Avis : Le Mystérieux regard du flamant rose - Page 3
Le Mystérieux regard du flamant rose
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Mojgan Hessamfar
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4,0
Publiée le 9 août 2025
Vu en avant-première, un très beau western des temps modernes se déroulant dans le désert chilien sur un thème traitant de la maladie incurable du début des années 1980 touchant les travestis d’une drôle de cantina! Remarquablement bien joué , notamment la jeune Tamara Cortes crève l’écran dans le rôle de Lidia la fille adoptive du travesti Flament rose
J’ai vu ce film en avant première, quelle bonne surprise ! Film étonnant , très émouvant , sur cette famille de cœur qui se serre les coudés. La jeune actrice est epatante, elle traverse cette histoire avec force. Je ne connaissais pas le cinéma chilien, ça donne vraiment envie de s évader dans cet autre cinéma. On en redemande !
Film sur l'hétérosexualité avec beaucoup de violence tant verbale que physique,, scénario pitoyable pour comprendre ce qu'il a voulu dire .Le Chili mal filmé.
Vu en avant-première à Un certain regard. Un geste esthétique culotté tant dans ses choix de pellicule, couleurs et cadrages que dans sa radicalié narrative qui remet en cause la séparation entre réel et rêve/mythe. Une expérience visuelle magnifique qui ne néglige ni l'émotion, ni l'humour ni la revendication à un monde meilleur et ce sans une ombre de simplisme ou de niaiserie.
Vu en avant-première au 43ème Festival du Premier Film d'Annonay, où ce film gagne le Grand Prix du Jury : LE MYSTÉRIEUX REGARD DU FLAMANT ROSE de Diego Cespedes (Chili, France, Allemagne, Espagne, Belgique). Il raconte l'histoire d'une petite fille, Lidia, dans sa famille queer qui tient un cabaret dans un village de mineurs au milieu d'une région du désert chilien, dans les années 1980. La communauté est confrontée à une mystérieuse maladie. Un film dur, mais burlesque, aussi drôle et tragique que tendre et fort dans le propos, très impressionnant pour le premier film de Diego Cespedes, 30 ans.
Ce film n'a rien d'un western. L'action se situant dans les années 80, on devine assez vite quelle est la nature du mal (donc...). Une fois levées ces deux réserves à propos du synopsis, on peut affirmer que c'est un bon film. L'improbable rencontre entre deux groupes d'une population que tout sépare sauf la géographie et la précarité, donne du fil à tisser (ou du grain à moudre si vous préférez) un scénario qui ne tombe jamais dans les pièges de l'excès qui pourtant le guettent à chaque acte de cette tragi-comédie. Un film qui nous rappelle aussi les vertus d'un humanisme revigorant.
L'affiche ne fait pas le film... Séduit par cette jolie composition et conforté par le prix obtenu à Cannes dans la section un certain regard, nous avons foncé avec enthousiasme... Quelle déception ! Ce film est d'une glauquerie absolue. Suivre les pérégrinations de cette petite communauté de prostituées trans et poivrées (l'une fait même ses comptes du nombre d'ouvrier infectés...) provoque ennui et malaise. Qu'es-ce que l'on doit s'e....erder dans le désert d'Atacama pour en arriver là. Seule la jeune actrice recueillie par cette petite communauté sauve le film par sa vérité. Primé par un certain regard ? plutôt incertain le regard...
Une initiation à la vie et à la mort. Dans le désert chilien où les mineurs vont au cabaret travestis s’amuser. Celles qu’on nomme les pestiférées, le SIDA, la mort dans une ambiance fantasmorique. Étonnant, émouvant !
C'est un conte qui aborde (comme tous les contes direz-vous) l'amour, la mort, l'initiation. En élément de tension une peste mystique - le sida qui n'est pas encore une maladie bien identifiée dans ce début des années 80 - encore plus au Chili et encore plus au fin fond su désert... Des personnages très queer ou très machos... mais que la quête de l’héroïne est longue… les personnages clés de voute disparaissent trop vite ou réapparaissent trop peu et le scénario oscille entre fable pop et manichéisme primaire… Bon C’est un premier film pas complètement maitrisé avec quand même d’excellents acteurs. Une phrase à retenir : il se prend pour la dernière goutte d'eau du désert !
