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    L'Empire
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    159 critiques spectateurs

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    selenie
    selenie

    5 570 abonnés 6 042 critiques Suivre son activité

    1,0
    Publiée le 22 février 2024
    Dès les premières minutes on reconnaît le style de Dumont, décors du Nord, gueules typiques et caricaturaux du Ch'ti, le réalisme social en filigrane. Mais cette fois le décalage d'un récit improbable touche le fond ; clairement "La Guerre des Etoiles" chez les Ch'tis ça ne fonctionne pas du tout. D'abord ce qui gêne sont les acteurs de second plan, amateurs et/ou débutants spécialement issus du terroir qui sont très très mauvais, tant que ça en est même pas drôle. La "réunion" à cheval dans le champs au début est la première preuve douloureuse. Au fil du récit on se demande en quoi dénudée les actrices aussi gratuitement sert l'histoire, ce n'est pas désagréable évidemment mais on s'interroge sur l'utilité vis à vis d'une histoire de SF soit disant originale. Pauvre Anamaria Vartolomei et Lyna Khoudri surtout, même Luchini n'y croit pas. La comédie s'est perdue en cours de route, on ne sourit jamais tant c'est ridicule, pathétique et navrant. Et étonnamment, la meilleure chose du film reste les effets spéciaux plutôt réussis, ce qui est la moindre des choses pour ce navet à (tout de même !) 8 millions d'euros. Un calvaire...
    Site : Selenie.fr
    GaByV
    GaByV

    19 abonnés 6 critiques Suivre son activité

    1,0
    Publiée le 23 février 2024
    Un scénario débilitant, des acteurs amateurs qui tentent de débiter des dialogues ineptes sans conviction, Luchini qui s'en fout et est là pour faire l'imbécile et prendre son cachet. On dirait plusieurs films (un documentaire sur les ch'tis, un policier nul, un film érotique filmé de loin et un film de SF kitsch) montés au hasard sur une musique aléatoire également. Seuls les effets spéciaux et les chevaux ne sont pas à jeter.
    Fenêtre sur salle
    Fenêtre sur salle

    33 abonnés 156 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 22 février 2024
    Disons le tout de suite : le film est complètement barré et il y a beaucoup de moments où je me suis senti perdu et où je n'ai pas compris grand chose à ce qui se tramait. Et comme Bruno Dumont n'est pas du genre à s'embarrasser de questions de rythme ou de longueurs, l'on peut donc facilement finir par s'ennuyer. Pourtant, le film m'a fasciné en permanence, et un peu comme devant un bon film de David Lynch, j'ai décidé de me laisser porter. Et c'est finalement le plaisir et la fascination qui l'ont emporté...

    Fasciné par la beauté des images, que soit celles mettant en avant les magnifiques paysages de la Côte d'Opale, le soin apporté aux effets spéciaux ou les très beaux plans larges sur les visages des personnages.

    Fasciné par un phénomène de juxtapositions constantes. Un monde de science fiction à la Star Wars qui se déploie dans un décor ultra réaliste du nord de la France. Des comédiens ultra confirmés qui donnent la réplique à des acteurs non professionnels hésitants (tous s'investissent totalement dans cette histoire folle et délirante, si bien que l'on finirait presque par y croire, notamment grâce aux interprétations très premier degré et très réussies de Lyna Khoudri et d'Anamaria Vartolomei). Un ton dramatique (renforcé par une bande originale envoutante et par la revisite de grands morceaux de musique classique) mêlé à un humour absurde et à des dialogues complètement décalés...

    Enfin, fasciné par un tel niveau d'imagination et de créativité ainsi que par ce refus ostentatoire de s'imposer une quelconque limite.

    En revisitant et en s'appropriant le genre du space opera de la plus originale des manières, Bruno Dumont continue de se faire plaisir et d'explorer tous les possibles du cinéma, dans un projet qui est sans doute son plus ambitieux à ce jour, et on en redemande !

    Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
    Gregory S
    Gregory S

    18 abonnés 516 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 21 février 2024
    J'avais bien aimé le p'tit quinquin est sa suite et à j'ai quand même état déçu car c'est trop "barge" sans être ultra risible. Alors par moment on rit et les acteurs pros et amateurs sont tous très bons mais je trouve que la parodie a du mal à décoller. Dommage. Mais ça reste un film à voir car ultra original et la comédienne principale, Anamaria, est vraiment très jolie.
    Jean N.
    Jean N.

    237 abonnés 541 critiques Suivre son activité

    0,5
    Publiée le 23 février 2024
    Allez c'est parti !!
    "Starr Wars chez les Ch'tis" "Le coté obscur de la Farce " Le dernier Tuchedi " et mon préféré "Le Pire contre attaque " !!!
    Vous l'aurez compris : J'ai détesté !!
    C'est complètement barré mais dans le mauvais sens du terme, pas du tout une réussite parodique comme pouvait l'être à l'époque "Spaceballs " de Mel Brooks!!
    Scénario foutraque : une espèce de lutte des classes passant par la guerre du Bien contre le Mal, une réflexion plus morale qu'existentielle sur la nature humaine avec la possession des humains par les aliens ; en un mot comme en mille : c'est lent ,vide, plat, ennuyeux ... Les comédiens amateurs sont transparents et les pros lassants à la longue, même Lucchini.
    La seule question que je me pose c'est : mais que viennent faire des FX de qualité dans cette daube ? A part justifier les 8 Millions dépensés?
    Pour tout vous dire j'ai été surpris en entrant de voir une salle bondée ??? Mais au bout d'une 1/2 heure , la moitié s'était déjà tirés en râlant d'avoir payé pour "Ça" (Enfin ça =cette daube et pas le clown Pennywise )!!
    Et au bout de 2h de projection ....Et , bien , je peux pas vous dire car j'étais parti moi aussi 😂🤣😂🤣
    capirex
    capirex

    73 abonnés 163 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 22 février 2024
    Etant assez fan de l'univers de Bruno Dumont j'ai là beaucoup apprécié son nouvel ovni cinématographique où il "s'amuse' à transposer l'univers de Star-Wars sur la Côte d’Opale
    C'est en quelque sorte un un space opera burlesque sur les terres du Nord !
    Mélange d'acteurs reconnus et de non-professionnels tous sont très bon de leurs partitions !
    Mr-ciné
    Mr-ciné

    24 abonnés 46 critiques Suivre son activité

    2,0
    Publiée le 19 février 2024
    Tout ça pour ça… Surtout ne regardez pas la bande annonce, elle est trompeuse !
    On pense retrouver le duo de flics du P’tit Quinquin, retourner dans cet univers plein de folie. Et surtout on s’attend à une bonne comédie.
    Et bien non… effectivement on retrouve l’univers de Dumont posé dans ses séries ou Ma Loute. Mais vient ici s’ajouter l’invasion extra-terrestre et il ne sait plus où centrer son récit. Pas de sujet, pas de rythme, personnages trop secondaires voir inexistant. Tout cela au dépit du TRÈS grand nombre d’effets spéciaux.
    Pour les fans des séries de Dumont, passez votre chemin
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

