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Après Julie en 12 chapitres, Joachim Trier revient avec Valeur Sentimentale tout juste couronné du Grand Prix du festival de Cannes.
Reprise Cannes - UGC Halles - 26 mai 2025
Casting exceptionnelle franchement il n’y a rien à dire dessus. Super BO.
Alors oui j’ai beaucoup aimé le film, cependant, je ne sais pas il manque quelque chose pour que ce film soit encore plus grand mais je ne saurais pas vous dire quoi. Peut-être un blocage au niveau de l'émotion, je m'attendais à pleurer des chutes d'eau à travers mes yeux mais rien du tout au final.
Intéressante utilisation du cut au noir entre chaque séquence comme si une vie pouvait prendre fin à chaque instant et très intelligent d’avoir conclu la film sur un fondu au noir.
Voilà, en tout cas si j’ai un gosse je sais ce que je vais lui offrir à son anniversaire pour ses 7 ans
Reprise Cannes - UGC Halles - 26 mai 2025
Casting exceptionnelle franchement il n’y a rien à dire dessus. Super BO.
Alors oui j’ai beaucoup aimé le film, cependant, je ne sais pas il manque quelque chose pour que ce film soit encore plus grand mais je ne saurais pas vous dire quoi. Peut-être un blocage au niveau de l'émotion, je m'attendais à pleurer des chutes d'eau à travers mes yeux mais rien du tout au final.
Intéressante utilisation du cut au noir entre chaque séquence comme si une vie pouvait prendre fin à chaque instant et très intelligent d’avoir conclu la film sur un fondu au noir.
Voilà, en tout cas si j’ai un gosse je sais ce que je vais lui offrir à son anniversaire pour ses 7 ans
Joachim Trier signe une œuvre délicate et introspective, où chaque image respire la mélancolie et la profondeur émotionnelle. Sentimental Value explore avec sensibilité les liens du passé et la complexité des relations humaines, porté par une réalisation élégante et des interprétations nuancées. Un film qui touche au cœur, à la fois sobre et puissant.
Film vu dans le cadre de la reprise de la sélection officielle de Cannes à l’UGC Les Halles.
Un film puissant qui ne laisse pas indifférent. Chaque plan est une toile qui reflète une mise en scène impeccable.
L’art pour réparer et consoler, déjà envie de le revoir !
Un film puissant qui ne laisse pas indifférent. Chaque plan est une toile qui reflète une mise en scène impeccable.
L’art pour réparer et consoler, déjà envie de le revoir !
La famille, le théâtre et le cinéma, l'art et la vie, les souvenirs aigre-doux... : le film de Joachim Trier est ambitieux dans les thèmes auxquels il s'attaque. Les acteurs, venus de Julie (en 12 chapitres) auxquels s'ajoutent Ella Flaming, sont excellents dans l'exercice. D'autant que la mise en scène ne leur facilite pas la tâche : combien de plans serrés sur des visages en larmes ? C'est justement mon point de déception : le film est chargé, pesant. La grâce de Julie s'est perdue dans les inspirations bergmaniennes.
Les « problèmes paternels » à la sauce Hygge
À la manière de Here de Zemeckis, la maison familiale devient le personnage principal de ce récit feutré, où un père revient après des années d’absence confronter ses deux filles avec son nouveau « grand projet ». On parle de conflit à la norvégienne, donc ici, les vases ne se brisent pas.
Il est question d’un papa-réalisateur boomer, incapable d’exprimer ses sentiments, qui a préféré vivre son art plutôt que d’élever ses enfants. Une énième histoire de famille bourgeoise avec ses sempiternelles daddy issues dont on se fout un peu, et pourtant, Joachim Trier parvient une fois de plus à nous cueillir.
Plus encore que la relation père/filles, c’est celle entre les deux sœurs qui bouleverse. Et sa réponse à la question de la valeur sentimentale d’une maison familiale se révèle dans la toute dernière scène sur fonds bleus. Et je valide.
À la manière de Here de Zemeckis, la maison familiale devient le personnage principal de ce récit feutré, où un père revient après des années d’absence confronter ses deux filles avec son nouveau « grand projet ». On parle de conflit à la norvégienne, donc ici, les vases ne se brisent pas.
Il est question d’un papa-réalisateur boomer, incapable d’exprimer ses sentiments, qui a préféré vivre son art plutôt que d’élever ses enfants. Une énième histoire de famille bourgeoise avec ses sempiternelles daddy issues dont on se fout un peu, et pourtant, Joachim Trier parvient une fois de plus à nous cueillir.
Plus encore que la relation père/filles, c’est celle entre les deux sœurs qui bouleverse. Et sa réponse à la question de la valeur sentimentale d’une maison familiale se révèle dans la toute dernière scène sur fonds bleus. Et je valide.
