De magnifiques images, une idée de base originale, deux excellents acteurs, mais le tout est un peu ennuyeux. De l’émotion, de la nostalgie, des chants folk, c’est bien fait mais cela peine à toucher.
un beau film qui baigne dans le chant de l'Amérique, ses paysages, comme des tableaux mélancoliques, en toile de fond une histoire d'amour à la fois heureuse et désespérée
Un film d’une grande délicatesse. À la fois romance et voyage musical à travers l’Amérique du début du XXᵉ siècle, le film touche par sa sensibilité et sa pudeur. La relation entre les deux personnages principaux, incarnés avec beaucoup de justesse par Paul Mescal et Josh O'Connor, est bouleversante sans jamais tomber dans le pathos. Leur alchimie donne au récit une profondeur émotionnelle palpable. La mise en scène est élégante et contemplative, laissant toute la place aux paysages, aux silences et surtout à la musique, qui agit comme une mémoire vivante. Chaque chanson semble porter un fragment d’histoire et d’émotion. Un film doux et mélancolique, qui parle d’amour, de transmission et des traces que les rencontres laissent en nous. Une très belle surprise, sensible et profondément humaine.
Nouveau film du réalisateur sud-africain Oliver Hermanus, dont j’avais beaucoup aimé Beauty et Vivre, Le son des souvenirs est sans doute pour moi le plus beau film de ce début d’année. Ici, tout est réussi. La mise en scène est ample, discrète, presque virtuose sans jamais être démonstrative. Le scénario co-écrit par Ben Shattuck, adapté de sa propre nouvelle, est d’une finesse rare, avec des personnages immédiatement attachants et une histoire d’amour aussi belle qu’impossible. Il y a une tension sentimentale et érotique permanente, mais toujours dans la retenue, sans jamais en faire trop. C’est aussi une chronique parfaitement vue sur la condition homosexuelle au début du XXe siècle, traitée avec intelligence et délicatesse. Le dénouement est d’une beauté déchirante, et la direction artistique est somptueuse, portée par une partition musicale magnifique. Côté interprétation, c’est du très grand niveau. Paul Mescal trouve ici, pour moi, son meilleur rôle : il crève littéralement l’écran et porte tout le film sur ses épaules. Le reste du casting est tout aussi impeccable. Bref, un sans-faute absolu, le premier grand choc cinéma de l’année pour moi. Beau, triste, mélancolique et nostalgique. On en sort bouleversé, et il ne vous lâche pas de sitôt. Magnifique.
Chronique des années qui passent, et d'un grand amour qui... ne passe pas. Film beau et triste, sans jamais être larmoyant, très bien interprété et raconté, bien que peut-être un peu trop lent et long, mais sans jamais susciter l'ennui. Les images sont belles, mais je ne suis pas fan de cette teinte un peu grisée qui fait perdre du relief. Ce fut quand même un beau moment d'émotion.
J'avais beaucoup aimé la nouvelle dont est tirée le film, et j'ai vu que le scénariste était l'écrivain lui-même : toute trahison de l'œuvre initiale semblait donc improbable. Et c'est le cas : la fidélité est totale, et les développement tout à fait bien venus. Les deux acteurs sont magnifiques : tout passe par des regards, des non-dits. La photo est sublime. On à vraiment affaire à du grand cinéma. Attention : prévoir les mouchoirs pour la scène finale.
Personnellement je suis assez mitigé sur le film , j’ai eu du mal à rentrer dedans par le fait que ce sont des personnages qui sont bercés par la volonté de garder et graver des sons et des émotions vocales sur microsillons . Mais j’ai trouvé le film long et sans me transporter dans l’émotion . Le film est bien mais c’est surtout vers la fin que j’ai ressenti une belle émotion et le message du film . Je dirais que c’est pas mal , j’ai eu le sentiment d’une tentative de brokeback mountain en moins fort , moins crédible étc , mais bon les acteurs sont formidables mais trop dans la retenue aussi j’ai trouvé .
Même s'il y a de la poésie, le film est terne, l'histoire trop simplette, les scènes de tendresse trop courtes. Les scènes de sexe pas vraiment hôt . Trop lent, trop lent. Trop mou, déprimant Quel ennui.
Je voulais être bouleversée. Vraiment. Pourtant, le film me laisse sèche comme une année sans pluie. L’intention d’émouvoir est constante, trop visible. Chaque scène importante est annoncée, préparée, encadrée, si bien que la surprise disparaît et, avec elle, l’émotion. À force d’insister, le récit étouffe ce qu’il cherche à faire naître. Rien ne palpite vraiment.
Le film et d’une infinie délicatesse, il dépeint avec poésie un amour de jeunesse. La photographie est magnifique et le thème de la musique enveloppe le film avec une grande sensibilité. Les deux acteurs sont magnifiques.
Magnifique film littéraire avec en toile de fond une romance impossible au début du XXiéme siécle. Au delà de cet amour contrarié, une réflexion subtile sur le temps qui passe, et nos efforts desespérés pour garder une trace de notre passage et de nos productions artistiques. Profond et touchant. A VOIR DANS UNE SALLE.
Dans le projet du cinéaste sud-africain Oliver Hermanus, il y avait beaucoup de choses intéressantes : un duo d'acteurs au sommet de la hype (Paul Mescal / Josh O'Connor), un sujet touchant (une histoire d'amour gay sur le long terme dans l'Amérique du début du XXème siècle), une toile de fond passionnante (la collecte de chansons folkloriques traditionnelles).
Las ! L'assemblage final de tous ces bons ingrédients est insipide. On s'ennuie à suivre cette romance tout juste sortie de la naphtaline, qui ne parvient pas à donner de la profondeur aux interactions entre les deux personnages principaux.
L'aspect documentaire sur la recherche de chansons est de loin le point le plus intéressant du film, mais il ne parvient pas non plus à nous captiver, par manque d'approfondissement.
La réalisation est propre, les paysages magnifiques, et on se demande au final comment il est possible avec autant d'atouts d'arriver à ne générer aucune vraie émotion. Un coup de maître en matière de ratage.
Agréablement surprise par cette fresque romantique du début du siècle dernier. Le voyage personnel intérieur du personnage principal nous touche par sa sincérité. Son amour inconditionnel pour l'homme qui l'a révélé perdure et traverse son existence, rytmé au son de la musique folk qui les unit jusqu'à la fin. Très beau.