Une belle histoire vraie ( ça a l 'ai incroyable d'ailleurs ) servie par une belle réalisation et un beau casting. Pas réellement un film queer ou militant d'ailleurs car il touche à l'universel
Inspiré d'une Histoire vrai , Eismayer et Falak s'étant par ailleurs mariés , c'est là un très intéressant film Autrichien et même subtil dans la façon d'exposer le propos ! Enfin , le film montre surtout deux façons de vivre son homosexualité, soit dans la clandestinité et la honte, soit en l'assumant sans complexes et en affrontant résolument le regard d'autrui !
Inspiré d'une histoire réelle, Sergent Major Eismayer s'inscrit parfaitement dans la mouvance d'un cinéma autrichien qui se caractérise par une certaine radicalité et, souvent, une froideur qui fouette les sangs. Le ton rude du film de David Wagner, qui ne cherche cependant pas la provocation, ce qui a pu être reproché à ses compatriotes Haneke, Seidl ou Haussner, convient parfaitement au milieu qui y est décrit, celui de l'armée, où l'excès de testostérone semble une constante pour inspirer du respect aux autres, d'autant plus quand on occupe un poste hiérarchique important. La romance amoureuse gay y est donc a priori proscrite, plus que dans tout autre milieu professionnel. Le film interroge le concept de virilité mais montre surtout deux façons de vivre son homosexualité, soit dans la clandestinité et la honte, soit en l'assumant sans complexes et en affrontant résolument le regard d'autrui. La leçon de Sergent Major Euismayer est limpide, elle pourrait même être jugée scolaire, si elle n'était pas accompagnée d'une grande rigueur dans la mise en scène et dans le montage. Sans compter l'interprétation impressionnante des deux protagonistes de ce récit, économe en émotion et en scènes explicites : Gerhard Liebmann et Luka Dimic. Sans faute de goût et sans dévier de sa ligne narrative, comme un bon soldat, le film entend montrer que le seuil d'intolérance peut reculer, au moins dans ce cas précis, mais que le combat pour le respect est loin d'être terminé.
ce film est tout a fait extraordinaire, un peu ennuyant, mais parfait, surtout basé sur une adorable histoire vraie, on sait comment l'armée est dur et éprouvant, et cet homme intrépide, qui as su affronter sa femme, son fils et ses supérieurs waouh, l'amour peut tout faire! vivre l'amour!
Une variation sur le principe de double vie et de l'homosexualité dans l'armée, basé sur une histoire vraie. Une deuxième partie de film plus intéressante lorsque la tournure devient plus dramatique et développe une relation aussi surprenante que touchante.
10 571 abonnés
11 461 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 13 avril 2023
Charles Eismayer est la terreur de l'armée. Il est craint de tous et les recrues évoquent des rumeurs et des légendes à son sujet. Parmi ces derniers se trouve Falak, un Yougoslave sûr de lui qui s'affirme immédiatement tel qu'il est. Il est homosexuel et il l'assume, ce qui surprend et bouleverse Eismayer, qui cache son orientation sexuelle aux yeux de tous depuis toujours. Face à ce jeune homme, il se questionne sur sa vie et sur ce qu'il veut vraiment être. Si l'on compare ce film autrichien aux productions américaines sur le même sujet, on note plusieurs différences. Ici, les homosexuels ne sont pas forcément accueillis à bras ouverts dans l'armée, mais on ne ressent pas la même animosité envers eux que dans les films américains. Falak est titillé et parfois poussé dans ses retranchements, mais ce n'est rien comparé à ce que l'on a pu voir ailleurs puisqu'il est intégré et pas isolé. Une vraie différence de mentalité qui n'empêche pas certaines réflexions. Le film fonctionne surtout lorsqu'on est dans le cadre de la caserne. Par la suite, ça ressemble trop à une romance classique. Si la relation commence comme s'il était question d'un prédateur avec sa proie, elle évolue vers quelque chose de plus tendre et touchant. "Eismayer" n'a pas la force émotionnelle qu'il aurait probablement pu avoir, car David Wagner reste fidèle à la réalité, mais l'ensemble est pas mal.