Valeur sentimentale
Note moyenne
4,0
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358 critiques spectateurs

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52 critiques
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127 critiques
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90 critiques
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65 critiques
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16 critiques
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8 critiques
Trier par :
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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2025
Quand on aime le cinéma on ne peut rater la sortie du Grand Prix du dernier festival de Cannes !! Présenté comme le troisième volet d’une trilogie ouverte avec « Oslo 31 août » suivi de « Juliette en 12 chapitres » il se termine donc avec « Valeur sentimentale » ...Contrairement à des critiques plutôt élogieuses, je n’avais pas été franchement convaincu par ces deux films...leur préférant « Back Home » déjà portrait d’une famille en deuil où après la mort accidentelle de la mère, célèbre photographe, son mari et ses deux fils étaient amenés à se réunir dans la maison familiale et évoquer ensemble les fantômes du passé…Dans « Valeur sentimentale » (peut-être celle de cette belle maison norvégienne de bois rouge qui a vu passer plusieurs générations ) Joachim Trier, raconte l’histoire de deux sœurs , Nora comédienne, célibataire, et Agnès, universitaire, mariée et mère du jeune Erick...et du retour du père prodigue, Gustav, célèbre réalisateur qui vient assister aux obsèques de sa femme et qui avait fui son domicile et ses disputes de couple, pour vivre ses aventures librement... .Joachin Trier braque sa caméra sur la famille, et plus particulièrement sur les relations entre un père et ses filles. La figure du père défaillant, déjà esquissée dans son précédent film, est ici centrale... portrait d'un homme centré sur lui-même, obsédé par son art, méprisant, misogyne, qui révèle au fil du récit ses fissures, aussi profondes que celles qui font s'affaisser depuis sa construction la vieille bâtisse familiale... « Vous êtes ce qui m’est arrivé de mieux », dit le père à ses 2 filles. « Alors, pourquoi on ne t’a pas vu souvent ? », lui répond l’une d’entre elle ! Ce cours dialogue résume parfaitement « Valeur sentimentale » , certainement le plus personnel que Joachim Trier ait jamais tourné...Gustav, qui n’a pas tourné depuis des années, vient avec le projet d’un film commandé par Netflix, un film qu’il veut tourner dans la maison familiale, sur le suicide de sa mère, alors qu’il était enfant, et en proposer le rôle principal à Nora, qui le refuse...Gustav le propose alors à Rachel Kempf, une actrice américaine, rencontrée au festival de Deauville, qui renoncera, ne sentant pas le rôle, trop écrit pour Nora...Difficile de résumer et de raconter ce long métrage , semé de flash-back qui peuvent désorienter le spectateur...tout comme la ressemblance physique entre Agnès et Nora... Dans « Valeur sentimentale » Joachim Trier retrouve l’actrice en passe de devenir son égérie. Découverte brièvement dans « Oslo, 31 août », dévoilée dans le rôle-titre de « Julie en douze chapitres », la ravissante Renate Reinsve (Nora) fait, comme toujours, merveille, elle irradie, aimante la caméra, fait vibrer les scènes et nous avec. À ses côtés, dans le rôle de sa sœur Agnès, Inga Ibsdotter Lilleaas charme par la délicatesse de son jeu, et lui volerait presque la vedette, tandis que, dans la peau de leur père, Stellan Skarsgård trouve là un de ses meilleurs rôles... et que dire de la belle maison typiquement norvégienne, en bois rouge, marquée par le temps...quasi-personnage du film... Quatre ans après « Julie (en 12 chapitres) », qui avait valu à Renate Reinsve, le Prix d’interprétation féminine, « Valeur sentimentale a obtenu le grand prix...le cinéma de Joachin Trier est un peu construit pour plaire au jury des festivals...Ce sera ma conclusion !!
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2026
Par sa maîtrise absolue de la mise en scène, entremêlant réalité et fiction, choisissant avec pertinence ses angles, jouant de l'atmosphère froidement chaude de ses paysages, Joachim Trier souligne les émotions des protagonistes, la dimension méta de son propos, le poids du passé. Car ce drame aborde avec un bel équilibre diverses thématiques, de la passion enivrante pour l'art cinématographique (catharsis, aveu, masque) à la transmission de douleurs familiales (entre recherche de réponses aux inconnus de la mémoire et reproduction ou rejet du schéma parental) en passant par l'effectivité du libre-arbitre dans ses choix personnels (entravés par ses craintes, ses expériences, ses rêves). En sus du regard contrasté porté sur la réalisation ou le jeu, l'intrigue observe ses personnages sans les juger, présentant des caractères nuancés, portée par de fins dialogues sur la douleur, sur l'interprétation, sur les justifications que l'on se donne, auxquels les acteurs magistraux confèrent une plus intense densité. Quant à la colère de la fille aînée, elle n'a pas besoin d'un trauma irréversible pour être crédible: les disputes incessantes des parents puis le départ du père refusant de sacrifier sa vie suffisent! Bouleversant.
Guillaume Trévert
Guillaume Trévert

