Regard sur le moment où se détermine pour un enfant son identité mais surtout son expression au sein d'une famille qui l'accueille non sans difficulté. Beau moment avec une tante apicultrice qui comprend la 1ère Belle émotion avec le frère qui le 1er crie le nouveau prénom choisi
Un sujet compliqué traité en toute délicatesse. Ce film démontre qu avec patience, amour et tolérance l acception de ce que l on ne projette pas lorsque l on devient parent devient finalement possible sans dégrader la vie et l amour…les normes au fond sont si peu importantes ! Très joli film, de très belles personnalités, l enfant joue divinement bien, il est aussi divinement filmé…Bravo
Par petites touches, la cinéaste espagnole filme la plupart du temps à hauteur d’enfant, scrutant au plus près les gestes et les regards de Coco, interprété avec beaucoup de naturel par la jeune comédienne Sofía Otero, qui a reçu un Prix d’interprétation à la dernière Berlinale. Dans ce premier film, la réalisatrice Estibaliz Urresola Solaguren met beaucoup de douceur, de pudeur et de poésie pour raconter l’histoire de Coco, qui rappelle à certains égards celle racontée par Sébastien Lifshitz dans son documentaire Petite fille, sorti en 2020, ou encore le film Tomboy (2011) de Céline Sciamma.
Le film montre avec simplicité combien il est difficile pour les parents d’accepter un tel état de fait, et combien la notion de transidentité est encore un sujet tabou dans bon nombre de familles. Si 20 000 espèces d’abeilles est une réussite par bien des aspects, et se révèle même très touchant lors des moments que Coco partage avec sa grand-tante, il aurait sans doute mérité d’être écourté d’une trentaine de minutes.
Malgré tout, on saluera ce très beau portrait d’enfant, montrant dans une mise en en scène gracieuse et discrète toute la complexité qui entoure ce type de problématique à laquelle peut être confrontée une famille.
Aussi bouleversant que touchant. Le film dépeint tout en douceur un moment crucial pour Coco et sa famille, tous en doutes pour des raisons diverses. La réalisation, les plans de caméra, les niveaux de métaphores pour en venir à e que la realisatrice veut apporter comme point de vue. Tout est parfait. À voir et à revoir.
Très beau film avec un très bon scénario et une interprétation parfaite, grande sensibilité, tout en douceur pour enfin accepter et arriver à dire ce que l'on ne veut pas voir surtout la famille et l'entourage
Un très très beau plaidoyer pour la différence que je rapprocherai d'oeuvres comme "girl". C'est plein de sensibilité et de tact pour aborder un sujet délicat, le questionnement d'identité chez les jeunes enfants. On rit, on pleure et on réfléchit beaucoup et on se dit que le cinéma est vraiment un lieu privilégié pour se saisir de ces sujets et proposer des oeuvres de cette qualité ! Courrez y !
Le temps d’un été dans le pays basque une jeune fille née dans le corps d’un garçon affirme avec délicatesse, méfiance et douceur sa transidentité à sa famille. Certains membres l’acceptent, d’autres moins. Un film qui traite d’un sujet important mais par moment d’une manière métaphorique assez lourde, le tout se déroulant d’une manière languide propice à l’ennui. Ou à la sieste.
"Ce n'est pas à l'enfant de faire une transition mais à la famille entière de se transformer."
Une phrase de la réalisatrice qui résume parfaitement l'enjeu de son film, récompensé, il y a peu, par 3 Goya, les équivalents espagnols de nos César.
D'abord filmé à hauteur de l'enfant, le récit déplace progressivement le point de vue du côté des adultes et se focalise davantage sur le personnage de la mère ainsi que sur la relation toute particulière et paradoxale qu'elle entretient avec son enfant, lui laissant explorer le monde et se construire avec une liberté totale mais ne parvenant pas à mettre les mots pour l'accompagner dans cette recherche d'identité.
