Note moyenne
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Dans le désert chilien du début des années 80, une enfant de 11 ans grandit dans une famille atypique de transgenres ayant trouvé refuge dans un cabaret dont la cohabitation avec les locaux est troublé par l’apparition d’une mystérieuse maladie mortelle. C’est un curieux film qui aborde avec beaucoup d’originalité l’arrivé du sida en plaçant son curseur à hauteur d’enfant. La violence masculine face à l’optimisme et au courage féminin s’oppose au sein d’un récit à la fois rugueux et poétique. Si l’ensemble est parfois très décousu et peut décontenancer par son approche, c’est une curiosité à découvrir porté par une distribution pleine d’énergie.
Ce film est ambitieux et un peu prétentieux avec une dimension poétique pas très réussie, un discours allégorique lourdingue sur le sida. Il y avait sans doute de quoi faire quelque chose sur ce sujet, dans un décor de western, mais je me suis assez vite lassé et ennuyé. Les comédiens sont plutôt bons, mais ça ne suffit pas. Ca manque cruellement de rythme.
Lauréat du Prix Un Certain Regard à Cannes en 2025, "Le Mystérieux regard du flamant rose" de Diego Céspedes intrigue par son titre, son univers et son mélange étrange entre western, chronique sociale et conte queer. Pourtant, derrière cette proposition singulière, le film peine à réellement transformer son atmosphère fascinante en récit captivant. Tamara Cortes apporte beaucoup de sensibilité au personnage de Lidia, regard d’enfant confronté à la violence des adultes et aux mécanismes absurdes de la peur parallèle avec l’apparition du sida dans les années 1980 est évidemment central et le film a l’intelligence de ne jamais tomber dans le discours explicatif. La maladie devient ici une métaphore de l’exclusion, du fantasme social et de la peur de la différence. Mais le récit avance trop lentement et peine à maintenir son mystère et son émotion.
C'est un conte qui aborde (comme tous les contes direz-vous) l'amour, la mort, l'initiation. En élément de tension une peste mystique - le sida qui n'est pas encore une maladie bien identifiée dans ce début des années 80 - encore plus au Chili et encore plus au fin fond su désert... Des personnages très queer ou très machos... mais que la quête de l’héroïne est longue… les personnages clés de voute disparaissent trop vite ou réapparaissent trop peu et le scénario oscille entre fable pop et manichéisme primaire… Bon C’est un premier film pas complètement maitrisé avec quand même d’excellents acteurs.
Une phrase à retenir : il se prend pour la dernière goutte d'eau du désert !
Une phrase à retenir : il se prend pour la dernière goutte d'eau du désert !
Le film me plait par son mélange singulier de rudesse et de poésie, porté par une vraie personnalité visuelle et narrative. Sous ses allures de western queer, il raconte avant tout une histoire d’amour et de solidarité face à l’adversité. Malgré quelques longueurs et un certain flottement, il dégage une sincérité agréable.
Certains films frappent poliment à la porte.
D’autres la défoncent en paillettes, vous murmurent une malédiction à l’oreille et vous bouleversent émotionnellement — de la meilleure façon possible.
The Mysterious Gaze of the Flamingo ? Clairement dans la deuxième catégorie.
Situé dans un village minier chilien qui semble sorti d’un rêve fiévreux co-réalisé par Gabriel García Márquez et Pedro Almodóvar, le film nous plonge en 1982 — autrement dit, au début de la crise du sida, même si ici on l’appelle “la peste”, une maladie que l’on attraperait, paraît-il, en croisant le regard de l’être aimé.
Romantique ! Terrifiant ! Iconique !
Au centre : Flamenco. Un nom, une légende, un gros plan ambulant.
Incarnée par l’une des présences les plus sublimes et magnétiques du cinéma mondial, elle ne joue pas — elle rayonne.
La regarder, ce n’est pas simplement voir : c’est subir une attraction gravitationnelle. On ne la suit pas, on gravite autour d’elle.
