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Avant-première à MK2 Bibliothèque. Les deux actrices jouent très bien. L’histoire est pas originale mais c’est quand même touchante
Vu à Cannes. Parodie de film d’auteur qui coche toutes les cases en la matière, dont celle du film autocentré qui parle du cinéma et de ses acteurs. La photographie est superbe et les actrices jouent très bien par contre.
Un thème pourtant classique du manque d’amour ressenti par un enfant devenu adulte filmé et interprété avec justesse
Retour de Joachim Trier, et retour gagnant avec ce Sentimental Value au casting royal (Stellan Skarsgård, Renate Reinsve, Elle Fanning..) et à la mise encore plus travaillée que dans Julie (en 12 chapitres).
Débutant en présentant une comédienne de théâtre en proie au doute (séquence hilarante), le film bifurque alors en comédie dramatique au sein d'une famille de cinéma. Alors que le patriarche (Stellan en réalisateur à succès désireux de réaliser un ultime long-métrage personnel) renoue le contact avec ses 2 filles, Sentimental Value se veut une exploration de cette dynamique père-fille brisée, tandis que le scénario intra-diégétique va servir de catharsis pour tout le monde.
On regrettera cependant une seconde partie du film plus attendue en terme de trajectoire (jusqu'à sa finalité) qui l'empêche de renouveler le coup d'éclat précédent du réalisateur.
Cependant, la mise en scène est toujours maîtrisée, proposant par instants une vraie compréhension de toute la généalogie passée au sein de la maison familiale. Mais outre un casting au summet (Renate et Stellan en tête), on est là devant du vrai cinéma où la captation des regards supplante n'importe quel verbiage inutile. Du bon donc !
Débutant en présentant une comédienne de théâtre en proie au doute (séquence hilarante), le film bifurque alors en comédie dramatique au sein d'une famille de cinéma. Alors que le patriarche (Stellan en réalisateur à succès désireux de réaliser un ultime long-métrage personnel) renoue le contact avec ses 2 filles, Sentimental Value se veut une exploration de cette dynamique père-fille brisée, tandis que le scénario intra-diégétique va servir de catharsis pour tout le monde.
On regrettera cependant une seconde partie du film plus attendue en terme de trajectoire (jusqu'à sa finalité) qui l'empêche de renouveler le coup d'éclat précédent du réalisateur.
Cependant, la mise en scène est toujours maîtrisée, proposant par instants une vraie compréhension de toute la généalogie passée au sein de la maison familiale. Mais outre un casting au summet (Renate et Stellan en tête), on est là devant du vrai cinéma où la captation des regards supplante n'importe quel verbiage inutile. Du bon donc !
Vu au festival de Cannes 2025.
Joachim Trier revient en force cette année à Cannes et c'est pour moi un vrai coup de cœur.
Le film commence sur des plans assez inhabituels d'une maison. Petit à petit on comprend. La valeur sentimentale c'est celle que l'on met sur ces objets familiaux et qui nous attachent à notre passé. Mais en démontant finalement cette maison, le réalisateur nous montre comment, le temps de son film, les personnages ont fait glisser cette valeur sentimentale des choses vers celles des membres eux-mêmes de la famille.
En effet, le lien était bancal, inexistant, entre le père et les filles notamment. Et c'est à travers des dialogues magnifiquement écrits, des échanges entre les 2 sœurs, ou entre père et fille, que cette valeur sentimentale se déplace enfin.
Le casting est magnifique et candidat fort possible à une palme d'interprétation, masculine et/ou féminine. La mise en scène est fluide et efficace et fourmille de bonnes idées.
Joachim Trier en profite aussi pour glisser réflexions sur des sujets plus "accessoires" comme les écrans dans les familles ou le mode de production des films avec l'arrivée des plates-formes...
Les quelques minimes longueurs n'entachent pas le film qui émeut autant qu'il amuse. Une belle pièce de cette sélection cannoise 2025 que j'espère retrouver au palmarès.
[MAJ palmarès Cannes : Grand prix]
Joachim Trier revient en force cette année à Cannes et c'est pour moi un vrai coup de cœur.
Le film commence sur des plans assez inhabituels d'une maison. Petit à petit on comprend. La valeur sentimentale c'est celle que l'on met sur ces objets familiaux et qui nous attachent à notre passé. Mais en démontant finalement cette maison, le réalisateur nous montre comment, le temps de son film, les personnages ont fait glisser cette valeur sentimentale des choses vers celles des membres eux-mêmes de la famille.
En effet, le lien était bancal, inexistant, entre le père et les filles notamment. Et c'est à travers des dialogues magnifiquement écrits, des échanges entre les 2 sœurs, ou entre père et fille, que cette valeur sentimentale se déplace enfin.
Le casting est magnifique et candidat fort possible à une palme d'interprétation, masculine et/ou féminine. La mise en scène est fluide et efficace et fourmille de bonnes idées.
Joachim Trier en profite aussi pour glisser réflexions sur des sujets plus "accessoires" comme les écrans dans les familles ou le mode de production des films avec l'arrivée des plates-formes...
Les quelques minimes longueurs n'entachent pas le film qui émeut autant qu'il amuse. Une belle pièce de cette sélection cannoise 2025 que j'espère retrouver au palmarès.
[MAJ palmarès Cannes : Grand prix]
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