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Jeanlucchichery
30 abonnés
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3,0
Publiée le 28 janvier 2024
Pour un premier film, je trouve que c’est une belle réussite . Parler de la judéité en ce moment, il faut oser. C’est très subtil, très drôle , parfois sarcastique. Bon, il faut passer outre certains clichés faciles., on lui pardonne .
Un petit film bricolé mais dont l'humour sonne juste. On pense à "goobye lenin" pour la persévérance du jeune héros à faire croire à sa maman que tout va bien et à Woody Allen pour le jeu en apesanteur. Un film sur un sujet brulant et sorti en plein conflit au moyen orient mais qui milite pour le vivre ensemble et est finalement plus laïc que militant. Agnes Jaoui compose un personnage attachant. Une réussite comparé à la catastrophe "Je suis partout" :)
Film magnifique, drôle et touchant que j'ai eu la chance de voir en avant première. Je suis bluffé par la justesse du jeu de l'acteur principal Michael Zindel. Un talent à suivre. Je vous recommande vivement ce film vous allez passer un bon moment !
Sur une bonne idée, comment rater sa cible ? Film gnangnan, dépourvu de nerf, avec un scénario étique, un montage lymphatique et des images maronnasses... Même Jaoui a du mal à sortir la tête de ce marécage, c'est dire. Gagnez du temps : Toutes les blagounettes sont dans la bande annonce.
À vingt-sept ans Bellisha (Michael Zindel) vit encore chez sa mère (Agné Jaoui), à laquelle il sert de garde-malade, dans une tour HLM de la banlieue parisienne. Autour d’eux, les Juifs s’en sont allés, déménageant dans une banlieue plus chic ou partant en Israël faire leur alya. La synagogue a fermé faute de pratiquants et le commerce casher où Bellisha a l’habitude de faire ses courses est voué lui aussi à la faillite.
Jeune scénariste talentueux, Noé Debré, qui a signé la série "Parlement" sur France.tv réalise son premier long. C’est une comédie drôle et grave à la fois qui entrelace deux sujets. D’une part le double portrait d’un adulescent, d’un Tanguy, incapable de quitter le nid familial et d’une maman juive possessive comme on les aime, qui se meurt inexorablement d’une néphropathie, de leur attachement l’un à l’autre et de leur inéluctable séparation. D’autre part, au-delà de ce microcosme, un film sur la judéité et la difficulté de la vivre en milieu populaire dans la banlieue parisienne aujourd’hui.
"Le Dernier des Juifs", dont le titre joue intelligemment, comme le relève Marie Sauvion dans Télérama, sur la polysémie du mot dernier, ultime ou indigne, excelle dans le registre comique, sinon loufoque, en révélant un nouvel acteur, Michael Zindel, qui joue à merveille un adolescent sans âge à la vie réglée de retraité. Bellisha n’a pas de travail. D’ailleurs, quand son cousin lui propose de l’accompagner dans ses tournées commerciales, il y sème une joyeuse zizanie. Il n’a pas de diplôme non plus. Sans voiture, sans permis, sa seule occupation est de faire les courses pour sa mère dans les commerces du coin. A-t-il une sexualité ? Il rend certes visite à une voisine, gironde, arabe et mariée, qui aime qu’il lui susurre des mots sales en hébreu ; je m’étais demandé si leur relation était platonique avant de lire des commentaires qui ne se posent pas cette question pudibonde. Sa judéité est chancelante : Bellisha ne fréquente pas la synagogue, ne parle guère l’hébreu. Mais, pour sa mère, cette identité obsidionale le définit.
Certes, "Le Dernier des Juifs" n’est pas manichéen. Avec un humour volontiers enclin à l’auto-dérision, il raille le racisme dans lequel certains Juifs manquent de verser au nom précisément de l’anti-racisme. Il n’en évite pas pour autant les clichés, pas toujours drôles et parfois même malaisants. Ainsi de la cérémonie œcuménique qu’une mairie bien-pensante veut à tout prix organiser entre les différents cultes.
