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Jng62
1 abonné
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3,0
Publiée le 12 mars 2024
Une histoire de SF chez Bruno Dumont, plutôt inattendu. C'est à la manière de Dumont donc forcément décalé. Le mélange de comédiens amateurs et professionnels n'est pas totalement réussi et peut ne pas plaire à tout le monde. Les effets spéciaux, entre Jean-Claude Mézières et la Sainte Chapelle, sont aboutis. Lyna Khoudri et Anamaria Vartolomei sont charmantes et espiègles. Mention spéciale à la combinaison de Fabrice Luchini, futur Cesar du meilleur costume !
Film sexiste et macho, les paroles débiles et les femmes habillés comme des chipies, une catastrophe mais les images de l'espace sont pas mal et Fabrice Luchini soulage un peu, on n'y comprend rien dans ce nouveau film de Bruno Dumont!
Une catastrophe qui s'allonge quand même sur près de 2h. C'est pousser un peu trop loin la blague. Le pire c'est que ce qui est autour du film aurait pu être une bonne idée. Mais les choix faits, comme les lignes de dialogues, les personnages et les habits n'arrivent pas à transporter le spectateur dans ce monde supposé être une comédie de la Guerre des Étoiles. Le pire étant les dialogues. Ce n'est ni drôle, ni fluide et très répétitif.
La seule lumière à ce tableau atroce est marquée par Luchini. On dirait qu'il a pu librement s'exprimer et du coup, il est très bien dans son rôle.
De Bruno Dumont (2024) Déjà , faut il le rappeler, on a affaire à un réalisateur un peu particulier qu'une certaine critique (de mon point de vue) encense toujours un peu trop. Un thème qui aurait pu être intéressant même pour un fan (de la première heure) de l'univers ''Star Wars''. Mais très vite ça tourne sinon à vide mais presque ! On est loin à la fois du thème supposé comme de l'effet satirique que le film serait censé présenter . Que ce soit la description des extra terrestres humanoïdes plus tôt moches et invraisemblables voire grotesques en la personne de Belzebuth campé par Fabrice Luchini assez grotesque comme la Reine (du bien) jouée par Camille Cottin assez insignifiante . La satire (à condition que le film en soit une ?) accouche d'un film même pas drôle limite débile voire (excusé le propos) chiant ! Enfin, que ce soit les humains comme les extra terrestres humanoïdes sont vus comme des débiles et des arriérés ! Avec aussi Lyna Khoudri, Anamaria Vartolomei. Seul point positif certaines images et plan photos . C'est peu !
Enfin un nouveau film déjanté, décalé dans un décors tellement inattendu! Excellents acteurs, souvent barges. Les deux actrices principales sont adorables et très prometteuses. Le jeune "méchant" est aussi au top, excellent casting! Je ne comprends pas pourquoi certaines scènes ont dû être tournée autre part que dans la Manche.
Une formule consacrée que l'on ne sait plus à qui attribuer affirme "Le public a aimé, il est bien le seul !". Pour le film de Bruno Dumont, il faudrait l'inverser : "Le public n'a pas aimé, il est bien le seul !". Il a été tellement décrié que j'ai failli passer à côté ! Hé bien, au risque de me faire gronder, j'ai aimé. L'image est superbe : les panoramiques sur les paysages du Nord ont rarement été aussi beaux, d'autant qu'il fait chaud et beau en cet été caniculaire (magnifiques ciels sur les dunes), ce qui rompt avec la tristesse qui colle à cette région dans tous les poncifs. Oui, tout le film est lumineux - ou presque. Les corps exaltés, les scènes érotiques, font du bien, à une époque si pudibonde et prude. L'idée est géniale, qui fait intervenir la bataille des forces du mal et du bien comme dans un space opera dans les Hauts-de-France : là où les bandes rivales, les familles ennemies se regardent de biais sur la plage, il faut y voir l'opposition millénaire de deux races en lutte. Mélange subtil de réalisme social et d'imaginaire qui traversent tout le film. Le récit s'enchaîne avec rythme, et on ne se lasse jamais, car il fonce comme une flèche, à la vitesse de la lumière d'un sabre laser. Les décors dans l'espace sont magnifiques. Les comédiens jouent parfaitement, amateurs compris, et si Lucchini cabotine trop, c'est un effet de décalage comique voulu. Toute la fin est superbe, parce qu'elle mêle la veine lyrique, humaniste, politique de Dumont avec son filon de comédie (les gendarmes). Je ne me suis pas ennuyé, j'ai souri et j'ai vibré ! Que demande le peuple ? Ah oui, Dune 2.
Un film dans la suite de Le petit Quinquin mais avec une approche nouvelle très allégorique du combat du bien et du mal chez les humains. Mélange du cinéma réaliste du Petit Quinquin et du cinéma de science-fiction de L'Empire contre-attaque. Intéressant.
L'univers de Dumont dans un récit de SF où s'affrontent le bien et le mal. On retrouve tout son monde : le Nord, ses accents, ses gueules, ses gendarme....mais quel manque de vivacité, c'est plan-plan et cela nous lasse.
