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Séverine Boulant
8 abonnés
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2,5
Publiée le 23 août 2025
Le film distille ces moments où dans une famille on s aperçoit qu’ on s’est manqué pour des causes qui nous dépassent, l’ on essaie de se raccrocher à un projet pour tout rattraper, en vain . Le jeu est riche mais la froideur qui se dégage de chacun des personnages et des situations fait que les émotions sont beaucoup trop cérébrales et on peut rester à l’extérieur Les bandes son arrivent comme un cheveux sur la soupe tout est trop lent … Le problème est d’avoir vu ALPHA hier
Le nouveau film de Joachim Trier commence par une scène de toute beauté, dont le personnage principal est ... une maison.
Cette introduction est tellement délicate et brillamment filmée qu'on se dit qu'on tient peut-être là un grand film, digne d'être comparé au chef-d'oeuvre de Trier, Oslo, 31 août.
Malheureusement, l'enchaînement avec les atermoiements de Nora, actrice de théâtre qui panique avant d'entrer en scène (?!), nous laisse de marbre. A l'image de tout ce qui va suivre dans le film, les états d'âmes du personnage joué par l'actrice fétiche de Trier, Renate Reinsve, ne parviennent pas vraiment à captiver (j'ai trouvé que l'actrice qui joue sa soeur, Inga Ibsdotter Lilleaas, était plus intéressante).
Il faut dire que le film cultive l'entre-soi : on est entre gens de la profession, qui se formalisent d'un rien, s'expriment mezzo voce, et souffrent pour des raisons qui nous semblent bien futiles (jusqu'à une révélation bien trop tardive, et dont le poids émotionnel n'est curieusement pas mis en valeur, ni par l'écriture, ni par la mise en scène).
L'impression globale générée par le film est celle d'un drame bourgeois filmé par un Bergman propre sur lui, plutôt bien écrit et filmé avec élégance, mais dont on ne sait trop quoi penser : parfois ennuyeux quand il décrit de chichiteuses souffrances, et parfois amusant quand il manie la causticité distanciée (le metteur en scène qui offre les DVD d'Irréversible et de La pianiste à son petit-fils).
Ce film est un chef d'oeuvre et je vous le recommande vivement. Tout y est parfait. Les deux soeurs livrent une interprétation des plus bouleversante. On en sort le coeur gros. Un film marquant.
"Sentimental Value" plébiscité par la critique, Grand prix du Festival de Cannes cette année est un drame qui m'a grandement déçu. Il est vrai que le cinéaste danois norvégien Joachim Trier, dont le précédent long-métrage "Julie (en 12 chapitres)" m’avait charmé, m’a plutôt déçu cette fois-ci avec une intrigue trop élitiste, égocentrique et sans véritable émotion, visant un public particulier de cinéphiles. Toutefois, le film traite de thématiques intéressantes telles que le deuil, l’isolement, la dépression et la transmission des traumatismes entre générations, avec un bon casting (Renate Reinsve, Stellan Skarsgård et Elle Fanning). Malgré un scénario faible, il devrait recevoir de nombreuses distinctions et mentions dans les mois à venir.
Difficile d'être dithyrambique après avoir vu un tel film : tout est dans l'intime, le silence, les non-dits. J'avoue avoir décroché par moment, ne sachant pas où l'histoire allait. J'imagine qu'un tel film doit particulièrement parler aux gens de cinéma (ou du théâtre), spoiler: Si je devais résumer je dirais que le réalisateur comme sa fille, actrice, utilisent l'un et l'autre leur art comme exutoire, comme véhicule de leurs sentiments. Se faisant ils s'enferment dans leurs émotions, incapables de s'ouvrir à autrui dont leurs proches. Ce film peint ces rapports, ces allers retours, ces doutes, ces colères.
Très beau film romantique à souhait et porté par des acteurs au top. Ambiance du nord de l’Europe et quelques longueurs ne desservent pas l’excellent scénario.
À la mort de leur mère, Agnes et Nora voient réapparaître leur père, réalisateur de renom, longtemps absent. Ce dernier veut tourner son nouveau film dans la maison familiale et propose à Nora d’en tenir le rôle principal.
Quatre ans après JULIE (EN 12 CHAPITRES), que j’avais particulièrement aimé, j’attendais beaucoup de ce nouveau film de Joachim Trier. Ici, nous sommes dans un récit familial où le réalisateur explore les blessures intimes d’une famille, les secrets enfouis et les non-dits, dans une mise en abyme où le cinéma devient miroir des vies et des traumatismes de ses personnages.
Le réalisateur confirme son immense talent de direction d'acteurs. Renate Reinsve est une nouvelle fois magistrale, offrant une sensibilité bouleversante à cette actrice rongée par le doute. Stellan Skarsgård impressionne également, livrant peut-être son plus grand rôle, incarnant un personnage complexe, à la fois détestable et attachant. Mais la révélation du film est certainement Inga Ibsdotter Lilleaas, pour la puissance émotionnelle qu'elle dégage.
