Le Son des souvenirs
Note moyenne
3,8
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116 critiques spectateurs

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domit64
domit64

74 abonnés 369 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2026
Un film poétique et languissant et malgré un scénario plutôt grave, tout est finesse et beauté.

Les acteurs sont magnifiques et criant de vérité, les photos sont belles, la fin peut paraître un peu convenue mais on l’accepte.

Ce film arrive à faire passer de sentiments amoureux avec délicatesse sans tomber dans la mièvrerie.

J’ai beaucoup aimé.
Eric Guidault
Eric Guidault

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2026
Un très beau film intimiste. On se laisse porter par cette histoire, ses acteurs, la musique. on pense à Maurice, le secret de Brokeback Mountain. Un très bon moment
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2026
Le Son des souvenirs, réalisé par Oliver Hermanus, s’inscrit dans la tradition des récits où l’intime dialogue avec l’histoire culturelle. Le film suit Lionel (Paul Mescal), étudiant au conservatoire de Boston, dont la rencontre avec David (Josh O’Connor) ouvre une trajectoire artistique et affective durable. Tous deux partagent une fascination pour les chansons traditionnelles, envisagées comme des fragments de vies anonymes que la modernité menace d’effacer. Leur projet de collectage sonore dans les régions rurales du Maine devient alors une exploration du patrimoine autant qu’un cheminement intérieur.

Le récit adopte une temporalité contemplative, privilégiant les gestes, les regards et l’écoute. La relation entre Lionel et David se construit sans déclaration spectaculaire, dans une proximité qui reflète les contraintes sociales de l’époque. Cette retenue n’empêche pas la profondeur émotionnelle, elle la déplace. La musique agit comme un langage parallèle, capable d’exprimer ce que les conventions empêchent de formuler. Chaque chanson enregistrée devient ainsi un témoignage double, trace d’une culture populaire et écho d’une expérience intime.

Le film propose également un portrait d’une Amérique traversée par des fractures. Les paysages ruraux, les communautés marginalisées et la mémoire d’évictions historiques rappellent que la transmission culturelle s’inscrit dans des rapports de pouvoir. L’ethnomusicologie n’est pas seulement un cadre narratif, elle symbolise le désir de conserver ce qui disparaît, qu’il s’agisse de voix, de traditions ou de liens humains. Lionel, au fil du récit, apparaît comme un archiviste de l’émotion, quelqu’un qui comprend que fixer un son revient à préserver un moment de vie.

La mise en scène privilégie un naturalisme pictural, où les textures, la lumière et les décors participent à la sensation de souvenir. Oliver Hermanus s’attache aux détails matériels, instruments d’enregistrement, costumes, espaces intérieurs, afin de rendre sensible la relation entre technologie naissante et mémoire. Le phonographe, notamment, incarne cette bascule historique : la possibilité d’entendre une voix absente transforme la manière dont les individus se souviennent et se relient aux autres.

Le choix de Paul Mescal et Josh O’Connor participe à cette approche. Leur interprétation repose sur la nuance, laissant apparaître les tensions entre désir personnel et cadre social. Le film ne dramatise pas excessivement la question de l’homosexualité, il observe plutôt comment celle-ci se déploie dans un environnement qui ne la reconnaît pas pleinement. Cette discrétion renforce la dimension universelle du récit, centré sur la trace que laisse une rencontre fondatrice.

Au-delà de la romance, Le Son des souvenirs interroge la valeur de ce qui semble fragile ou secondaire. Les chansons populaires, souvent perçues comme éphémères, deviennent ici un patrimoine vivant. Le film rappelle que la musique conserve des histoires que l’écriture officielle ignore. En reliant mémoire individuelle et mémoire collective, Oliver Hermanus propose une œuvre sur le temps, la transmission et la manière dont les souvenirs, même silencieux, continuent de façonner une existence.


(Vu en janvier, Projection de presse)
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2026
Les deux héros s'aiment comme ils aiment la musique et reportent cette sensualité sur les ballades populaires en voie d'extinction qu'ils récoltent dans des régions reculées des États-Unis en 1919. Pour eux, la musique n'est pas seulement des sons, mais aussi des couleurs ou ce que l'on voit dans la nature. Voilà beaucoup de délicatesse, une façon d'exprimer les sensations autrement que par les mots. Comme dans son impressionnant remake de " Vivre " de Kurosawa en 2022, Hermanus trouve dans un style classique bourré de fulgurances la subtilité nécessaire pour nous faire ressentir la beauté d'êtres qui luttent contre l'oubli.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2026
Un film aux images très léchées qui raconte une histoire d’amour pleine de sincérité tout en rendant un bel hommage aux collecteurs de musique traditionnelle est-il susceptible d’opérer un sérieux clivage parmi les spectateurs ? On pourrait penser que la réponse est forcément négative. Eh bien non, la réponse est absolument positive : Le son des souvenirs s’avère particulièrement clivant. Ce film est américain, il a été réalisé par le sud-africain Oliver Hermanus qui en a écrit le scénario en collaboration avec Ben Shattuck, l’auteur de la série de nouvelles dont le film s’est inspiré, et il était en compétition lors du dernier Festival de Cannes. Que le jury cannois ne lui ait rien attribué n’est pas du tout surprenant : ce n’est pas la première fois et ce n’est pas la dernière fois qu’un film magnifique repart bredouille du Festival de Cannes ! On ne peut que s’incliner tout en regrettant de ne pas savoir s’il y a eu ou non un clivage à propos de ce film parmi les membres du jury. Par contre, dès les projections cannoises, ce film a clivé, que ce soit chez les critiques ou parmi les spectateurs. C’est très simple : pour certains, un film aux images très léchées est forcément académique, ce qui, pour eux, représente ce qui se fait de pire en matière de cinéma, alors que, pour d’autres, ces images bien léchées sont une qualité appréciable ; pour certains, une histoire d’amour, fut-elle hétérosexuelle ou entre deux hommes comme c’est le cas dans Le son des souvenirs, court le risque d’être considérée comme étant mièvre et d’être qualifiée de mélo, alors que, pour d’autres, la mélancolie assumée que dégage le film à propos de cette histoire d’amour concourt à leur procurer une grande et très appréciable émotion. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes.
Frederic Crepeaux
Frederic Crepeaux