Pas étonnant que la jeune Sofia Otero ait remporté l'Ours d'argent de la meilleure actrice à la Berlinale 2023, tant elle incarne avec justesse son personnage d'enfant qui ne se sent pas à l'aise dans le corps qui lui a été attribué à la naissance. La relation qu'elle noue avec sa grand tante, une apicultrice qui fait preuve d'une ouverture et d'une écoute inouïes, est ce qui touche le plus.
L'on pense à Tomboy de Céline Sciamma ou au très beau documentaire de Sébastien Lifshitz, Petite Fille, qui abordaient tous les deux la question de la transidentité avec les mêmes justesse et délicatesse, mais le film ne parvient jamais à dégager la même puissance émotionnelle.
Il est en effet dommage qu'il s'éparpille autant et soit parfois si lent. Certes, cela permet d'aborder de manière plus large la question du poids de la famille et évite que le récit ne tombe dans quelque chose de trop pédagogique ou programmatique mais l'on peut tout de même regretter qu'il mette tant de temps à prendre son sujet à bras le corps. Il faut en effet attendre le dernier quart pour que le film touche vraiment (malgré une conclusion un peu précipitée qui peut laisser perplexe).
"20 000 espèces d'abeilles" qui a obtenu 15 nominations aux Goyas Awards cette année (3 victoires) est un drame social espagnol pertinent. En effet la réalisatrice Estibaliz Urresola Solaguren livre aux spectateurs une histoire sensible, touchante et assez réaliste sur la transidentité à travers l'histoire du jeune Aitor né garçon mais qui se sent fille par ailleurs interprétée à merveille par la jeune Sofía Otero (prix d'interprétation à la Berlinale l'an dernier) bien accompagné par la prestation convaincante de Patricia López Arnaiz (dans le rôle de la mère de Aitor) dans un film pertinent mais un peu long à mon goût.
Un film, emprunt d’une belle intelligence. De la beauté, de la nature, et de la possibilité de 20 000 espèces d’humains. Histoire douloureuse et merveilleuse qui n’aurait pas pu frayer son chemin sans l’amour.
Un petit garçon le désir d'être une fille...je trouve que le film est trop doux, on ne sent pas l'ambiguïté, mais peut être est ce voulu, quand on a huit ou dix ans et puis c'est long, des scènes inutiles, on a du mal à voir les abeilles, le rapport avec le titre, merci au synopsis d'allo ciné, mais c'est plus un jeu de mots, qu'une réalité.....Une histoire entre la mère et la grand mère en concurrence donne quelques temps plus intéressants, mais si rares.....Le tout manque quand même de dynamique, d'imagination, et ronronne pendant deux heures, la fin sauve un peu les meubles, il aurait fallu scénariser ainsi tout le film, je ne conseille pas vraiment, on peut s'assoupir devant le rythme du film.....Mais quel titre pourtant prometteur,, les abeilles hélas sont restées dans la ruche.....
C'est peu à peu que le film prend tout son sens et dévoile la complexité que vivent à la fois les personnages et le groupe famille. Autour de ce petit garçon qui voudrait renaître fille, remarquablement interprété(e), les poids portés par chacun apparaissent avec une grande sensibilité et deviennent perceptibles pour le spectateur. Pas de jugement, pas d'interprétation, juste une vision profonde de ce qui est ressenti selon le vécu de chacun, sa place et/ou son histoire personnelle. Une belle réussite sur un sujet pas facile à traiter.
A la fin de la dernière demi-heure, lorsqu’on a enfin compris que le véritable sujet du film, c’était les difficultés rencontrées par Aitor/Lucia pour arriver à s’affirmer en tant que fille alors que son corps est celui d’un garçon, on se dit que, dans les 95 premières minutes du film, la réalisatrice avait sans doute cherché à nous mettre en face des injonctions que la nature ou la société pouvaient nous imposer et contre lesquelles il est difficile, voire impossible, de résister, que ce soit au niveau de la famille, du couple ou d’une … ruche. Avait cherché mais n’avait pas vraiment réussi, malheureusement ! Critique complète sur https://www.critique-film.fr/critique-express-20-000-especes-dabeilles/