188 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2025
Du très grand cinéma avec cette actrice qu’on prend toujours autant de plaisir à revoir et qui s’épanouit devant la caméra de son réalisateur fétiche. Une histoire universelle. Beau. Fort. Émouvant.
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2025
« Valeur Sentimentale » est du grand cinéma. La réalisation est sobre mais léchée et les interprètes d’une immense subtilité. En tant que spectateur, ça fait du bien d’être mis en position d’interpréter, de ressentir, plutôt que de simplement se faire dicter ce qu’on doit comprendre. Le film est riche, une douloureuse histoire de famille, doublée d’un plaidoyer pour un cinéma authentique. Un vrai plaisir qui se mérite, car le film est exigeant .
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2025
Joachim Trier est décidément un réalisateur que j'apprécie beaucoup et il me le prouve une nouvelle fois avec ce film très sensible et délicat avec une. conclusion surprenante.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2025
Cannes 2025 : Grand Prix du Jury
Le festival de Cannes et moi-même avions découvert Joachim Trier avec le superbe drame « Oslo 31 aout » ; il y était revenu avec un film plus léger au destin international (nommé aux Oscars), « Julie en 12 chapitres ».
Une standing ovation cannoise est venue consacrée à nouveau le réalisateur danois auteur de ce drame familial, très psycho, et profond contrebalancé par des bulles de légèreté bienvenue adoucissant la dureté de certains pans de cette histoire familiale. Ce film débute d’une manière virtuose dans un pré-générique de génie, comme rarement vu, mis en scène à la manière d’un Wes Anderson avec des plans frontaux et très cadrés. L’ouverture se fait au travers d’une voix off qui n’est autre que celle de la fille ainée de la famille. Elle relit une vieille rédaction dans laquelle elle personnifie la magnifique maison de son enfance. On retrace alors un siècle d’histoire familiale par la rétine d’une demeure qui serait la mémoire du passé et de l’histoire des trois générations passées. Cette dernière, aux failles profondes et apparentes, est le réceptacle des joies et tristesses de toute l’histoire familiale. La belle bâtisse de tradition norvégienne est donc un personnage à part entière dès le début et le restera jusqu’au plan final ; sans être un huis clos. Et c’est ici un des nombreux accents bergmanien de ce long métrage. Maladie mentale, dépression, suicide hantent la maison, et pèsent sur ses habitants depuis trois générations. Tchekov ne renierait pas le rôle de cette maison familiale comme décor des conflits tus. La fille ainée (la voix off du début et le personnage central du film), est celle qui porte les héritages tragiques de la famille, sans le savoir, et qui voit sa vie personnelle à l’arrêt ; elle incarne l’impossibilité de s’extraire de sa lignée. C’est l’histoire donc d’une reconstruction et d’une réconciliation avec son histoire, l’histoire de la famille et les siens. La relation entre elle et un père absent sera une partie de la thérapie permise par la médiation de sa sœur. Ce père que l’on pourrait aussi limité à un enfant gâté du baby-boom et auto centré est plus profond que cela ; la maison témoignant aussi des raisons de sa fuite en avant, de sa fuite géographique d’un lieu portant une charge émotionnelle trop forte. Et pour mettre en image ce scénario, Trier fait preuve d’une fluidité limpide pour rendre digeste et accessible la complexité des relations humaines. Mais dans ce film, il prouve encore une fois ses immenses qualités de directeur d’acteurs avec un casting hors pair : Elle Fanning, Inga Ibsdotter Lilleaas, Stellan Skarsgard et surtout Renate Reinsve son actrice fétiche et lauréate du Prix d’interprétation féminine pour « Julie en 12 chapitres ». Comme l’écrit Christophe Grangé : « elle emporte tout sur son passage ». Trier n’hésite pas à allonger le temps, la longueur ne lui fait pas peur pour poser les enjeux ; j’ai malgré tout trouver la seconde moitié du film un peu trop étirée.
Un bon film du cru 2025 par un réalisateur à suivre encore et encore.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 mars 2026
Grand succès critique de l’année 2025, ce nouvel opus du cinéaste norvégien Joachim Trier s’avère hélas fort décevant. Il raconte l’histoire de la complexité des relations entre un père réalisateur vieillissant, qui tente un come-back, et ses deux filles qui ont grandi dans une gigantesque maison familiale, en souffrant de son absence et ayant accumulé les non-dits et rancœurs en tous genres. On ne s’attache pas une seconde à ces personnages dont les problématiques de bourgeois névrosés nous passent complètement au-dessus. Et l’on ne s’intéresse pas une seconde non plus à leurs histoires qui n’intéressent qu’eux.
gizmo129
gizmo129

