Après le triomphe de Top Gun : Maverick en 2022, Joseph Kosinski, réalisateur réputé pour sa maîtrise des images aériennes et des sensations fortes, a choisi de relever un nouveau défi à la hauteur de ses ambitions : faire ressentir la vitesse, la tension et l’intensité extrême des courses de Formule 1 au cinéma. Ce projet, longtemps désiré par Kosinski — qui avait d’ailleurs été un temps pressenti pour réaliser Le Mans 66 — a pu se concrétiser grâce à un partenariat massif et inédit entre Warner Bros, Apple, et la Fédération Internationale de Formule 1. Cette alliance inédite a permis au film de bénéficier d’une immersion visuelle et sonore sans précédent dans l’univers très codifié et ultra-technique du sport automobile.
Un spectacle visuel à couper le souffle
Techniquement, F1 est une véritable prouesse. Le film a été tourné entièrement en IMAX, ce qui offre une qualité d’image exceptionnelle. Joseph Kosinski, aidé de son directeur de la photographie Claudio Miranda, utilise une panoplie de nouvelles technologies visuelles : caméras miniatures embarquées sur les monoplaces, prises de vues panoramiques et inclinées filmées simultanément sous plus de douze angles, et une intégration sophistiquée entre images réelles des circuits (Silverstone, Las Vegas, Abu Dhabi, Monza) et effets spéciaux numériques. Cette dernière technique permet de mêler à l’écran la voiture fictive de l’écurie APXGP à celles du vrai championnat, incluant des pilotes de renom comme Max Verstappen, Charles Leclerc ou Oscar Piastri.
Au final, F1 parvient à capturer, comme jamais auparavant au cinéma, la vitesse folle, la tension mécanique, et l’intensité du pilotage en Formule 1. La sensation immersive est renforcée par une bande-son inspirée d’Hans Zimmer, qui rythme les séquences de course d’un souffle épique, mêlant à la fois l’adrénaline et la dimension humaine du sport. Le film donne à voir la Formule 1 non seulement comme une compétition, mais comme un univers sensoriel à part entière, avec ses odeurs de gomme brûlée, ses vibrations de moteur et ses ambiances de paddock.
Un scénario convenu, peu original, et parfois incohérent
Mais si la mise en scène est remarquable, F1 pêche en revanche par son scénario, qui s’appuie sur des ressorts narratifs classiques et déjà vus. Le film suit Sonny Hayes (Brad Pitt), un pilote de légende des années 90 dont la carrière en Formule 1 a été brutalement interrompue par un grave accident. Trente ans plus tard, malgré une carrière réussie dans d’autres disciplines automobiles (NASCAR, endurance, rallye, Paris-Dakar), Hayes est appelé par son ancien coéquipier Ruben Cervantes (Javier Bardem) pour revenir dans le paddock F1 et encadrer un jeune rookie trop impulsif, Joshua Pearce (Damson Idris), afin de sauver l’écurie outsider APXGP d’une relégation certaine.
Le film déroule ainsi une série de clichés : rivalités d’équipe, conflits générationnels, trahisons, accidents en miroir du passé, discours d’espoir et leçons de vie sur la défaite et la victoire. La romance vieillotte entre Hayes et la directrice technique de l’écurie, interprétée par Kerry Condon, illustre la faiblesse d’écriture du personnage féminin, cantonné à un rôle secondaire voire accessoire, malgré son statut inédit de première ingénieure technique en F1. Le scénario contient plusieurs incohérences, notamment dans la représentation des stratégies de course ou des avancées technologiques, qui ont fait tiquer les puristes du sport. Par exemple, les capacités exceptionnelles attribuées au rookie ou les contre-indications médicales balayées facilement paraissent peu crédibles.
