Valeur sentimentale
Note moyenne
4,0
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358 critiques spectateurs

5
52 critiques
4
127 critiques
3
90 critiques
2
65 critiques
1
16 critiques
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8 critiques
Trier par :
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Jean-Marie S.
Jean-Marie S.

6 abonnés 25 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 août 2025
Film d'un ennui profond.
On attend qu'il se passe quelque chose mais non, rien.
Il faut s'accrocher pour éprouver de l'empathie envers les personnages
Eric A.
Eric A.

15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 août 2025
Mais quel ennui! Des acteurs et surtout actrices excellents, une photo magnifique, tout ça pour ça... Une réelle déception.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2025
Retour de Joachim Trier, et retour gagnant avec ce Sentimental Value au casting royal (Stellan Skarsgård, Renate Reinsve, Elle Fanning..) et à la mise encore plus travaillée que dans Julie (en 12 chapitres).
Débutant en présentant une comédienne de théâtre en proie au doute (séquence hilarante), le film bifurque alors en comédie dramatique au sein d'une famille de cinéma. Alors que le patriarche (Stellan en réalisateur à succès désireux de réaliser un ultime long-métrage personnel) renoue le contact avec ses 2 filles, Sentimental Value se veut une exploration de cette dynamique père-fille brisée, tandis que le scénario intra-diégétique va servir de catharsis pour tout le monde.
On regrettera cependant une seconde partie du film plus attendue en terme de trajectoire (jusqu'à sa finalité) qui l'empêche de renouveler le coup d'éclat précédent du réalisateur.
Cependant, la mise en scène est toujours maîtrisée, proposant par instants une vraie compréhension de toute la généalogie passée au sein de la maison familiale. Mais outre un casting au summet (Renate et Stellan en tête), on est là devant du vrai cinéma où la captation des regards supplante n'importe quel verbiage inutile. Du bon donc !
BorisB
BorisB

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 août 2025
Un grand prix du jury et 2h15.
Un autosatisfecit du monde du cinéma
Long et sans intérêt
Le petit et lointain cousin de Lars von Trier n'a pas les compétences de son parent
On est loin du dogme 95
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
Joachim Trier m'épate, son cinéma est en train de prendre une sacrée ampleur, avec une filmographie qui commence à vraiment raconter quelque chose sans rester les deux pieds dans le même sabot. Et en plus le gars ne doute de rien, genre « Et si je m'attaquais à Bergman ?». Le plus fou étant qu'il y parvient, avec une fresque qui aurait pu s'appeler "Scènes de la vie familiale". J'ai tout admiré ici, de la construction du récit à la mise en scène en passant par ces dialogues aussi cruels que déchirants, où un « Je t'aime » sonne comme un « Je te hais », et inversement. Ce Grand Prix cannois m'a donc bousculé, ou plutôt m'a fait passer par tous les états car si j'avoue avoir pleuré j'ai pas mal souri aussi. Et une dernière chose très très importante dans la réussite de ce "Valeur sentimentale" : Trier a acquis ce que seuls le talent mais surtout l'expérience permettent, il est devenu un très grand directeur d'acteurs, et ici ça saute aux yeux. Pourtant ça ne doit pas être chose facile de maitriser une bombe à retardement telle que Stellan Skarsgård.

