Silence
Note moyenne
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Muriel G.
Muriel G.

5 abonnés 14 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 février 2017
Insupportable, interminable. J'étais mal à l'aise devant ces scènes redondantes de tortures de ces pauvres Japonais chrétiens qu'on finit par trouver crétins...aucun personnage n'est attachant, aussi j'ai fini par me ficher complètement de ce qui pouvait bien leur arriver au final...un ratage, c'est dommage pour un si grand réalisateur. Bref si vous êtes maso uniquement, allez-y...
labellejardinière
labellejardinière

97 abonnés 276 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 février 2017
Scorsese ne parvient jamais à trouver le bon angle pour traiter d'un sujet qui semble pourtant lui tenir à coeur ("Ad majorem Dei Gloriam"... devise de la Compagnie de Jésus, dont nous sont si pesamment contés les malheurs dans le "Pays du Soleil Levant" du 17e siècle). Les Japonais à l'écran sont caricaturaux, les prêtres, supposément portugais, sans charisme... et tout le monde parle anglais...
Un vrai ratage. "Silence" - on peut passer son chemin...Sans s'infliger 2 h 40 d'un pédagogisme peu inspiré !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 février 2017
Long très long et parfois des textes franchement bas de gamme. 2h40 d ennuis, même pas de beaux paysages, bref vous jugerez ce n est pas parce que ce film a été réalisé pas Marten Scorsese que j adore Qu il faut lui donner des étoiles qu il ne mérite pas.
À vous de voir ou pas.
Vincent T.
Vincent T.

29 abonnés 134 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 février 2017
Un grand film de Martin Scorsese très consistant dans lequel on suit la marche funèbre de deux jésuites qui réalisent un voyage dangereux dans un Japon où le christianisme est décrété illégal et ses fidèles persécutés.

A travers les péripéties douloureuses, synonymes de chemin de croix pour ces jésuites, le réalisateur offre une réflexion universelle sur la foi tout en peignant une peinture ahurissante, implacable et touchante d’un Japon ne voulant pas céder à un communautarisme religieux synonyme d’effondrement de leur civilisation. Avec une mise en scène magnifiquement pensée et une poésie du désespoir qui nous rappelle souvent Apocalypse Now (Marlon Brando étant remplacé par Liam Neeson) dans le parcours de son héros, Silence est brutal et met en perspective l’être humain en le confrontant à ses hantises les plus profondes et à ce qui le défini.

Les paysages viennent se marier avec les thèmes du film et nous immerge parfaitement dans ce Japon du XVII siècle. La brume, la lumière et l’environnement renforce ce côté spirituel, voir mystique tout en montrant la perte de repères d’un homme confronté aux pires épreuves (douleur physique et surtout psychologique). Cette remise en question viscérale et le cheminement psychologique (croyance, humanisme, arrogance, folie, s’abandonner pour mieux se retrouver) d’un homme est très bien travaillé tant dans son récit que dans son traitement.

Cependant, quelques baisses de rythme dans la première heure du film.

Bref, une odyssée spirituelle grandiose qui nous fait réfléchir sur ce que l’on est.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 12 février 2017
Quel ennui !
La bande annonce ne m'a pas laissé présager que ce serait aussi religieux que "La passion du Christ". On y entend 100 fois le mot "chrétien", 100 fois le mot "foi", etc. Un film d'une longueur...
Seul le décor vient nous dépayser un peu.
Aurélie D
Aurélie D