Damson Idris lui-même a confié en interview que certains dialogues et scènes n’étaient pas réalistes, et que Lewis Hamilton, producteur exécutif, avait dû jouer un rôle de consultant pour corriger certaines erreurs. Le film assume toutefois clairement son statut de film hollywoodien et n’a jamais prétendu être un documentaire ou un récit ultra-réaliste.
Un hybride entre film sportif classique et clip publicitaire géant
Au-delà des qualités et défauts artistiques, F1 s’inscrit dans une logique marketing puissante. Le film ressemble parfois à une gigantesque vitrine pour la Formule 1, avec un placement produit omniprésent et une bande-son ultra actuelle mêlant R’n’B, pop, rap et techno — avec des artistes comme Doja Cat, Ed Sheeran ou Don Toliver. Cette stratégie vise clairement à attirer un public jeune, mélomane, sensible à l’esthétique et à la culture urbaine, plus qu’à séduire un public purement sportif ou cinéphile exigeant.
Le partenariat entre Apple, Warner et la Fédération de Formule 1 a aussi permis d’ouvrir au tournage les portes des circuits lors des week-ends de course, mêlant fiction et réalité de façon inédite. Mais cette proximité a aussi son revers : l’impression d’un clip promotionnel, où la forme prime sur le fond, et où la narration linéaire et convenue s’efface devant le spectacle.
En résumé : un film spectaculaire, mais un récit faible
F1 ne sera pas un film révolutionnaire en termes d’écriture, ni un chef-d’œuvre du cinéma sportif. Son récit manque d’originalité, la romance est dépassée, et les incohérences scénaristiques peuvent rebuter les amateurs exigeants. Pourtant, la puissance visuelle, la qualité immersive des courses, la musique inspirée, et la captation du rythme frénétique des circuits font de F1 un spectacle à part. C’est probablement la meilleure manière de vivre la Formule 1 au cinéma, en alliant l’univers technique et complexe de ce sport à la dramaturgie hollywoodienne, avec ses codes et ses clichés.
Joseph Kosinski signe donc un film qui divise — certains s’ennuieront devant son scénario prévisible, d’autres seront émerveillés par la maîtrise technique et la plongée sensorielle — mais qui marque un tournant dans la façon de filmer la vitesse, entre la réalité et la fiction, dans un contexte où les grandes franchises cherchent sans cesse à renouveler l’expérience spectateur.
Je m’attendais à vibrer pendant les courses, mais la mise en scène, assez cool au début, devient très répétitive avec les mêmes plans panoramiques collés aux voitures.
Le scénario est ultra-classique : le vieux contre le jeune, avec le jeune qui finit par écouter la sagesse de l’ancien. C’est un remake de Jours de tonnerre sans l’inventivité et le style de Tony Scott, et ça paraît aussi daté qu’à l’époque. Le film est surtout une pub géante, avec un placement produit envahissant et une glorification évidente des industries pétrolières, notamment à travers la mise en avant d’Abu Dhabi.
Les dialogues sont risibles, et les personnages féminins manquent totalement de profondeur — réduits à des clichés insupportables. En résumé, un film visuellement soigné, mais creux, répétitif et surtout un gigantesque spot publicitaire.
Musique _ 6/10 (à part le theme et les music trailers et les musique spécifiquement pour ce film )
Acting _ 8/10 (tout les acteurs sont bons mais c'est juste du classique
Action_7/10 (un peu déçu de certaines courses , genre comme top gun maverick , ça continue pas à arriver à un épitome en termne d'action
Comedie_-10/10 (brad pitt a beaucoup de charisme et il est vraiment drole à délivrer ses blagues pareil pour javier bardem
Realisation_7/10 (idées qui se repetent comme le plan subjectif de la voiture , et exterieure et le changement en 360°, qui donne du realisme au sequence
Cinematographie_(c'est très beau mais beaucoup trop propre , ceux qui fait indirectement comme une pub
Set Pieces-(on voyage beaucoup mais on voit pas vraiment l'environnement ou le paysage , c'est du cachet visuelle