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Valeur sentimentale est une œuvre dense, où Joachim Trier conjugue l’intime et l’universel avec une précision rare. Les performances de Renate Reinsve, Inga Ibsdotter Lilleaas, Elle Fanning et Stellan Skarsgård donnent chair à des personnages nuancés. La beauté visuelle, la justesse des dialogues et la musique subtile enveloppent le film d’un doux spleen. Malgré une durée un peu longue, le propos touche juste : l’amour, ses manques, et ces liens invisibles qui nous unissent malgré les fractures.
Nombriliste. Avec l'impression d'avoir déjà vu 50 films semblables. Heureusement qu'il y a les actrices et acteur, excellents, sinon l'ennui aurait été total.
Nouveau film de Joachim Trier après son succès critique de Julie en 12 chapitres. Réalisateur qui s'attache aux relations humaines et aux sentiments, notamment amoureux, choisit ici une famille et une maison où la mémoire et les rancœurs résistent. Renate Reinsve (Julie en 12 chapitres) incarne bien son personnage dramatique, Stellan Skarsgard lui donnant la réplique dans des dialogues fins. Malgré tout, la manière dont le thème est abordé, larmoyante très sobre et discrète, couplée à une réflexion sur le cinéma et l'artiste m'ont laissé quelque peu indifférent.
Joachim Trier m'épate, son cinéma est en train de prendre une sacrée ampleur, avec une filmographie qui commence à vraiment raconter quelque chose sans rester les deux pieds dans le même sabot. Et en plus le gars ne doute de rien, genre « Et si je m'attaquais à Bergman ?». Le plus fou étant qu'il y parvient, avec une fresque qui aurait pu s'appeler "Scènes de la vie familiale". J'ai tout admiré ici, de la construction du récit à la mise en scène en passant par ces dialogues aussi cruels que déchirants, où un « Je t'aime » sonne comme un « Je te hais », et inversement. Ce Grand Prix cannois m'a donc bousculé, ou plutôt m'a fait passer par tous les états car si j'avoue avoir pleuré j'ai pas mal souri aussi. Et une dernière chose très très importante dans la réussite de ce "Valeur sentimentale" : Trier a acquis ce que seuls le talent mais surtout l'expérience permettent, il est devenu un très grand directeur d'acteurs, et ici ça saute aux yeux. Pourtant ça ne doit pas être chose facile de maitriser une bombe à retardement telle que Stellan Skarsgård.
Vu en festival
Vu en festival
Comme d'habitude Joachim Trier vise juste et transcende son art. Il propose un reflet de la vie : il y a de la lumière dans les moments sombres, du tragique derrière l'humour, des sentiments complexes dans des situations simples. Renate Reinsve est évidemment mise en lumière comme jamais mais c'est finalement à la maison que l'histoire donne le rôle principal dans cette histoire de famille en forme de réflexion sur le cinéma.
Une vive recommandation !
Une vive recommandation !
Les performances, la finesse du montage, la fluidité du scénario, c'est ma palme d'or pour cette année.
Un beau film sur les rapports entre deux sœurs et leur père. L'actrice principale est très touchante.
Le film le plus accessible au grand public des Joachim Trier, de par la pluralité de son scénario (très convenu, on se l'avoue, mais qui change des autres récits linéaires qui ont pu ennuyer une grande partie des spectateurs devant Oslo 31 août ou Julie en 12 chapitres) qui suit une famille en reconstruction, un père qui revient sur le tard pour renouer avec ses deux filles plus que méfiantes (quel intérêt le patriarche cache-t-il derrière ces retrouvailles à l'improviste ?), d'autant plus que ce dernier a le projet de tourner un film sur leur vie (alors comment ne pas penser qu'il ne revient que pour grappiller des infos qui nourriront son film, et qu'il se fera de nouveau la malle quand l’œuvre sera terminée ?). A ce petit jeu du papa ambigu, dont on tente de ne pas se fier à la bonhommie naturelle, Stellan Skarsgard est brillant, mais il lutte ardemment face à la révélation du film, à savoir Inga Ibsdotter Lilleaas (elle éclipse Renate Reinsve à chaque scène, malgré le talent de cette dernière), déchirante en sœur/fille qui ne sait jamais comment se positionner dans ce conflit familial très hypothétique (chacun y va de sa petite supposition sur les intentions du père, ce qui rend dingue cette cadette, déjà qu'elle s'inquiète pour sa sœur qui avait sauté le pas du "passage à l'acte" quelques temps auparavant... Vraiment, les