Un film un peu plombant, le combat d'une mère défaillante contre un système qui ne l'est pas moins et qui frise parfois la caricature. On aurait aimé un peu plus de distance et d'équilibre. Reste que Virginie Efira livre une très belle prestation en mère courage.
Premier long-métrage de fiction de la documentariste Delphine Deloget, quelque part entre l'esprit des films de Ken Loach et ceux de Jeanne Herry (Pupille, Je verrai toujours vos visages), un drame social assez pertinent et touchant sur une mère voulant à tout prix récupérer l'un de ses fils, placé en foyer suite à un malheureux incident.
Une œuvre qui, malgré un manichéisme parfois un peu appuyé (la mère courageuse se heurtant à un système sourd et des services sociaux sans grande empathie et nuance), arrive en grande partie à éviter le pathos qui pourrait facilement transparaître de ce type de récit.
Là aussi, le casting est impeccable, mentions spéciales à Virginie Efira, une nouvelle fois totalement investie dans le rôle de cette mère, dépassée et résolue, ainsi qu'au jeune Félix Lefebvre (Suprêmes) dans le rôle de ce fils aîné et anxieux, gardant ses problèmes pour lui, et ne parlant jamais de ses envies à lui.
Un film qui choisit de miser sur l'humain sous toutes ses coutures (ses valeurs comme ses imperfections, son obstination comme son instabilité) pour mieux nous faire appréhender ce combat qui s'annonce long et à l'issue sans cesse remise en question.
Une œuvre qui, si elle peut parfois en rappeler d'autres dans ce qu'elle raconte, met suffisamment d'empathie et de vérité dans son propos pour ne pas nous faire décrocher devant ce portrait de femme forte, mais non sans failles, et celui d'une famille fracturée qui doit chercher à se reconstruire du mieux qu'elle le peut, pour chacun de ses membres.
Encore un film avec Virginie Efira ? Oui, et encore un bon film et un grand rôle pour cette actrice prolifique. Au-delà de l'interprétation remarquable, ce portrait d'une femme à la dérive bénéficie d'un scénario efficace et nuancé au carrefour du drame judiciaire et du suspense psychologique.
V. Efira déploie une puissante énergie dans un combat de femme face à une machine à broyer de l'humain, sous couvert de protection de l'enfance. Un drame social à charge dont le manque de solution se fait ressentir, jusqu'au final immodéré.
Un film au scénario bien tenu, que l'actrice époustouflante mène du début à la fin. Un sujet dramatique parfaitement rendu aux scènes bien pensées et souvent graves. Un cinéma fort et efficace.
Delphine Deloget, plus habituée à ce jour aux documentaires, signe ici sa première fiction en filmant de façon classique mais efficace le combat d une mère prête à tout pour récupérer son fils pris en charge par les services sociaux. le film est toujours à la recherche du vrai notamment lorsqu'il évoque avec justesse les aberrations d'une justice sociale qui pense être dans le juste. Une nouvelle fois, Virginie Efira porte son rôle de mère courage avec une énergie confondante, son rôle de mère passant du calme résigné à la colère incontrôlée n'est pas loin de l'univers Rowlands/Cassavetes. L'émotion l'emporte notamment grâce à elle dans un film remarquablement écrit, même si le parti pris de la réalisatrice pour le personnage de la mère gomme toute complexité au récit. et mis en scène de façon classique mais efficace.
La réalisatrice D:Deloget passe sur la fiction après avoir roulé sa bosse dans le docu et offre un presque documentaire sur une femme en lutte pour récupérer son enfants placé aux services sociaux. V.Efira prouve encore une fois qu’elle est l’une des 3 meilleures actrices en France dans une interprétation impeccable.
Un film plutôt réussi, poignant grâce à un scénario bien ficelé et des acteurs formidables. On est embarqué dans cette histoire complexe et sans issue.
Voici un nouveau bon film dans la filmographie de Virginie Efira. Une fois de plus, elle confirme son talent d’actrice. Si l’histoire est intéressante, mais assez classique dans l’ensemble, la mise en scène est efficace et les moments de dramaturgie sont intenses. Le reste du casting est de bonnes factures avec une mention pour les deux enfants qui sont convaincant dans le rôle respectif.
La posture de Delphine Deloget est très attentiste si bien qu'on a parfois l'impression d'être devant un documentaire. En fin de compte, c'est un drame caricatural à la progression narrative limitée, dans lequel les personnages sont tous plus antipathiques les uns que les autres.