"Le Dernier des Juifs" n’est pas un chef d’oeuvre inoubliable. Loin de là. Il n’en a pas d’ailleurs l’ambition. Il lui manque un scénario, une histoire qui fasse avancer le film dont le seul fil rouge, sans surprise ni tension, est la lente dégradation de l’état de santé de Giselle. Il n’en reste pas moins une chronique drôle et touchante sur la judéité, le vivre-ensemble et le deuil.
Un film que j aurais adorer aimer. Cela commence plutôt bien mais un peu mou à la manière d un Truffaut pas trop en forme. Puis le film semble en panne il ne se passe plus rien. Un seul espoir le jeux lunaire de l acteurs principale qui j espère trouvera un jour un film à sa mesure
Le dernier des juifs, premier long metrage de Noé Debré, relate l'histoire de Ruben et de sa maman derniers résidents juifs d'une cité. Forcés à partir par la tension croissante envers la communauté juive.
J'ai trouvé le film d'une justesse incroyable, plein d'humour et d'humanité. On y retrouve des traits de l'Etranger de Camus avec un personnage qui vit de manière innocente et désinvolte sa vie au quotidien et qui fait face à des événements d'une rare violence avec une légèreté déconcertante. Un petit air de Woody Allen dans son humour décalé, des images jaunies qui nous plongent vraiment dans l'ambiance, des plans parfois presque aléatoires, une musique à la Louis De Funes et des situations rocambolesques.
J'ai trouve le tout d'une intelligence rare et c'est vraiment une réussite.
Mini bémol sur une fin que l'on étends un peu trop à mon gout.
Comédie triste, Le Dernier des juifs est presque un one man show de Michael Zindel. Il y interprète un vingtenaire paumé sans travail, sans occupation, presque sans relation hormis sa mère malade et sa voisine pulpeuse. On rit avec lui de clichés pas toujours très fins, mais on est aussi touché par la relation mère-fils, pleine de tendresse et de mélancolie. Et puis, il y a bien sûr le message politique, le racisme inhérent à toutes les communautés vivant en vase clos, la faillite du vivre-ensemble, mais aussi l'espoir.
Je n'ai pas du tout été sensible à l'humour du film, à la "drôlerie" de Michael Zindel ou à la "finesse" du scénario. Le rythme du film est très inégal, décousu. Les images ne sont pas belles et les cadrages manquent de sûreté. Je n'ai été ni émue ni attendrie, pas plus que je n'ai ri...
J'adore Agnès Jaoui que j'ai croisée en chair et en os à la librairie La Hune, au cinéma L'Arlequin (en simple spectatrice) et hier à l'avant-première de UGC Les Halles...
Quelle déception ! Agnès n'est plus que l'ombre d'elle-même dans ce film en caricature de mère juive geignarde et raciste face à un fils gentil tout plein, déconnecté, et à moitié neu neu.
Ce film est un pseudo "feel good movie", des grands sentiments "à la louche", mais en même temps qui veut dénoncer l'"antisémitisme"...
La vérité se cache derrière la masque de la folie, aurait dit Victor Hugo...
Ce film veut aborder un sujet sans vraiment l'aborder, ça part dans tous les sens, où est le message ? À qui s'adresse-t-il ?
Coup de cœur. Film drôle et poétique à la fois (belle prouesse !), un scénario tout en finesse servi par des acteurs exceptionnels : Agnès Jaoui est géniale et Michaël Zinder joue si bien le rôle d'un Charlot des temps modernes. Ou comment l'humour et la tendresse peuvent l'emporter dans un monde pas facile tous les jours. On en ressort avec du baume au cœur et le sourire aux lèvres : merci !
C'est un film doux et mélancolique, l'histoire de deux personnes, une mère et son fils qui se soutiennent mutuellement dans un univers qui mute en profondeur. Il lui ment et elle fait semblant d'être dupe. Ce film montre aussi comment le fossé se creuse entre les communautés, insidieusement, sournoisement et comment se crée la banalité du rejet.
L'histoire est touchante, les acteurs sont très bons (mention spéciale au cousin !) mais le rythme n'est pas assez soutenu pour rester sous le charme du début à la fin. On a quand même bien aimé !