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Jonathan M
163 abonnés
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4,0
Publiée le 14 janvier 2018
Exercice spirituel, Martin Scorsese magnifie le sacré. Il saisit dans la contrée nippone, le bleu azur, le beige du sable et le vif du rouge feu. Picturalement époustouflant, le travail sur la couleur y est somptueux. Le chemin de croix dans lequel s'engage Andrew Garfield & Adam Driver est acide. Courageux, mais pas très téméraire, ils voguent dans l'inconnu à la recherche de leur mentor. Deux rôles magnifiques qui ne se présentent pas 36 fois dans une carrière. Le cinéaste américain est devenu le sage d'Hollywood, réalisant un rêve de longue date. Le film est à prendre au sérieux, il faut se laisser embarquer dans cette jungle asiatique. En jésuites convaincus, ils vont navigués entre fidèles prêcheurs et bouddhistes sans pitié. Le film est sanglant, sans tomber dans l'horreur. Toute la réussite est dans le propos, une religion qui ne triomphe vraiment pas de ses actes. *TOP 9 FILM 2017*
"Silence" est une fresque historique intéressante à la réalisation soignée dans sa photographie comme dans sa mise en scène mais assurément trop propre et lisse. Placé avec ardeur du côté (le seul bon ?) des catholiques, le discours de Scorsese fait preuve d’un prosélytisme à toutes épreuves et d’un occidentalisme presque malvenu. Voir des Jésuites interdire à des Japonais catholiques de poser le pied sur une icône malgré la mort qui les menace me fait penser au discours de l’Eglise sur le préservatif en Afrique… 2h40 de ferveur religieuse c’est quand même long. Si Scorsese semble touché par la grâce, il n’en est pas de même pour son acteur principal, Andrew Garfield, qui ressort peu crédible en missionnaire portugais du 17ème siècle et s’embourbe dans des lamentations interminables. Pour sa défense (on parle quand même d’un film de Scorsese !), "Silence" pose des questions assez actuelles sur la foi, la conviction intime ou la dualité humaine et nous livre une page intéressante de l’histoire du Japon.
Plus de chroniques sur mon blog : plumeetpellicule.wordpress.com
Très lent (pouvait il en être autrement, quand on attend une réponse et que la seule réponse ne sera jamais que le silence?), très cruel (à l'époque en Europe et aux Amériques ce n'était guère mieux!) mais avec une réflexion dense et de très belles images.. SPOILER Ce qui est très intéressant c'est que le cheminement spirituel du héros et les contraintes dramatiques auxquelles il est soumis le font arriver à une conclusion très laïque: pour vivre ensemble avec nos différences la Foi doit rester personnelle et, parfois, cachée.
Un film long, lent et chiant ... Le thème de base est intéressant mais beaucoup trop délayé ... Dommage que Liam Neeson n'apparaisse que 2 minutes à l'écran ... Ne pas se fier à la bande annonce !
Un film clairement trop long, néanmoins le sujet est d’un point de vue intellectuel, très intéressant. Merci à Scorsese d’avoir adapté ce roman de manière très cadrée mais peu ludique, et d’avoir retenu un casting très populaire, mais quelques peu inappropriés. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
Pourquoi 5? D'abord : Silence......... Et, pour qui s'intéresse à la gnose (pas le new-âge!) et au cheminement spirituel : Chapeau bas, Monsieur Scorsese. Je veux, eut égard à l'objet même du film éviter le bla-bla pontifiant. La spiritualité est une élévation de l'Esprit, sensible aux croyants ou aux non-croyants, aux adhérents à une religion comme aux athées. Ce que permet ce film superbe. Sur le fond : C'est un Grand film introspectif qui aborde d'une façon concise (mais oui!) la question religieuse et ses ambiguïtés. Y compris dans ses dérives extrêmes de tout bord. Il y a bien sûr de multiples points de vue qu'il serait difficile de faire le tour. C'est intelligent, et intelligible. Sur la forme : Monsieur Scorsese connait son métier. Point. Il ne s'agit rien de moins qu'une somme de son œuvre, philosophie comprise. Oui, chapeau bas Monsieur Martin Scorsese.
Plutôt déçu par ce film sans actions, monotone et un peu long. Je m attendais à beaucoup mieux. Et pourtant je suis croyant mais je suis ressorti de la séance presque endormi télément je me suis ennuyé. Dommage car les paysages sont époustouflants. C est le seul point positif du film.
Long très long et parfois des textes franchement bas de gamme. 2h40 d ennuis, même pas de beaux paysages, bref vous jugerez ce n est pas parce que ce film a été réalisé pas Marten Scorsese que j adore Qu il faut lui donner des étoiles qu il ne mérite pas. À vous de voir ou pas.
Un film très américain, réalisation très efficace, très bon jeu des acteurs mais c'est la violence à l'état pur. C'en est insupportable et c'est horriblement lont. Espérons que les japonais valent mieux que ce qu'en décrit Martin Scorcese. Pourquoi aller voir un film pareil ?
Adaptation d'un roman qui vaut clairement le détour même si le sujet proposé peut diviser Scorsese met en lumière la puissance de la foi face à la tyrannie dans un Japon du 17ème siècle Vrai beau film qui conviendrait aussi à un jeune public.