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 février 2017
Un film sur 2 axes : l'histoire des prêtres apostats au Japon, et le chemin spirituel parcouru par l'un d'entre eux (Andrew Garfield). Le film a le mérite de soulever beaucoup de pistes de réflexion comme l'intolérance des religions et la difficulté de les faire cohabiter, la Foi, l'Amour et l'Ego, la force et la faiblesse, la croyance et l'instinct de survie, l'amour de Dieu et l'amour des autres... On soulignera aussi la réussite du film réalisé sans musique ! Pour certains 2H45 paraissent affreusement longues, mais je pense que cela correspond à la complexité du chemin d'Andrew Garfield. Le sujet du film reste très original et très instructif. A noter que la VF n'est pas forcément réussie.
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 février 2017
Il faut être réellement porté par la foi ou un amour inconsidéré pour Martin Scorsese pour trouver le moindre intérêt à Silence. Certes les images de paysages sont très belles mais c’est à peut être tout ce qu’on retiendra du film qui semble répéter inlassablement les mêmes scènes pendant près de trois heures. Il y aurait certainement été facile de tailler dans le gras pour faire un film un peu plus rythmé mais cela n’aurait pas forcement empêcher la faiblesse d’un scénario qui n’arrivera jamais à nous émouvoir. [lire la critique complète sur le site]
Malik A
Malik A

7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 février 2017
Ce fut un calvaire de regarder ce film immense déception une longueur interminable des acteurs médiocres bref à fuir
Alice025

1 887 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 février 2017
Grande déception pour le nouveau Scorsese ou je me suis ennuyée à mourir. Pourtant le synopsis avait l'air intéressant et aurait eu matière à de nombreuses choses afin d'en faire un film captivant. Deux prêtres jésuites vont donc au Japon pour retrouver le père Ferreira, dont la rumeur indiquerait qu'il aurait renoncé à sa foi et qu'il serait resté vivre là-bas. Et bien 2h40 de film où il ne se passe pas grand chose, c'est très très long ! Beaucoup de dialogues et pas assez d'actes, le film peine à décoller et je ne m'attendais pas du tout à ça. Les acteurs jouent correctement mais je les ai tous vu dans de meilleurs rôles. Le film interroge surtout sur la question de la foi, jusqu'où est-on prêt à aller quand on a la conviction de croire à quelque chose ? Sujet interpellant mais ici non captivant. C'est assez choquant aussi de voir ces chrétiens cachés, torturés pour renoncer de force à leur religion. Je ne dis pas que c'est un mauvais film, quelques scènes sont quand même bien réalisées et maitrisées, mais c'est trop irrégulier, l'histoire tire sur la longueur et la fin du film ne m'a rien fait. Dommage.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 février 2017
Très bonne réflexion sur la Foi au travers d'une histoire vraie. Très bien filmé, les acteurs incarnent bien leurs rôles . A voir que l'on soit croyant ou non. La question de liberté religieuse est aussi abordée.
Nikô M
Nikô M

9 abonnés 121 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 février 2017
Si Martin Scorsese voulait nous amener sur le chemin de la spiritualité, je dois avouer que je me suis perdu rapidement..j'ai trouvé ce film d'un ennui intersidéral, mal joué, niais, sans émotion...2h40 d'un supplice sauvé de la noyade par la beauté de l'image... 1 sur 5
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 février 2017
Ce Silence, c'est le silence de Dieu. Pour ceux que l'idée de voir un film de presque trois heures sur le silence de Dieu effrayerait..... on peut rappeler que Martin Scorsese est aussi un formidable narrateur d'histoires, et qu'il peuvent aborder l'oeuvre par sa face "film d'aventures historiques". Car oui, Cristovão Ferreira, le prêtre-apostat a bel et bien existé!

Un peu moins d'un siècle après l'espagnol Saint François-Xavier, qui avait ouvert la voie du christianisme en Inde, en Chine puis au Japon, Ferreira arrive dans la région de Nagasaki. Au début, les évangélisateurs ont été bien reçus, sauf par les moines bouddhistes évidemment! Des petites communautés chrétiennes se sont créées. Mais à vrai dire, quelle folie que de vouloir implanter une nouvelle religion dans un pays où l'empereur est un "dieu vivant", descendant du premier empereur Jinmu, lui même descendant d'Amaterasu, déesse du soleil, et comme tel, grand prêtre du shintoïsme. On voit donc mal comment un autre Dieu aurait pu s'implanter de façon pérenne. Malgré tout, une partie de la population avait été convertie.

