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Vinz1
274 abonnés
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3,5
Publiée le 25 mai 2025
Malgré un scénario un peu calqué sur certains films des années 80 quant à son déroulement, ce long-métrage fantastique saura satisfaire son public par ses décors, ses protagonistes particuliers, son message basé sur l'émancipation et le respect de l'environnement, ses bestioles mignonnes, sorte de mélange entre Grogu et Gizmo, mais surtout ses acteurs dont le toujours hallucinant et halluciné Willem Dafoe, ici vêtu comme Klaus Kinski dans un autre film de fou, "Aguirre, la colère de Dieu", tout un symbole !
La Légende d’Ochi, derrière ses oripeaux de conte pour enfants, est un film qui semble rêvé plus que raconté, et dont chaque image pèse d’un poids ancien, comme si elle sortait des peintures de la renaissance flamande.
Mais ce magnétisme est aussi, peut-être, ce qui tient à distance, ce qui retient l’émotion. Le film s’ouvre comme un grimoire, mais tourne parfois un peu vite ses pages. Et de celle-ci, on retiendra les raccourcis scénaristiques, les personnages sous-exploités et leurs archétypes.
Ici, tout commence par le regard : une imagerie éclairée à la lueur d’un monde qui ne semble jamais avoir été traversé par l’électricité ou le progrès. Les visages, les peaux, les tissus, les matières, tout est sculpture, tout est matière dense, trouée de lumière. On pense aux toiles de Bruegel, bien sûr, mais aussi à Rembrandt, à Georges de La Tour, à tous ces peintres qui faisaient surgir la grâce du trivial, l’angoisse du geste simple.
C’est alors que le burlesque intervient et c’est là l’une des inventions les plus précieuses du film. Car cette beauté compassée se voit brusquement fissuré. L’humour n’est jamais là pour faire rire : il est un hoquet dans l’image. Comme si le monde peint se rappelait qu’il était aussi habité par des corps maladroits, bancals, magnifiques dans leur impuissance même.
Ce choc entre la grande fresque et la petite pantomime génère une émotion paradoxale. Ce trouble est précieux mais il peut aussi dérouter. Le film semble fuir les catégories. Ce n’est ni un conte, ni une satire, ni un drame : c’est un entre-trois, un film qui souffre de ce manque de décision.
Au centre, il y a Ochi. Un animal sauvage, légendaire, fantastique incarnant autant la peur que la fascination. Avec lui, le film choisit l’avant-langage : les dialogues cèdent la place à des soupirs, des chants, des cris d’animaux. Il y a quelque chose de préverbal, d’archaïque dans cette manière de communiquer.
Cependant, certaines séquences tournent à vide, certains arcs s’enlisent. On reste au seuil du mythe sans jamais l’éprouver. On admire, oui. Mais le cœur reste en suspens.
Malgré tout, au-delà de tout cela, le film invente. Il ose. Il imagine un monde avec ses propres lois. Il fabrique, sans s’excuser de l’artifice. Et dans ce geste, il touche à une forme de grâce.
Ca a tout repris d'. sauf l'émotion. Dommage car l'artisanat du film est admirable, de la photographie à la créature, surtout avec un budget qu'on devine pas très élevé, mais le scénario est bien trop schématique.
Une excellente fable écologique dans des décors montagneux, magnifiques. Un WILLEM DAFOE dans un rôle inhabituel d'un péquenot des montagnes à fond bigot et rongé par la "morale" religieuse...Heureusement, qu'à la fin, il "s'éveille" et trouve la rédemption. EMA WATSON surprenante également dans ce rôle de haut niveau , mais ce qui est marrant ce sont ces "faux airs" avec FRANCK DUBOSC... Et que dire du bé bé OCHI qui a perdu sa maman? Un maître YODA poilu ....Une référence à , quand il touche du bout du doigt ELIOT, mais là, on retrouve la même scène entre OCHI et YURI la petite fille, mais le geste à été intelligemment revisité pour lui donner une autre signification, mais, restitué à l'identique.... En tous les cas, un film à voir absolument, car il démontre la cruauté gratuite des humains envers le monde animal, rassurez-vous, le film se termine en "HAPPY END" larmoyant, préparez vos mouchoirs....Pour toutes ces émotions cela mérite amplement 5/5 que je lui attribue avec une très grande joie.....Du niveau d'un Conte de Légende....
Malgré une relation centrale entre la protagoniste et la créature censée être touchante, le film peine à émouvoir. Les interactions sont souvent superficielles, et les enjeux émotionnels restent sous-exploités . De plus, les dialogues sont rares et le rythme lent contribuent à une certaine distance entre le spectateur et les personnages. Fuyez...
Quand Steven Spielberg et Hayao Miyazaki font un enfant de cinéma, cela donne Isaiah Saxon... L'histoire est incroyable, la musique fabuleuse et l'image délicieuse, à la croisée des mondes des plus beaux univers, une histoire légère et magistralement mise en scène... Un chef d'oeuvre.
C'est une catastrophe il faut l'avouer. La " magie" ne prend jamais tellement le rythme est soporifique et les dialogues souvent dénués de sens, d'authenticité comme d'émotion. Mais le plus dérangeant est sans doute la musique poussive à certains moments, trop présente et/ou en décalage avec la scène, ainsi que les cris incessants et désagréables de ces peluches ridicules. On se demande ce que des acteurs connus font là-dedans.
Le réalisateur revisite « ., l’extra-terrestre » (1982) de Steven Spielberg en y incluant des traditions des Carpates roumaines (présence d’animaux sanguinaires dans les forêts, les Ochis, en plus des chiroptères traditionnels) pendant les années 1970´ (vu les modèles d’automobiles) et une vision moderne de la toxicité masculine (culte de la force physique et des armes à feu). Cela reste un conte fantastique (qui se déroule dans une île fictive de la Mer Noire, très montagneuse) à l’ambiance particulièrement réussie qui traite non seulement du respect des animaux (les Ochis ressemblent à des primates à face bleue, intermédiaires entre l’orang outan et l’aye-aye, lémurien aux yeux globuleux, mâtiné de Gismo le mogwaï du film « Gremlins » (1984) de Joe Dante), mais aussi de la famille, celle de l’adolescente Yuri (qui ne quitte jamais sa doudoune jaune) et de ses parents séparés, un père mythomane et proche de la folie [Willem Dafoe (70 ans), rappelant Klaus Kinski dans « Aguirre, la colère de Dieu » (1972) de Werner Herzog] et une mère (Emily Watson, 58 ans), éleveuse de moutons et un peu chaman.
J'ai trouvé le film très bien, voici pourquoi : Visuellement c'est une réussite, l'ambiance visuelle est très riche et bien travaillé, les lumières, les couleurs, la proximité avec les éléments de la nature. Ambiance sonore aussi réussie. Le jeu des acteurs est très bon. Les marionnettes sont top ce qui peut donner à se film une qualité intemporelle Ce filme a un côté contemplatif avec un rythme tranquille et une douceur qui peut vous toucher, ce qui fait que ca n'est pas un film qui peut plaire à tout le monde, il faut aimer le cinéma un minimum et je déconseille aux enfants de moins de 14/15 ans.
Une drôle de légende pour une drôle histoire. C'est plat, le paysage est triste et l'actrice principale n'est pas du tout attachante. On s'ennuie. Il faut attendre les 15 dernières minutes pour trouver ce film finalement pas mal. Seul le bébé ochi est craquant mais à quel prix....
Heureusement que Willem Dafoe est là, ainsi que l'acteur Finn Wolfhard. Si vous avez du temps à perdre...