Elle recueille Lidia, une jeune fille qui pourrait bien être le visage le plus naturellement fascinant que vous verrez cette année.
Aucun artifice, aucun effort — juste une présence pure, évidente, du genre : “mais qui est-CE et pourquoi n’est-elle pas déjà partout ?”
Gardez-la à l’œil. Sérieusement.
Côté intrigue ? Des vibes. Une communauté. Un mythe. Et quelques embuscades émotionnelles au passage.
Le film flotte entre conte, allégorie politique et légende murmurée — puis bascule soudain dans le surréel, avec des maladies qui passent d’un regard à l’autre et des enfants qui racontent la fin du monde comme une histoire du soir.
Et pourtant — retournement — ce n’est pas sombre. Pas du tout.
Au lieu de la misère, on trouve de la tendresse, de l’humour, une résilience scintillante.
La communauté trans au cœur du film n’est pas réduite à la tragédie ; elle vit, elle rit, elle aime, et éclipse parfois tout le reste à l’écran (comme il se doit).
Même les mineurs grincheux ont droit à une chance de rédemption. Oui, vraiment.
Est-ce que c’est doux ? Absolument. Peut-être même trop par moments — les réalités brutales auxquelles le film s’oppose s’effacent parfois à l’arrière-plan. Mais, honnêtement, c’est aussi ce qui fait son charme.
Il ne s’agit pas de souffrance. Il s’agit de survivre — avec style.
Au final, ce n’est pas tant un film que l’on regarde qu’un film dans lequel on dérive — comme un rêve fiévreux et scintillant qui reprogramme doucement vos circuits émotionnels.
Il croit en la douceur comme forme de rébellion, en la beauté comme puissance, et en la communauté comme quelque chose de dangereusement proche de la magie.
Et quand tout s’arrête, on ne se contente pas de se lever et de partir. On a plutôt l’impression de… revenir.
On est sortis de la salle comme après un voyage lointain — au-delà des océans, au-delà de la conscience — un peu étourdis, plus tendres, et complètement, irrévocablement transformés.
Et quelque part dans toute cette lumière, un flamant rose vous regarde… et gagne.
D’autres la défoncent en paillettes, vous murmurent une malédiction à l’oreille et vous bouleversent émotionnellement — de la meilleure façon possible.
The Mysterious Gaze of the Flamingo ? Clairement dans la deuxième catégorie.
Situé dans un village minier chilien qui semble sorti d’un rêve fiévreux co-réalisé par Gabriel García Márquez et Pedro Almodóvar, le film nous plonge en 1982 — autrement dit, au début de la crise du sida, même si ici on l’appelle “la peste”, une maladie que l’on attraperait, paraît-il, en croisant le regard de l’être aimé.
Romantique ! Terrifiant ! Iconique !
Au centre : Flamenco. Un nom, une légende, un gros plan ambulant.
Incarnée par l’une des présences les plus sublimes et magnétiques du cinéma mondial, elle ne joue pas — elle rayonne.
La regarder, ce n’est pas simplement voir : c’est subir une attraction gravitationnelle. On ne la suit pas, on gravite autour d’elle.
Elle recueille Lidia, une jeune fille qui pourrait bien être le visage le plus naturellement fascinant que vous verrez cette année.
Aucun artifice, aucun effort — juste une présence pure, évidente, du genre : “mais qui est-CE et pourquoi n’est-elle pas déjà partout ?”
Gardez-la à l’œil. Sérieusement.
Côté intrigue ? Des vibes. Une communauté. Un mythe. Et quelques embuscades émotionnelles au passage.
Le film flotte entre conte, allégorie politique et légende murmurée — puis bascule soudain dans le surréel, avec des maladies qui passent d’un regard à l’autre et des enfants qui racontent la fin du monde comme une histoire du soir.
Et pourtant — retournement — ce n’est pas sombre. Pas du tout.
Au lieu de la misère, on trouve de la tendresse, de l’humour, une résilience scintillante.
La communauté trans au cœur du film n’est pas réduite à la tragédie ; elle vit, elle rit, elle aime, et éclipse parfois tout le reste à l’écran (comme il se doit).
