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tuco-ramirez
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3,5
Publiée le 21 mars 2025
N'est pas Mohican qui veut Une mère et son grand fils de presque 30 ans vivent tous deux depuis toujours dans un appartement localisé dans un quartier historiquement habité par la communauté juive. Le temps a passé, la synagogue a fermé, l’épicerie casher aussi ; la population a changé. E comme tout changement radical il est accompagné d'n sentiment d’insécurité. La mère de famille a perdu ses repères et cohabitent avec une population vis à vis de laquelle elle a des a priori; la réciproque est vraie. Le fils aimant minimise pour sa mère ces changements, le film prend parfois des accents de « Good bye Lénine ».
Noé Debré, scénariste et dialoguiste hors pair de la magnifique série « Parlement », met en scène son premier long métrage et nous fait profiter pleinement de ses qualités d’écriture. La loufoquerie et la dinguerie traversent le film de bout en bout. Avec beaucoup d’esprit et jouant du comique de situation, il traite du racisme, de l’antisémitisme sans angélisme. Il se joue des clichés avec beaucoup de finesse et prône au fond rien d’autre que la réconciliation entre les communautés et défend le vivre ensemble. Ce film se démarque aussi par son ton très particulier des films des franches comédies (Rabbi Jacob, La vérité, Un éléphant,…) ou des films très politiques voire partisans (Alaya,…). C’est une vraie bouffée d’oxygène dans un monde manquant souvent de légèreté pour traiter de ces sujets. Le duo Michael Zindel et Agnès Jaoui est une belle doublette pour porter ce film.
Nathalie Chifflet : « Burlesque et lunaire, Michael Zindel donne une vie simple à un menteur marrant aux idées saugrenues, dans une comédie douce absurde, sur fond de judaïsme loufoque. Agnès Jaoui est épatante, évidemment. » TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Une petite chronique de quartier en forme de conte communautaire où Bellicham, jeune juif naïf, et menteur habituel, reste dans sa bulle perchée pour protéger sa mere. C'est touchant et drôle pour dénoncer une réalité toute aussi fragile.
Le Dernier des juifs est une comédie grinçante qui apporte un regard acerbe sur la condition juive en France. Il adresse aussi bien les multiples émanations de l'antisémitisme que les travers du communautarisme. Porté par son acteur principal absolument formidable, le film manque globalement de rythme et peut sembler très problématique dans sa manière d'aborder (ou de stigmatiser) d'autres communautés.
Lorsqu'un petit ovni débarque dans le monde souvent très formaté de la comédie-dramatique française, il faut le noter, et là je le note. Avec une pleiade d'étoiles : d'abord poir ce scénario (sans lui, naturellement rien de possible) ensuite l'écriture des personnages (sans lui, naturellement rien de possible), après l'interpretation (qui sans scénario n'auraient rien pu faire). Lui est... génial. Michael Zindel, est une énorme découverte. Une sorte de Pierre Richard, fragile et touchant, tout fin et tellement physique, beau et moche à la fois, il est vraiment formidable. Et Agnes Jaoui, décidément, est une pépite aujourd'hui dans le cinéma Français. Désormais la soixantaine (ou presque je crois) d'une sensibilité, fragilité aussi et pourtant une force et une douceur... Bref, grace à ces ingrédients l'auteur réalisateur Noé Debré (dont c'ets le premier long) a crée sur un sujet lui aussi fragile, un film hyper touchant. On en veut encore. J'en veux encore
Passé le premier quart d'heure le film s'anime enfin avec une scène particulièrement hilarante, Cependant il ne faut pas s'attendre à d'autres scènes du même genre.
Pas très crédible et le mélange entre comédie drôle et comédie dramatique n'arrange rien. D’autant qu'on a beaucoup de mal à croire à certaines scènes. Jaoui est pas mal dans ce rôle inhabituel pour elle, les autres comédiens (s'ils le sont) sont passables.
