Sam fait plus rire
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FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2024
Comme l'indique le titre, Sam Cowell, une humoriste, a perdu son étincelle, sa flamme à la suite d'un traumatisme. On la découvre alors qu'elle est au fond du trou en train de se battre contre la dépression tout en remontant progressivement dans le temps à travers de nombreux flashbacks jusqu'au moment fatidique. Une narration non-linéaire, plus pour reproduire son état mental fractionné avec des bribes de souvenirs qui refont surface que pour brouiller les pistes, car la raison de son mal-être est évidente et est révélée un peu trop tard. Ally Pankiw explore donc les conséquences d'un choc traumatique sur la victime, mais aussi sur l'entourage. Cependant, elle a tendance à trop se reposer sur la très bonne performance de Rachel Sennott qui doit trop souvent compenser un scénario qui n'a que rarement l'impact émotionnel attendu pour une histoire de ce type. Je n'ai pas été entièrement convaincu par ce style narratif qui a plus de mauvais côtés que de bons à la longue. Bref, c'est pas mal, mais ça manque d'émotions.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juillet 2025
Le titre français de I used to be funny peut sembler ridicule, avant d'avoir vu le film, mais correspond finalement bien à ce qu'il s'y raconte, puisque humour et drame s'y mélangent, d'une manière peu orthodoxe et parfois gauche. Il s'agit quand même d'une dépression post-traumatique, décrite de façon non-linéaire, avec de multiples sauts dans le temps, en arrière et en avant, qui désorientent et font, par là même, assez bien ressentir le chaos mental de son héroïne (Sam), stand-uppeuse de son état et nounou à ses heures. Le sujet n'est point tant l'acte déclencheur du malaise que, plus classiquement, la remontée vers la lumière et l'affranchissement du statut de victime, alors que tout l'entourage proche se trouve démuni. Même si ce n'est pas toujours exécuté de manière claire et si le suspense est un peu frelaté, le film a le mérite de poser un état des lieux des dégâts, après un épisode violent. Il aurait pu le faire autrement, plus simplement, disons, et sans l'aide de chansons douces qui se succèdent à flux continu, mais il ne manque pas de personnalité et possède en son interprète principale, Rachel Sennott, un atout de choix, l'actrice restant crédible constamment, aussi bien comme comique sans tabou que comme jeune femme blessée, en pleine déréliction. Drôle de drame, décidément.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juillet 2025
Sam fait plus rire (I Used to Be Funny) : quand le rire ne suffit plus
Une ancienne baby-sitter, traumatisée, replonge dans son passé lorsque Brooke, une adolescente qu’elle gardait, disparaît. Ce point de départ, aussi intime qu’inquiétant, est le fil rouge d’un drame générationnel lucide et bouleversant. Sam ne fait plus rire, car elle ne sait plus comment vivre. Entre souvenirs refoulés et silences pesants, la douleur affleure à chaque instant.

Avec Sam fait plus rire, la réalisatrice Ally Pankiw capture une époque où tout vacille : les repères affectifs, les récits de soi, les codes de l’humour. La caméra ne juge pas, elle accompagne. Elle suit une femme jeune, brisée, qui tente de retrouver un sens là où tout s’est effondré. Car si le film parle de stand-up, il parle surtout de chute. De celle qui survient après un traumatisme qu’on ne nomme pas, qu’on enveloppe de blagues pour éviter qu’il ne saigne trop fort.

L’adolescence et la transition à l’âge adulte sont deux périodes plus ou moins compliquées. Le film utilise en fond l'humour des femmes dans le stand-up comme questionnement : faut-il rire de tout ? Peut-on dissocier une blague d'une position réelle du comique ? Faire rire est une mise en danger de soi, car notre société est de plus en plus réactionnaire : homophobie, racisme, pro-LGBT, anti-immigration… Il devient rapidement compliqué de faire rire sans heurter quelqu’un. Utiliser la dérision sur le sexe et ses pratiques mène parfois à une confusion des autres sur nous-même.

Le film pose aussi la grande question de l’après : comment peut-on construire une vie d’adulte sur une enfance instable et minée par des traumatismes ? Cette question traverse chaque scène comme une brûlure sourde. Peut-on faire le deuil d’une version de soi que personne n’a protégée ? Peut-on être aimée sans avoir été construite ? Sam erre dans un monde sans repères, où l’humour devient un cri déguisé.

Sam fait plus rire est une histoire qui raconte la reconstruction après un traumatisme. L'héroïne en plein TSPT (trouble de stress post-traumatique) n'arrive pas à remonter la pente. Retrouver Brooke revient à revivre le chemin de la cassure, jusqu'à peut-être, atteindre la lumière. Le récit oscille entre malaise et tendresse. Brooke agit comme un miroir, une faille temporelle et émotionnelle dans laquelle Sam est aspirée. Le spectateur devient complice d’une rédemption fragile, où chaque progrès s’accompagne d’une douleur.

Quand le rire est politique et social, il bouscule plus qu’il ne détend. L’humour, ici, n’est pas fait pour divertir. Il est là pour dire ce qui dérange avec un bel emballage, dans l’espoir de faire bouger les consciences. Dans la bouche de Sam, chaque vanne est un test : vais-je être comprise ou rejetée ? Rire devient un combat de terrain miné. Et dans ce monde-là, une punchline peut être plus violente qu’un uppercut.