Vu en festival
Un visiteur
Un visiteur

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 août 2025
Les absents ont toujours tort. Je ne sais pas pour autant si j'ai eu raison d'être présent à la séance de ce bousier sentimental sans valeur ajoutée. Dialogues creux, discours sur le cinéma plus nombriliste qu'une orgie cannoise au printemps, effets de mise en scène qui n'impressionneront qu'un critique du Monde, rien ne va, et les acteurs (très bons, très lacrymaux, Joachim Trier étant visiblement incapable de penser une femme qui ne sanglote pas) sont bien en peine d'ânonner une intrigue qui ne progresse jamais. Le réalisateur prétend avoir été guidé par "une envie de réconciliation" : spoiler: il n'y en auras pas, à moins que l'on considère comme réconciliation
une capitulation sans condition à l'oncle sexiste au repas de Noël ("il est pas si méchant, après tout, et puis ça n'a pas toujours été facile pour lui" gagnagna pitié épargnez-nous vos angoisses de cinquantenaires). Le traitement des personnages féminins est catastrophique, ne servant que de marchepieds à un père réalisateur dont les extraits de film projetés à l'écran réussissent l'exploit d'être encore plus indigestes que le festin de clichés servi en plat principal. Bref, c'est catastrophique, et pour les prochains films de Joachim Trier, je pense que les absents auront toujours raison.
Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 août 2025
Avec son dernier long-métrage, Joachim Trier confirme sa place de réalisateur majeur du cinéma d'auteur contemporain. Ce film, qui s'inscrit dans la lignée de ses œuvres précédentes telles que Julie (en 12 chapitres), se distingue par une profonde maturité thématique et une maîtrise formelle impressionnante.
​Le récit, qui s'articule autour des rapports familiaux, est d'une rare finesse. L'exploration de la dynamique entre les deux sœurs et de leur relation respective avec leur père est menée avec une sensibilité qui évite tout manichéisme. Trier parvient à dévoiler les couches successives de l'histoire familiale, révélant les origines de ces liens complexes et des rapports parfois tendus. Le film réussit à naviguer entre l'intime et le personnel, construisant un portrait de famille à la fois spécifique et universel.
​Sur le plan technique, l'œuvre est irréprochable. La direction d'acteurs est d'une justesse remarquable, captant les nuances subtiles des émotions et des non-dits. La photographie sublime chaque scène, créant une atmosphère à la fois contemplative et percutante. Quant à la mise en scène, elle est d'une grande intelligence, au service du récit et de l'émotion. L'ensemble concourt à une totale réussite, saluée à juste titre par le Grand Prix à Cannes.
​Il est d'ailleurs fascinant de noter la singularité de la réception française, parfois dithyrambique, qui contraste avec le point de vue d'un de mes proches. Mon neveu norvégien, plus sensible aux subtilités linguistiques et culturelles de l'œuvre, souligne la difficulté de traduire la richesse des dialogues. Selon lui, les sous-titres ne parviennent pas toujours à rendre la pleine subtilité du sens original. Ce décalage renforce l'idée que, malgré une traduction de qualité, certaines nuances essentielles à la compréhension de l'œuvre et de ses références culturelles peuvent se perdre.
​En conclusion, ce film est une œuvre dense, émotionnellement riche, et techniquement aboutie. C'est un grand film qui marque son époque. Une œuvre à voir et à revoir. 19/20
Pi c
Pi c

52 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2025
Un film assez émouvant porté par un excellent casting mais qui peine parfois à avancer.

comparé à ses œuvres précédentes, Valeur Sentimentale n'est clairement pas aussi créatif. Bien que les différentes mises en abyme servent très bien la narration et l'esthétique du film, ce dernier n'est pas aussi convaincant que Julie (en 12 chapitres) par exemple.

Ce drame sur une famille dysfonctionnelle reste cependant un bon film, porté par un casting remarquable bien que les personnages parfois semblent manquer de profondeurs au sein du récit.

En somme ce n'est pas le film de l'année, ni le meilleur film de Trier, mais c'est un film correct qui se regarde facilement malgré quelques longueurs.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2025
Film estimable analysant les problemes rencontrés par un réalisateur dans son travail et les conséquences en résultant dans sa vie familiale, en l'occurrence les rapports avec sa fille. Ceci m'a semblé traité d'une façon trop classique trop académique. En fait film réalisé plus avec la tête qu'avec les tripes. Peut-être je modifierai mon point de vue au terme d 'une seconde vision.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2025
Le ballet des sentiments

