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amour13
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4,0
Publiée le 14 décembre 2023
La moitié du film est basé sur l'entrainement des militaires, c'est dommage car c'est long et inintéressant pour moi et pour pleins de gens alors que la seconde moitié est interessante car c'est l'amour entre 2 hommes de rang different et d'age different et surtout bien interprété.
Une belle histoire vraie ( ça a l 'ai incroyable d'ailleurs ) servie par une belle réalisation et un beau casting. Pas réellement un film queer ou militant d'ailleurs car il touche à l'universel
Charles Eismayer est instructeur dans l’armée autrichienne. Sa réputation le précède : un militaire implacable qui prend un plaisir sadique à maltraiter les jeunes recrues sous prétexte de les faire rentrer dans le moule. En fait, sous le masque de dureté qu’il affiche volontiers et sous l’apparence d’un bon mari et d’un bon père, Eismayer cache un secret. Il éclatera à l’arrivée de Mario Falak, un jeune engagé d’origine étrangère qui n’hésite pas à afficher son homosexualité.
Ce film autrichien est tiré d’une histoire vraie. Sponsorisé par "Têtu", on en connaît par avance, au vu de son affiche et de son résumé, l’enjeu sinon le dénouement.
Il faut lui reconnaître son originalité – "Le Monde" écrit joliment qu’il s’agit d’un croisement de "Full Metal Jacket" et de "Love Story" – et sa sensibilité – il faut du courage pour faire son coming out dans l’institution militaire volontiers viriliste sinon homophobe. Mais "Sergent-major Eismayer" est écrasé par le didactisme qui le porte et tué dans l’œuf par l’absence de surprise de son scénario.
Inspiré d'une histoire réelle, Sergent Major Eismayer s'inscrit parfaitement dans la mouvance d'un cinéma autrichien qui se caractérise par une certaine radicalité et, souvent, une froideur qui fouette les sangs. Le ton rude du film de David Wagner, qui ne cherche cependant pas la provocation, ce qui a pu être reproché à ses compatriotes Haneke, Seidl ou Haussner, convient parfaitement au milieu qui y est décrit, celui de l'armée, où l'excès de testostérone semble une constante pour inspirer du respect aux autres, d'autant plus quand on occupe un poste hiérarchique important. La romance amoureuse gay y est donc a priori proscrite, plus que dans tout autre milieu professionnel. Le film interroge le concept de virilité mais montre surtout deux façons de vivre son homosexualité, soit dans la clandestinité et la honte, soit en l'assumant sans complexes et en affrontant résolument le regard d'autrui. La leçon de Sergent Major Euismayer est limpide, elle pourrait même être jugée scolaire, si elle n'était pas accompagnée d'une grande rigueur dans la mise en scène et dans le montage. Sans compter l'interprétation impressionnante des deux protagonistes de ce récit, économe en émotion et en scènes explicites : Gerhard Liebmann et Luka Dimic. Sans faute de goût et sans dévier de sa ligne narrative, comme un bon soldat, le film entend montrer que le seuil d'intolérance peut reculer, au moins dans ce cas précis, mais que le combat pour le respect est loin d'être terminé.
Entre "Full Metal Jacket", "Love Story" et "Brokeback Mountain", le récit brasse les genres et les références. Mérite le détour à défaut d'être le film de l'année.
Inspiré d'une Histoire vrai , Eismayer et Falak s'étant par ailleurs mariés , c'est là un très intéressant film Autrichien et même subtil dans la façon d'exposer le propos ! Enfin , le film montre surtout deux façons de vivre son homosexualité, soit dans la clandestinité et la honte, soit en l'assumant sans complexes et en affrontant résolument le regard d'autrui !
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3,0
Publiée le 13 avril 2023
Charles Eismayer est la terreur de l'armée. Il est craint de tous et les recrues évoquent des rumeurs et des légendes à son sujet. Parmi ces derniers se trouve Falak, un Yougoslave sûr de lui qui s'affirme immédiatement tel qu'il est. Il est homosexuel et il l'assume, ce qui surprend et bouleverse Eismayer, qui cache son orientation sexuelle aux yeux de tous depuis toujours. Face à ce jeune homme, il se questionne sur sa vie et sur ce qu'il veut vraiment être. Si l'on compare ce film autrichien aux productions américaines sur le même sujet, on note plusieurs différences. Ici, les homosexuels ne sont pas forcément accueillis à bras ouverts dans l'armée, mais on ne ressent pas la même animosité envers eux que dans les films américains. Falak est titillé et parfois poussé dans ses retranchements, mais ce n'est rien comparé à ce que l'on a pu voir ailleurs puisqu'il est intégré et pas isolé. Une vraie différence de mentalité qui n'empêche pas certaines réflexions. Le film fonctionne surtout lorsqu'on est dans le cadre de la caserne. Par la suite, ça ressemble trop à une romance classique. Si la relation commence comme s'il était question d'un prédateur avec sa proie, elle évolue vers quelque chose de plus tendre et touchant. "Eismayer" n'a pas la force émotionnelle qu'il aurait probablement pu avoir, car David Wagner reste fidèle à la réalité, mais l'ensemble est pas mal.
