Je trouve que les raisons pour lesquelles les juifs désertent leurs lieux de résidence n'est pas traité. Tout juste évoqué. La haine des juifs qui se développe dans ces quartiers n'est effleurée au travers du boucher cacher. Et encore il s'en va parce qu'il n'a plus de client. L'angle abordé est intéressant mais ne peut pas servir de témoignage de l'époque.
Ce n'est pas un super film comique, même si on rit parfois aux facéties du héros, c'est un film tendre sur un plus très jeune homme, qui vit seul avec sa mère, dans une cité du 93 où ils sont les derniers représentants de la communauté juive. Michaël Zindel est exceptionnel, il y a du Pierre Richard, dans son interprétation lunaire, Agnès Jaoui n'en fais pas trop, elle est très crédible dans son rôle de mère malade, tous les personnages secondaires sont excellents, et au total, c'est une histoire très juste dans sa loufoquerie, qui ne donne pas de leçons, mais qui montre, à sa manière, hélas, peu fréquente dans le cinéma français, la réalité sociale dont fait partie, la violence raciale, dans une cité ordinaire du 93.
Je n'ai pas réussi à entrer dans ce film lent sans récit sans humour même grinçant malgré une suite de phrases repérées par l'auteur dans son quotidien
Je l’ai vu hier avec mon ado. Formidable fable sur une cité de banlieue où il ne reste plus qu’un juif et sa mère. Ce juif c’est Ruben Bellisha, un personnage lunaire qui m’a fait penser à Charlot / Chaplin. Tout est dit avec beaucoup de justesse et d’humour. La fin est très ouverte. J’ai adoré. Mon fils aussi, qui a ensuite fait des recherches sur Michael Zindel, l’acteur qui joue Bellisha. Son personnage est très attachant et Agnès Jaoui joue cette maman malade de façon tellement juste et émouvante... Grande actrice pour un grand film tendre, doux amer, à la fois drôle et tragique. Le sujet n’est pourtant pas facile mais le ton du film, la nonchalance du héros, sa façon de réagir face à l’adversité, sa profonde gentillesse. C’est sa meilleure défense. Que deviendra-t-il ? Personne n’a la réponse. À chacun d’imaginer la suite.
Un film d'une grande poésie, drôle et melancolique, de magnifiques acteurs, très touchant une certaine nostalgie d'une coexistence heureuse entre différentes communautés réelle ou idéalisée
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2,5
Publiée le 28 mai 2024
Ruben vit seul avec sa mère dans un quartier en plein changement. Comme le titre l'indique, ils sont en quelque sorte les derniers de leur communauté, ce qui inquiète profondément Giselle qui ne sort quasiment plus et se tient à jour sur les réseaux sociaux. Pour elle, et vu ses propos, il aurait fallu réutiliser le titre du film "Ils sont partout" d'Yvan Attal qui à l'époque s'amusait des clichés sur les Juifs. Ruben, lui, est très loin des préoccupations de sa mère. Il vit un peu dans son monde, peut-être un peu aveugle sur la réalité de la situation, et il a tendance à enjoliver les choses pour casser ce climat anxiogène et ne pas inquiéter sa mère. On le suit donc dans son quotidien ponctué de micro-événements qui manque cependant d'enjeux. Michael Zindel est bien et son personnage est attachant, mais il ne se passe pas grand-chose. Il s'agit d'une tranche de vie qui veut pointer du doigt quelque chose avec humour, mais on dirait que les scénaristes avaient peur d'aller au bout des choses et d'être plus tranchants. Il ne fallait pas s'arrêter qu'au titre... Bref, c'est sympathique, mais sans plus.
bonne idée de départ mais tellement mal traitée... Ce n'est ni comique, ni instructif.. même Agnès Jaoui a du mal à sortir la tête hors de l'eau tellement le scénario est mince et les dialogues pauvres.
Chronique de la vie ordinaire d'une famille monoparentale sépharade, la dernière vivant dans une cité du 93... Reprise de tous les stéréotypes juifs, où Kefren, le fils unique et sa mère Giselle, malade, échangent les affres du quotidien. Un Propos plein d'humour et de nostalgie sur les interrogations d'appartenances, où Kefren empreinte la double figure du pierrot lunaire un peu paumé, et celle du "schlemiel" - le bon à rien, le raté en yiddish, symbolisant le peuple juif en perpétuelle errance. Un petit film très bien joué par Agnès Jaoui et Michael Zindel.
"Le Dernier des Juifs", comédie dramatique française écrite et réalisée par Noé Debré, sortie en 2024. Avec Agnès Jaoui et Michael Zindel, pour un premier rôle dans un long-métrage. Premier long métrage de Noé Debré en tant que réalisateur. Un petit film à l'image datée, une vie hors du temps dans une petite banlieue. Une vie simple. Un film simple. Un film calme, entre le marché et l'épicerie, les HLM, où Ruben Bellisha traîne et fait semblant de vivre avec sa mère qui s'inquiète de voir partir les juifs du quartier. Un duo touchant. Un petit film sympa. Un personnage dilettante attachant. Ruben, est le dernier des juifs, le dernier du quartier ou le pire représentant de sa communauté ? Humour et autodérision.