Le jésuite Ferreira arrive pendant le shogunat Tokugawa. Pendant les périodes de shogunat, l'empereur n'a plus qu'un rôle symbolique; c'est le shogun qui gouverne, entouré de ses samouraïs. Et le pouvoir a décidé de se débarrasser des chrétiens (il y a d'ailleurs une fermeture généralisée des influences étrangères) Par l'intimidation et la violence. Oh, les Japonais étaient très fort en matière de supplices....chinois: bûchers, crucifixions, noyades, sans oublier le supplice de la fosse où les torturés, saucissonnés, étaient suspendus par les pieds au dessus d'une fosse où leur sang s'écoulait goutte à goutte d'une petite incision faite sur la tempe... Pour y échapper, il suffisait d'une toute petite chose: apostasier, et pour témoigner de sa bonne fois, marcher sur une effigie du Christ posée à terre... Naturellement, un prêtre était une proie de choix..... Ferreira a t-il eu peur de la torture? A t-il voulu protéger les communautés? Le fait est qu'après avoir apostasié, il se renomma Sawano Chuan, épousa une japonaise, jugea d'autres jésuites et écrivit un livre La supercherie dévoilée où il dénonce la religion catholique... Il devint en quelque sorte la vedette des prêtres-apostats.

Quand le film de Scorsese commence, deux jeunes jésuites portuguais, Sebastião Rodrigues (Andrew Garfield) et Francisco Garupe (Adam Driver) brûlent d'impatience de partir pour le Japon. Ils sont sûrs que ce que l'on raconte au sujet de Ferreira n'est que mensonge; ils veulent rencontrer le jésuite, rétablir la vérité. Devant leur insistance, leur supérieur (Ciaran Hinds) finit par céder.

Pour accéder aux communautés chrétiennes, ce qu'il en reste, qui vivent cachées dans des petites îles de pêcheurs, les deux jeunes gens ne trouvent qu'un guide, Kichijiro (Yôsuke Kubozuka). Une épave, un ivrogne qui se défend furieusement d'avoir été converti. C'est un personnage totalement kurosawaien (si on peut formuler ce terme), à la fois dans son aspect -maigre et agile comme Gollum sous sa chevelure hirsute- et son comportement. D'ailleurs, dans la photographie, dans le comportement des personnages japonais, Kurozawa est là: Scorsese a dû beaucoup le visionner pour recréer une ambiance, un climat aussi juste.... Il y a tant de brume d'ailleurs, tant de boue que l'image semble parfois en noir et blanc. C'est le Japon où la pluie tombe sans relâche, les paysans se protégeant d'un manteau de bambous, où l'on enfonce jusqu'aux chevilles dans la glaise....

Les deux jeunes gens sont assez différents du point de vue du caractère, l'un plus craintif, l'autre plus déterminé. Garupe va rester auprès des petites communautés iliennes qui se sont regroupés autour d'un vieux sage, Ichizo (Yoshi Oida); ils ont une foi exubérante, non dénuée de superstition...

En tentant de retrouver Ferreira, Rodrigues est capturé. Et soumis au même régime que Ferreira, des années plus tôt: "tu vois ces jeunes chrétiens qui vont mourir? Eh bien, il suffit que tu apostasies, et ils seront libérés." Où est le bien, où est le mal? Doit il, avant tout, préserver la présence de l'église en refusant? Ou sauver ces innocents qui pourront continuer à pratiquer dans leur coin leur religion baroque? Le vrai chrétien ne doit il pas prendre le péché sur lui, apostasier -risquer l'enfer- pour sauver les autres âmes? Porté par une foi profonde, qui n'admet aucun doute, mais en même temps dans une solitude intellectuelle totale, Rodrigues n'entend que le silence de Dieu....

