"La soif du mal" démarre fort avec un plan séquence de toute beauté ! Orson Welles nous livre un polar d'une belle noirceur avec ce scénario intelligent et les talents de metteur en scène qu'on lui connaît. Le commissaire corrompu et sans scrupule, ici interprété par le brillant Orson Welles en personne (habitué à jouer dans ses propres films), orchestre un coup monté qui inspirera bon nombre de cinéaste par la suite.
Un film époustouflant qui tient en haleine jusqu'à la fin. Les acteurs sont tous excellents. Orson Welles méconnaissable nous impose un talent incroyable. Superbe !
A la fin des 50's, le film noir vit ses dernières heures. Cela n'empêche pas Orson Welles de nous livrer un œuvre remarquable, prouvant que le genre n'est pas encore éteint. On pourra reprocher à "Touch of Evil" une intrigue un peu décousue, mais techniquement le film est irréprochable. L'impressionnant plan séquence d'ouverture est l'un des plus célèbres de l'histoire du cinéma, les angles de caméra sont toujours appropriés, et le duel Charleston Heston / Orson Welles est génial. Le scénario, sombre à souhait, passe d'ailleurs plus de temps sur l'opposition entre ces personnages que sur l'enquête policière. Un grand classique.
Oui, le plan-séquence qui ouvre le film est un monument du 7ème art. Maîtrise de l'espace, maestria technique, présentation virtuose d'un décor bref, c'est époustouflant. La suite m'a quelque peu déçu. L'intrigue est lourde et dense, peut-être trop pour une durée aussi courte mais ça avance trop lentement avant une brusque accélération au final (bref, on sent trop les réécritures). Par contre, la maîtrise du cadre, des lumières et des mouvements par O. Welles saute aux yeux et nous laisse souvent ébahi et émerveillé. Le casting est solide et la musique d' H. Mancini est à la fois diablement entraînante et assez sournoise. Selon moi, ce n'est pas un chef d'oeuvre mais ça reste une œuvre fondamentale et indispensable. D'autres critiques sur
L'interprétation excellente d'Orson Welles dans le rôle du flic pourri permet au film d'éviter le manichéisme car son personnage devient vite le plus intéressant et le plus attachant d'une œuvre passionnante où les rebondissements se succèdent sans temps mort.
De prime abord, un film très difficile d'accès avec une intrigue qui semble partir un peu tous azimuts et sa galerie de personnages à la psychologie plus qu'étrange pour finalement à une oeuvre sublime, complexe avec comme question centrale la notion de justice propre à chacun, la corruption. Après "Citizen Kane" et "La splendeur des Amberson", ma troisième incursion dans la filmographie d'Orson Welles pour un polar, techniquement sublime, complexe, alambiqué à la manière de films noirs comme "Le faucon maltais" ou "Le grand sommeil" pour un ensemble qui impressionne vraiment. Orson Welles est dantesque, trouble à souhait face à un Charlton Heston excellent de homme de bonne morale. Un classique indéniablement.
Difficile de resté accroché par les histoires d’Orson Welles, son talent fut d’être un metteur en scène, sa musique d’ambiance, j’ai vue le fil conducteur passant inaperçu, l’intrigue dévoile des policiers enquêtant sur des affaires crapuleuses de meurtres, de gangsters, magouilles, de l’illégalité, aucune tension, ni de rythme et des scènes invraisemblables, débouchant sur un happy end conventionnel sans saveur, l’injustice comme fin mot du film.
Je n'ai pas trouvé grand chose de cultissime dans ce film, si ce n'est le plan-séquence initial. L'histoire est embrouillée et pas aussi captivante qu'elle aurait pu l'être. La mise en scène, tout en étant inventive, s'arrête parfois sur des détails superflus. En tout cas, elle ne parvient pas à donner de véritable souffle au récit. Les interprétations sont globalement bonnes, notamment celle d'Orson Welles. Mais là encore, il aurait fallu plus de "punch", et non ces longues scènes suffisantes où la caméra s'éternise complaisamment sur le caractère exagérément retors et pointilleux du personnage incarné par Orson Welles. Ce dernier s'est un peu trop regardé le nombril, au lieu d'essayer de retenir l'attention du spectateur, ce qui est quand même le minimum qu'on peut exiger d'un réalisateur ! Le suspense est bien mal rendu dans ce film, si tant est qu' "on" ait voulu en produire...