4 abonnés 45 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2026
Il faut se laisser bercer, suivre cette histoire et comme souvent dans ce genre de film, cest la fin qui la rend belle. Les acteurs sont touchant dans leurs sensibilités.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 836 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2026
Est-ce la narration autobiographique désabusée, la mise en scène alanguie, l'atmosphère mélancolique exprimée par ces chansons achroniques qui tentent de pallier frustration, souffrance ou solitude, ou le jeu grave de Josh O'Connor, mais le drame semble inévitable. Hommage à un héritage folklorique, cette histoire du son, tout en s'appuyant sur l'évolution concrète de son enregistrement pérenne, s'attache à peindre la force des sens, de la beauté d'un paysage à l'émotion conviée par des chants instrumentaux, tout en convoquant l'énigmatique synesthésie. A travers ces musiques traditionnelles, l'intrigue montre aussi l'attachement paradoxal aux racines, rejetées comme entraves familiales et sollicitées pour leur nostalgie chthonienne. Enfin, les ballades semblent habiller la mémoire d'un amour perdu, éphémère, sincère que les circonstances étouffèrent mais que le souvenir conserve vivace, faisant autant frissonner la chair que des notes harmonieuses. Délicat. (Vu en vacances)
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2026
Jamais dans le mélodrame trop appuyé, mais toujours dans l'émotion sensible de son portrait, HERMANUS livre un moment de cinéma aussi délicat que son héros, aussi subtil que son sujet, aussi émouvant qu'une longue mélodie, qui resterait en tête à la fin d'un album
laurent s.
laurent s.

14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2026
Un récit lent, presque méditatif, qui retrace la brève et intense relation entre deux jeunes hommes. Les plans sont magnifiques. Les deux acteurs sont superbes
Gwen R
Gwen R

54 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2026
Un film avec Josh O Connor et Paul Mescal a peu de chance d'être mauvais. Le film est malheureusement un peu plat et hésite entre traiter de la romance des deux protagonistes et le sujet de la musique.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 541 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2026
Le point de départ, la collecte de chansons dans les contrées de l'Amérique pour en conserver un héritage est aussi intéressant qu'original. Mais l'essentiel est bien l'histoire, assez brève et pudique, entre ces deux hommes en filigrane. la nostalgie du souvenir qui hante, les regrets d'une vie sont saisis, sur un rythme lancinant, par O. Hermanus. Si le récit patine et s'étire par moments, l'aspect passionnel, alors retenu, se révélera dans la dernière partie du film. J. O'Connor et P. Mescal poursuivent chacun une carrière décidément à suivre.
gleegreyschuck
gleegreyschuck

15 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2026
Film découvert en avant-première au festival du cinéma américain de Deauville.
Une immersion sensorielle et poétique dans l'histoire américaine du début du XXème siècle à travers une histoire d'amour hors du temps sur fond de musique folk.
Jean-Francois D.
Jean-Francois D.

30 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2025
Film vu dans le cadre de Chéris chéries. Il est difficile de ne pas penser à la référence absolue qu’est Brokeback Mountain dans le « genre » du drame sentimental gay. Mais si le scénario n’est pas d’une originalité folle, le jeu impeccable des acteurs et la bande son en font un beau film qui mérite d’être vu par un large public.
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 novembre 2025
« Comme si la mélodie avait le pouvoir d'alléger le poids de la souffrance. » "The History of Sound" raconte une histoire d'amour qui traverse le temps malgré une période incertaine marquée par la Première Guerre mondiale. Les sentiments restent au même titre que ces chansons traditionnelles que Lionel et David décident d'enregistrer sur des cylindres phonographiques. Des chansons pour la prospérité et pour se souvenir de certains moments puisque chacune d'elles renferme une histoire. Ce passage est, pour moi, le plus réussi du film que ce soit pour les musiques ou cette période un peu suspendue dans le temps. Cette quête de chansons folkloriques dans un but de transmission et de préservation m'a fait penser à "All You Need Is Death" même si l'œuvre de Paul Duane est un film d'horreur. Pour le reste, c'est une romance qui n'est pas forcément démonstrative puisqu'il est surtout question d'absence et de silence. Ensemble ou séparément, Paul Mescal et Josh O'Connor transmettent suffisamment de choses pour combler un scénario trop souvent dans la retenue. En somme, un film délicat et parfois touchant.
so-k-line
so-k-line

8 abonnés 39 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2025
Très touchant, belle performance de Josh O'Connor et Paul Mescal. Un peu dans l'esprit de brokeback mountain.
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