Valeur sentimentale
Note moyenne
4,0
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358 critiques spectateurs

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52 critiques
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127 critiques
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90 critiques
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65 critiques
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16 critiques
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8 critiques
Trier par :
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Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2025
Contrairement à la précédente Julie, cette fois-ci la même actrice devenue Nora et le même metteur en scène m'ont convaincu et touché.
Le scénario est habité par les subtiles variations entre le père réalisateur Gustav Borg (excellent Stellan Skarsgard, un grand acteur suédois) de retour et les deux filles Nora et Agnès, orphelines depuis peu vivant en Norvège.
Trier est dano-norvégien, mais Bergman n'est pas loin et son introspection de l'âme humaine et de ses traumas y fait penser bigrement. De brefs écrans noirs semblent à nouveau découper les chapitres de ces allers-retours entre théâtre ( spoiler: dont une scène puissante sur le combat contre le trac incontrôlable
) et les vedettes du cinéma et des séries grand public ( retour pour une nuit magique sur la plage de Deauville, quand les paillettes sont oubliées).
Trier ouvre des pistes mais ne dit pas tout, et nous laisse, nous spectateurs compléter ce que le père et les filles n'ont jamais pu se dire complètement.
C'est lent, presque un tout petit peu long, mais les acteurs sont là pour nous embarquer dans leur quête de réconciliation entre le spectacle et la vraie vie. Reinate Rensve est Nora, bloquée dans son célibat, la concurrence avec sa petite sœur spoiler: laquelle jeune a tourné avec Pap
a, et la mère psy dont seuls quelques contours nous sont esquissés.
La maison rouge en bois, recèle et révèle plusieurs générations de secrets et d'accidents de vie, et les transmet dans la douceur des lumières du nord. On ne peut pas la quitter impunément.
Un beau moment pour aborder l'automne après la crudité des couleurs estivales.
cinéma - aout 2025
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 août 2025
Parfois, sans savoir pourquoi, on semble être en décalage avec l’avis général sur une œuvre ou un auteur, que cet avis soit critique ou public. Le Grand Prix cannois de 2025, « Valeur sentimentale » rentre dans cette catégorie et plus encore. Une œuvre certes imposante et ambitieuse mais qui nous a laissé de marbre et l’impression désagréable voire gênante d’être passé à côté. Bien sûr, tous les goûts sont dans la nature et c’est aussi cela qui fait la beauté du septième art (et des débats qui vont avec). Parfois, quand c’est au point de ne pas comprendre un seul instant les louanges attribuées à une œuvre, on se pose quand même des questions. Mais il en est ainsi. Et si certains des premiers films de Joachim trier nous avait conquis comme le superbe « Oslo, 31 août » et le moins connu et qui braconnait sur les terres du fantastique « Thelma », ceux qui lui ont valu une reconnaissance internationale avaient moins emballé. En effet, on avait trouvé que « Julie (en 12 chapitres) » était sympathique mais pas si extraordinaire qu’attendu et ce « Valeur sentimentale » n’est vraiment pas à la hauteur de sa prestigieuse réputation.

Pour faire simple, il semblerait qu’en se la jouant Bergman moderne, Trier veuille cocher toutes les cases du cinéma d’auteur de festival à tendance pénible, option soporifique. Le genre d’œuvre qui enchante les festivaliers ou les critiques avides de cinéma pointu, qui les brosse dans le sens du poil, mais peut en agacer la plupart. Sauf qu’ici, mystère, il flatte visiblement la majorité des spectateurs. Ce « Valeur sentimentale » est pourtant très long. Trop long. En plus d’être particulièrement lent. Et les thèmes abordés ici le sont de manière quelque peu erratique. Comme si le script n’avait ni boussole narrative, ni véritablement un discours clair. On passe d’un sujet à l’autre, d’un personnage à l’autre sans réel liant. Et plus le film avance, plus on se décourage et plus on s’ennuie copieusement.