Il est danois. Depuis 2012 et son Oslo, 31 août, il collectionne les grands films et les récompenses, il s’appelle Joachim Trier et cette fois, avec ces 133 minutes, il a reçu le très convoité Grand Prix à Cannes. Agnes et Nora voient leur père débarquer après de longues années d’absence. Réalisateur de renom, il propose à Nora, comédienne de théâtre, de jouer dans son prochain film, mais celle-ci refuse avec défiance. Il propose alors le rôle à une jeune star hollywoodienne, ravivant des souvenirs de famille douloureux. Ce film est une pure merveille à ne rater sous aucun prétexte. Le nouveau Bergman est né.
Contrairement à ses films précédents centrés sur un protagoniste unique, Valeur sentimentale suit plusieurs personnages, ce qui multiplie les perspectives émotionnelles et offre une expérience plus immersive et fragmentée. Ici, avec une narration chorale, il joue sur les points de vue multiples, les allers-retours temporels et les émotions croisées. Mais chose surprenante et originale, c’est la maison de famille qui reste au centre de l’intrigue en devenant un point de départ pour aborder un récit plus complexe : une profonde réflexion sur la vie et nos attentes. On comprend que l’équipe du film a mis beaucoup de temps pour dénicher cette demeure qui devait non seulement servir de décor, mais aussi incarner physiquement la mémoire affective des personnages. Elle reflète ainsi le poids des relations humaines, des secrets enfouis. Outre la relation très forte entre les deux sœurs, le personnage de Gustav, réalisateur absent confronté à ses filles, interroge sur ce qu’un parent transmet sans le vouloir. Bref, le portrait d’une famille dysfonctionnelle, qui parle de deuil impossible, d’absence du père, de rapport au temps qui passe et à la vieillesse et pose un réel questionnement de la vision d'artiste, et du mélange complexe entre art et intimité. Oui, je sais, beaucoup de sujets, souvent graves, et pourtant on ne voit pas passer ces deux et quart de pur bonheur.
De film en film, ma conviction est de plus en plus forte, Renate Reinsve est une immense actrice. Stellan Skarsgård, que je n’avais pas revu – à part son rôle dans les deux volets de Dune -, depuis 2017 dans Retour à Montauk, est lui aussi un grand comédien et son affrontement avec Renate Reinsve est passionnant. Ce pur chef d’œuvre m’a permis de découvrir également Inga Ibsdotter Lilleaas, magnifique également. Quant à Elle Fanning, elle excelle dans le rôle d’une star hollywoodienne en quête de sens. En conclusion, un long-métrage fabuleux, qui ne m'inspire rien d'autre qu’amour et admiration.
ed_loisel
ed_loisel

19 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
Objectivement un très bon film que ce soit par sa réalisation et ses acteurs mais on reste un peu à l'écart de cette famille aux relations complexes.
Quelques longueurs nous perdent parfois mais elles sont aussi vite oubliées grâce à de très beaux moments d'émotion et de mise en scène.
Seb Rillette
Seb Rillette

10 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2025
Disons que si l on rentre d une dure journée de labeur, vous pourrez vous endormir devant ce film, quelque peu " somniferant".Le scénario est bien, les acteurs tous bon (surtout la fille cadette). Par contre le film est trop long et ça manque de rythme. C est dommage car les rapports entre le père et ses deux filles sont bien écrit. Si le film avait duré 1h30 voir 1h45 cela aurait pu être un très grand film.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 août 2025
"Je veux trouver ma place."

Quatre ans après leur collaboration sur le touchant et réussi «Julie (en 12 chapitres)», le duo norvégien Joachim Trier et Renate Reinsve refait équipe pour cette étude de mœurs, repartie cette année avec le Grand Prix cannois, tout en s'entourant pour l'occasion d'un casting international, dont le suédois Stellan Skarsgård, la danoise Inga Ibsdotter Lilleaas et l'américaine Elle Fanning.

Dressant le portrait d'une famille disloquée, ce drame intimiste explore et décortique avec une certaine finesse les fissures qui demeurent en chacun de ses membres, ces traumatismes dont ils n'arrivent pas à se défaire, ces vérités qui ne peuvent être confessées à haute voix.

Et au cœur de celui-ci, l'histoire d'un père metteur en scène cherchant à faire la paix avec sa fille actrice, qui ne lui pardonne pas sa longue absence au sein du foyer familial. Deux êtres solitaires et passionnés par leur art, se regardant mais ne se voyant pas.
Et c'est peut-être à travers la fiction que les deux vont pouvoir faire un pas en direction de l'autre.

Histoire de non-dits et de solitudes qui se ressemblent plus qu'elles ne le pensent, le film dresse un constant effet miroir entre la réalité et la fiction, qui découle et s'inspire de cette même réalité.
spoiler: Une mise en abyme dans laquelle une actrice américaine est choisie par le père pour incarner le rôle qu'a refusée sa fille, pour laquelle il a écrit ce rôle. Un rôle inspiré de sa propre mère, qui a mis fin à ses jours au sein de la maison familiale quand il était encore enfant. Un moment marquant qui figure dans le scénario qu'il a écrit et qui se tournera dans la même maison familiale, qui a traversé les générations.


