été légalisée.
"Le Son des souvenirs" n'a plus cette actualité là. Il ne résonne plus avec notre époque comme "Brockeback Mountain" l'avait fait. Il déploie d'autres qualités pour nous séduire. La parfaite interprétation de ses deux acteurs principaux - qui éclipsent tous les seconds rôles. Le sujet qui le sous-tend - l'ethnomusicologie - qui donne à la . une saveur surannée. Sa langueur revendiquée - le film dure plus de deux heures - et son rythme pépère avec une fin qui n'en finit pas et qui risque de venir à bout des spectateurs les moins patients.
Malgré la beauté des chants, le film s'enlise dans l'ennui. L'émotion ne prend pas. La réalisation est plate et sans originalité. Les deux bons acteurs ne sauvent pas le film. A éviter.
Excellent mélodrame pudique au scénario travaillé, à la musique touchante avec un Paul Mescal très juste. Difficile de ne pas se laisser toucher par cette historie simple et belle.
Aux origines de la musique folk, des chansons populaires qui, un peu à l’image du rap des années 80, racontent les joies et les peines de la vie quotidienne, avec une forme de crudité, de simplicité et de beauté qui parle au cœur de ceux qui ploient sous le fardeau de la vie et peine à exister.
L’image du son - physique -, une vibration ressentie mais ne pouvant être vue à l’œil nu, l’amour entre 2 jeunes hommes musiciens talentueux mais pas les mots pour le dire, pas la société pour le nommer ou le reconnaître, la réalité taboue qui peut se vivre mais jamais exister.
Quel film magnifique de pudeur, quelle force! On s’échappe avec bonheur de la vacuité déprimante de séries à la mode façon « IA-porno soft » comme Heated Rivalry. Les vraies choses sont invisibles pour le cœur. Comprenne qui pourra.
Si vous aimez le cinéma qui parle de la vie avec un grand V, en voilà un film à voir.
Très beau film tout en retenue que cette histoire pleine de musique, de chansons folk, d'amours secrètes et de passions manquées. Alors évidemment, la lenteur du récit et l'écoute de nombreux morceaux de musique pourront rebuter certains mais les autres seront séduits par la réalisation et l'interprétation superbe. Une belle réflexion sur le temps qui passe et les occasions manquées.
Très jolie évocation d’une magnifique histoire d’amour très compliquée, surtout en 1920. Trop de longueurs inutiles, cependant, malgré l’excellent jeu des protagonistes et de belles photos de l’époque.
"Le Son des souvenirs" en compétition l'an dernier au festival de Cannes (sélection officielle) qui se regarde. Le réalisateur Oliver Hermanus s'est basé sur la nouvelle de Ben Shattuck, portant le même titre, pour offrir aux spectateurs une romance masculine homosexuelle se déroulant à la fin des années 1910 et au début des années 1920. Au cœur de l'histoire se trouve la passion pour la musique de deux protagonistes, interprétés par Josh O'Connor et Paul Mescal. Bien que le film ne soit pas mauvais, j'ai trouvé l'intrigue trop conventionnelle et formatée pour les Oscars, manquant parfois de profondeur, ce qui est dommage.
Quel dommage ! Un bon sujet, de bons acteurs,une belle photo mais cela ne suffit pas pour en faire un bon film. Deux heures d’un ennui mortel durant lesquelles on a du mal à rester éveillé. C'est comme quand on dilue trop un ingrédient il en perd toute sa saveur. Cette histoire si elle avait été condensée aurait donné plus de vigueur et d’énergie et aurait été bien plus captivante On ne pleure pas comme certains ont pu le dire et on ne rit pas non plus on est tout bonnement anesthésié. D’autant qu'il est regrettable que l’histoire de Lionel somme toute plus riche et intéressante soit placée au second plan. Vraiment une grande déception !