A propos de ce film autrichien, un critique a parlé de rencontre bizarre entre "Full Metal Jacket" et "Love Story". Eh bien, malheureusement, c'est loin d'être faux, même si la brutalité militaire de l'un et le pathos exacerbé de l'autre sont ici en version dégradée. A noter que le film est adapté d'une histoire vraie et que la relation amoureuse est ici une relation entre 2 hommes, au sein de l'armée autrichienne.
Inspiré d'une histoire vraie, ce petit film autrichien est plutôt une bonne surprise. Le décrire comme un film qui se situe entre "Love Story" et "Full métal Jacket" est beaucoup trop simpliste, car la première partie qui montre un gradé tyrannique et la seconde qui explique ses failles n'a rien de surprenant pour peu que l'on connaisse un peu le milieu militaire et le milieu gay. Filmé de façon austère, sans musique ni mélo ( la critique du Figaro qui s'offusque du réalisme des ébats est juste grotesque), " Eismayer" est plutôt touchant et son final avec le commentaire de la fin prouve que les mentalités semblent avoir plutôt changées, et c'est une bonne chose. En tout cas en Autriche.
Une variation sur le principe de double vie et de l'homosexualité dans l'armée, basé sur une histoire vraie. Une deuxième partie de film plus intéressante lorsque la tournure devient plus dramatique et développe une relation aussi surprenante que touchante.
Eismayer, un sergent major autrichien, s'occupe des groupes d'appelés pour leur apprendre la discipline et la synchronisation dans le maniement d'armes. Se faisant, il use d'une certaine dureté et ne se laisse pas attendrir par les excuses des uns ou des autres. Mais l'homme cache un secret à savoir son attirance pour les hommes. Et justement, il a remarqué un soldat d'origine yougoslave dans son groupe et il est attiré par lui. J'ai trouvé cette histoire assez incroyable sans savoir si le réalisateur s'est éloigné ou non du fait réel à la base du scénario. Toujours est-il que l'on assiste, un peu perplexe, au développement de cette relation au sein de l'armée. Le film maintient l'attention du spectateur par l'étonnement qu'il suscite.
De David Wagner (II) (2023) . Titre original Eismayer le réalisateur met en lumière une histoire singulière et forte d'amour entre deux hommes qui plus est dans l'univers assez réactionnaire de l'armée . Tiré d'une histoire vraie, David Wagner filme avec finesse et élégance cette histoire . C'est d'ailleurs l'une des forces du film . Le film traite de la difficulté d'être homosexuel dans l'armée . Servi par des comédiens à la fois inspirés et attachants notamment Gerhard Liebmann et Luka Dimic .
Sans tomber dans la caricature, ce film court se suit avec plaisir. Eismayer est un personnage relativement complexe qu’on envisage d’abord avec crainte et qui dévoile petit à petit un être vraiment touchant. L’histoire est assez originale puisqu’elle a pour cadre l’armée et est inspirée d’une histoire réelle. Une belle découverte.
Sergent Major Eismayer s’inspire d’une histoire vraie et raconte la double vie d’un instructeur militaire autrichien, partagé entre son autorité brutale et une identité qu’il cache depuis toujours. L’idée de départ est forte, mais la mise en scène peine à trouver un ton juste entre drame intime et chronique militaire. Le film reste froid, trop appliqué, comme s’il avait peur d’assumer pleinement son sujet. Malgré l’engagement des acteurs, l’émotion ne décolle jamais vraiment, étouffée par une réalisation rigide et des dialogues convenus. On perçoit l’intention sincère de parler d’acceptation et de masculinité, mais le résultat manque de relief et de tension. L’ensemble se regarde sans passion ni véritable intensité.
Un film intéressant. C'est autrichien. Cela se passe dans une caserne et ça parle d'homosexualité. C'est un peu cette combinaison qui rend le film singulier. On pourrait presque se croire dans Full Metal Jacket au début du film. Mais on va rapidement se diriger, mais tout en douceur, vers un peu plus de respect et de bienveillance. Un film particulier qui parle d'un sujet tabou, l'armée et l'homosexualité. A voir.