Les Désaxés
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98 critiques spectateurs

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NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mai 2009
Le film commence et apparaissent à l’écran les noms de Clark Gable, Marylin Monroe et Montgomery Clift, trois légendes en bout de courses réunies pour un même film. D’autres noms impressionnent et laissent imaginer le bon film qui nous attend, celui de John Huston évidemment, aux commandes ; Eli Wallach (Tuco du Bon, la brute et le truand) acteur trop méconnu qui fait des prouesses en tirant son épingle du jeu entouré de trois géants ; enfin, celui d’Arthur Miller, auteur du scénario des Désaxés. L’écrivain offre à sa femme Marylin le rôle dont elle rêvait, plus complexe et triste que les habituelles ingénues des comédies musicales – type de rôle qu’elle avait commencé à interpréter avec brio dix ans plus tôt dans un film de John Huston, d'ailleurs (Quand la ville dort). Elle interprète ici une femme perdue, à la recherche de but et de sens à l’existence – ce qui est le cas de tous ces personnages, à la recherche de leur étoile à suivre. Tout irait bien si ce même script n’insistait pas autant sur la corde tragique, sur le symbolisme et les phrases métaphysiques à répétition, allongeant et surtout alourdissant le film inutilement. Pourtant, la faiblesse humaine est bien montrée, lors de magnifiques scènes comme celle où Gable hurle dans la rue, appelant ses enfants qu'il ne voit jamais ; mais on ne peut s'empêcher de rester sur sa faim, à cause d'une réflexion quelques fois rébarbative. La mise en scène de Huston, à la photographie hyper crépusculaire, se révèle toute fois être des plus belle.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2022
Une poupée hypersensible rehumanise trois homnes durs et paumés. Marilyn, écorchée vive, est bouleversante. Gable, au bout du rouleau, juste avant de mourir dans la vraie vie.
Menir
Menir

7 abonnés 145 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2008
Quand un grand réalisateur comme John Huston dirige des acteurs comme Clark Gable, Montgomery Clift et Marilyn Monroe avec un scénario fait sur-mesure pour eux, cela donne un film culte qui marque par ça justesse et ça beauté! On peut dire qu'avec ce film Gable et Monroe ont finit leurs carrière en beauté! A VOIR!!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 janvier 2007
Ce film comporte différentes scènes mythiques avec Marylin et une très belle séquence avec les chevaux dans le désert du Nevada. Le générique est aussi mythique puisqu’ils y figurent: Marilyn Monroe, Clark Gable, Montgomery Clift comme acteurs, l’immense réalisateur John Huston derrière la caméra et l’écrivain dramaturge Arthur Miller au scénario qui était à l’époque le mari de Marilyn. D’ailleurs l’écrivain s’est sans doute inspiré de sa femme pour composer le personnage de Roselyn puisque . Marylin Monroe apparaît fragile, émouvante indépendante, sauvage dans cet œuvre crépusculaire. Car, les personnages des désaxés sont à la fois épris de liberté et un peu paumé pris entre 2 époques, dans un monde en passe de devenir moderne.qui annonce la fin des chevaux en liberté et du règne des cow-boys. Et le destin après le film fut tragique pour les principaux acteurs car Clark Gable mourut 2 jours après la fin du tournage. , Marylin qui eut la force d’achever ce dernier film se suicida 1 an après la sortie du film et Mongomery Clift disparaita quelques années après.
Mythique et nostalgique..
Thomas Roavina
Thomas Roavina