Même les mineurs grincheux ont droit à une chance de rédemption. Oui, vraiment.
Est-ce que c’est doux ? Absolument. Peut-être même trop par moments — les réalités brutales auxquelles le film s’oppose s’effacent parfois à l’arrière-plan. Mais, honnêtement, c’est aussi ce qui fait son charme.
Il ne s’agit pas de souffrance. Il s’agit de survivre — avec style.
Au final, ce n’est pas tant un film que l’on regarde qu’un film dans lequel on dérive — comme un rêve fiévreux et scintillant qui reprogramme doucement vos circuits émotionnels.
Il croit en la douceur comme forme de rébellion, en la beauté comme puissance, et en la communauté comme quelque chose de dangereusement proche de la magie.
Et quand tout s’arrête, on ne se contente pas de se lever et de partir. On a plutôt l’impression de… revenir.
On est sortis de la salle comme après un voyage lointain — au-delà des océans, au-delà de la conscience — un peu étourdis, plus tendres, et complètement, irrévocablement transformés.
Et quelque part dans toute cette lumière, un flamant rose vous regarde… et gagne.
Une initiation à la vie et à la mort. Dans le désert chilien où les mineurs vont au cabaret travestis s’amuser. Celles qu’on nomme les pestiférées, le SIDA, la mort dans une ambiance fantasmorique. Étonnant, émouvant !
Ce film n'a rien d'un western. L'action se situant dans les années 80, on devine assez vite quelle est la nature du mal (donc...).
Une fois levées ces deux réserves à propos du synopsis, on peut affirmer que c'est un bon film. L'improbable rencontre entre deux groupes d'une population que tout sépare sauf la géographie et la précarité, donne du fil à tisser (ou du grain à moudre si vous préférez) un scénario qui ne tombe jamais dans les pièges de l'excès qui pourtant le guettent à chaque acte de cette tragi-comédie. Un film qui nous rappelle aussi les vertus d'un humanisme revigorant.
Une fois levées ces deux réserves à propos du synopsis, on peut affirmer que c'est un bon film. L'improbable rencontre entre deux groupes d'une population que tout sépare sauf la géographie et la précarité, donne du fil à tisser (ou du grain à moudre si vous préférez) un scénario qui ne tombe jamais dans les pièges de l'excès qui pourtant le guettent à chaque acte de cette tragi-comédie. Un film qui nous rappelle aussi les vertus d'un humanisme revigorant.
Ai vu « Le mystérieux regard du flamant rose » du réalisateur chilien, Diego Cespedes. Ce film a été présenté au Festival de Cannes dans la sélection « Un certain regard » dont il a obtenu le 1er prix ! Dans le désert chilien, Lidia (Tamara Cortes) qui a 11 ans est élevée dans un cabaret par une famille haute en couleur, en effet Maman Boa (Paula Dinamarca), Flamant Rose (Matias Catalan) , Aigle, Piranha, Lionne sont des travestis qui vivent au ban d’un village de mineurs. Aux débuts des années 80 une maladie mortelle fait son apparition. Il se dit qu’elle s’attrape si on regarde un travesti dans les yeux. Il y a du western moderne et du Almodovar à ses débuts dans ce film inclassable et déroutant. Une fois que le cadre est posé, nous sommes tout de même envahis par une léthargie incommensurable à cause de scènes répétitives, de scènes trop longues et de scènes inutiles, ce qui fait beaucoup. L’action avance à la vitesse d’un escargot déshydraté en plein désert. La distribution n’est pas très homogène et certains acteurs qu’on imagine amateurs, ont tendance à sur-jouer. Au niveau du scénario on ne voit pas très bien où va le propos si ce n’est pour nous expliquer l’ignorance et la stupidité des gens face à la maladie. La photographie est belle, la musique est exotique, la jeune fille qui interprète Lidia a un vrai feeling avec la caméra, mais ça s’arrête à peu près là. La remise du plus grand prix de cette sélection à ce film est un vrai mystère beaucoup plus profond que le regard de ce flamant rose bien maigrichon.
