The History of Sound fait le choix du mélodrame, genre oscillant entre légèreté et gravité et vecteur d’émotions intenses, pour transposer par et pour le cinéma son corpus de ballades et autres chansons populaires que le narrateur dissocie fort justement de la musique instrumentale (qui élève l’âme) et chorale (qui élève l’intellect) en ce qu’elles touchent au plus près du cœur humain. Surtout, il se saisit du récit de voyage comme d’un espace-temps propice au collectage de voix et de chansons traditionnelles permettant, par la même occasion, au voyageur de « se trouve[r] ramené à de plus humbles proportions », « plus ouvert aussi à la curiosité, à l’intuition, au coup de foudre », conformément aux convictions de Nicolas Bouvier et de Thierry Vernet compilés dans L’Usage du monde (1963). L’intelligence du film réside alors dans sa mise en abyme de l’enregistrement sonore utilisé comme élément de fiction – la lourde machine qu’il faut porter à bout de bras dans les forêts, et dont le fonctionnement demeure un mystère pour celles et ceux qui lui confient leur chant – et comme dispositif de mise en scène – puisque le montage superpose des pistes audio parfois en décalage avec les images, pouvant prolonger la chanson au-delà de la séquence censée la contenir voire la ramener dans un présent impossible – qui devient à terme l’objet même d’une quête infinie, celle qu’incarne le mythe d’Orphée et d’Eurydice, à savoir celle de retrouver les sons d’autrefois, ceux qu’aucun enregistrement n’a pu conserver, ouvrant sur l’interrogation suivante : que deviennent tous ces sons émis et évanescents ? Un tel propos suppose une écriture du scénario dissertée, avec trois parties distinctes que le long métrage entrelace habilement au moyen du montage (sonore et par flashbacks) et surtout d’une polyphonie symbolique : les voix enregistrées laissent entendre, par défaut, celles qui ne l’ont pas été, celles que l’on n’a pas pu ou su entendre, en l’occurrence la voix de David porteuse du spoiler: traumatisme de la Grande Guerre , ou celles qui n’ont pas le droit de s’exprimer publiquement (spoiler: l’homosexualité ). Pourtant, ces intentions théoriques s’incarnent merveilleusement et bénéficient d’une mise en scène délicate et pudique, rappelant que le son a besoin d’un corps pour résonner. Porté par deux comédiens d’une grande justesse, The History of Sound est une œuvre sublime, l’une des plus belles de cette année 2026.
Dans la lignée du secret " de Brokeback Montain" ce film est tout en retenue , pudeur, intensité des sentiments. Les acteurs sont magnifiques , on se laisse porté par cette histoire d'amour non dite bouleversante jusque la fin. Curieux que les films qui traitent du thème sur l'homosexualité finissent TOUJOURS mal , par la mort ou la séparation. Un cliché j'espère.
Très doux, magnifique réalisation et interprétation remarquable des deux protagonistes principaux. Une belle histoire toute en finesse. Une photographie a couper le souffle. Un petit bémol : le fait d'avoir changé d'acteur pour jouer Lionel (Paul Mescal) vieux a coupé la magie que Paul Mescal avait apporté tout au long du film. Les dernières scènes manquent du coup de crédibilité Avec les techniques de maquillage d'aujourd'hui, il aurait ete facile de vieillir l'acteur.
Une romance dramatique très touchante. Bien que le film soit lent, il n’en est pas ennuyeux pour autant. En effet, chaque scène est nécessaire et permet de mieux comprendre les personnages et de ressentir leurs émotions. La performance des acteurs est d’une grande justesse, ces derniers incarnant avec subtilité et sensibilité leurs personnages.
Des acteurs excellents, un thème que j'ai trouvé très original avec beaucoup de chansons découvertes. De l'émotion qui est bien faite sans être originale. Un très bon film avec une BO de qualité.
Je suis vraiment contente d’avoir découvert ce film en salle. Comme souvent avec les œuvres lentes et contemplatives, le grand écran permet une attention plus soutenue, une immersion dans le son et une réception émotionnelle plus fine.
J’ai particulièrement aimé la photographie et la musique, qui participent pleinement à cette atmosphère délicate. La relation entre les personnages est traitée avec beaucoup de sensibilité, portée par le jeu tout en retenue de Paul Mescal et Josh O'Connor. Leur interprétation, douce et nuancée, laisse beaucoup de place aux silences et aux émotions.