133 abonnés 1 668 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mars 2026
Nommé et vainqueur du prix du meilleur film étranger de l'année aux Oscar 2026, Valeur sentimentale est un film norvégien avec à sa tête le suédois Stellan Skarsgård. Assez lent et verbeux, le film aborde le thème de la transmission et de l'amour paternel, cela au sein d'une maison ayant vu les générations d'une même famille se succéder. Le succès de cette œuvre est un peu démesuré au regard des émotions que nous transmet l'histoire, seul le fait de parler de cinéma en trame de fond permet au film de prétendre à quelques récompenses, le monde du cinéma est assez nombriliste avouons le.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2025
Joachim Trier, en bon scandinave, nous propose un film quasi bergmanien sur les relations familiales, les souvenirs, les regrets, les rancœurs, les non dits sur fond culturel, la fille ainée est actrice de théâtre, le père est un cinéaste reconnu. Long film très écrit, et même très bien écrit, tout en subtilité et en finesse, des acteurs portés par leur rôle respectif à fleur de peau, magnifiques, une mise en scène précise et élégante qui fait penser par moment à Bergman. Au passage, in bel hommage aussi à Woody Allen plus subtil (un souvenir d'enfance qui nous rappelle le point de départ d' "une autre femme", hommage d'ailleurs du cinéaste juif newyorkais au maitre suédois). Certes, tout cela est quand même plutôt austère et peut-être parfois un peu froid car très cérébral, mais quel tact et quelle intelligence.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2026
*Valeur sentimentale* est une fresque intime d'une justesse bouleversante, explorant les non-dits et les héritages émotionnels d'une famille en quête de réconciliation. La mise en scène de Trier est d'une élégance rare : il filme les visages avec une proximité intimiste tout en installant une atmosphère mélancolique qui sublime chaque plan. Le **scénario** brille par sa subtilité, évitant les pièges du mélodrame facile pour privilégier des dialogues feutrés et tout en nuances, où l'implicite prime sur le blabla explicatif. Parfois on peut s’agacer d’un égotisme « bourgeois d’élite »… mais cela est très subjectif.
L'interprétation est le point fort du film : Renate Reinsve confirme son immense talent par un jeu habité et d'une grande fragilité, face à un Stellan Skarsgård impérial en patriarche complexe. La bande originale, à la fois discrète et envoûtante, accompagne parfaitement les silences du film.
Seul petit bémol, le rythme est un peu contemplatif, mais cette lenteur aide à infuser toute la profondeur psychologique de l'œuvre.
Un récit universel sur les relations parents-enfants, magistralement mis en scène et interprété, qui rappelle les grands films de Bergman.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mars 2026
"Valeur sentimentale" est un film norvégien profondément mélancolique, une mise en abime lors de laquelle le personnage principal, une actrice, refuse de jouer dans le prochain film de son père, un réalisateur de renom. Le film est très centré sur le monde du cinéma, ce qui peut parfois sembler un peu nombriliste. Les comédiens qui jouent tous très justes, accompagnent heureusement ce récit qui s'étire beaucoup en longueur. "Valeur sentimentale" insiste pour faire ressentir au spectateur des émotions à travers une histoire de famille que l'on comprend progressivement au long du film. Un peu plombant.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2025
 VALEUR SENTIMENTALE - Joachim Trier | ⭐ 6,5-7/10