Au décès de leur mère, Nora et Agnès croisent la route de leur père aux obsèques, dans la maison dans laquelle elles ont grandi. Gustav est un réalisateur de cinéma. Nora est devenue actrice et commence une nouvelle pièce au théâtre. Le père propose à sa fille un rôle dans son nouveau film mais cette dernière refuse de travailler avec lui.
spoiler: "Sentimental Value" est une œuvre vraiment touchante. Le récit n'est jamais tire-larmes et j'ai senti l'émotion prendre le contrôle de manière très progressive, jusqu'à une explosion dans la dernière partie. Au début perplexe sur le personnage de Gustav, ce dernier n'est jamais cliché et prend une véritable dimension complexe grâce au jeu de Stellan Skarsgard. Les personnages sont tous bienveillants les uns avec les autres mais prennent le temps de dévoiler leurs sentiments, leur rapport au passé. La maison qui est le lieu de l'action dégage l'impression d'avoir vécu avec les protagonistes.
spoiler: "Sentimental Value" est une œuvre vraiment touchante. Le récit n'est jamais tire-larmes et j'ai senti l'émotion prendre le contrôle de manière très progressive, jusqu'à une explosion dans la dernière partie. Au début perplexe sur le personnage de Gustav, ce dernier n'est jamais cliché et prend une véritable dimension complexe grâce au jeu de Stellan Skarsgard. Les personnages sont tous bienveillants les uns avec les autres mais prennent le temps de dévoiler leurs sentiments, leur rapport au passé. La maison qui est le lieu de l'action dégage l'impression d'avoir vécu avec les protagonistes.
Juste incroyable, c'est plus qu'un simple film. Les moments de silence et les fondu au noir sont tellement puissants. Le type de film qui est à placer dans une cinema-therapy, c'est grâce à ses films là qu'on entrevoit la puissance de la sensibilité que peux apporter le cinéma et l'art en général dans la justesse et la précision des propos. Ca me fait penser a une citation "C'est dans les moments où on se sent le plus seul qu'on est les plus compris" Et ce film en fait le récit a travers une interprétation actorale aussi impressionnante, le tout dans une mise en scène poétique. J'aurais bien aimé que mon père regarde ce film de son vivant... bref j'aime trop le cinéma !
Énorme déception. Je suis particulièrement sensible au cinéma de Joachim Trier dont j’ai aimé voire adoré les autres films, je trouve qu’il excelle pour transmettre des émotions avec des scènes simples où les dialogues et les silences sont tellement chargés de sens. J’ai rien retrouvé de tout ça dans Valeur sentimentale et à vrai dire je suis jamais complètement rentré dans le film. C’est comme s’il y avait eu une mise à distance qui m’a empêché de ressentir ne serait-ce qu’une seule émotion, j’ai dissocié 20 fois à tel point que je me surprenais à observer les gens dans la salle à certains moments. Vraiment je comprends pas la hype, c’est clairement son pire film. Glacial. Bien rangé. Oubliable.
Objectivement un très bon film que ce soit par sa réalisation et ses acteurs mais on reste un peu à l'écart de cette famille aux relations complexes.
Quelques longueurs nous perdent parfois mais elles sont aussi vite oubliées grâce à de très beaux moments d'émotion et de mise en scène.
Quelques longueurs nous perdent parfois mais elles sont aussi vite oubliées grâce à de très beaux moments d'émotion et de mise en scène.
Vu dans le cadre du festival de Cannes. Ce film malgré une lenteur artistique parvient à nous plonger avec beaucoup de douceur dans l'atmosphère d'une intimité familiale unique.
Vu en avant-première (Cannes à Toulouse), j’ai du mal à rédiger une critique sur ce film. Les acteurs et actrices sont très bons et très crédibles, le scénario reste assez convenu : mal-être, angoisses liées à son histoire et relations familiales.
Je suis restée insensible aux émotions des personnages…
Je suis restée insensible aux émotions des personnages…
Crier mon admiration pour Joachim Trier
Oslo, 31 août, Back home, Thelma, Julie (en douze chapitres) et, désormais, Valeur sentimentale, les films de Joachim Trier sont un trésor. À chaque fois, le réalisateur joue du soleil et de la tempête sur la ville d’Oslo. Trop de passion, trop de larmes ?, je vais voir ses films pour être ému. Comme par Le cri d’Edvard Munch, admiré une première fois au Musée national d’Oslo. Valeur sentimentale, le bien nommé dernier film de Joachim Trier, Grand Prix du festival de Cannes 2025, exalte les émotions. Le duo Renate Reinsve (Nora) / Jonas Lindegaard Jacobsen (Anders) n’est pas ici le couple central du film, Nora est avant tout très seule. Une femme blessée. Une thérapie transgénérationnelle la délivrerait sans doute du fardeau légué par son père qui la rêve en héroïne de son dernier film et sa grand-mère qui n’est plus là pour personne. Il ne s’agira pas de cela, mais c’est tout comme. Mention spéciale pour Stellan Skarsgård interprètant de manière glaçante le père revenu d’une très longue absence.