personnages sont très bien écrits). Il y a évidemment beaucoup d'auto-critique de Joachim Trier sur son propre métier de réalisateur, il se traite presque d'opportuniste de la vie, de sa famille, de ses expériences qui servent à construire ses films. On regrettera néanmoins la mise en scène moins virtuose que d'ordinaire (bien plus classique), une grosse demi-heure en trop (on a succinctement piqué du nez au milieu, et l'on était loin d'être un cas isolé), et des enjeux qu'on nous souligne un peu trop (les personnages aiment bien ré-expliquer ce qu'ils pensent de la situation, sans laisser d'espace de réflexion au spectateur, l'aspect psychologique de chaque personnage est prémâché en permanence, dommage, mais d'un autre côté cela participe à l'impression beaucoup plus "mainstream" de ce film dans la filmo de Trier, bien plus abordable pour un néophyte). Et aussi on a boudé (c'est faux) en découvrant avoir fait une journée de figuration pour ce film (les séquences à Deauville), et qu'au final tout a été coupé (n'a été gardé qu'un plan rapide d'une salle de cinéma... Allez, sans rancune). La dernière scène est quand même une petite trouvaille que l'on retient comme étant le meilleur de ce Sentimental Value, un twist qui nous a joliment dupé (alors, chapeau). Que vous aimiez ou non Joachim Trier, ce Sentimental Value pourrait bien vous réconcilier ou vous conforter dans votre appréciation de son cinéma, tant il accueille le grand public avec une bonhommie certaine (et sans arrière-pensée...contrairement à ce Papounet mielleux ? Vous le découvrirez...).
Film vu en avant première au MK2 bibliothèque le jeudi 26 en présence du réalisateur.
Le film raconte la relation entre un père et ses deux filles. Un père réalisateur en fin de carrière et ses filles dont l'une est actrice de théâtre et l'autre historienne. C'est un père absent et pas très généreux avec ses filles ce qui a perturbé plus particulièrement l’aînée, la comédienne.
C'est un film psychologique, avec une référence à Ingmar Bergman, sur les difficiles relations antre un père et ses filles.
Le film a été très bien reçu au festival de Cannes et il a été récompensé par le grand prix du jury.
J'ai trouvé le film ni très original ni très passionnant à suivre. Les acteurs sont correctes. J'ai pas non plus été ébloui par le travail du réalisateur.
Moyen.
Le film raconte la relation entre un père et ses deux filles. Un père réalisateur en fin de carrière et ses filles dont l'une est actrice de théâtre et l'autre historienne. C'est un père absent et pas très généreux avec ses filles ce qui a perturbé plus particulièrement l’aînée, la comédienne.
C'est un film psychologique, avec une référence à Ingmar Bergman, sur les difficiles relations antre un père et ses filles.
Le film a été très bien reçu au festival de Cannes et il a été récompensé par le grand prix du jury.
J'ai trouvé le film ni très original ni très passionnant à suivre. Les acteurs sont correctes. J'ai pas non plus été ébloui par le travail du réalisateur.
Moyen.
Tracas familiaux dans la grande bourgeoisie, dans les milieux culturels, à Oslo (capitale de la Norvège.)
Entre Ingmar Bergman (version bavard) et Olivier Assayas (tendance "L'heure d'été".)
"Sentimental Value" ne vaut pas le chef-d'œuvre du même Joachim Trier "Oslo, 31 août" (2011).
Découvert au Palace, dans le cadre du BRIFF.
Entre Ingmar Bergman (version bavard) et Olivier Assayas (tendance "L'heure d'été".)
"Sentimental Value" ne vaut pas le chef-d'œuvre du même Joachim Trier "Oslo, 31 août" (2011).
Découvert au Palace, dans le cadre du BRIFF.
Vu en avant-première.
Un très grand petit film, qui, grâce à la diversité des thématiques abordées (l’autobiographie / le cinéma / la maison porteuse de souvenirs / l’absence paternelle…), permet de relever un scénario quand même un peu faible.
Mais l’enjeu n’est pas vraiment là. Il se situe dans la mise en scène, dans le découpage, dans le cadrage, dans cette scène d’hésitation au début du film, qui, à la manière de la première partie de Melancholia de son compatriote Lars Von Trier, révèle la complexité de la psyché du personnage, la confusion intérieure qu’elle traverse.
Tout nous amène à nous interroger, brouillant les frontières de ce qui est bon, de ce qui ne l’est pas. Un film presque exploratoire, sinueux dans sa recherche de reconstruction, de réparation, à l’image de la fissure de la maison.