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Le film commence sur les chapeaux de roue, avec une séquence d'ouverture très enlevée et d'une grande beauté, sur une maison saturée de souvenirs, mais qui trompe quelque peu le spectateur sur le rythme du film qu'il s'apprête à regarder. C'est en effet une oeuvre assez lente et très introspective qui suivra.

Les qualités cinématographiques du film sont indéniables. Le geste est ample, la réalisation très élégante, le montage assez remarquable, et l'interprétation irréprochable. Néanmoins, le film n'a jamais réussi à m'emporter sur le terrain de l'émotion.

Avec l'ambition de mêler relations familiales complexes à l'univers du cinéma, le film s'attache à démontrer comment ce dernier peut rapprocher, guérir ou au contraire détruire.

Cependant, le contexte (le monde du cinéma) et le milieu (grande bourgeoisie) choisis pour encadrer cette narration crée une certaine distance avec les spectateurs, qui, pour certains, auront du mal à transposer des émotions.

Malgré un ventre mou et quelques problèmes de rythme, le film monte ensuite crescendo, grâce à un dernier tiers beaucoup plus captivant.

Malgré tout, Valeur Sentimentale n'est pas pour moi la claque attendue, et je crains qu'il ne m'en reste pas grand chose, d'ici quelques temps, comme tous les précédents films du même réalisateur, que j'ai pourtant toujours appréciés.

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Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2026
Avec toutes les louanges et les récompenses qui entourent Valeurs sentimentales, je m'attendais à découvrir un petit bijou. Au final, la déception est plutôt sévère. Certes, les acteurs sont excellents et portent le film avec beaucoup de sincérité, mais j'ai trouvé l'ensemble étonnamment plat. La mise en scène manque de relief, le montage paraît parfois maladroit, presque amateur, et la photographie ne m'a jamais vraiment marqué.
Le film aborde une multitude de thèmes — les relations père-filles, la mémoire familiale, la maison comme héritage émotionnel, le métier d'actrice — mais sans jamais en approfondir véritablement aucun. Tout est esquissé, survolé, comme si le film refusait constamment d'aller au bout de ses idées. Résultat : malgré ses qualités évidentes, je me suis souvent ennuyé. Je ne dirais pas que c'est un mauvais film, loin de là, mais je comprends mal l'enthousiasme qu'il suscite tant il m'a laissé à distance.
tifdel13
tifdel13

104 abonnés 519 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2026
Valeur sentimentale a des airs de déjà vu et n’échappe pas à certains clichés mais le film séduit grâce à ses acteurs. Inga Ibsdotter Lilleaas, Renate Reinsve et Skarsgård sont tous touchants en famille peu douée pour partager mais tentant de renouer à travers l'art qui les unit.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2025
Dans les couloirs d’une maison héritée, un cinéma des non-dits s’installe autour d’un père et de sa fille. Avec une gravité raffinée, le réalisateur danois-norvégien décline cette relation complexe, douloureuse et fascinante, comme une mise en abîme saisissante entre art et mémoire. Renate Reinsve irradie par une présence d’une vérité désarmante, tandis que Stellan Skarsgård impose une intensité qui transcende le silence.
Un film chargé de tensions muettes, qui marque un auteur déjà accompli.
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