Rodrigues est interrogé tantôt par un interprète (Tadanobu Asano, qu'on a vu dans Vers l'autre rive, mais était surtout, l'extraordinaire Yasaka, dans Harmonium...), tantôt directement par le terrible gouverneur /grand inquisiteur Inoue (Issei Ogata, kurozawaien à souhait...). Inoue dit des choses bien intéressantes, ou plus exactement, Scorsese nous dit des choses bien intéressantes par la bouche d'Inoue "Chaque religion est bonne pour un pays. Pour nous c'est le bouddhisme. Crois tu que tes villageois soient des vrais catholiques?". On le sait bien; pour s'implanter en Afrique comme en Amérique du Sud, l'église a du fermer les yeux sur l'intégration dans le culte de pratiques traditionnelles; quand on vit dans la nature, savane ou forêt primaire, c'est tout naturel d'être animiste. Et sans aller aussi loin, nombre de saints bretons sont des récupérations d'anciens esprits des légendes celtes. Inoue dit aussi "le bouddhisme et ton catholicisme prêchent là même chose: la compassion. Pourquoi ne deviens tu pas bouddhique?". Là aussi, derrière Inoué, on entend Scorsese.....

Enfin, il faut revenir sur ce personnage absolument extraordinaire qu'est Kichijiro. Il a la foi: mais il a peur. Il le dit d'ailleurs dans ses confessions "Pourquoi suis je si faible? Ce n'est pas de ma faute!". Comme l'apôtre Pierre, il trahit trois fois. Finalement, c'est même le rôle de Judas qu'il va jouer, mais à chaque fois, il retourne vers Rodrigues, lui demandant de l'entendre en confession, d'écouter ses pêchés, de lui donner l'absolution. A chaque fois, Rodrigues l'accueille parce que comme prêtre il ne peut refuser d'entendre en confession une âme repentante....

Ferreira, que l'on découvre à la fin, et qui reste totalement opaque, une énigme, c'est l'excellent Liam Neeson. Excellents ils le sont tous d'ailleurs, même si parfois, on se dit qu'on aurait aimé un acteur un peu plus dense qu'Andrew Garfield.