Pourtant, le film contient quelques beaux moments de cinéma, on ne pourra le nier. Comme on ne pourra rien reprocher aux acteurs. Renate Reinsve, la révélation de « Julie (en 12 chapitres) » et prix d’interprétation cannois pour ce dernier, est toujours aussi brillante même si on l’a vue bien plus marquante cette année dans le tout aussi froid et long « La Convocation ». Elle Fanning et Inga Ibsdotter Lilleaas sont tout aussi impeccables mais c’est peut-être Stellan Skarsgaard en patriarche insaisissable qui s’avère le plus remarquable. « Valeur sentimentale » parle de la famille et des souvenirs de manière brouillonne, abandonnant des pistes et laissant des zones d’ombres étranges (la narratrice?) mais il est aussi question de cinéma et de son pouvoir de cohésion et de réconciliation salvatrice. Néanmoins, la mise en abyme finale attendue et ce genre de propos sur le septième art s’inspirant de la vie et inversement est une rengaine connue qui ne trouve pas vraiment de discours novateur ici. Du grand cinéma de chambre plus que du grand cinéma tout court pour l’auteur de ces lignes...

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Lola C.
Lola C.

3 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2025
Prodigieux. A la fois tendre, sincère, incroyablement sensible. Bouleversant. Nous y trouvons tous les clefs d’un aspect de notre vie. A ne rater sous aucun prétexte.
Agnès
Agnès

18 abonnés 49 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 septembre 2025
Bcp de flashback . Relation père fille est ennuyeuse .
Film non marquant le thème prendre le réalisateur qui veut faire un film dans un film est d’une grande vacuité . Dommage !!!
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 333 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2025
J'ai eu besoin d'un petit temps de latence pour prendre le recul nécessaire et arriver à poser les mots justes sur ce film...

J'adore Renate Reinsve et c'est la raison pour laquelle j'avais hâte de me plonger dans son nouveau film. La majorité des retours sont dithyrambiques donc on peut dire que mon attente était très haute... Peut-être trop pour le coup.

On suit une famille qui a du mal communiquer dans une maison qui est le socle de l'attache des souvenirs.

C'est un travail d'orfèvrerie qui s'est présenté sous mes yeux. J'ai été impressionnée par le soin qui avait été apporté sur la mise en scène, la luminosité et l'écriture des personnages.
Je comprends l'enthousiasme qu'il y a eu à Cannes tant je me rends compte de l'ampleur du travail qui a été accompli par le réalisateur !

Mais je marche au coeur et il n'a pas battu comme je m'y attendais....
Je suis restée à la surface pendant les deux tiers du récit, comme tenue à distance par la froideur que veulent se donner les personnages.
Les sentiments sont effleurés, tout est sur le fil et j'étais suspendue au bord du précipice alors que je voulais m'y jeter à bras le corps !

Je n'ai basculé qu'à la toute fin, sur cette magnifique scène jouée par les deux soeurs. Quand leur regard veulent tout dire, que le noeud se délie enfin et que des mots sont posés sur les maux.

Je n'ai rien à dire que ce film, tout est maîtrisé à la perfection et je pense qu'il me faudrait le visionner une seconde fois pour en capter toutes les subtilités.
Mais la scène qui a fait boum boum dans mon petit coeur d'hypersensible est arrivée trop tard... Les lumières de la salle de cinéma se sont allumées trop tôt et le torrent a tari à ses prémices !

J'ai vibré trop tard et ce film ne restera pas marquant pour moi... Un rendez-vous manqué c'est dommage !
Jerican
Jerican

14 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2025
Un film profond qui se déploie lentement et en même temps de façon très elliptique. Puissance de la narration, puissance de la mise en scène, puissance des personnages et des acteurs/actrices qui les interprètent.
A la fois une forme de classicisme et pourtant on a le sentiment d’une contemporanéité intemporelle, universelle, une forte modernité. J'ai gardé une forme de distance pendant le film, tout en étant profondément ému, pourtant j'observais le film plus que je le regardais, il me regardait aussi, puis il m'est resté et travaille encore en moi.
Le destin des grands films !
Do Meunier
Do Meunier

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 août 2025
Excellente leçon de cinéma !
Une bonne réflexion sur le moi intérieur, ce qu’on en laisse apparaître et voir y compris à soi meme, et ce que le cinéma peut il en montrer.
Vladimiradremir
Vladimiradremir

