F1 est un film où l’on suit Sonny Hayes, un ancien pilote de Formule 1 ayant arrêté sa carrière à cause d’un accident, introduit dès le début du film lors d’une course à Daytona. Il va reprendre du service lorsque son ami et ancien coéquipier Rubens Cervantes, joué par Javier Bardem, gérant une écurie de F1 en grande difficulté avec aucun point, risque de devoir la revendre si elle ne gagne pas une course dans les neuf Grands Prix restants. Il lui demande donc de revenir en F1 pour épauler son jeune pilote Joshua Pearce, joué par Damson Idris. On retrouve ainsi le schéma classique du vieux briscard devant aider un jeune prometteur à triompher. Au début, évidemment, personne ne croit en eux, surtout Sonny, car il a arrêté la course et qu’il est âgé. Une tension s’installe également entre les deux pilotes, qui ne gagnent pas et préfèrent se concurrencer plutôt que de s’entraider.
Un décalage générationnel est aussi mis en avant, notamment dans la relation avec les médias : Sonny n’y accorde aucune importance, tandis que Joshua est très présent, que ce soit lors des interviews ou sur les réseaux. Sonny est un personnage haut en couleur, un peu superstitieux et avec des tics, comme le montre la carte qu’il porte avant chaque course ou le lancer de cartes dans la poubelle, montré plusieurs fois dans le film. Il apporte une certaine cohésion d’équipe, notamment lors des courses, et entame une romance avec Kate McKenna, jouée par Kerry Condon, qui n’est cependant pas très développée et est assez oubliable.
L’histoire est basique mais reste haletante avec cette obligation de gagner au moins une course. De plus, les courses sont pleines de tension et filmées de manière intéressante. Sonny est aussi impressionnant, se montrant véritable stratège en utilisant des techniques de course inventives et parfois vicieuses, montrant toute son expérience.
Cependant, l’accident de Joshua va tout remettre en cause et rappeler à Sonny son passé douloureux ainsi que les dangers de la course. Sonny va être pris comme responsable alors qu’il est évident que ce n’est pas le cas, ce qui amène des moments d’incompréhension. La course finale est épique, avec une immersion à son paroxysme
lors de la dernière ligne droite où nous avons le point de vue direct de Sonny, nous montrant qu’il est pleinement “dans la zone”.