Dans ce premier film de fiction la réalisatrice ne perd pas de vue son savoir-faire qui vient du documentaire et aborde frontalement un sujet de société complexe et sensible: les enfants placés par l'Aide sociale à l'enfance. Je craignais deux choses en y allant: un portrait manichéen de la pauvre mère en lutte contre la méchante administration, et deux, voir encore et encore Efira. En sortant mes craintes étaient levées sur les deux points: Virginie est bouleversante, et l'histoire romancée ici ne préjuge en rien d'autres situations bien réelles, ni ne permet de tirer des conclusions générales: en sortant du cinéma, nous avons eu d'ailleurs entre nous un débat très animé, tellement cette histoire implique le spectateur et le renvoie à des situations dont il a pu avoir connaissance. Vous ne perdrez donc pas votre temps à aller le voir! Mais ce n'est pas tout, on retrouve avec plaisir Worthalter, passé de Goldman au rôle de frère un peu foutraque, India Hair, à contrepied de sa cavale meurtrière de Polar Park et le jeune Felix Lefevre découvert chez Ozon, impeccable en ado qui cherche à retenir une mère qui part à la dérive. cinema - novembre 23
J'ai aimé le ton faussement documentaire de ce film et Virginie Efira en mère décontractée mais impliquée. Le propos est clairement les abus du système de placement comme un prétexte pour dresser le portrait d'une famille atypique qui résiste. Le film ne prétend pas pour autant critiquer toute l'institution et se focalise sur l'injustice subie de façon assez réaliste. Félix Lefebvre est une très belle découverte. C'est un jeune acteur prometteur au jeu plein de nuances et de sensibilité.
De Delphine Deloget (2023). Bouleversant et parfois dur que ce film traitant d'un véritable problème sociétal qu'est le sort des enfants maltraités ou identifiés comme tels . Car l'élément le plus intéressant du film est son chant de vision. La maltraitante faite aux enfants est vue au travers le prisme des institutions sociales et de leur forte présomption d'une maltraitante, qui va extraire un enfant aimé et aimant à sa mère. Le film ainsi traité , on ne peut qu'être envahie de compassion et d'empathie envers la mère . Oui, la force du film est bien d'interroger sur un des problèmes de la société très difficile à gérer et parfois , sinon souvent à prouver. Oui, par une faible négligence due à un travail prenant et à un concours de circonstance, il y a eu un accident qui a provoqué toute la procédure .Mais aussi et surtout , le climat ambiant (un peu comme au travers du mouvement Me too) qu appelle à une telle prudence autant des institutions judiciaires que policières. Le combat mené par la mère est admirable . Mère que Virginie Efira campe avec force, fougue et empathie. Prouvant s'il en était besoin le grand talent de l'actrice. Félix Lefebvre et Alexi Tonetti sont eux aussi excellents.
Dans ce film poignant, nous suivons l’histoire d’un jeune garçon qui, un jour, décide de préparer des frites alors qu’il est seul avec son frère. Malheureusement, un accident domestique survient : il se brûle le ventre. Cet incident va rapidement déclencher une série d’événements tragiques, marqués par les suspicions du service d’aide à la jeunesse. Le placement du garçon s’ensuit, plongeant sa mère dans une spirale infernale alors qu’elle lutte pour retrouver la garde de son fils.
Virginie Efira, qui incarne cette mère déterminée, offre une performance éblouissante et pleine de vérité. On ressent à quel point chaque personnage, qu’il s’agisse de la mère ou des agents du service d’aide à la jeunesse, agit avec de bonnes intentions. Mais la question demeure : est-ce la machine judiciaire qui se montre cruelle, ou est-ce que la mère manque à ses responsabilités ?
La réalisation du film semble prendre fait et cause pour la mère, et le spectateur ne peut s’empêcher de ressentir de l’empathie pour elle. La réalisatrice, Delphine Deloget, qui a une formation en documentaire, réussit à insuffler une authenticité palpable à cette œuvre de fiction, rendant l’expérience encore plus immersive.
En somme, ce drame touchant nous interroge sur la complexité des relations familiales et les enjeux du système judiciaire, tout en nous plongeant dans le désespoir d’une mère qui se bat pour son enfant. 7/10
Un très bon 1er film pour cette jeune réalisatrice. Un sujet brûlant, un casting aux petits oignons. Virginie Efira toujours aussi brillante . Mention spéciale au jeune Felix Lefebvre qui nous livre une prestation impressionnante...A voir à tout prix...