Le film prend son temps peut-être même un peu trop mais cela ne m’a pas dérangée au regard du sujet, de la mise en scène et de l’engagement des acteurs. Ce rythme lent permet justement de s’immerger pleinement dans l’histoire et de ressentir chaque moment avec intensité.
Un film doux, sensible, presque méditatif, qui s’apparente à une véritable expérience de cinéma
Belle œuvre ! Tristesse d'une histoire manquée, comme souvent dans ce type de relation Côté historique bien exprimé et belle vision du monde à travers les époques qui passent
Pas trop mal sans être incroyable. Des gens en chapeau qui baisent dans les bois, mais avec une sorte d’intrigue secondaire pour laisser penser que ce n’est pas Brokeback Mountain
Mélancolique sans émotion, excepté l’épilogue très émouvant… Le propos est verbeux, lénifiant qui expose le process sans lien émotionnel véritable. Le »collectage » d’enregistrements de ballades tristes populaires au travers de l’Amérique est vertueux, mais la distance avec les chanteurs transmetteurs qui témoignent de ce passé spirituel est trop grande. L’ethno-musicologie est traitée comme un sujet de thèse universitaire où l’humanité est exclue. Que de longueurs, de musiques enveloppantes éthérées artificielles qui s’opposent par principe aux mélopées simples populaires. On reste spectateurs intellectuels… Quel raté !
Mitigé face à Le Son des Souvenirs, un film aussi beau dans sa forme que frustrant sur le fond. L’œuvre propose un véritable spectacle sensoriel, porté par une mise en scène délicate et plusieurs scènes particulièrement émouvantes, dirigées avec beaucoup de finesse. Paul Mescal et Josh O'Connor livrent tous les deux de très belles performances, avec une alchimie évidente qui rend leur relation crédible et touchante. Leur duo porte clairement une grande partie de l’émotion du film. Malheureusement, le film souffre d’un rythme trop étiré et d’une durée qui finit par se faire ressentir. Le plus frustrant reste cette impression que l’intrigue principale n’exploite jamais totalement son potentiel. Elle effleure son sujet sans réellement le creuser, laissant un sentiment d’inachevé. C’est d’autant plus dommage que la romance, censée être au centre du récit, reste souvent en surface alors qu’elle aurait mérité plus d’intensité et de profondeur. Un film sensible et élégant, mais qui laisse un goût de frustration malgré ses évidentes qualités.
le son des souvenirs est un film qui démarre en 1910 et se termine en 1980 . c'est l'histoire d'un collecteur de chansons traditionnelles. c'est beau et poétique et un peu ennuyeux....tous ces Vagabondages qui explore différentes régions et pays ,sans vraiment s'arrêter à un endroit, que l'on est déjà parti ailleurs. une histoire d'amitié et un peut plus n'apporte rien à l'histoire. bon j'ai pas lu le livre. peut-être faut-il l'avoir lu pour apprécier le film
petite perle dont je n'avais jamais entendu parler ! mais pourquoi ? ce film est à l'image de ''brokebake Mountain'' et d' un ''au milieu coule une riviere'' de par sa poésie et son image. la musique est une pépite. dommage je n'ai vu que la version anglaise. dommage ? Quoique....
Un scénario indigent et des dialogues d'une platitude désolante (répliques convenues, quelques secondes de retenue laissant croire à une profondeur infinie), ne sont pas compensés par des images magnifiques et le jeu d'acteurs talentueux. C'est dommage car l'idée d'enregistrer des ballades américaines traditionnelles était intéressante. On passe complètement à côté, l'histoire d'amour (contrariée) entre ces deux garçons, occultant tout l'intérêt potentiel du film. Dommage.
Lionel est un chanteur originaire du Kentucky. Au conservatoire de Boston, il rencontre le séduisant David, compositeur de talent. Leur relation est brutalement interrompue par la guerre où David est mobilisé. Ils se retrouvent en 1920, le temps d’un hiver où ils voyagent de villages en villages pour capturer les chants folkloriques. Ces quelques semaines vont sceller à jamais leur amour. Un souvenir puissant qui va hanter la vie de Lionel au fils des années. C’est puissant, beau, et bouleversant jusqu’à la toute fin.