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EtEM
19 critiques
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4,5
Publiée le 14 septembre 2025
Que le grand prix du festival de Cannes est mérité ! Valeur sentimentale est un film puissant, brillamment interprété, qui montre avec brio combien l’amour peut manquer et combien il peut à l’inverse porter. Les relations père - filles ainsi qu’entre les deux sœurs sont bouleversantes. Il est difficile de ne pas s’attacher à ces personnages et emporter par leurs émotions. Définitivement un grand moment de cinéma.
Mettre en scène des personnages émus suffit-il à émouvoir ? Et bien, non! C'est bien là le hic du film de Joachim Van Trier. De bons sentiments et quelques beaux moments mais un cruel manque de rythme et de souffle . Très convenu finalement. Déçu par rapport aux critiques élogieuses. Dans la famille Von Trier, n'est Lars qui veut ...
“Valeurs Sentimentales” de Joachim Trier, c’est un scalpel déguisé en berceuse : ça caresse, et puis ça t’ouvre. Le cadre, toujours précis, cerne les personnages comme des souvenirs qu’on refuse d’oublier, tandis que le montage respire à contretemps, entre l’étreinte et l’absence. Trier ne filme pas des émotions — il les dissèque avec une douceur chirurgicale, jusqu’à ce qu’on saigne nous-mêmes sans comprendre où ça a commencé. Un film qui murmure à l’oreille des cœurs fracturés, et qui explose en silence là où le cinéma, trop souvent, n’ose même pas regarder.
Très beau film sur le long chemin de réconciliation de pardon ..l écart entre ce que l on croit connaître et ce qu on ignore de nos proches... c'est saisissant et frappant!
Bien longtemps que je n'avais pas vu une telle excellence dans la mise en scène et les jeux d'acteurs. Très belle construction à partir d'une trame plutôt mince mais avec des personnages auxquelles une grande épaisseur est donnée par petites touches. Très belles scènes également comme celle du trac. Au final un film très réussi et apportant un nouveau souffle à un genre -les rapports familiaux difficiles- pourtant de nombreuses fois traité.
Comment filmer les sentiments ? Beaucoup de cinéastes s'y essaient avec plus ou moins de bonheur. La mise en abymes est un procédé qui vient du théâtre. Un personnage y joue un comédien. Du coup sur scène, une autre scène, dans le théâtre, un autre théâtre comme au début du Cyrano de Bergerac. Car derrière le masque du comédien, il y a d'abord un être humain qui expose ses sentiments à un public. Cette mise à nu est une torture obligeant celui ou celle qui est sur scène à avouer des sentiments, des émotions enfouies au plus profond de son inconscient. D'où son trac. Le théâtre joue alors violemment son rôle cathartique autant pour l'acteur que pour le spectateur. Le cinéma y ajoute un autre niveau : sa caméra. L'acteur n'est plus libre de ce qu'il montre, le spectateur de ce qu'il voit. C'est désormais le cinéaste qui est aux commandes, c'est lui, son regard que son film expose sur l'écran. Le parti pris de Joachim Trier consiste alors à se défausser de ses tourments d'homme de cinéma sur son personnage principal: un cinéaste alter ego en mal de véritables comédiennes. Quand il advient que ce même cinéaste souhaiterait une œuvre autobiographique, pour exprimer au mieux l'authenticité de ses sentiments, il n'aura comme recours que de filmer au mieux cet indicible amour qui le lie à tout jamais en tant que père à ses filles. Ce film illustre parfaitement les rouages du cinéma, art qui n'est somme toute que le miroir de nos âmes contenues non dans une aléatoire et obscure salle de cinéma, mais bien plus quotidiennement, plus réellement dans nos maisons respectives.
Les critiques étaient dithyrambiques sur ce film, donc je m'attendais à beaucoup mieux. Mais, comme souvent avec les réalisations nordiques, il y a une certaine froideur qui se dégage, malgré tout l'attachement qu'on pourrait avoir au personnage
A Oslo, de nos jours, un père cinéaste vieillissant qui a quitté sa famille depuis 20 ans cherche à reconquérir sa fille aînée, Nora, actrice dramatique renommée, à l’occasion du tournage du dernier film qu’il voudrait réaliser. Nora refuse et c’est finalement Rachel (Elle Fanning) qui la remplace. Un film qui se revendique de Bergman, en moins fort. Les états d’âme de la fille aînée et les frasques du père sont parfois un peu convenus mais le film est soigné, bien tenu. Je retiens surtout l’intelligence du personnage de Rachel, le deuxième choix, et son interprétation brillante par Elle Fanning, déjà impressionnante dans « Un parfait inconnu ».
Un des films qui ressort de l’été 2o25. Superbement joué, ce trio (voire quatuor avec la poignant Elle Fanning) d’acteurices nous entraîne dans ses relations si finement fragiles. Le drame traite beaucoup de sujets liées à la famille et à l’humain: l’abandon, le pardon, la folie, l’égoïsme, la complicité, le deuil, etc. Le fait de mettre les personnages dans des milieux artistiques en ajoute à la force émotive de chacun-e. La fin est un brin étonnante mais tout à la fois réaliste aussi.
Hmmm... Je suis passé un peu à côté de ce film, je crois.
Je n'ai pas passé un mauvais moment pour autant, d'où ma note moyenne. Il y a de réelles qualités : la mise en scène est soignée, certains personnages sont intéressants et le propos a de quoi toucher.
Mais que c'est long !
C'est d'autant plus frustrant que les thèmes abordés — la dépression, les blessures familiales, les liens qui se distendent puis tentent de se reconstruire — sont habituellement le genre de sujets qui me touchent profondément. Pourtant, ici, j'ai ressenti une certaine froideur. Tout m'a semblé un peu distant, comme si le film me gardait constamment à l'écart de ses personnages.
La relation qui m'a le plus ému est celle entre les deux sœurs. Une scène en particulier m'a réellement touché et constitue, pour moi, le cœur émotionnel du film.
J'ai également apprécié le personnage du père. spoiler: J'ai aimé la façon dont il dévoile progressivement sa sensibilité à travers son cinéma. D'abord auprès de nous, spectateurs, puis finalement auprès de ses filles. C'est probablement l'arc que j'ai trouvé le plus juste et le plus émouvant du film.
Un film que je respecte, mais que je vais vite oublier.
Tout comme l'excellent Julie en 12 chapitres, ce film m'a bouleversée. Cette maison, théâtre moments, de drames, de rires, en un mot de vie de famille... ces difficultés à communiquer, le temps qui passe, l'amour malgré tout... tout un tas d'émotions qui se mélangent, ici très délicatement décrites.
Mise en scène remarquable, mais quelque chose m'a maintenu étrangement à distance de ce quatuor. Comme si le film peinait à incarner les émotions complexes qu'il évoque théoriquement avec intelligence. Et ce malgré les interprétations de très haut niveau. Nettement moins touchant que "Julie en 12 chapitres" ou "Oslo, 31 août".