Le film semble nous dire : recollons les morceaux, filmons, jouons, la seule erreur serait de ne pas (s’) écouter.
Un très grand petit film, qui, grâce à la diversité des thématiques abordées (l’autobiographie / le cinéma / la maison porteuse de souvenirs / l’absence paternelle…), permet de relever un scénario quand même un peu faible.
Mais l’enjeu n’est pas vraiment là. Il se situe dans la mise en scène, dans le découpage, dans le cadrage, dans cette scène d’hésitation au début du film, qui, à la manière de la première partie de Melancholia de son compatriote Lars Von Trier, révèle la complexité de la psyché du personnage, la confusion intérieure qu’elle traverse.
Tout nous amène à nous interroger, brouillant les frontières de ce qui est bon, de ce qui ne l’est pas. Un film presque exploratoire, sinueux dans sa recherche de reconstruction, de réparation, à l’image de la fissure de la maison.
Le film semble nous dire : recollons les morceaux, filmons, jouons, la seule erreur serait de ne pas (s’) écouter.
Vu à l’Arlequin en avant première. Super film, émouvant et beau à regarder. On ne sent pas le temps passer.
Très beau film à la mise en scène élégante, Joachim Trier dresse un portrait de famille poignant en particulier dans la relation entre les deux sœurs dont le père metteur en scène, quoiqu’admirablement joué apparaît un brin excessif dans sa caractérisation pour atteindre les objectifs tragiques du récit.
Le film a remporté le Grand Prix au festival de Cannes.
Est-ce mérité?
Sans doute oui diront les amateurs de l'univers de Bergman à qui l'on ne peut que penser.
Pourtant, en écrivant cette critique trois semaines après l'avoir vu en avant-première, à l'UGC Part Dieu à Lyon, je me rends compte que j'ai presque tout oublié.
Alors, fabuleux ou juste une baudruche? Je suis très partagé.
L'histoire?
Deux sœurs Nora et Agnès retrouvent leur père ,très diminué Intellectuellement ,Gustav, un cinéaste qui fut très connu et très autoritaire. Nora est aujourd'hui une actrice sans concession, et sa sœur cadette, Agnès, à l'opposé a choisi une vie de famille tranquille.
Alors que Gustav avait disparu de la vie des deux femmes, il choisi soudain de réapparaître dans la vie de ses filles et propose un rôle à sa fille Nora.
Le passé ressurgit avec ses plaies mal cicatrisées.
Ce film, il me semble mérite deux visionnages, car si le souvenir en est fugace, le scénario me donne envie de le revoir.
Est-ce mérité?
Sans doute oui diront les amateurs de l'univers de Bergman à qui l'on ne peut que penser.
Pourtant, en écrivant cette critique trois semaines après l'avoir vu en avant-première, à l'UGC Part Dieu à Lyon, je me rends compte que j'ai presque tout oublié.
Alors, fabuleux ou juste une baudruche? Je suis très partagé.
L'histoire?
Deux sœurs Nora et Agnès retrouvent leur père ,très diminué Intellectuellement ,Gustav, un cinéaste qui fut très connu et très autoritaire. Nora est aujourd'hui une actrice sans concession, et sa sœur cadette, Agnès, à l'opposé a choisi une vie de famille tranquille.
Alors que Gustav avait disparu de la vie des deux femmes, il choisi soudain de réapparaître dans la vie de ses filles et propose un rôle à sa fille Nora.
Le passé ressurgit avec ses plaies mal cicatrisées.
Ce film, il me semble mérite deux visionnages, car si le souvenir en est fugace, le scénario me donne envie de le revoir.
Vu lors du festival de Cabourg.
J'aime Joachim Trier !
Au fil de sa filmo, c'est une maturité qui se révèle, une sensibilité à fleur de peau et une fine compréhension du genre humain.
Intelligemment, délicatement, des petites traces d'humanité conjuguées les unes aux autres construisent une histoire intensément émouvante.
Ce dernier film sonne si juste, à la manière Scandinave : avec humilité et en allant à l'essentiel.
J'aime Joachim Trier !
Au fil de sa filmo, c'est une maturité qui se révèle, une sensibilité à fleur de peau et une fine compréhension du genre humain.
Intelligemment, délicatement, des petites traces d'humanité conjuguées les unes aux autres construisent une histoire intensément émouvante.
Ce dernier film sonne si juste, à la manière Scandinave : avec humilité et en allant à l'essentiel.
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