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Un visiteur
3,0
Publiée le 30 octobre 2018
Le film est remarquable pour ses paysages mis en valeurs tout a long du recit mais critiquable sur le point de vue utilisé . Durant l'évolution du récit le spectateur s'étonne de voir l'histoire se transormer en une biographie innatendue d'un prêtre restant fidèle à sa religion, le tout en se perdant dans la narration.
Un chef-d’œuvre, un des plus grands films de Martin Scorsese, qui relate le choc des religions et des civilisations. Ce film reflète une réalité historique et le prosélytisme arrogant des catholiques qui a condamné leur religion dans un pays qui n’y était pas forcément hermétique. Et il ne faut pas craindre la violence soit disant insoutenable qu’annoncent certains critiques (pour faire vendre ?). Elle est évidemment presque omniprésente mais exposée avec pudeur. Rien à voir la production courante américaine ! Au-delà de cela, un film immense, intelligent, une épopée somptueuse, une mise en scène esthétique, une BO minimaliste et une interprétation irréprochable – mais assurément supérieure du côté japonais. Un splendide film sur la foi mais qui ne pèse pas, qui ne juge pas et qui ne fatigue même pas l’athée standard – que je suis, malgré une longueur un peu excessive. Aurait-il été moins excellent avec une demi-heure de moins ? Seul le dieu des jésuites pourrait le dire ! Bref, une confirmation que Scorsese est un des plus grands réalisateurs contemporains.
Que reprocher au dernier Scorsese ? Franchement, pas grand chose. Claque visuelle d'entrée avec un côté authentique dans la façon de filmer (la fumée, l’âpreté des paysages, presque aucun effet néfaste rajouté...), "Silence" est aussi une fresque quasi inédite sur un sujet inconnu, chose plutôt rare car on parle ici de religion. Et que c'est passionnant ! Que c'est bien joué ! Images chocs, dilemme, passion, pardon, tortures, autant de thèmes repris et magnifiquement mis en scène. On est réellement happé par l'histoire, 2h40 passée pour ma part à une vitesse hallucinante... Jusqu'où peut-on aller pour préserver sa religion ? Est-ce vraiment de la foi ou seulement de la fierté ? Des questions soulevées et qui prennent de l'ampleur au fil du film jusqu'à l'incroyable dernière partie, violente et psychologiquement intenable. Alors une question se pose : est-ce que le manque de reconnaissance à la sortie du film est du à son aspect pas très glamour ? Si c'est le cas, on a plutôt envie de dire que c'est injuste. Il faut absolument le voir, pour sa culture personnelle et en prendre plein les yeux.
Alors oui, c'est long. Mais croyez-moi, les 2h42 passent plutôt bien : disons que le film donne l'impression de durer 2h bien tassées. D'ailleurs, la salle 4 du Majestic de Lille, bourrée à craquer, n'a pas moufté pendant toute la séance.
Si le film est agréable à regarder, c'est d'abord parce que son sujet est instructif. Il s'agit de suivre deux missionnaires jésuites et portugais en mission d'évangélisation au Japon. Scorsese réussit à nous intéresser en nous montrant comment les néo-convertis japonais sont prêts à mourir pour leur foi (c'est quand même curieux quand on y pense, même les jésuites semblent surpris). Dans un deuxième temps, les deux héros sont séparés, et on s'intéresse plutôt à l'un des deux, joué par le transparent mais agréable Andrew Garfield. Le sujet devient alors plutôt la façon dont les redoutables japonais tentent habilement de faire renier son Dieu au jeune (mais naïf) religieux.
Le film ne donne alors pas seulement à voir des dilemmes moraux classiques, mais explore véritablement toutes les facettes du problème, avec notamment une prestation très subtile de Liam Neeson, en ancien jésuite intégré à la société japonaise.
C'est souvent intellectuellement très stimulant, et aussi parfois très beau. La mise en scène de Scorsese, classique et géométrique, trouve ici un champ qui lui convient parfaitement : il y a dans la civilisation japonaise ce sens de la symétrie et de la pureté qui est aussi celui de Scorsese. De rares fois, ce dernier est tellement formaliste que le film devient un peu ampoulé, mais ce n'est pas très grave.
Malgré un tout dernier plan qui nuit à l'âpreté jouissive du film, Silence est une expérience qui vaut le déplacement.