    601 abonnés 2 788 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 23 février 2024
    La singularité de L’Empire est double, selon qu’on le replace dans le cinéma de science-fiction – anomalie savoureuse en ces tristes temps de divertissement stéréotypé et régressif ! – ou dans celui de son cinéaste. D’ordinaire, Bruno Dumont part de l’homme au contact des autres hommes et d’un environnement pour interroger la lutte du Bien et du Mal qui gouverne ses relations et définit ou fracture son identité. Ici c’est le contraire, le Bien et le Mal deviennent personnages, tantôt burlesque tantôt cynique, et s’engagent dans des genres théâtraux opposés que le film articule : la comédie de Belzébuth repose sur un Fabrice Luchini déguisé en Dom Juan, empruntant le costume de Louis Jouvet pour le rôle, la tragédie de la Reine blanche reconnaît que les humains sont « attachants » mais profondément vains. Ainsi Dumont présente-t-il le Mal sous les traits d’un fanfaron, et le Bien sous ceux d’une autorité froide et descendante.
    Ce processus d’allégorisation s’accomplit par la rencontre avec l’humain qui tout à la fois se subordonne à l’un des camps en présence et refuse un tel manichéisme, cher à la franchise Star Wars ici parodiée, en laissant éclater ses passions : les élans du cœur poussent Jane et Jony, pourtant ennemis, à unir leur corps, engagés malgré eux dans un jeu de séduction qui prouve la suprématie de l’empire des sens, de l’attraction de la chair et de l’influence des idées. Superbement photographiée, la côté d’Opal se donne au cinéaste comme un territoire où observer la marche des êtres capables d’ordinaire et d’extraordinaire, de hauteur et de bassesses, dans un dialogue entre traditions et modernités technologiques, authenticité du terroir (déplacement à cheval) et références nombreuses aux blockbusters américains (la tenue de Lara Croft, le langage inversé de Dune version David Lynch, les vaisseaux de Star Wars etc.), dans le constat d’une incapacité à aller par-delà le Bien et le Mal quelles que soient les avancées sociétales accomplies. Cette permanence s’exprime par l’image récurrente de la cathédrale en guise de vaisseau spatial, idée magnifique au demeurant – et d’autant plus magnifique qu’elle procède par superposition de lieux de culte européens bien réels, aussi bien français qu’allemands –, qui concentre par son architecture, par ses vitraux et par son histoire la lutte intestine et insoluble de ces deux puissances contraires qui, réunies, forment un trou noir, le « c’est tout » prononcé en clausule.
    Dumont explicite plus que jamais sa posture de moraliste : sa caméra suit les comédiens dans leurs allers-retours incessants, répète les plans sur des entrevues dans les rues, sur l’intervention comique de la gendarmerie nationale, sur un ou plusieurs cavaliers captés de dos dans leurs déplacements quotidiens ; elle scrute le remorquage du petit bateau de pêche avec une attention quasi documentaire, orchestre la rencontre du concerté et du hasard, de l’acteur professionnel et de l’amateur, de la direction et de l’improvisation, et c’est alors tout un long métrage qui éprouve formellement cette oscillation, ce mouvement de balancier entre deux extrêmes qui, lorsqu’ils se concilient, donnent lieu à des élans sublimes.
    Cinévore24
    Cinévore24

    307 abonnés 613 critiques Suivre son activité

    2,0
    Publiée le 23 février 2024
    La bande-annonce de ce film m'avait laissé plus que circonspect, mais voulant me faire un véritable avis sur ce nouvel OVNI signé Bruno Dumont, je suis allé le découvrir en salles, et...à l'image de «Ma Loute» en 2016, voilà un nouveau délire perché en mode "invasion S-F à la sauce ch'Nord", totalement assumé de la part de son réalisateur (enfin j'espère), mais auquel je n'ai vraiment pas adhéré.

    Écriture aux fraises, rythme décousu, et surtout des jeux d'"acteurs" lourdauds, appuyés et tout simplement mauvais pour certain.e.s (vouloir faire jouer faux quasiment tout son casting, amateurs comme professionnels, et ce tout le long du film, c'est juste pas possible à mes yeux...d'autant que certains d'entre eux portaient des oreillettes (pour leur souffler le texte j'imagine) de manière très visible...paie ta magie du cinéma à 8 millions d'euros).

    Je crois comprendre ce que le cinéaste a voulu nous proposer, mais rien (ou presque) ne semblait marcher à mes yeux dans ce film pas drôle et trop long, et dans lequel je ne me sentais jamais impliqué, parce qu'aucune empathie ne se dégageait de sa galerie de personnages, soit abrutis, soit excentriques, soit à la ramasse (et parfois les trois ensemble).

    Hormis quelques visuels spatiaux sympathiques et une Anamaria Vartolomei impliquée qui tient son rôle du mieux qu'elle le peut, voilà une nouvelle preuve que le cinéma de Dumont n'est définitivement pas pour moi.

