pas de patos, un film à la fois drôle et grave, où l'humour et les facéties de ce jeune acteur nous entraîne avec légèreté dans son histoire. On rit beaucoup notamment sur la première partie du film, la seconde partie est plus sérieuse. Néanmoins, il faut voir ce film qui traite de l'antisémitisme ordinaire, que nous côtoyons chaque jour.
Quel plaisir de se laisser emporter par les tribulations de ce touchant jeune homme qui protège avec tant de fantaisie une maman incarnée par l'immense Agnès Jaoui ! Merci
Film sensible, subtil, sur un fil, élégant, doux, drôle, profond, et dont le vrai sujet est le rapport mère fils et comment fait-on face à la disparition. Noé Debré est un scénariste important qui compte, il montre avec ce 1er film qu'il est aussi un réalisateur à suivre.
Un film et des acteurs attachants Le film joue dans le réalisme d'une banlieue en voie de ghettoïsation accélérée et dans la symbolique de l'exil quasi forcée (décès de la mère puis départ du fils baluchon sur l'épaule) Le réalisateur pense avoir un film comique mais ce serait plutôt de l'humour grinçant On en ressort attristé et mélancolique Le scénario n'est pas complètement au point mais cela reste un bon film à voir
Ce film révèle un jeune acteur du nom de Michael ZINDEL qui y trouve un rôle plein d’humour qu’il tient avec brio. La vie des différentes communautés de la banlieue parisienne y est relatée avec finesse et sans parti-pris notoirement excessif. Bien que le sujet traité soit assez banal, on ne s’ennuie pas durant le visionnage car le décalage entre les vies réelle et relatée par chacun des personnages est particulièrement drôle. La qualité principale du film est liée au fait qu’aucun des différents partenaires participant à son existence ne semble s’être pris au sérieux et c'est peut-être cela qui le rend si attachant.
Dans une commune de la Seine Saint - Denis vivent une mère malade des reins et son fils. La synagogue a fermé et le dernier commençant casher est sur le point de fermer également...........
Ici nous voyons un premier long métrage et c ' est réjouissant car la manière de filmer est forte et adroite et à l' unisson du récit de la vie quotidienne de ce jeune homme de 26 ans né dans une famille peu argentée et qui aide sa mère qui sort peu .
Ce jeune homme sympathique est bien connu et en apparence apprécié dans ce quartier laissé par la république française à une vie quotidienne où la pauvreté financière fait partiellement le lit des communautarismes qui rongent lentement les liens sociaux. C ' est aussi un film social et cela est rare actuellement !
Le fils erre mais rassure sa mère en rentrant. Toutefois la mère pense qu' il faut quitter ce lieu ..........
Savons-nous encore que les différences entre les citoyens sont de vraies richesses intellectuelles et culturelles ?
Je suis relativement certain que oui ! Il suffit de ne pas juger évidemment !
Bravo pour cette première œuvre cinématographique !
un très beau film vrai et émouvant sur la banlieue la religion et surtout les relations d'une mère (juive) et son fils...on rit beaucoup mais pas seulement
C'est un film plein de sensibilité, d'émotion, de nostalgie, de drôlerie légère. Le sujet est gravissime. Aucun manichéisme dans ce film, les relations entre les personnages sont pleines d'humanité. Il pointe cependant bien du doigt tous les problèmes, menaces, hypocrisies. Il mérite d'être vu.
J’ai été très déçu par le film. Bien sûr il y a quelques scènes hilarantes comme celles où Belisha tente d’exercer son métier de représentant en pompes à chaleur et qu’il succombe à l’invitation alcoolisée du paysan y entrainant son patron ou bien lorsqu’il va demander son alya à l’agence juive avec la réplique sur les noirs juifs en Israël (un peu lourde car répétée mais bon) ou bien encore lorsque dans la voiture qui le mène chez le paysan, son patron lui fait répéter son pitch pour vendre ses pompes à chaleur y compris la question inévitable et attendue sur son faciès et ses origines. Mais tout cela ne fait pas un film que j’ai trouvé décousu : une suite de saynettes mise à part l’évolution de la maladie de sa mère jouée par Agnès Jaoui jusqu’à sa mort pour qu’il ne reste d’un seul juif dans cette banlieue, le dernier ? J’ai trouvé Agnès Jaoui peu convaincante alors que je l’apprécie beaucoup d’habitude. Dès le début, j’ai trouvé que le film manquait de rythme et je n’ai pas été convaincu par l’interprétation de Belisha par Michael Zindel qui évoque par moment le Jean-Pierre Léaud de ‘Baisés Volés’, un peu perdu dans le monde des adultes et passant d’un job à un autre mais en plus mou, la drôlerie en moins. Je n’ai pas compris pourquoi les Juifs quittaient cette banlieue du Nord ……qui évoque Sarcelles ; j’ai trouvé que le sujet de l’antisémitisme (si ça en devait être la cause) était effleuré en écoutant les quelques préjugés des jeunes hommes interprétés de façon très indécises et peu convaincantes. Enfin, à part le premier plan en plongée sur le marché qui se termine sur le personnage principal Belisha, j’ai trouvé l’image assez mal foutue : cadre et lumière et ça n’aide pas à entrer dans le film.