En terminant son film par l'exclamation "C'est tout!", le réalisateur génial de la série "Coin coin et les z'inhumains" nous rappelle hélas ce que nous pensons trop fort à la fin de la projection.
Si vous avez adoré comme moi la série jubilatoire de Bruno Dumont, fuyez à tout prix ce film. Rien n'est drôle, l'humour décapant de la série est inexistant, les comparses irrésistibles de la police (Roger Van der Weyden et Rudy Carpentier) ne sont que trop absents durant l'histoire, les personnages sont fades hormis celui joué par Brandon Vlieghede, et que dire des scènes de sexe qui sont totalement inutiles et malvenues sauf si vous voulez voir la magnifique poitrine de Anamaria Vartolomei...
Bref! film à fuir si vous voulez encore penser que Bruno Dumont peut réaliser des films non convenus, malins et décapants.
A lire certaines critiques-spectateurs je voudrais simplement dire que ce film est une œuvre de cinéma, une vraie, une de celles, autrement dit, qui prétend d'abord parler au moyen des images. Et, sur ce plan, le film de Dumont se montre incontestablement créatif, à l'exemple de toutes les séquences avec Fabrice Lucchini, lequel est accompagné par une section musicale ou/et chorégraphique à l'étrangeté joyeuse et vue nulle part. Sont-ils si fréquents aujourd'hui les films qui osent sortir de toutes les convenances de codes ? Je ne le pense pas ! Aussi, quoi que l'on puisse trouver le contenu abracadabrantesque (cet adjectif n'a pas été créé par Chirac mais par Arthur Rimbaud contrairement à ce qui fut dit à l'époque) le spectateur amant du cinéma (et qui me semble-t-il alors ne privilégie en rien la cohérence du scénario) trouve de quoi se contenter dans la sorte de rubrique-à-brac de ce dernier opus de Dumont. Si ce spectateur n'approuvera pas tous les risques pris, il saluera néanmoins hautement la prise de risque elle-même et repensera au film en souriant à quantité de trouvailles des plus réjouissantes.
Pastiche trivial ou conte philosophique ? Le recours aux effets spéciaux permet toutes les audaces . En s'émerveillant des vaisseaux intergalactiques, des costumes délirants et des langues ésotériques, le voyageur égaré peut échapper au volet racoleur de l'opus et se renforcer dans son équilibre entre bien et mal. Peu probable, qu'il attende que L'Empire contre attaque pour le mener au nirvana.
Imaginez un space-opera façon Star Wars mais tourné dans… les Hauts-de-France.
Bruno Dumont réalise ici une oeuvre très singulière qui oscille entre la farce burlesque et le foutage de gueule. Un exercice auquel s’était déjà attelé Mel Brooks il y a presque 40 ans avec plus ou moins de réussite (La Folle Histoire de l'espace - 1987). Cette fois-ci, on ne sait jamais s’il faut prendre ça au sérieux ou en rire, quitte à se moquer pendant toute la durée du film de l’amateurisme d’une grande partie de sa distribution.
C’est bien ça le souci majeur du film et le réalisateur en joue énormément, c’est le fait d’avoir voulu mettre à la fois des acteurs professionnels et amateurs. Ces derniers jouent comme des branques et c’est d’ailleurs ce qui fait rire les spectateurs dans la salle. Mais c’est aussi ça qui en devient gênant, voire malaisant, faut-il rire de ses acteurs ou s’en moquer ? L’absence de direction artistique et cette diction si particulière (et rare au cinéma) décrédibilise complètement son oeuvre. Quand certains jouent comme des pieds, d’autres surjouent à fond, quitte à en faire des caisses jusqu’à l’overdose.
L'Empire (2023) mélange tout un tas de choses, comme si le réalisateur s’était donné pour mission d’y mettre tout ce qu’il lui passe par la tête. Un combat de sabres laser mollasson, la Sainte Chapelle et le Palais de Caserte en guise de vaisseaux spatiaux, des gendarmes nigauds (que l'on avait déjà pu voir dans P'tit Quinquin - 2014), des méchants tout droit sorti de la fashion-week, des ch’tis confrontés à la guéguerre que mènent les “0” et les “1” (vous n’y comprenez rien ? c’est normal) et un méchant qui fait son one-man-show.
L'Empire (2023) c’est tout ça à la fois, une odyssée SF et naturaliste qui nous offre de très beaux plans de la côte d’Opale (et des effets visuels réussis) et un space-opera déluré et abrutissant, dont une grande partie des acteurs dirigés à l’oreillette donnent l’impression de constamment jouer en étant bourrés. Heureusement, on peut compter sur Lyna Khoudri & Anamaria Vartolomei pour sauver les meubles, leurs interprétations parviennent à se démarquer du marasme ambiant.
Le concept est vraiment intéressant mais la bande annonce suffit amplement. Celle-ci apporte le rythme dynamique dont le film manque cruellement, ce qui est vraiment dommage. On tombe rapidement dans l’ennui et le jeu des acteurs - pourtant très bon - ne parvient pas à nous en sortir. On s’attendait à un film de SF rafraîchissant, on aurait aimé que ça s’arrête a un court métrage pour l’idée et l’esthétique.