    Allez, je vais me replonger dans la première trilogie «Star Wars» pour oublier ça. 3,5/10.
    Arnac E
    Arnac E

    48 abonnés 24 critiques Suivre son activité

    0,5
    Publiée le 28 février 2024
    Bruno Dumont a manifestement oublié de s’adjoindre un ou une scénariste et ça se voit!! Par contre il a découvert de nouveaux jouets avec les effets spéciaux dont il use et abuse. Tout ceci fait un pudding sans queue ni tête… vouloir faire un pastiche normand de Star Wars pourquoi pas. Encore faut il avoir le début de la capacité de travail de George Lucas.. on en est loin! Et c est bizarre qu’il soit suivi par tant de financiers qui n’ont pas demandé à lire le projet!
    Bref, quand vous avez vu la bande annonce vous avez tout vu.. et le reste est épuisant à regarder.
    C’est désolant de prétention et de paresse! Après il aime bien lui aussi voir les fesses de jolies jeunes femmes.. c’est cool qu’on lui donne les moyens de faire ça en mode XXL avec des vaisseaux spacieux en plus!
    Le nouvel enfant gâté et gâteux du cinéma français est né!
    traversay1
    traversay1

    3 177 abonnés 4 653 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 25 février 2024
    Au Nord, c'était les ovnis ! Pourquoi ne pas en accepter l'augure, avec un choc des cultures prometteur, devant la caméra d'un Bruno Dumont guère décidé à s'assagir ? Malheureusement, la mayonnaise cosmique ne prend pas, à cause d'un scénario totalement aux fraises, dont la seule constante est la misanthropie affichée et l'on pourrait ajouter une certaine tendance à déshabiller les jeunes femmes, de manière assez gratuite. C'est d'autant plus dommage que les susdites, Lyna Khoudri et Anamaria Vartolomei, sont à peu près les seules à jouer correctement leur partition. La lutte entre le bien et le mal passe bien au-dessus des écoutilles d'humains engoncés dans leur médiocrité, tel semble être le message de cette comédie qui n'en est pas une, à partir du moment où elle ne suscite aucun rire et s'avère même sinistre, le summum étant atteint avec la prestation accablante de Fabrice Luchini. Honnêtement, si L'Empire peut se regarder sans trop trouver le temps long, c'est presque uniquement grâce à ses effets spatiaux (ce n'est pas une coquille), ce qui, évidemment, n'est jamais la raison principale de voir un film de Bruno Dumont. C'est la bonne surprise d'un long-métrage qui, hélas, est plutôt généreux en mauvaises (surprises) et dont la tendance au grotesque dépasse largement la limite, sans que l'on puisse en appeler à la fantaisie, l'humour ou la poésie.
    Adrien
    Adrien

    70 abonnés 377 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 22 février 2024
    Je suis allé voir ce film car j'étais curieux de voir le résultat. Je l'ai trouvé vraiment pas mal par contre, je trouve qu'il est assez spécial. Dans la narration et dans le montage, on se sent vraiment perdais j'étais quand même assez captivé par le film. J'ai trouvé aussi que les acteurs professionnels comme les amateurs dans certaines scènes jouaient assez mal, assez caricaturé mais je pense que c'étais prévu pour vraiment en faire un délire. Les paysages sont magnifiques et la musique est sublime. Bref, je vous conseille de vous faire votre propre avis sur ce film !!! Moi, je trouve qu'il est très bizarre mais assez captivant, ce qui n'est pas déplaisant, peu de longueur ni de temps mort. Un film que je vous conseillerais d'aller voir !!!
    Le Chat du Cinéphile
    Le Chat du Cinéphile

    17 abonnés 22 critiques Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 22 février 2024
    Bien et Mal s’affrontent sur la côte d’Opale en un joyeux bazar. Au programme : des épées lasers, une église gothique façon Destroyer, des chevaux du boulonnais et l’improbable duo du p’tit Quinquin / Coincoin pour le plus grand plaisir des uns et le plus grand malheur des autres. N’en déplaise au spectateur sceptique qui se cache en chacun de nous : la vérité se trouve ailleurs, dans une galaxie très très lointaine, et c’est peut être pour cela qu’on ira toujours au cinéma !
    Max-Pol M.
    Max-Pol M.