Les rapports entre les personnages fonctionnent à merveille et souligne toute la complexité des liens familiaux. Trier ne cherche jamais à forcer l’émotion, privilégiant la pudeur et la subtilité des dialogues pour exprimer les sentiments humains.
Et puis il y a la maison familiale. Plus qu’un décor, elle devient un personnage à part entière et la narratrice du récit, témoin des vies et des générations. Des moments qui offrent certaines des plus belles idées de mise en scène.
Pour autant, si l’ensemble m’a profondément touché, je n’ai pas retrouvé l’intensité émotionnelle de JULIE (EN 12 CHAPITRES). Peut-être à cause de la thématique, qui a eu moins d’impact sur moi, ou d’une fin que j’ai anticipée malgré sa beauté formelle. Mais le film continue de résonner en moi, preuve qu’il a atteint quelque chose de fort.
Au final, VALEUR SENTIMENTALE est sans doute le film qui m’aura le plus marqué cet été. Il confirme que Joachim Trier est l’un des cinéastes les plus sensibles et inspirés de sa génération, et me donne envie d’explorer encore davantage son œuvre.
Film magnifique de par son scenario, sa mise en scène et son interprétation. On y parle de la vie et de la création cinématographique et théâtrale qui s’entremêlent, de lignée familiale, de sororité, de vieillissement, de pardon avec une profondeur et un talent fous. Ikea et Netflix apportent quelques légères et bienvenues touches d'humour. Quelques petites longueurs, je le reconnais nécessaires au temps du film, m'empêchent de mettre 5 étoiles
Apres un debut original , attachant, on vire vite sur un film sans grand intéret. Encore un film qui montre la création d'un film, encore un film sur des relations pere fille, rien de nouveau, lassant....
Très beau film très bien mis en scène et très bien joué. On y voit des relations familiales complexes le film se regarde avec plaisir. Le seul bémol que j’y vois c’est que l’on ne ressent pas les émotions des personnages. Il en ressort une atmosphère un peu clinique.
Joachim Trier est décidément un réalisateur que j'apprécie beaucoup et il me le prouve une nouvelle fois avec ce film très sensible et délicat avec une. conclusion surprenante.
Je n ai pas du tout accroché ce qui est rare car je suis plutôt bon public. La réalité et ce qui correspond au film dans le film se mélangent tellement qu on ne sait jamais si c est le film ou celui qui est en train de se realiser...difficile a expliquer. Les filles pleurent beaucoup sans que j ai vraiment compris pourquoi. En fait, il n y a pas d histoire hormis une incompréhension entre le père et ses filles mais pas de quoi en faire plus de 2 heures.
Avec son dernier long-métrage, Joachim Trier confirme sa place de réalisateur majeur du cinéma d'auteur contemporain. Ce film, qui s'inscrit dans la lignée de ses œuvres précédentes telles que Julie (en 12 chapitres), se distingue par une profonde maturité thématique et une maîtrise formelle impressionnante. Le récit, qui s'articule autour des rapports familiaux, est d'une rare finesse. L'exploration de la dynamique entre les deux sœurs et de leur relation respective avec leur père est menée avec une sensibilité qui évite tout manichéisme. Trier parvient à dévoiler les couches successives de l'histoire familiale, révélant les origines de ces liens complexes et des rapports parfois tendus. Le film réussit à naviguer entre l'intime et le personnel, construisant un portrait de famille à la fois spécifique et universel. Sur le plan technique, l'œuvre est irréprochable. La direction d'acteurs est d'une justesse remarquable, captant les nuances subtiles des émotions et des non-dits. La photographie sublime chaque scène, créant une atmosphère à la fois contemplative et percutante. Quant à la mise en scène, elle est d'une grande intelligence, au service du récit et de l'émotion. L'ensemble concourt à une totale réussite, saluée à juste titre par le Grand Prix à Cannes. Il est d'ailleurs fascinant de noter la singularité de la réception française, parfois dithyrambique, qui contraste avec le point de vue d'un de mes proches. Mon neveu norvégien, plus sensible aux subtilités linguistiques et culturelles de l'œuvre, souligne la difficulté de traduire la richesse des dialogues. Selon lui, les sous-titres ne parviennent pas toujours à rendre la pleine subtilité du sens original. Ce décalage renforce l'idée que, malgré une traduction de qualité, certaines nuances essentielles à la compréhension de l'œuvre et de ses références culturelles peuvent se perdre. En conclusion, ce film est une œuvre dense, émotionnellement riche, et techniquement aboutie. C'est un grand film qui marque son époque. Une œuvre à voir et à revoir. 19/20