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2025
Avec Valeur sentimentale, Joachim Trier poursuit son exploration des liens intimes en plaçant la cellule familiale au centre de son récit. Le film s’ouvre comme une chronique feutrée, presque domestique, mais glisse peu à peu vers une réflexion plus ample, où les fragilités de chacun deviennent matière à une fable universelle.
Ce qui frappe d’abord, c’est la justesse de jeu des interprètes. Stellan Skarsgård impose une présence magnétique dans la peau d’un cinéaste vieillissant, tandis que Renate Reinsve déploie une intensité rare qui donne au film son souffle le plus vibrant. Entre eux, les personnages secondaires s’agencent dans un mouvement choral qui évite la démonstration pour privilégier la nuance.
La mise en scène, sobre et fluide, épouse les hésitations et les silences autant que les éclats d’émotion. Trier choisit une structure fragmentée, scandée par des fondus au noir, qui fait résonner les failles et les rapprochements avec une délicatesse singulière. Le résultat est moins enjoué que Julie (en 12 chapitres), mais gagne en gravité et en profondeur, dessinant un portrait sensible des blessures familiales et du manque d’amour.
Valeur sentimentale confirme ainsi la virtuosité d’un cinéaste capable de filmer l’intime avec tendresse et précision, tout en ouvrant son propos à une dimension plus universelle. C’est une œuvre à la fois mélancolique et lumineuse, où la vie et l’art se reflètent jusqu’au vertige.
FloLehericy
FloLehericy

8 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 août 2025
Beaucoup de bruit pour rien, trop de sous entendus, la compréhension en est compliquée et incertaine.
CADE
CADE

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2025
Présence incroyable des acteurs, façon très nordique de décrire la difficulté de se parler, de se comprendre. Aucun jugement sur les personnages. Réflexion sur la création artistique et sur l’âge…
Julien C.
Julien C.

39 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2025
Un des plus beaux films de l’année à ce jour, des interprètes magnifiques. Subtile et émouvante réflexion sur la famille, un régal.
Régine T
Régine T

30 abonnés 88 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2025
Le retour d’un père absent. Il est réalisateur et demande à sa fille, comédienne, d’interpréter le personnage principal de son scénario, ce que cette dernière refuse. Dans une première scène qui donne le ton du film, elle est paralysée par le trac pour enfin faire un tabac sur scène. Par ailleurs, la complicité des deux sœurs délaissées par leur père.

Que signifie le titre du film ? La valeur sentimentale d’une maison qui a abrité des générations où la valeur sentimentale d’un scénario qui ressemble étrangement à une biographie ?

Film à ne pas manquer
Stephane Bezombes
Stephane Bezombes

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2025
Bien écrit, bien réalisé, impeccablement interprété. Un délice de famille disfonctionnelle. J’ai tout aimé sauf la fin.
Valégri75
Valégri75

2 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2025
Un très bon cru qui rappelle Oslo 31 août en ce qui concerne la photographie et la thématique du suicide. J’ai préféré celui-là à Julie en 12 chapitres, plus fin, plus de suspens.
La fin est magnifique !
Eddie Smigiel
Eddie Smigiel

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2025
Le film de Joachim Trier est essentiellement présenté par les critiques comme une poignante histoire de famille. Si c'était le cas, ce serait déjà un très bon film parce que le jeu d'identification fonctionne grâce à la très belle interprétation des acteurs. D'un autre côté, le thème de la communication difficile au sein d'une famille est très classique voire un peu surexploité. C'est une vision du cinéma dans le paradigme de la transparence, les choses sont telles qu'on les voit, qu'on les entend. Mais en réalité, la puissance supérieure du film est ailleurs, dans une interprétation métapoétique. Parce que Trier dissémine des signaux souvent faibles, parfois assez directs qu'en réalité, une autre interprétation est possible sinon nécessaire. A vous de la trouver, je ne peux pas spoiler et le plaisir dans ce type d'approches consiste aussi à formuler des hypothèses et ensuite à les étayer comme la résolution d'un mat aux échecs. C'est le paradigme d'opacité dans lequel la narration offre des énigmes qui lorsqu'on, parvient à les résoudre permet d'accéder à l'herméneutique du récit. Michel Picard a théorisé tout ça, ce qu'il appelle le jeu - au sens game (résolution d'une énigme) en opposition avec le jeu -to play, je m'identifie aux personnages et j'éprouve des sentiments. La grande force du film, c'est que Trier réussit l'exploit de faire cohabiter deux univers diégétiques assez différents mais compatibles entre eux. Par contre, inutile de chercher dans les critiques y compris presse la résolution moyennant cette approche, pour une raison que j'ignore, les critiques ne développent pratiquement jamais dans ce sens.
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