De retour d'un séjour de six mois au Japon, à parcourir les temples bouddhistes et shinto, j'ai sûrement une vision idéalisée de Silence. Néanmoins, ce film représente un apogée du film spirituel chez Scorsese, un aboutissement ultime des thèmes abordés dans The Last Temptation of Christ des décennies auparavant. Les images sont sublimes, plongeant le spectateur dans un Japon sauvage, hostile, et pourtant si fascinant. Scorsese a bien évidemment travaillé avec des acteurs japonais, ce qui contrebalance avec le choix d'acteurs anglophones pour incarner des missionnaires portugais (Hollywood reste Hollywood). Certes, le film est long. Mais une connaissance préalable de la culture nippone justifie ces choix scénaristiques. L'humanité est représentée dans toute sa splendeur et sa misère, sa bonté et sa cruauté. Au-delà de la dimension religieuse, Silence met en lumière l'Homme, être aussi fort que fragile, en proie aux doutes et partagé entre ses idéaux et ses désillusions. Une fable profondément humaine, en somme.
Un film très beau sur la foi, qui peut se résumer en une phrase: il vaut mieux ne pas chercher à imposer sa croyance aux autres et si chacun suit ce précepte, tout ira pour le mieux. Il n'y a finalement ni bon ni méchants dans ce film, juste des gens qui se battent pour leur vérité et qui ont autant raison qu'ils ont tort. Le film est aussi superbement joué, avec une mention spéciale pour le personnage de l'Inquisiteur, qui nous sert une composition assez surprenante.
Un magnifique film qui nous emmène au cœur du japon médiéval, avec sa beauté mais également sa violence. Certaines scènes sont très violentes et ce film peut donc déplaire à beaucoup pour cela. Les deux heures trente passent très vites et on se laisse porter par cet homme vivant pour la foie et qui fini par douter de l’existence même d'un dieu. je conseille ce film pour sa beauté et l'ambiance. Pour moi, un des meilleurs film de ce début d'année.
J'avais envie de voir ce film, parce que j'aime beaucoup Andrew Garfield et que j'avais la curiosité de voir Adam Driver dans un autre rôle que celui de Kylo Ren. Déjà on peut dire que c'est un film un petit peu trop long (2h45) pour un film qui est relativement lent. Pourtant on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer, si on rentre dans l'histoire et qu'on s'interroge comme le personnage sur le silence de Dieu et sur jusqu'où doit-on aller dans la déclaration de sa foi ? Est-il plus chrétien de dire "Je ne crois pas en Dieu et Jésus pour sauver des vies ou s'obstiner à dire que l'on croit en Dieu et Jésus, même si le simple fait de l'affirmer peut provoquer des morts ? Qu'est-ce qui est le plus important : la parole ou l'action ? C'est un voyage spirituel, mais aussi un voyage humain, au fond de soi pour trouver sa vérité. Je pense que la vérité trouvée sera différente en fonction de sa foi, de sa religion ou du fait d'être athée. C'est aussi un voyage géographique et historique, puisqu'on se retrouve dans le japon du XVIIe siècle et qu'on y fait connaissance avec son Inquisition.
Tres bon film La rencontre de l'Eglise et l'occident et du Japon
Bien filmé, bien joué Un film qui retrace aussi le parcours passionné des jésuites au 17eme dans un contexte d'inconnue totale, et de réponse violente et philosophique de la part de la société japonaise qui veut conserver ses traditions.
Film intéressant... quelle religion est à défendre ? Apprenons à nous écouter, à respecter chacun ! Un peu de longueur... belles prises de vue. À voir.
Le sujet est passionnant mais le film est trop lent, avec de longues scenes d'agonies à n'en plus finir.. Les costumes, les decors représente bien l'époque médiévale japonaise. L'apparition furtive de Liam nieson est décevante!
En 1633, le père Ferreira se trouvant au Japon pour évangéliser la population adresse un courrier au Portugal d'où il est originaire pour décrire ce que subissent les chrétiens. Deux jeunes prêtres dont il a été le mentor souhaitent partir à sa recherche. Ils parviennent à arriver clandestinement au Japon en 1640. Ce film montre la persécution subie par les chrétiens au Japon au dix-septième siècle. Au-delà de cela, il y a une réelle réflexion qui est élaborée à propos du fait de vouloir imposer sa religion et sur la manière dont elle peut se pratiquer ou tout simplement se vivre. Le tiraillement du père Rodrigues laissant penser à certains moments à une remise en cause de sa propre foi devant le silence auquel il fait face dans ses prières est justement amené. La fin du récit spoiler: y apporte néanmoins une réponse claire, lorsqu'il meure de vieillesse, des années après avoir publiquement renié ses croyances, mais conserve une croix jusqu'au bout . Cette histoire est parvenue à me captiver en amenant ces questionnements sans une débauche de scènes de tortures, bien qu'elles soient inévitablement présentes.
Je vais aller le revoir pour regarder avec plus de détail et approfondir car vraiment un très très beau film les japonais sont subtils dans la torture physique et mentale et ce film m a dirigé vers la recherche en cette époque de l histoire de ces missionnaires qui même si ils ont été massacrés n avaient pas raison de vouloir imposer leur croyance sans tenir compte des croyances japonaises