Je n'avais pas trop d'attente pour ce film mais cela reste un Scorcese quand même donc à voir. Déjà, n'étant pas croyant du tout j'ai dû rater des références et des métaphores, cela m'a donc pénalisé pour la vision du film je pense. Au niveau du scénario, j'ai pas grand choses à dire, il est original, long mais plaisant à suivre. Le film est surtout porté par un très bon jeu d'acteur; à commencer par Andrew Garfield qui montre une fois de plus que Spider-man est loin derrière lui et qu'il mérite à présent ses nominations aux oscars. Liam Neeson est très bien aussi malgré le peu de scène où il est présent, il reste juste dans ce jeu. J'ai toujours un peu de mal avec Adam Driver mais il reste un bon acteur, ma grosse surprise est pour le personnage de l'interprète joué pas Tadanobu Asano qui est tout simplement génial pour ce rôle du méchant-avec l'air amical-scinique. Le gros point positif majeur (d'où sa nomination aux oscars pour la meilleure photographie), c'est l'image. Chaque plan est étudié avec le plus grand soin, la règle des tiers est bien présente et surtout l'aspect géométrique avec ses verticales peut facilement être comparé à une lumière divine souvent représentée dans les représentations bibliques. Là, Scorcese a marqué un gros point (en même temps, on connaît le bonhomme). Par contre le gros point négatif est au niveau du montage, j'ai eu l'impression plusieurs fois d'une saute dans le dialogue, de faux raccords et cela m'a tellement gêné par instant que ça m'a sorti du film. Dommage, ça se voit et ça coupe le rythme quand on est dedans.
Projet qui tenait à cœur le cinéaste Martin Scorsese voulant l' adapter depuis 30 ans, c'est chose faite en 2017 avec "Silence" qui est une oeuvre forte sur un thème qui tien cher depuis longtemps au metteur en scène, la religion Chrétienne avec ici sa place dans la communauté Japonaise entre croyants à dieu se faisant exécuter pour ça par des supérieurs plus forts. Deux jeunes prêtres Portugais sont envoyés récupéré leur mentor prisonnier dans un voyage dangereux au pays Asiatique. Les deux messagers de dieu arrivent dans quelques villages pour écouter les pratiquants qui les aident, les protègent, les cachent contre les supérieurs d'une religion variés qui tuent les gens refusant de piétiner sur une pierre avec le visage de Jésus. Un des jeunes prêtres fait pratiqué la religion sur certains croyants Japonais Chrétienne Asiatique mais les choses sont risqués par torture ou refuser contre la vie. Martin Scorsese réussit un long métrage qui pose une réflexion sur la religion en toute humilité et choses rare, sans musique et ça fait du bien, notamment dans le cinéma Américain. Aussi, le metteur en scène montre un peu de violence mais on en sort du film avec un sentiment particulier qui fait réfléchir. Andrew Garfield amène beaucoup de lui et humanité dans l'un des personnages principaux avec, à ses cotés, d'excellents comédiens comme Adam Driver, Liam Neeson plus le casting Asiatique. Une oeuvre intelligente.
Le réalisateur Martin Scorsese évoque le sort des chrétiens japonais et des persécutions qu’ils ont subis au travers l’histoire de deux prêtres jésuites partis au pays du Soleil Levant à la recherche de leur mentor ayant apostasié Dieu. Le cinéaste tisse un récit méandreux au rythme lancinant et aux teintes glacées offrant une réflexion puissante sur le pouvoir de la foi, la résolution des croyants face à l’oppression subie. Il faut également saluer la prestation salvatrice d’un Andrew Garfield habité par son personnage et parfaitement aidé par le reste d’une distribution de qualité.
D'un côté le sujet ne me branchait qu'à moitié, de l'autre maître Scorsese était à la réalisation, ce qui change évidemment beaucoup de choses, même si le risque d'ennui (notamment au vu de la durée) me laissait quand même quelques craintes. Et pourtant, au-delà de la maîtrise impressionnante du cinéaste, d'une photographie en état de grâce et de quelques plans prodigieux, le tout porté par une ambiance sonore du plus bel effet, c'est bien tout le film qui m'a fait très forte impression. Difficile en effet de ne pas s'interroger longuement et profondément sur les différentes questions posées par l'ami Martin concernant la religion et les choix impossibles face auxquels elle peut mettre parfois les femmes et les hommes. À la fois très apaisée et parfois d'une grande violence, l'œuvre parvient avec beaucoup d'intelligence et de nuance (notamment dans les rapports entre Rodrigues et Inoue) à ausculter les rapports humains, mélange habile entre chantage et séduction, les nombreux échanges entre les deux protagonistes étant éclairants à plus d'un titre. Cela aurait pu être ennuyeux et interminable, mais l'auteur de « La Dernière tentation du Christ » sait y faire pour donner sens et beaucoup de puissance à de nombreuses répliques, le cas de conscience quasi-impossible auquel est confronté le Père Rodrigues (très bien interprété par Andrew Garfield) : spoiler: renier sa foi ou envoyer à la mort des dizaines d'innocents ? Traitée avec beaucoup d'habileté du début à la fin, Scorsese parvient à mettre en lumière tout ce que cette question implique humainement et moralement. Dommage alors que l'épilogue soit inutilement longuet et certaines scènes légèrement répétitives, mais au vu de la beauté et de la force générée par l'entreprise, sur un thème difficile rendu presque passionnant, « Silence » apparaît comme un incontournable de ce début d'année : Marty, encore et toujours au sommet du mont hollywoodien.