    7 abonnés 1 critique Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 22 février 2024
    Note de 4/5 à laquelle j'ajoute 1 point de bonus en raison des déclarations d'Adèle Haenel, dont l'absurdité absolue rendent le film encore plus drôle et pertinent. Face au manichéisme moyenâgeux de l'égocentrisme et du narcissisme infinis d'une société qui semble avoir 12 ans d'âge mental et a perdu toute forme d'intérêt pour la vérité et la beauté, votez Poésie, votez Dumont.
    Yves G.
    Yves G.

    1 327 abonnés 3 324 critiques Suivre son activité

    1,0
    Publiée le 24 février 2024
    Jony, un pêcheur du Boulonnais, élève avec l’aide de sa mère son gamin, Freddy. Il n’a pas conscience que le bambin doté de pouvoirs surnaturels est appelé à gouverner le monde et que sa présence va provoquer la bataille titanesque des forces du Bien, dirigées par la Reine (Camille Cottin), et du Mal entraînées par Belzébuth en personne (Fabrice Luchini).

    Le space opera est un genre cinématographique à part entière qui a acquis avec "La Guerre des étoiles" ses lettres de noblesse. Le genre appelait sa caricature : Mel Brooks s’y est essayé avec plus ou moins de succès dans "La Folle Histoire de l’espace". À voir l’affiche de "L’Empire", le rictus et le déguisement de Luchini, le visage éthéré de Camille Cotin – méconnaissable à force d’avoir été photoshopé – les deux flics inséparables du P’tit Quinquin, les vaches et les paisibles percherons qui les entourent, on s’imagine que L’Empire s’inscrit dans le même registre parodique et burlesque.

    Mais c’est mal connaître le cinéma de Bruno Dumont qui ignore le second degré. Aussi délirant que cela puisse paraître, son film est à prendre au premier degré : Tatooine serait un petit port de la Côte d’Opale, Anakin serait né dans un pavillon rurbain à la lisière des champs d’orge des Hauts-de-France, Palpatine aurait les traits de Fabrice Luchini et Joda ceux de Camille Cottin, etc.

    Un tel menu excite la curiosité. Il a excité la mienne et celle des spectateurs nombreux, qui se pressaient dans la salle quasi-comble des Halles où j’ai vu hier soir "L’Empire". Il faut dire que la distribution est alléchante – dont s’est retirée Adèle Haenel qui a considéré que le film, parce qu’il n’incluait que des acteurs blancs, était « raciste ». Virginie Efira et Lily-Rose Depp étaient également pressenties ; mais le report du tournage, à cause du Covid, a entraîné leur défection. Adèle Haenel a été remplacée par Anamaria Vartolomei, meilleur espoir féminin 2022 pour "L’Evénement", Lily-Rose Depp par Lyna Khoudri, méconnaissable en cagole perruquée.

    Le résultat est pour le moins déconcertant. "L’Empire" ne fait pas rire – manifestement tel n’est pas l’objectif de Bruno Dumont – alors qu’il contient tous les ingrédients pour y parvenir. Naît un décalage malaisant entre ses ingrédients parodiques et son effet plus absurde que comique. Car Bruno Dumont, dans ce film comme dans tous les précédents, ne peut se retenir de brasser des questions majuscules sur le Bien, le Mal, l’Apocalypse, l’origine et la fin du Monde, l’Amour….

    Quand les lumières se rallument, les spectateurs se regardent, déconcertés devant cet Ovni (c’est le cas de le dire !) cinématographique : sidérante (ou sidérale ?) mise en abyme métaphysique ? ou parodie ratée de space opera ? Je ne suis pas certain de ma propre opinion et je n’exlus pas d’ici quelques années de parler de "L’Empire" avec enthousiasme. Mais sur le coup, devant le jeu volontairement bredouillant des acteurs non professionnels, devant un scénario qui s’étire interminablement avant l’Armageddon final, devant les effets spéciaux kitschs et les décalages absurdes, c’est la consternation qui l’a emporté.
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