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LeMeilleurPseudoDuMonde
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2,5
Publiée le 11 février 2026
Qu'on soit clairs, "Le Mystérieux Regard du Flamant Rose" aurait pu être un film excellent. Le parti pris d'aller raconter l'histoire de femmes transgenres dans le Chili des années 1980 façon western était suffisamment audacieux pour annoncer quelque chose de particulièrement intrigant.
Pour autant, le film est plutôt moyen... car il tombe dans toutes les erreurs classiques d'un premier film d'art et d'essais. À commencer par son montage INDIGESTE. En ayant voulu trop faire du beau, le film se noie dans une accumulation de plans interminables qui finissent par tuer le rythme. Ce qui amène à son deuxième défaut : son scénario. On comprend vite le choix de prendre la "frontière" habituelle du western pour en faire celle séparant les villageois des femmes trans. Si cela permet de parler d'intolérance et de sida, de façon naïve mais engagée, le film ne trouve malheureusement jamais de fil rouge.
spoiler: La mort de Flamant Rose au début du film devait amener sa tension au film. Au lieu de ça, le film tombe dans l'alignement d'ennuyeuses scènes de vie sans presque jamais faire évoluer ses personnages (pourtant attachants). Les thématiques ne semblent jamais pleinement traitées, même quand la mise en scène est force de proposition (spoiler: la scène de rencontre entre Yovani et Flamant Rose ). Par ailleurs, on attendait un peu plus de l'affiche du film et du genre "western" finalement très en surface si ce n'est pas complètement abandonnées. Le film se termine indubitablement en queue de poisson et on vient à se demander quel point de vue est porté par son jeune réalisateur au-delà de l'évident message de tolérance.
Le Mystérieux Regard du Flamant Rose est un premier film poussif et maladroit mais l'humanité qui déborde de ses personnages et son univers peu commun sont un vent prometteur pour les futurs films de ce jeune réalisateur chilien.
Premier long métrage du jeune réalisateur chilien Diégo Céspedes, Prix Un Certain Regard 2025, "Le Mystérieux regard du flamant rose" revisite à sa façon l'arrivée du SIDA sous la forme d'une sorte de western tourné en format carré dans le désert du nord du Chili. L'action se déroule dans les années 80 dans une petite ville minière où 2 communautés se côtoient : d'un côté, une communauté trans, qui forme une véritable famille colorée et exubérante, et qui, dans le cabaret dont elle s'occupe, propose des spectacles burlesques aux membres de l'autre communauté, celle des mineurs. Lorsque se déclare une maladie mortelle dont il est dit qu'il suffit d'un regard pour qu'elle se transmette, rien ne va plus entre les deux communautés, la communauté queer étant vite accusée d'être à l'origine de cette maladie et de sa transmission. Comédie, drame, film politique, thriller, pseudo western italien, "Le Mystérieux regard du flamant rose" a le défaut d'un manque de personnalisation tout en ayant de très belles qualités esthétiques. On apprécie particulièrement tout ce qui tourne autour de Lidia, une fillette de 11 ans qui a été adoptée par la communauté trans. Si on rappelle que l'action du film se déroule sous la dictature de Pinochet, on regrette de se retrouver face à un antagonisme entre deux communautés à l'époque tout aussi rejetées l'une que l'autre, celle des femmes trans et elle des prolétaires, représentée ici par les mineurs. Film vu au Festival de Cannes 2025
Diego Céspedes a 30 ans et en paraît facilement 12 de moins. Mais ce serait une erreur que de s'arrêter à son apparence juvénile, il a déjà deux courts-métrages primés à son actif et son premier long, Le mystérieux regard du flamant rose, montre que le cinéaste maîtrise parfaitement son discours politique et sa forme esthétique. Le film, qui prend place dans un désert gris et poussiéreux du Chili, un territoire de mineurs, est coloré par des personnages flamboyants, des folles du désert, puisqu'elles accepteraient sans complexe l'expression, qui forment une véritable famille, où l'on s'entraide et dans laquelle l'on combat les préjugés, en usant d'un peu de violence, si nécessaire. Mis en scène avec un goût certain, le long métrage passe aisément d'un style à un autre, de la comédie au fantastique, sans oublier le drame, car il y est quand même question des débuts du sida, et jusqu'au western italien, pour plusieurs scènes hautes en couleurs et en sensations. L'on s'attache énormément à ces créatures célestes, dont on ne saura jamais comment elles ont bien pu atterrir dans un territoire aussi minéral, viril et, forcément, homophobe. Qu'importe la destination, ce qui compte, une fois de plus, c'est le voyage que le film nous incite à faire en belle compagnie, entre poésie et réalisme.
Lidia est une jeune fille élevée au sein d'une communauté queer transgenre dans un village de mineurs au nord du Chili dans les années 1980. Alors qu'une mystérieuse malédiction fait rage, la mère de Lidia, Flamant-Rose, a contracté ce qui semble être une maladie grave. Lors de l'élection annuelle de Miss, un invité agressif fait son apparition et semble connaître Flamant-Rose.
"la Misteriosa Mirada del Flamenco" est une œuvre très particulière de laquelle il émane une ambiance étrange, positive et presque fantastique. J'ai trouvé que le sujet, pourtant très grave et sérieux, se transformait presque en conte pour enfant dans la tête de cette adolescente entre deux âges. La communauté transgenre est au démarrage persécutée mais on comprend par la suite que ce n'est pas à cause de l'étroitesse d'esprit des mineurs comme on pourrait s'y attendre. Quelques scènes sont remarquables de mise en scène comme les adieux dans la voiture, émouvants.