Une comédie à l'humour décalé, très bien interprétée (hâte de revoir Michael Zindel dans d'autres rôles !), qui dresse un constat doux-amer sur une certaine évolution du communautarisme. Le propos politique est cependant en arrière-plan, l'objet principal étant de suivre les tribulations, souvent très drôles, de Ruben, qui cherche sans trop de conviction quoi faire de sa vie et éventuellement où la vivre afin de rassurer sa mère.
Un bon film avec Agnès Jaoui qui joue cette mère Gisèle et son fils Belisha les derniers juifs d’une cité de banlieue parisienne. On sourie parfois, on sent également une douce mélancolie du réalisateur. Un film qui fait également une part belle à la réflexion. Cette famille n’est pas harcelée et semble vivre en harmonie avec ses voisins mais quelques épisodes remettent en cause cette harmonie apparente. Sous des dehors de comédie on a donc une belle histoire qui raconte le quotidien et l’évolution des populations dans ces banlieues autrefois multiethniques et multireligieuses.
L'idée de départ est intéressante et aurait dû donner lieu à des situations intéressantes, mais ce n'est malheureusement pas le cas. Le film démarre bien... et puis c'est le vide, il ne se passe strictement rien d'intéressant. Une pensée pour Agnès Jaoui que j'aime beaucoup et qui se retrouve à n'avoir pratiquement rien à faire de tout le film, sinon à être malade :-) On peut éviter.
Quelle drôle de petite comédie signée Noé Debré! Bellisha (Michael Zindel) vivote du haut de ses 27 ans en prenant soin de sa mère malade (Agnès Jaoui) qui veut quitter le quartier. Cette dernière est en roue libre totale avec des réflexions acides sur les origines des uns et des autres. Le cinéaste se fiche bien de la morale et se permet de nous faire rire sur des sujets graves comme l'antisémitisme par exemple. Bien qu'utopiste parfois avec beaucoup de second degré, le film montre la réalité de ces juifs obligés de quitter certains quartiers ou la France tout court. C'est bienveillant, drôle, tendre et cela fait du bien dans le contexte actuel.
Bellisha n’a pas vraiment démarré sa vie d’adulte, à 27 ans il vit dans une petite ville de la banlieue parisienne avec sa mère qui répète tous les jours qu’elle veut partir, puisque tous les juifs l’ont déjà fait, peut-être pas pour aller jusqu’en Israël mais au moins à Saint-Mandé. Mais elle ne le fait pas car au final on est bien dans cette cité. Très joli premier film, entre comédie et drame, un sujet qui aurait pu être casse-gueule, celui de la fin d’une époque, mais qui ne l’est pas car le réalisateur évite tous les écueils en slalomant entre angélisme et amalgame, et prend ses spectateurs pour ce qu’ils sont : des gens intelligents.
Première réalisation de Noé Debré, surtout connu jusqu’ici en tant que scénariste, Le dernier des Juifs raconte l’histoire de Bellisha, 27 ans, et de sa mère, grande inquiète de nature et qu’une grave maladie oblige à vivre recluse chez elle. De confession juive, ils vivent tous les deux dans une banlieue populaire parisienne qui se vide des membres de leur communauté, qui déménagent les uns à la suite des autres en raison d’un sentiment d’insécurité. Sur ce scénario qui aurait pu conduire à un drame sombre, Noé Debré privilégie une fil tragi-comique, qui n’élude en rien la difficulté de la situation mais prend le parti du rire et de la nuance. Le choix de son interprète principal, Michael Zindel, y contribue grandement. Sorte de cousin éloigné d’un Vincent Lacoste, cet éternel adolescent semble vivre comme hors du monde, suivant ses propres lois et sa logique propre. Malgré ses défauts, ce film intelligent et sensible garde ainsi un équilibre précieux.
Je m'attendais à un film ennuyeux et la surprise fut bonne : Si l'on excepte un jeu d'acteur moyen pour le rôle principal le récit s'avère drôle, bien écrit et riche d'enseignements.
J’ai beaucoup apprécié ce film, malgré le fait qu'il regorge de clichés qui, hélas, fonctionnent plutôt bien. Il met en lumière une réalité parfois déconcertante concernant les conventions, les traditions et les valeurs sociales et familiales. Il est préférable de le visionner avec un certain recul.