Ici, l'art et l'intime, l'illusion et le réel sont étroitement liés, se nourrissant l'un de l'autre pour tenter de se parler. Parce que faire de l'art, c'est toujours partir de soi pour pouvoir s'adresser aux autres.
Le cinéma, la fiction, devient un moyen de se reconnecter à l'autre, de se réconcilier avec son passé comme avec son présent, et de peut-être faire la paix avec tout ça.

Une œuvre sincère, portée par un casting habité et impeccable, mais traversée par quelques redondances au cours de ses 2h13, comme si le film créait une distance volontaire avec le spectateur, peut-être pour mieux illustrer ces sentiments distants et fragiles.
L'émotion se fait pourtant bien visible à certains moments, mais disons qu'il me manque un peu ce côté palpable pour être véritablement touché par ces personnages, leurs failles et leurs forces.

Mais malgré ces quelques défauts, un film très bien écrit et interprété sur ce qui n'est pas/plus, ce qui s'est fêlé avec le temps et ce qu'on peut tenter de reconstruire.

Un film sur l'art comme outil de résilience et comme vecteur de réconciliation entre les générations.
Un film sur les ombres qui nous habitent, et ces lumières inattendues qui peuvent nous guider et nous faire aller de l'avant, en direction de l'autre. 7-7,5/10.
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2025
Vu au festival de Cannes 2025.
Joachim Trier revient en force cette année à Cannes et c'est pour moi un vrai coup de cœur.
Le film commence sur des plans assez inhabituels d'une maison. Petit à petit on comprend. La valeur sentimentale c'est celle que l'on met sur ces objets familiaux et qui nous attachent à notre passé. Mais en démontant finalement cette maison, le réalisateur nous montre comment, le temps de son film, les personnages ont fait glisser cette valeur sentimentale des choses vers celles des membres eux-mêmes de la famille.
En effet, le lien était bancal, inexistant, entre le père et les filles notamment. Et c'est à travers des dialogues magnifiquement écrits, des échanges entre les 2 sœurs, ou entre père et fille, que cette valeur sentimentale se déplace enfin.
Le casting est magnifique et candidat fort possible à une palme d'interprétation, masculine et/ou féminine. La mise en scène est fluide et efficace et fourmille de bonnes idées.
Joachim Trier en profite aussi pour glisser réflexions sur des sujets plus "accessoires" comme les écrans dans les familles ou le mode de production des films avec l'arrivée des plates-formes...
Les quelques minimes longueurs n'entachent pas le film qui émeut autant qu'il amuse. Une belle pièce de cette sélection cannoise 2025 que j'espère retrouver au palmarès.

[MAJ palmarès Cannes : Grand prix]
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2025
Pour l'instant, "Valeur sentimentale" me paraît être le meilleur film que j'ai vu cette année. Joachim Trier y est d'une très grande finesse. Il construit le portrait d'une famille où tout le monde cherche à se comprendre sans jamais y parvenir. La jeune femme jouée par Renate Reinsve paraît complètement névrosée par son histoire familiale tandis que celle qui est jouée par Inga Ibsdotter Lilleaas semble s'en être mieux sortie en apparence, notamment grâce à sa sœur. Le père des deux filles arrive en fin de vie et se rend progressivement compte qu'il n'a pas assumé son rôle. Il tente alors de réparer à sa façon - sans doute de manière très indélicate - ce qui semble être pour lui la plus grande erreur de sa vie. Pendant plus de deux heures, il tente désespérément de faire comprendre à sa première fille que le film qu'il a écrit pour elle constitue une excuse et une réponse à beaucoup de soucis qu'il a engendrés chez elle. L'actrice qu'il a engagée suite au refus de sa fille comprend au fur et à mesure qu'elle ne peut pas interpréter ce rôle. La création et l'interprétation artistiques paraissent être des éléments cathartiques qui pansent les plaies comme elles peuvent. Les références à Bergman apportent une dimension névrosée au film qui est adoucie par des plans souvent lumineux qui peuvent rappeler, d'une certaine façon, Wes Anderson. Quant au jeu des acteurs, il est absolument impeccable. Chacun y est à sa place et interprète parfaitement son personnage.
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