D’autres la défoncent en paillettes, vous murmurent une malédiction à l’oreille et vous bouleversent émotionnellement — de la meilleure façon possible.
The Mysterious Gaze of the Flamingo ? Clairement dans la deuxième catégorie.
Situé dans un village minier chilien qui semble sorti d’un rêve fiévreux co-réalisé par Gabriel García Márquez et Pedro Almodóvar, le film nous plonge en 1982 — autrement dit, au début de la crise du sida, même si ici on l’appelle “la peste”, une maladie que l’on attraperait, paraît-il, en croisant le regard de l’être aimé. Romantique ! Terrifiant ! Iconique ! Au centre : Flamenco. Un nom, une légende, un gros plan ambulant.
Incarnée par l’une des présences les plus sublimes et magnétiques du cinéma mondial, elle ne joue pas — elle rayonne.
La regarder, ce n’est pas simplement voir : c’est subir une attraction gravitationnelle. On ne la suit pas, on gravite autour d’elle. Elle recueille Lidia, une jeune fille qui pourrait bien être le visage le plus naturellement fascinant que vous verrez cette année.
Aucun artifice, aucun effort — juste une présence pure, évidente, du genre : “mais qui est-CE et pourquoi n’est-elle pas déjà partout ?”
Gardez-la à l’œil. Sérieusement.
Côté intrigue ? Des vibes. Une communauté. Un mythe. Et quelques embuscades émotionnelles au passage.
Le film flotte entre conte, allégorie politique et légende murmurée — puis bascule soudain dans le surréel, avec des maladies qui passent d’un regard à l’autre et des enfants qui racontent la fin du monde comme une histoire du soir.
Et pourtant — retournement — ce n’est pas sombre. Pas du tout.
Au lieu de la misère, on trouve de la tendresse, de l’humour, une résilience scintillante.
La communauté trans au cœur du film n’est pas réduite à la tragédie ; elle vit, elle rit, elle aime, et éclipse parfois tout le reste à l’écran (comme il se doit).
Même les mineurs grincheux ont droit à une chance de rédemption. Oui, vraiment.
Est-ce que c’est doux ? Absolument. Peut-être même trop par moments — les réalités brutales auxquelles le film s’oppose s’effacent parfois à l’arrière-plan. Mais, honnêtement, c’est aussi ce qui fait son charme.
Il ne s’agit pas de souffrance. Il s’agit de survivre — avec style.
Au final, ce n’est pas tant un film que l’on regarde qu’un film dans lequel on dérive — comme un rêve fiévreux et scintillant qui reprogramme doucement vos circuits émotionnels.
Il croit en la douceur comme forme de rébellion, en la beauté comme puissance, et en la communauté comme quelque chose de dangereusement proche de la magie.
Et quand tout s’arrête, on ne se contente pas de se lever et de partir. On a plutôt l’impression de… revenir.
On est sortis de la salle comme après un voyage lointain — au-delà des océans, au-delà de la conscience — un peu étourdis, plus tendres, et complètement, irrévocablement transformés.
Et quelque part dans toute cette lumière, un flamant rose vous regarde… et gagne.
J'ai vu ce film au festival de Auch en octobre 2025 et j'ai bien aimé comment le film aborde les thématiques de l'amour maternelle, amoureuse, et familiale et comment la communauté queer vivent. Puis il y a aussi cet air de western.
Le Mystérieux regard du flamant rose. 1982, alors qu'une maladie inconnue se propage dans une petite ville minière du désert chilien, et touche particulièrement les pensionnaires du cabaret de travestis de Mamá Boa où la jeune Lidia a trouvé refuge. L'ignorance et la peur se répandent encore plus vite, il suffirait de croiser le regard d'une personne malade pour être infecté à son tour.