Un film d'une justesse où personne n'en fait jamais trop. Sam fait plus rire ne cherche pas à réparer, mais à montrer l’impossibilité de revenir intact. C’est cru, pudique, jamais démonstratif. Une œuvre coup de poing qui rappelle ceci : les cicatrices les plus profondes sont celles qu’on n’a jamais su nommer.
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2025
Samantha Cowell (Rachel Sennott) est une stand-uppeuse. Elle vit en colocation avec deux de ses collègues qui se produisent chaque soir dans une salle de Toronto. Elle peine à se relever d’un trauma qui l’empêche de remonter sur scène. Quelques années plus tôt, elle a été embauchée par un père de famille pour s’occuper de sa fille, Brooke, pendant la longue hospitalisation de sa mère.

Avec son titre en forme de calembour, "Sam fait plus rire" ("I Used to Be Funny") pourrait laisser augurer une comédie gentillette avec son héroïne en pleine crise de la page blanche qui retrouvera, une fois purgées ses angoisses, le chemin des tréteaux. Mais ce premier film canadien est autrement plus grave.

Il souffre de la comparaison avec "Sorry, Baby" sorti une semaine plus tôt seulement. Que ses distributeurs n’aient pas modifié la date de sa sortie est une sottise et un crime. Qui, en plein été, ira voir deux fois le même film, le premier, d’ailleurs bien mieux distribué, pouvant à bon droit se vanter de bien des qualités ?

Pourtant, le second n’en manque pas. La première est sa construction qui multiplie les flashbacks et les flashforwards sans pour autant égarer le spectateur. Cette construction est plus audacieuse que celle, beaucoup plus linéaire et planplan de "Sorry, Baby". La deuxième est le brouillard qui entoure le traumatisme subi par l’héroïne, là où celui subi par celle de "Sorry, Baby" se laissait deviner beaucoup plus facilement. La troisième est la révélation Rachel Sennott, son naturel, son humour, son charme.

J’ai mis trois étoiles à "Sorry, Baby". Je n’ose pas en mettre quatre à "Sam fait plus rire". Il est loin d’être le meilleur film de l’année. Il n’en a d’ailleurs pas la prétention. Mais je veux me faire l’avocat de ce film remarquable pénalisé par une date de sortie calamiteuse et une programmation en salles bien timide.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2025
Ally Pankin, réalisatrice de séries, a choisi pour son premier long métrage de cinéma, de présenter un puzzle aux spectateurs en déconstruisant consciencieusement son récit, le but étant, très probablement, de leur demander un effort de reconstruction accompagnant celui entrepris par Sam. Un choix ambitieux, courageux car plutôt risqué et, au final, plutôt réussi. On sera plus réservé en ce qui concerne le jeu des interprètes : si le film est canadien, on retrouve chez elles et chez eux tout ce qui, dans le cinéma US indépendant, pouvait paraître sympathique au début mais dont la répétition commence à devenir insupportable, la façon maniérée de parler et les mimiques mettant à l’œuvre les yeux et la bouche. Certes,  Rachel Sennott, l'interprète de Sam, par ailleurs humoriste de stand-up, est américaine US mais le reste de la distribution est canadien. Le Canada n'est pas encore un état américain, puissent les réalisateurs et réalisatrices en tenir compte ! En guise de conclusion, on saluera le bel effort du distributeur en ce qui concerne le titre du film : le titre original étant I used to be funny, j'avais l'habitude d'être drôle, le titre français utilise le prénom du personnage principal, Sam, pour faire le jeu de mot Sam fait plus rire ! Comme d'hab, on peut accéder à la critique complète sur le site dont la dénomination est construite sur critique et film, avec le tiret du 6 entre les deux.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2025
Film ennuyant au possible, humour très spécial, scénario très pauvre et sans grand intérêt...........
Vince
Vince

50 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juillet 2025
Vu en avant-première. "I Used To Be Funny" conte l'histoire de Sam à la recherche de Brooke, une jeune fille qu'elle gardait. Bien réalisé, Rachel Senott en tête d'affiche joue juste, un bon film !
thomas wemelle
thomas wemelle

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3,5
Publiée le 17 juin 2024
Malgré certaines maladresses de mise en scene et un certain manque de marqueur propre, on est touché par cette histoire de resillience, encore trop moderne. Je regrette qu'après un départ saupoudré de couleurs connotées, la réalisatrice Ally Pankiw a décidé de laisser de côté cette inspiration primitive au profit d'un visuel plutôt banal.
Melanie A
Melanie A

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2024
Vu à l'étranger - Un très bon film canadien sur le bouleversement de la vie d'une femme à la suite d'un traumatisme, ses contradictions, ses difficultés à reprendre une vie normale. C'est très bien joué, c'est touchant et bienveillant avec une bonne touche d'humour.
jeanne r
jeanne r

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2025
Les mauvaises critiques presse ont été écrites par des boomers
C'est un peu netflixé mais c'est pas mal
+ allez le voir vous soutenez le film ET le luminor pour que les cinémas indépendants survivent
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