La soif du mal et le revers de la femelle, te fera réfléchir à deux fois avant de visionner un film de Orson Welles. Comme à chaque fois avec un film de cet excellent réalisateur selon la légende et l'aura qu'on lui fédère.Je n'arrive jamais à véritablement accrocher.
Je ne sais pas si c'est son style qui m'horripile, ou bien la façon qu'il a d'user à foison de plans tous les plus splendides mais exagérément biscornus. C'est paradoxale n'est-ce pas, mais la simplicité et l'authenticité d'un film permet de s'adresser à un large public sans segmenter comme on a de plus en plus tendance à le faire avec une réalisation qui se veut accepter pour tous les publics. Le choix d'une réalisation sobre permet donc de rendre le message viable pour tour le monde.
Revenons en à notre film, alors on aime, ou on n'aime pas. Certains vont vénérer les nombreuses réalisations de Orson Welles sous prétexte que c'est un génie reconnu et populaire.
D'autres vont préférer le conspuer pour des motifs équivalents, juste pour être à contre-courant.
Un film majestueux ou raté, culte ou simpliste ? A chacun son avis.
Je redécouvre ce classique sept ans après l'avoir vu dans mon cinéma préféré avec ma classe de seconde. A l'époque ce n'était pas vraiment le genre de film que je voulais voir, mais après avoir vu "Citizen kane" et "la dame de shangai" il y a quelque temps je me sens enfin prêt a re-voir celui la. Premièrement, ce qui frappe c'est la mise en scène de génie d'Orson welles, la première séquence est absolument grandiose, j'ai rarement vu une caméra se déplacer aussi bien, c'est beau, c'est fluide rien à redire et le mieux c'est que nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Je retiens également cette scène terrible du meurtre ou Janet leigh est endormie dans sont lit et la manière intelligente de Welles avec l'utilisation de l'éclairage. Ce film est un classique, cependant j'ai eu une nouvelle fois un peu de mal à rentrer dans l'histoire et les prestations des comédiens ne sont pas toutes bonnes, à mon avis le veilleur de nuit en fait des caisses. Cela confirme donc que j'ai du mal avec ce film. Je reconnais le génie de Welles pour la mise en scène, mais il manque quelque chose pour que je le fasse rentré dans mes classiques.
Classique ou pas classique j'en ai rien à foutre je vois pas de chef d'oeuvre là dedans, c'est long, y a pas d'action et puis c'est chiant. Je sais même pas pourquoi je mets une étoile c'est peut être parce que j'ai pas envie d'être lynché!
je n'ai pas du tout accroché à ce film policier que film noir à mon avis, du coup je me suis arrête au bout d'une heure de visionnage. j'ai remarqué des influences de " assurance sur la mort" de Billy Welder.
"Alors c'est donc ça, Orson Welles." A ce jour le seul film que j'aie vu du cinéaste, et je ne peux pas dire que j'aie été transcendé. L'idée était bonne d'opposer dans une enquête deux homologues policiers aux mœurs et méthodes radicalement divergentes, jusqu'à ce que ça tourne à l'affrontement personnel. Mais dans la pratique, le résultat est assez décevant. Il y a trop d'un côté le bon et de l'autre le mauvais. Le film aurait beaucoup gagné à prendre un angle plus subtil. Le matériau est tellement faible au final que Heston et Welles-acteur ne parviennent pas à faire parler leur charisme comme ça devrait normalement être le cas naturellement. Bref, une déception.
Bof, bof, je suis obligé de dire qu'une fois la séquence d'ouverture passée je me suis ennuyé. Certes, le réalisateur sait manier sa caméra et l'introduction ainsi qu'une scène de meurtre sont très bien filmées, mais la musique n'accompagne pas bien cette histoire de corruption où l'on suit péniblement le bon Charlton Heston au milieu de ripoux. Et puis plusieurs choses ne sont pas crédibles : son sang-froid face au débile de l'accueil à l'hôtel lorsqu'il cherche sa femme ; le fait qu'il laisse la porte de prison grande ouverte après avoir visité quelqu'un dans une cellule ; le fait qu'il ne coupe pas le son de son récepteur microphone alors que l'homme sur écoute est si près qu'il l'entend ; ou encore un homme qui réclame à quelqu'un qui veut le tuer qu'il lui rende son pistolet chargé ! Bref, je n'ai pas réussi à voir quelque chose d'exceptionnel...