27 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2008
Film complexe de John Huston (1961) qui arrive au début d'une période dans laquelle l'imagerie habituelle hollywoodienne sera remise en question. Les représentants de l'âge d'or sont ironiquements présents dans ce film précurseur d'un mouvement (Monroe, Gable, Montgomery) pour interprétés de jeunes gens victimes de leurs insuccées et qui se morfonde dans une vie dans laquelle on a même pu besoins d'eux (des cow-boy). Sur ce la brune la plus célèbre des blondes arrive et ravive des sentiments qu'ils croiaient perdues. Rivalités, jalousie, amour, amitié seront mis à l'épreuves. Le tout est dirigé par un John Huston à qui le noir et blanc va à ravir et sa mise en scène trouve de l'élégance dans la simplicité. Les scènes marquantes resteront indibutablements celles dans le désert (le combat de Gable contre le cheval!) et ses espaces vides dans lesquelles le drame se termine. D'abord chiant avec son sourire à la noix, CLark Gable impressionne à la fin car il laisse son personnage d'ancien bellâtre pour celui d'un homme meurtri et dépassé. Clift, je le regrette n'est pas assez présent, peu de scènes lui sont en fin de compte attribué mais il y a toujours cette élèctricité étrange dans le regard et M.Monroe est parfois juste et d'autre fois force trop. Qui est elle ? On ne sait pas et c'est génant. J'ai eu du mal à croire à son rôle de fille sensible qui ne veut pas qu'on tue les chevaux ou lapins et en même temps sa beauté et sa fragilité ne laisse pas de glace. Son ambiguitéest certe voulu, mais pas totalement apprécialbe. Eli Wallach assure tout le long, j'ai plus accroché à son rôle. Un classique pas simple mais quelque part beau et fort.
titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2012
L'Histoire voudra que ce film, qui a été le dernier de deux de ses interprètes de légende, et l'un des derniers d'un autre, ne devienne que plus crépusculaire. Mais ramener "The misfits" à ce simple état de fait, aussi triste soit-il, est assez primaire. Car il s'agit là tout d'abord d'une peinture acide, mais lucide des Etats-Unis, où tout va trop vite, où l'on se perd, où les hommes, désireux de liberté et d'apaisement, voient leurs ambitions les plus fermes s'effondrer. Ce constat, pour les désaxés, ces hommes qui essaient de vivre en autarcie du système montant, ne sera que plus dur. L'époque des cow-boys et des rodéos est fini, et leur idéal devient poussière: le personnage de Clark Gable cherche à retrouver ses enfants, mais ils sont déjà loins. Celui de Montgomery Clift veut le pardon et la reconnaissance de sa mère, mais c'est un asocial. Celui d'Eli Wallach enfin a perdu sa femme qu'il aimait du plus profond de son être. Mais au final, c'est lui qu'il pleure et pas elle, ni les morts qu'il a engendrées. Déstabilisés par la simplicité et la tendresse du personnage de Marilyn Monroe (dans un très grand rôle), ces trois hommes se rendent compte, dans la sécheresse des paysages de la Californie, qu'ils ne sont que des âmes malades, perdues dans un monde qui n'est plus le leur: les chevaux qu'ils chassent ne sont plus bons qu'à alimenter les chiens. Le scénario d'Arthur Miller est brillant, à l'écart de toute caricature, en plein dans le juste, ni optimiste ni totalement pessimiste, simplement clairvoyant, mais jamais austère pour autant. Et le plus fort dans tout ça, c'est qu'il l'a écrit pour sa femme, Marilyn Monroe, figure éternelle du glamour et de l'instable, alors qu'ils divorçaient. C'est un très grand film que signe là un John Huston inspiré, et la modernité de sa mise en scène ne fait que raviver la puissance qui en émane
. Ça fait froid dans le dos.
Bcar
Bcar

14 abonnés 117 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2010
Les désaxés est un film original et surtout très sombre. La vie d'une peite troupe qui vivent en décalé par rapport à la société, ne pas travaillé et surtout faire ce qu'on veux et donc être libre. Ce qui est sur c'est qu'Huston nous amène avec ce film dans des paysages somptueux ou le temps semblent s'arreter. A la fois drole et profondément nostalgique les désaxés pourvu d'un casting exceptionnelle, nous montre aussi que les Hommes vivant sois disant de mani-re libre ne sont pas pour autant sans probème.
Un très bon film donc qui impose sa puissance.
AlalooP
AlalooP

5 abonnés 71 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2014
Œuvre funeste - s'il en est - de trois stars hollywoodiennes en quête d’un nouveau souffle, ce drame hustonien transpire la solitude et le mal-être sous la plume incisive d’Arthur Miller. On y découvre Marilyn aussi fragile et touchante qu’une noctuelle, un Clark Gable fatigué, plus sombre que charmeur et un Clift, tour à tour protecteur et materné. Somme toute, une relation triangulaire nappée de symbolisme, loin d’être indigeste car adroitement déséquilibrée, qui s’achève sur une note d’espoir.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2010
Petit chef d'oeuvre, les désaxés a tout pour séduire : un casting composé uniquement de stars : Marilyn Monroe (certains l'aiment chaud, quand la ville dort) , Clark Gable (autant en emporte le vent, les révoltés du bounty), Montgomery Clift et l'excellent Eli Wallach (les sept mercenaires, le parrain 3, le bon la brute et le truand). Puis, un scénario aux dialogues parfaits, des images d'une beauté éblouissante sur une nature parfois sauvage, un duel impressionant entre Gable et un etalon en furie... Bref ce film nous achève rapidemment et on meurt immédiatement d'envie de le revoir, un film très réussi ! (Normal ! C'est de Huston!)
Boris&Flo
Boris&Flo