L'affiche ne fait pas le film...
Séduit par cette jolie composition et conforté par le prix obtenu à Cannes dans la section un certain regard, nous avons foncé avec enthousiasme... Quelle déception ! Ce film est d'une glauquerie absolue. Suivre les pérégrinations de cette petite communauté de prostituées trans et poivrées (l'une fait même ses comptes du nombre d'ouvrier infectés...) provoque ennui et malaise.
Qu'es-ce que l'on doit s'e....erder dans le désert d'Atacama pour en arriver là. Seule la jeune actrice recueillie par cette petite communauté sauve le film par sa vérité.
Primé par un certain regard ? plutôt incertain le regard...
Séduit par cette jolie composition et conforté par le prix obtenu à Cannes dans la section un certain regard, nous avons foncé avec enthousiasme... Quelle déception ! Ce film est d'une glauquerie absolue. Suivre les pérégrinations de cette petite communauté de prostituées trans et poivrées (l'une fait même ses comptes du nombre d'ouvrier infectés...) provoque ennui et malaise.
Qu'es-ce que l'on doit s'e....erder dans le désert d'Atacama pour en arriver là. Seule la jeune actrice recueillie par cette petite communauté sauve le film par sa vérité.
Primé par un certain regard ? plutôt incertain le regard...
Film original poétique, émouvant et très esthétique (de beaux plans de la région). L'interprétation de la fillette est superbe tout comme les personnages trans.
Lidia vit au sein d’une communauté homosexuelle au milieu du désert chilien. L’apparition d’une maladie mortelle va insinuer la suspicion et des rumeurs infondées. Dans ce western moderne et très bien écrit, Diego Cespedes casse les codes pour nous présenter des personnages haut en couleur et bouleversant.
Un premier long métrage prometteur de par son originalité et le sentiment d'oppression quasi-permanente qui s'en dégage.
Mais un film qui déstabilise à force d'osciller entre le western revisité, la fable surréaliste, et les images almodovardesques,...
Un peu trop long aussi (c'est la mode) mais heureusement accompagné d'une chouette bande-son, chaude et langoureuse à souhait.
Mais un film qui déstabilise à force d'osciller entre le western revisité, la fable surréaliste, et les images almodovardesques,...
Un peu trop long aussi (c'est la mode) mais heureusement accompagné d'une chouette bande-son, chaude et langoureuse à souhait.
«Folles du désert chilien»
Film réservé aux amateurs d’un cinéma d’autre part avec cette boîte de travestis au milieu du désert chilien minéral avec des mineurs comme clients, tout cela au début de l’épidémie de (l’encore inconnu) Sida appelée ici la Peste et qui , selon la légende locale, se transmettrait par le regard d’un des travestis, Flamenco (d’où le titre). On suit cette communauté de « folles du désert », en passant du drame à la comédie voire au western, et au milieu une petite fille de 11ans élevée là par sa « Maman » Flamenco et qui ne veut pas en partir pour une meilleure vie ailleurs. Un voyage étonnamment poétique et touchant.
Prix « Un certain regard » à Cannes.
Film réservé aux amateurs d’un cinéma d’autre part avec cette boîte de travestis au milieu du désert chilien minéral avec des mineurs comme clients, tout cela au début de l’épidémie de (l’encore inconnu) Sida appelée ici la Peste et qui , selon la légende locale, se transmettrait par le regard d’un des travestis, Flamenco (d’où le titre). On suit cette communauté de « folles du désert », en passant du drame à la comédie voire au western, et au milieu une petite fille de 11ans élevée là par sa « Maman » Flamenco et qui ne veut pas en partir pour une meilleure vie ailleurs. Un voyage étonnamment poétique et touchant.
Prix « Un certain regard » à Cannes.
Les regards de ces acteurs fabuleux, plein de mystères de poésie et d’amour, dans un décor dur mais sublime, ne sont pas prêts de sortir de ma mémoire
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