"Le Mystérieux Regard du flamant rose" assez bien noté par la critique, récompensé l'an dernier au festival de Cannes (Prix Un certain regard) est un thriller dramatique pertinent. Diego Céspedes, réalisateur chilien, offre aux spectateurs une narration riche qui se déroule au début des années 1980 dans un contexte queer, que j'ai trouvé à certains moments envoûtant. Le film aborde des problématiques majeures telles que l'émergence du Sida et l'homophobie au Chili, tout en intégrant des éléments de romance et de vengeance. Néanmoins, il est dommage que certaines de ces thématiques soient traitées de façon un peu trop légère, sans approfondir les personnages, bien que le film soit globalement intéressant.
Un univers très atypique marqué par la misère matérielle, affective et éducative avec 2 personnages forts, la plus jeune et la plus âgée. La préadolescente se construit dans un environnement contraint, hors du temps, à la fois dur et affectueux et va passer des caps douloureux et libérateurs pendant la période qui est contée. Un drôle de film pas drôle.
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2,0
Publiée le 8 février 2026
« Pourquoi les hommes tombent amoureux si c'est si dangereux ? » Dans une ville du nord du Chili, des personnes habitent dans un bar où elles se produisent et se protègent du reste de la civilisation alors qu'une mystérieuse maladie se répand faisant de ces personnes des pestiférées aux yeux des autres. On peut y voir des similitudes avec "Alpha" de Julia Ducournau qui a également été présenté en avant-première à Cannes, mais Diego Céspedes opte pour une approche moins directe et surtout moins dure. Une allégorie du virus du sida transformée en quelque chose de poétique, voire onirique, notamment parce que l'histoire est racontée à travers le personnage de Lidia qui s'interroge sur ce qui se passe. Un récit initiatique et d'émancipation entre stigmatisation et découverte de soi qui dérive peu à peu vers des choses souvent inachevées. Un essoufflement rapide qui impacte une histoire finalement superficielle et sans âme. Lauréat du prix "Un Certain Regard" en 2025, "La misteriosa mirada del flamenco" ne m'a pas spécialement plu.
Beau et empli d'une poésie rare et puissante, CESPEDES fait de son western/drame social/fresque queer, un moment de cinéma qui épouse les codes de nombreux genres, mais qui cherche surtout à être fidèle à une idée, celle de la modernité, celle de la tendresse, et celle d'une famille étrange, mais surtout belle, qui emporte son film
C’est peut-être le premier film chilien que je vois de toute ma vie et celui-ci est un message très personnel, très engagé du réalisateur, à hauteur d’enfant : les débuts de l’épidémie de Sida contés comme une fable. Ce n’est pas un grand film mais c’est une découverte pleine d’originalité sur une population de travestis, en marge de la société des mineurs chiliens, et pourtant centrale dans ces lieux, puisque seul espace de distraction.
Vu en avant-première, pour son premier long-métrage, le réalisateur chilien Daniel Céspedes livre un conte profond et cruel au cœur d'une communauté de femmes trans, gays et travestis qui ont trouvé un havre de paix au sein d'un cabaret en plein milieu du désert chilien : un bon premier film, de belles scènes, surtout au cours des trois premières minutes, de belles idées de mise en scène, mais un propos fort long et une absence d'attachement aux personnages qui atténuent la portée dramatique du film.
Une merveille sombre et lumineuse à la fois, rugueuse mais profondément bouleversante. Quand le cinéma est un Art. L'humain dans toute sa misère et sa splendeur.
Au début des années 80, dans un village perdu du nord du Chili, un cabaret animé par quelques travestis aux noms d’oiseaux (Aigle, Lionne, Boa, Flamant rose….) accueille un public de miséreux. Lidia, une gamine de onze ans, y est recueillie. Un mal terrible s’est répandu. La rumeur dit qu’il se transmet par un simple regard.
"Le Mystérieux regard du flamant rose" est le premier long métrage d’un jeune réalisateur chilien de trente ans à peine. Sélectionné à Cannes, il y a remporté le prix « Un certain regard ». Neuf mois plus tard, il arrive sur les écrans français accompagné de critiques louangeuses. Libération évoque un « récit d’initiation à la lisière du merveilleux », Télérama un « film unique en son genre », Les Inrocks « un film hautement recommandé à ceux et celles qui aiment les films qui sortent des sentiers battus ».
Peut-être n’aimé-je pas assez les films qui sortent des sentiers battus ? J’ai trouvé que sous le couvert d’un faux exotisme, pas si exotique que ça (les hauts plateaux désertiques latino-américains ont déjà été souvent filmés), "Le Mystérieux Regard du flamant rose" ne proposait rien de bien nouveau. On me dira certes, qu’outre son décor, il s’inscrit à l’intersection de plusieurs genres : le film LGBT stigmatisant l’homophobie bas du front et glorifiant la solidarité sororale qui unit les travestis du cabaret de Maman Boa, le western avec son ambiance Far West et ses pistolets fumants, le coming-of-age movie envisagé du point de vue de la jeune Lidia, le film fantastique… La belle affaire ! Cette richesse indéniable ne suffit pas à insuffler un peu d’énergie à ce film exsangue, trop long de vingt minutes, sans rythme et sans enjeu.
D'une poésie noire et oppressante, d'une esthétique fascinante et d'un beau message de tolérance, ce premier long métrage hors norme confirme la naissance d'un grand cinéaste.