32 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2023
Un trio d’acteurs formidables, un réalisateur exceptionnel, un scénariste écrivain de talents et voilà comment un film extraordinaire qui traverse le temps devient un chef d’œuvre.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 226 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2015
Un film mythique avec 3 grandes stars d'Hollywood dans leur dernier rôle majeur. Un film charnière dans l'histoire du cinéma américain. Signé d'un grand maître d'Hollywood, il nous montre une Amérique à bout de souffle, désillusionné. "The misfits" annonce le renouveau du cinéma américain des années 60 qui explosera dans les années 70. Oui "The misfits" ouvre les portes d'Hollywood aux de Palma, Scorsese, Coppola et autres.
François Huzar
François Huzar

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2023
Souvent qualifié de ‘film maudit’, parce que Gable mourut peu de temps après le tournage, Monroe en 1962 et Clift en 1966 ; et que le tournage fut un calvaire, aboutissant à la séparation de Marilyn Monroe et d’Arthur Miller, alors qu’il avait justement écrit ce film pour elle. Au-delà de cette légende, c’est un western moderne crépusculaire totalement atypique et très attachant. Les personnages, cabossés par la vie, sont extrêmement forts et admirablement saisis par la caméra d’Huston. Monroe est bouleversante dans un rôle à grande résonnance autobiographique, tandis que Clift est hallucinant de présence. Deux scènes se détachent : la chasse aux Mustangs sauvages, sublime, et les scènes entourant le rodéo.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 juin 2018
Quatre désaxés dans un coin paumé des States. Trois hommes et une femmes fragiles, touchants, tous en grande difficultés face à une société qui est en train de changer et ne veut plus d'eux. Pour survivre, il ne reste à ces trois cow-boys qu'à tuer des chevaux sauvages, dont on en fera de la nourriture pour des vaches. Et Marylin n'en veut pas de ce massacre, elle crie sa douleur.
Le film est excellent, dur, vrai, émouvant, voir bouleversant, splendidement filmé en noir et blanc. Les acteurs sont magnifiques, in primis une Marylin Monroe déjà en souffrance et plus très jeune, d'une beauté dramatique à couper le souffle. Il faut la découvrir, surtout pour les non fans de cette comédienne ! Et voir le film, bien entendu, remarquable !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Drame psychologique d'une finesse et d'une justesse exceptionnelle.
Scénario parfait + mise en scène parfaite + acteurs parfaits = film parfait
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 avril 2010
Curieux film que "The Misfits"... La première heure est d'une inventivité et d'une subversion étonnante. La jeune fille ingénue et idéaliste campée avec délice par Marylin Monroe se retrouve au milieu de deux hommes cabossés par la vie, l'un veuf (Eli Wallach), l'autre père abandonné par sa progéniture (Clark Gable). Jusqu'à ce que Perce (Cliff) entre dans leur vie et leur dévoile le côté stupide et pathétiquement jusqu'au-boutiste du cowboy, une douce folie règne sur le film, matérialisée quand Roslyn s'émerveille de la moindre chose et s'épanouit devant deux briques qui forment un escalier. Un leitmotiv aussi, "better than wages", mieux que d'être salariés, la vie qu'ils mènenet tous. Puis Perce, ce grand garçon sans avenir, balance les rêves de Roslyn qui se rend compte de la sauvagerie de ces hommes en quête d'argent et de sexe (la déclaration d'amour de Guido est un parfait exemple, de même que la manière dont Monroe est filmé par Huston quand elle sort du lac ou joue au jokari...). Le jeune Perce a cette vertu d'être innocent et idéaliste comme elle, ce qui va chambouler l'ordre et finalement scandaliser Roslyn. Le "better than wages" optimiste devient une ritournelle ringarde et sans âme, et puis ils partent finalement à trois, Gaylord, Perce et Roslyn, vers cette vie citadine qui apporteront ces fameux wages. Guido, lui, scandalisé par le choix de Gaylord ("tu vas travailler dans une station-service?") est laissé seul. Doit-on y voir une apologie du système? Un réquisitoire contre une époque révolue où soufflait la liberté qui doit laisser place à la machinerie financière? Quelques indices laissent penser que la nature et l'homme doivent vivre séparément (les chevaux libérés par Gay ou encore Roslyn qui veut qu'on laisse les lapins manger les laitues). Et dans le dernier plan, la perte de l'innocence est associée à l'espoir de beaux lendemains... Naïf et conformiste? Reste un beau film, pas ennuyeux, mais terriblement ambigu...
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