Un film d'une intensité folle ! La mise en scène tient en haleine jusqu'à la dernière minute et les rebondissements ne manquent pas. Le scénario n'a rien d'extraordinaire mais est finement joué. Un très bon thriller.
Un petit film d’action pas désagréable qui peut se voir sans déplaisir même si on peine un peu à rentrer dans le sujet une fois les premières bases posées. Assez bien joué et filmé.
Film d'action et de suspens situé à Bruxelles (magnifiquement filmé), la nuit se traîne est une course poursuite haletante et bien interprétée. Mais des invraisemblances multiples fragilisent le scénario. Dommage.
La nuit se traîne est un thriller d'action très réussi : particulièrement captivant dès les premiers secondes, et bénéficiant d'un rythme effréné tout le long du film. La mise en scène particulièrement inspirée et dynamique insuffle une puissance au film et accentuent l'impact des scènes d'action, souvent viscérales. Si la narration est simple, elle s'avère suffisamment efficace pour ne jamais ennuyer et on attend généralement guère plus d'originalité pour ce genre d'actionner. Le récit atteint cependant ses limites lorsqu'il abordé ses thématiques, qui sont traitées grossièrement et dénuées de toute subtilité pour ne miser, au final, que sur un message binaire et simpliste. Retenons que le film est particulièrement prenant et qu'il offre à l'acteur Jonathan Felte un rôle principal où il cteve l'écran.
Un film qui apporte une fraîcheur dans le genre. Certes tout n'est pas réaliste, mais le rythme est soutenu, les acteurs ont un bon charisme et découvrir Bruxelles est un plus. Je n'ai pas décroché une seule seconde, c'est un bon spectacle, une très bonne production du petit pays voisin. Un bon 4/5 que je conseille ! ----Juin 2025----
La Nuit se traîne ressemble, par bien des aspects, au récent Vermines (Sébastien Vaniček, 2023) : soit l’entrelacs d’un film de genre, en l’occurrence ici le polar, et d’un discours politique spoiler: condamnant les violences policières . Pourtant, dans les deux cas, les partis pris graphiques écrasent les enjeux sociaux en les utilisant comme des éléments générateurs d’ambiance : les manifestations n’existent que pour y égarer deux personnages lancés dans une course-poursuite, les slogans et pancartes servent au montage rapide lors du générique, l’entretien avec un militant se subordonne à l’illustration lourdingue d’un engrenage tragique. De même, l’ambivalence de Claire spoiler: qui contraint Mady à se transformer en bourreau involontaire se heurte à une spoiler: diabolisation des forces de l’ordre , jamais individualisées sinon par l’intermédiaire d’un mafieux parlant avec un accent. Œuvre coup-de-poing si l’on considère sa forme, et très réussi sur ce plan-là d’ailleurs, le long métrage demeure inabouti et puéril sur le plan du propos. Dommage.
Un bon petit film d'action sans prétention qui se déroule sur une nuit, sans temps mort et qui tient malgré tout en haleine. Jonathan Feltre est plutôt bon dans ce rôle de jeune serrurier, par contre les soi-disant gangsters sont vraiment ridicules. Romain Duris quant à lui est une vraie bonne surprise dans ce film, il joue simple et se révèle très crédible en criminel. Justement la crédibilité et les innombrables invraisemblances de l'histoire reste le gros point noir du film. C'est clairement ce qu'on en retient au final et ça dessert l'ensemble. C'est tellement gros qu'on pense au film Trap. Le sous texte mouvement social BLM n'apporte rien au film au final.
Assez bonne surprise que ce polar se déroulant à Bruxelles sur toute une nuit où l'on suit l'histoire de Mady, un serrurier qui était là au mauvais moment et qui n'est pas prêt d'être couché ! Malgré quelques décisions incohérentes de certains protagonistes, ce premier long-métrage se laisse suivre sans déplaisir car il est bien rythmé et que les personnages sont intéressants. Il est d'autre part amusant de voir Romain Duris dans un rôle de méchant et de constater que Jonas Bloquet a étoffé son jeu depuis "Elle" ! Au final, c'est sympa, même si ce n'est pas non plus incontournable !
"La Nuit se traîne" est un film que j'ai adoré. L'histoire est intéressante, prenante et le suspense est assez bien représenté. Les personnages sont attachants et les interprètes sont top.
À Bruxelles un serrurier voulant dépanner une cliente se retrouve pris au piège dans un engrenage de violence. Belle réussite que ce thriller qui ne s’octroie aucune pause pendant une nuit à très haute intensité alors que la capitale belge est en proie à des manifestations nocturnes. Les comédiens sont crédibles et les situations qu’ils affrontent le sont tout autant. Un film fiévreux.
Disons-le d’emblée : c’est une belle petite surprise que ce thriller d’action franco-belge tourné à Bruxelles, avec aucun acteur connu en tête d’affiche et qui s’avère être le premier long-métrage de Michiel Blanchard. « La Nuit de traîne » aurait même pu être une excellente surprise et un incontournable dans le domaine, à la manière du film « À bout portant » de Fred Cavayé ou de « Le Convoyeur » de Nicolas Boukhrief. Mais il loupe l’excellence de peu avec son dernier acte qui tente de singer les films d’actions hollywoodiens aux finals pétaradants mais sans que ce soit approprié ici. Pas que cette fin soit techniquement ratée, car le cinéaste continue sur sa lancée et nous en met plein la vue niveau course-poursuite à la « Taxi » mais ce choix narratif dénote du reste qui savait rester sage et réaliste. Non seulement, les choix du personnage principal ne collent pas avec sa psychologie qu’on voit depuis le début mais ce final ne fait pas de sens logique non plus avec le reste de l’intrigue et les enjeux présentés jusqu’alors. Le film aurait donc pu s’arrêter quinze minutes avant plutôt qu’avec cette fin inutilement spectaculaire qui en plus s’achève sur une queue de poisson pour le héros.
Si ce n’est cela, on est face à un petit polar captivant et surprenant du début à la fin qui a le bon goût de mettre au milieu de son suspense le métier de serrurier ainsi que des manifestations Black Lives Matter en plein Bruxelles pour pimenter le tout. L’idée de départ est à la fois originale, simple et terriblement efficace. Elle ouvre l’intrigue sur une multitude de possibilités souvent bien exploitées, sur des rebondissements étonnants et pas trop nombreux pour qu’ils restent crédibles ainsi qu’à une multitude de bagarres, scènes de traque et de cache-cache le temps d’une nuit dans un Bruxelles interlope particulièrement bien filmé. Car oui, pour un premier film, on peut dire que « La Nuit de traîne » a de la gueule et la photographie dans les jaunes orangés et les couleurs sombres est de toute beauté comme le sont les cadrages opérés par le jeune cinéaste.
Le long-métrage déroule donc son récit haletant sur une heure et demie que l’on ne voit absolument pas passer malgré son final qui satisfera peut-être les fans d’action et de démesure mais qui ne s’imposait vraiment pas. Comme si Blanchard voulait faire une démo de son savoir-faire pour épater la galerie (et peut-être Hollywood?). On a également une incongruité, bien sympathique celle-là : celle de voir Romain Duris en vilain gangster. Cet acteur dans un rôle de méchant c’est très peu courant et il s’en sort avec brio en étant très convaincant et sobre. Mais le reste de la distribution est à l’unisson tandis que notre envie de spectacle est bien assouvie avec beaucoup de séquences impressionnantes, brutes de décoffrage et ultra réalistes. En somme, on ne peut nier que c’est une bonne surprise et un réalisateur à suivre si on fait abstraction d’un épilogue qui gâche un peu la fête.
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