Un chef d'oeuvre -évidemment-, à voir pour réfléchir quand on a le sens de la transcendance mais aussi un film humainement passionnant, somptueusement filmé, qu'on peut donc recevoir à deux niveaux de lecture.
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 février 2017
Je m'attendais à ce type d'expérience et ne suis donc pas déçue. Il ne faut pas nier que ce film touchera plus les personnes qui ont cette foi et spiritualité très certainement. Car il faut pouvoir comprendre et accepter la torture, la souffrance sur plus de 2h40!! C'est beaucoup trop long. On comprend bien le message de Scorsese mais il semble lui-même pris dans la contemplation de son oeuvre avec une certaine contemplation devant les scènes de tortures et de renoncement de ces Chrétiens.
Pourtant, il y a aussi tant de sincérité, aucun jugement ni prosélytisme dans son propos, qu'on ne peut lui en vouloir ou en sortir énervé. Comme pas mal de grands cinéastes ces derniers temps (Tarantino par exemple), il semble s'est d'abord fait plaisir et avoir réalisé SON film. Et il aurait tort de se priver!
C'est donc par contre un vrai chef-d'oeuvre visuel. On regarde ces images sublimes telle une peinture. Le son est également travaillé au plus exact et prêt des éléments captés. Peu de musique. C'est dc une oeuvre qui parait âpre parfois. J'ai été très étonnée du son des dialogues aussi, presque inaudibles parfois (ce n'était pas le cinéma). L'interprétation est magnifique aussi : mention à Garfield qui explose en ce moment et le mérite bien. On souffre avec lui dans son chemin de croix, sa raison de vivre et ses convictions ébranlées. A suivre! Adam Driver est également excellent. Scorsese est décidément un "caster" et directeur d'acteurs hors pair. Et comme d'habitude, Liam Neeson est impeccable.
Le thème est universel pour moi et a malheureusement encore lieu dans notre époque troublée : la persécution pour une religion, comme imposer une forme de croyance au détriment d'une autre. Car Scorsese ne donne aucune "solution", ne juge pas encore une fois, il laisse à voir et entendre...le silence! Celui des Dieux (et pas un seul!) quand les hommes se battent et pensent pour Eux. Que faut-il croire? En qui faut-il croire ou renoncer ? Faut-il s'écouter et partager pour vivre ensemble plutôt que forcer l'autre à entendre SA vérité et vivre avec elle ? C'est d'ailleurs cette dernière partie du film qui m'a le plus intéressée mais qui trop vite expédiée (comme une simple conclusion!) alors qu'elle est fondamentale pour moi. Trop de questions en suspend du coup à mon sens.
Malgré tout ces points positifs, cette force du réalisateur, je mets "moyen" car cela m'a laissé de marbre au final et souvent ennuyé (sans vouloir quitter la salle néanmoins). Il y manque la passion ! Il est bcp trop démonstratif visuellement, semblant plus vouloir jouer et tester ses cadres, ses lumières, ses sons...pour un résultat certes somptueux mais qui en perd le sens et l'intérêt même.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2017
Revenir au XVII ème siècle pour observer la tentative d'évangélisation du Japon, n'est-ce pas une astucieuse manière d'interroger l'état de la spiritualité aujourd'hui ? La foi est affaire de conviction, de croyance en un au-delà tout-puissant. Comment s'installe-t-elle ? Comment se nourrit-elle ? Qu'est-ce qui légitime son exercice, son expansion ou son interdiction? Là où des murs sont envisagés pour délimiter les frontières aujourd'hui, certains au péril de leur vie se sentaient investis d'une mission au nom de leur dieu. S'agit-il de foi, d'exercice du pouvoir, de politique peut-être ? Des phénomènes de transfert sont à l'oeuvre. Un discours séduit, engage, emporte la conviction générale, mais si la culture du pays est autre, si le pouvoir en place n'entend pas se laisser envahir par des illuminés, qui pensent le monde autrement, alors le repli identitaire et le rejet de l'autre deviennent ce qui préside au gouvernement du pays. Certains sont désormais traqués, condamnés à la clandestinité ou poursuivis et réprimés sévèrement. Martin Scorcese nous montre comment le Japon d'alors s'est montré imperméable à l'installation du christianisme en ces terres. L'acculturation s'est faite par le rejet de l'étranger. S'intégrer, c'était renoncer à la croyance avec laquelle on était arrivé d'ailleurs. Pourquoi le sacré doit-il toujours autant produire de destructivité surtout au nom de Dieu ?
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 février 2017
"Silence".... On a très vite (au bout de 10 minutes, au plus), envie d'ajouter ".... on ne tourne pas" !
Ou si peu, et à vide... Un grand film sur une grande cause, celle des Chrétiens du Japon, (paisiblement - mais en ayant à l'esprit de possibles retombées commerciales fructueuses) évangélisés par les Jésuites, surtout portugais, au 16e siècle, avec succès, ce qui désorganisa le système féodal en place et, entraînant des conflits entre seigneurs convertis et non-convertis, aboutit à des persécutions d'une grande ampleur (et cruauté), puis à l'interdiction du catholicisme dès 1614, et jusqu'à l'ère Meiji, au milieu du 19e siècle, on pouvait imaginer Scorsese en bâtir un ! Las....On ne croit pas un instant à cette Eglise des Ombres, avec des communautés villageoises à foi du charbonnier, renouvelant à l'Est la ferveur des premiers Chrétiens, ceux des catacombes – au mieux, on visionne comme si c'était une sorte de protodocumentaire. Jamais on ne s'intéresse, jamais on n'entre en empathie (ce qui est infiniment gênant, eu égard au thème abordé).. L'image est saint-sulpicienne, les "padres", plutôt fantoches, supposés lusitaniens, s'expriment en anglais, et dialoguent dans la langue de Shakespeare (ou à peu près) avec des humbles autochtones, jamais partis de leurs villages misérables de pêcheurs, à un Judas/apostat récidiviste local près - en revanche le shogun aura besoin, lui, d'un interprète (mais j'imagine le ridicule supplémentaire de la version doublée : des acteurs anglophones jouant des Portugais, parlant français, avec des Japonais, parlant anglais en VO !..).... Et que c'est long, ces 2 h 40... A défaut d'un film convaincant sur la foi et le martyre (à compter de la capture par l' « Inquisiteur », en particulier), cela aurait pu être au moins un film d'aventures se laissant regarder sans déplaisir : même pas. Du pataud, du délayé, et de l'ennui... Beaucoup d'ennui.
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