Oslo, 31 août, Back home, Thelma, Julie (en douze chapitres) et, désormais, Valeur sentimentale, les films de Joachim Trier sont un trésor. À chaque fois, le réalisateur joue du soleil et de la tempête sur la ville d’Oslo. Trop de passion, trop de larmes ?, je vais voir ses films pour être ému. Comme par Le cri d’Edvard Munch, admiré une première fois au Musée national d’Oslo. Valeur sentimentale, le bien nommé dernier film de Joachim Trier, Grand Prix du festival de Cannes 2025, exalte les émotions. Le duo Renate Reinsve (Nora) / Jonas Lindegaard Jacobsen (Anders) n’est pas ici le couple central du film, Nora est avant tout très seule. Une femme blessée. Une thérapie transgénérationnelle la délivrerait sans doute du fardeau légué par son père qui la rêve en héroïne de son dernier film et sa grand-mère qui n’est plus là pour personne. Il ne s’agira pas de cela, mais c’est tout comme. Mention spéciale pour Stellan Skarsgård interprètant de manière glaçante le père revenu d’une très longue absence.
Un peu déçu par ce Johachim Trier qui veut émouvoir, qui avait tout pour m'émouvoir mais qui semble, de peu, manquer la cible.
Les deux extraits des films du père sont symptomatiques. Deux scènes poignantes, privées de contextes. Les personnages sont émus, qu'en est-il de nous ?
Je pense à Memory de Michel Franco où une intrigue familiale nécrosée se dévoile par petits bouts.
Dans Memory tout se déroule au présent, tout se décante dans le plan.
Cette approche me semble plus subtile et efficace. Les cicatrices du passé persistent au présent.
Dans Valeur Sentimentale la maison de famille fait le lien entre passé et présent et c'était sans doute une belle idée que d'incarner ainsi la mémoire familiale.
Je trouve néanmoins que Joachim Trier use de trop d'artifices dans sa mise en scène pour, en installant des situations, être efficace.
Les deux extraits des films du père sont symptomatiques. Deux scènes poignantes, privées de contextes. Les personnages sont émus, qu'en est-il de nous ?
Je pense à Memory de Michel Franco où une intrigue familiale nécrosée se dévoile par petits bouts.
Dans Memory tout se déroule au présent, tout se décante dans le plan.
Cette approche me semble plus subtile et efficace. Les cicatrices du passé persistent au présent.
Dans Valeur Sentimentale la maison de famille fait le lien entre passé et présent et c'était sans doute une belle idée que d'incarner ainsi la mémoire familiale.
Je trouve néanmoins que Joachim Trier use de trop d'artifices dans sa mise en scène pour, en installant des situations, être efficace.
La Valeur sentimentale, dans le film de Joachim Trier, c'est celle accordée à la magnifique maison familiale, mais l'expression peut à coup sûr s'étendre aux relations difficiles entre un père cinéaste, plus souvent absent qu'à son tour, et ses deux filles qui ont suivi des voies professionnelles différentes. L'une joue, l'autre pas, l'une semble équilibrée, l'autre moins, mais ces deux sœurs ont beaucoup en commun, à commencer par leur enfance. Il manque une sœur pour se retrouver chez Tchekhov, mais l'atmosphère est bien dans ce registre-là, à moins de préférer parler de climat Bergmanien; ce qui n'est pas faux, non plus. Mais au-delà des influences éventuelles, ce qui séduit dans Valeur sentimentale, c'est son humanité, souvent blessée, et l'intensité douce de scènes qui se succèdent, sans que l'on sache jamais quel personnage va être privilégié dans la prochaine séquence, chacun à leur tour, isolément ou ensemble. Des portraits croisés, en somme, plus complexes qu'il n'y paraît, et un rappel des générations précédentes dont les drames ont nourri l'histoire familiale et celle de la maison qui l'a abritée. Valeur sentimentale est un ouvrage à la musicalité et à la poésie certaines, admirablement servies par l'élégance de la mise en scène de Joachim Trier et la qualité de ses interprètes, de l'illustre Stellan Skarsgård à la désormais indispensable Renate Reinsve (sa prestation est à mille lieux de celle de La Convocation), en passant par l'inconnue Inga Ibsdotter Lilleaas. Ils contribuent tous à ce que ces instants norvégiens deviennent inoubliables.
Œuvre fine et parfaitement ciselée dans la pellicule cinématographique, Valeur sentimentale imprimé durablement une image puissante dans la rétine.
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