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Un film beau et touchant sur la confrontation entre les communautés de queers et de mineurs dans un coin perdu du Chili
Diego Céspedes a 30 ans et en paraît facilement 12 de moins. Mais ce serait une erreur que de s'arrêter à son apparence juvénile, il a déjà deux courts-métrages primés à son actif et son premier long, Le mystérieux regard du flamant rose, montre que le cinéaste maîtrise parfaitement son discours politique et sa forme esthétique. Le film, qui prend place dans un désert gris et poussiéreux du Chili, un territoire de mineurs, est coloré par des personnages flamboyants, des folles du désert, puisqu'elles accepteraient sans complexe l'expression, qui forment une véritable famille, où l'on s'entraide et dans laquelle l'on combat les préjugés, en usant d'un peu de violence, si nécessaire. Mis en scène avec un goût certain, le long métrage passe aisément d'un style à un autre, de la comédie au fantastique, sans oublier le drame, car il y est quand même question des débuts du sida, et jusqu'au western italien, pour plusieurs scènes hautes en couleurs et en sensations. L'on s'attache énormément à ces créatures célestes, dont on ne saura jamais comment elles ont bien pu atterrir dans un territoire aussi minéral, viril et, forcément, homophobe. Qu'importe la destination, ce qui compte, une fois de plus, c'est le voyage que le film nous incite à faire en belle compagnie, entre poésie et réalisme.
Increíble. D’une émotion profonde, offrant un regard neuf et frais sur une communauté et une histoire chilienne encore très peu racontée
Le Mystérieux regard du flamant rose.
1982, alors qu'une maladie inconnue se propage dans une petite ville minière du désert chilien, et touche particulièrement les pensionnaires du cabaret de travestis de Mamá Boa où la jeune Lidia a trouvé refuge.
L'ignorance et la peur se répandent encore plus vite, il suffirait de croiser le regard d'une personne malade pour être infecté à son tour.
1982, alors qu'une maladie inconnue se propage dans une petite ville minière du désert chilien, et touche particulièrement les pensionnaires du cabaret de travestis de Mamá Boa où la jeune Lidia a trouvé refuge.
L'ignorance et la peur se répandent encore plus vite, il suffirait de croiser le regard d'une personne malade pour être infecté à son tour.
Un univers très atypique marqué par la misère matérielle, affective et éducative avec 2 personnages forts, la plus jeune et la plus âgée. La préadolescente se construit dans un environnement contraint, hors du temps, à la fois dur et affectueux et va passer des caps douloureux et libérateurs pendant la période qui est contée. Un drôle de film pas drôle.
Une première moitié glauque et lente ; une seconde plus lumineuse. C’est bien joué. L’image est belle. On se prend d’affection pour les protagonistes.
Vu en avant-première, un très beau western des temps modernes se déroulant dans le désert chilien sur un thème traitant de la maladie incurable du début des années 1980 touchant les travestis d’une drôle de cantina!
Remarquablement bien joué , notamment la jeune Tamara Cortes crève l’écran dans le rôle de Lidia la fille adoptive du travesti Flament rose
Remarquablement bien joué , notamment la jeune Tamara Cortes crève l’écran dans le rôle de Lidia la fille adoptive du travesti Flament rose
Vu en avant-première à Un certain regard.
Un geste esthétique culotté tant dans ses choix de pellicule, couleurs et cadrages que dans sa radicalié narrative qui remet en cause la séparation entre réel et rêve/mythe.
Une expérience visuelle magnifique qui ne néglige ni l'émotion, ni l'humour ni la revendication à un monde meilleur et ce sans une ombre de simplisme ou de niaiserie.
Un geste esthétique culotté tant dans ses choix de pellicule, couleurs et cadrages que dans sa radicalié narrative qui remet en cause la séparation entre réel et rêve/mythe.
Une expérience visuelle magnifique qui ne néglige ni l'émotion, ni l'humour ni la revendication à un monde meilleur et ce sans une ombre de simplisme ou de niaiserie.
Film assez particulier, l’histoire mérite parfois d’être un petit peu creuser sur le passé des personnages
Lidia est une jeune fille élevée au sein d'une communauté queer transgenre dans un village de mineurs au nord du Chili dans les années 1980. Alors qu'une mystérieuse malédiction fait rage, la mère de Lidia, Flamant-Rose, a contracté ce qui semble être une maladie grave. Lors de l'élection annuelle de Miss, un invité agressif fait son apparition et semble connaître Flamant-Rose.
"la Misteriosa Mirada del Flamenco" est une œuvre très particulière de laquelle il émane une ambiance étrange, positive et presque fantastique. J'ai trouvé que le sujet, pourtant très grave et sérieux, se transformait presque en conte pour enfant dans la tête de cette adolescente entre deux âges. La communauté transgenre est au démarrage persécutée mais on comprend par la suite que ce n'est pas à cause de l'étroitesse d'esprit des mineurs comme on pourrait s'y attendre. Quelques scènes sont remarquables de mise en scène comme les adieux dans la voiture, émouvants.
"la Misteriosa Mirada del Flamenco" est une œuvre très particulière de laquelle il émane une ambiance étrange, positive et presque fantastique. J'ai trouvé que le sujet, pourtant très grave et sérieux, se transformait presque en conte pour enfant dans la tête de cette adolescente entre deux âges. La communauté transgenre est au démarrage persécutée mais on comprend par la suite que ce n'est pas à cause de l'étroitesse d'esprit des mineurs comme on pourrait s'y attendre. Quelques scènes sont remarquables de mise en scène comme les adieux dans la voiture, émouvants.
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