Silence
Note moyenne
3,6
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413 critiques spectateurs

5
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grano
grano

57 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2017
Ce film admirablement maîtrisé... (Martin Scorsese sait faire) révèle une actualité troublante autant que désespérante. Je suis sorti de la projo avec une angoisse qui se mêle à l'ambiance délétère dans laquelle nous vivons.
Un film puissant, prémonitoire ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 février 2017
Un très bon film sur la religion réalisé par Martin Scorsese, qui livre une réalisation classique mais soignée avec de magnifiques visuels, et porté par un très bon Andrew Garfield, qui donne encore une très bonne prestation après Hacksaw Ridge. Même si on ne les voit pas assez souvent à l'écran, Liam Neeson et Adam Driver livrent une bonne prestation.
Néanmoins, il faut s'accrocher car certains passages durent trop longtemps et certains personnages semblent n'être pas assez bien développés.
emma emma
emma emma

47 abonnés 58 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 février 2017
Ah non, non et non ! Comment peut-on parler de chef d'oeuvre? Scorsese est certes capable du meilleur (au hasard: Les Affranchis) comme du moins bon (euh.. Aviator), mais là… 2H40 de creux, de vanité, un comble pour un film traitant de foi catholique, réalisé par un fervent pratiquant ! La chose qui choque d'emblée, c'est de voir des Jésuites portugais du XVII ème siècle parlant anglais, qui plus est avec des paysans japonais mal dégrossis (et vus pendant tout le film par ces gentils Jésuites comme des animaux peu évolués). Même si dans certaines scènes, ils font appel à un interprète, ils sont quand-même nombreux en 1630 dans les montagnes japonaises à maîtriser la langue de Shakespeare ! Quel exploit… Et justement, M.Scorsese, quitte à mûrir ce projet pendant près de 30 ans, pourquoi ne pas pousser le réalisme et prendre des acteurs portugais?? Moindre des choses… Alors oui, grosse production hollywoodienne oblige… Justement, les acteurs (les "stars", devrais-je écrire), parlons-en : Liam Neeson a l'air de venir tout droit du plateau de tournage d'un énième Star Wars; Adam Driver, à force de minimalisme, ne transmet plus rien (il est pourtant capable d'une intériorité si riche dans "Paterson"); Et Andrew Garfield peine à vous faire croire à quoi que ce soit, tant sa palette est restée vide de couleur (il serait en train de tourner une pub esthétisante pour un parfum de luxe, il s'y prendrait pas autrement…). Quant aux acteurs japonais, ils sont pour la plupart caricaturaux à l'extrême, à commencer par Yosuke Kubozuka (Kichijiro) qui nous fait un Judas-Sganarelle des plus bouffons (à force, ça donne un côté comique à ses scènes, que ça en est insupportable)…Il y a d'ailleurs pas mal de moments risibles, comme par exemple ce plan sur nos 2 gentils Jésuites en pleurs dans la montagne à regarder leurs villageois maltraités par les très très très méchants soldats de l'inquisiteur (Issei Ogata, le seul à tirer son épingle du jeu en insufflant pas mal de cruauté toute raffinée à son personnage pourtant là aussi très caricaturé.. Mais au moins, l'acteur prend du plaisir à être là, ça se voit, et c'est bien le seul). Pour les scènes de torture, pas d'inquiétude, elles vous passent dessus sans aucun problème (même pas mal, on n'y croit pas un seul instant). Même les décors laissent à désirer : que dire de ce plan extérieur au Portugal, en début de film, où les bateaux du port dans le fond ont l'air d'avoir été ajoutés par un stagiaire en incrustation… Bref, un beau ratage. À force d'être passé à côté de ce film pendant si longtemps, Scorsese est finalement passé à côté de son sujet-même. 2H40, c'est interminable (c'est la véritable torture du film; beaucoup de gens sont d'ailleurs partis avant la fin) tout ça pour nous expliquer que la foi, ça se porte plus au fond du coeur qu'autour du cou. En tous cas, un film grotesque, pas du tout touché par la grâce...
Jason B
Jason B

23 abonnés 58 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2017
Pas le meilleur Scorsese pour moi ca c'est sur mais un très bon film tout de même.
Petite parenthèse, je me demande comment les critiques presses peuvent reprocher à un "LIve by Night" d'être trop long et sans rebondissement, et autant priser ce film. Je ne parle pas des critiques spectateurs car là tout le monde est libre de ses gouts. Les deux films sont très différents, mais ils sont tous les deux assez lents dans leur déroulement et on comme sujet "la vie" d'un homme à traverser diverses péripéties. Live by night n'est pas au niveau de Argo qui était génial, mais je le trouve tout de même excellent comme "gone baby gone" par exemple et mieux que "the town" qui était très bon. Ici "Silence" a une réalisation parfaite, une photo extraordinaire, de bons acteurs, mais je dois avouer qu'à la moitié du film je pouvais déjà dire la fin sans connaitre cette histoire avant de voir le film. Je conseille donc vivement d'aller le voir car c'est un très bon film, il manque juste un petit "arrangement" ou "rebond"scénaristique vers les deux tiers du film je trouve pour en faire un excellent film. ( et c'est ici que je ne comprends pas les critiques presses avec LIve by Night car ce film pour le coup est lent mais il donne de petits sursauts scénaristiques qui m'ont bien surpris et m'ont éviter de deviner comment le film allait se finir arrivé à la moitié". Donc un grand oui pour SIlence "le" film à voir cette semaine. Par contre le traitement des "Japonais" et de la culture japonaise est un peu unilatérale et assez faussé car tout japonais qui n'est pas chrétien est un salaud, et la culture japonaise n'est pas représentée afin de donner un point de vu un peu plus large et objectif. Mais cela n'est pas vraiment le sujet du film et le narrateur étant un prêtre cela peut expliquer ce manque d'objectivité donc cela passe à peu près, mais dommage que l'on ne voit rien de bien du coté du Japon non chrétien.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 février 2017
En raison de sa remarquable réalisation formelle,j'ai bien aimé ce film , malgré sa longueur et ses lenteurs et en dépit de son champ limité. Ce qui en limite cruellement la portée, c’est que, d’une part, il est focalisé sur la relation missionnaires/ gens du peuple face aux exigences d’1 potentat local (gouverneur ou « daymio ») et, spoiler: d’autre part, qu’il il insiste trop lourdement sur la valeur comparée d’une icône et de la foi profonde
. spoiler: Le film aurait trouvé sa pleine envergure si’il avait réservé la part due à l’histoire de cette période médiévale (fin 16ème début 17ème siècle) du Japon : fin du shogunat Totomi et début de la dynastie shogounale Tokugawa, marquée par des guerres atroces entre daymios avides de pouvoirs et de richesses, faite d’alliances et de trahisons spéculatives, avec des empereurs demi-dieux, intouchables mais sans pouvoirs. De ces troubles, les victimes les plus à plaindre furent, comme d’habitude, les gens . Dans ces troubles, les armes à feux exportées par les occidentaux (cités dans le film : Portugal, Hollande, Angleterre, Italie) en même temps que leurs missionnaires, ont joué un rôle importants dans les rapports de force entre provinces belliqueuses. C'est le début de l’unification pacifiante du japon, porteuse de moins de troubles et de meilleure santé économique qui se poursuivra sur 3 siècles jusqu’à ce que le Japon mette fin au shogunat et aux samouraïs. Il n’est pas étonnant que le pouvoir japonais ait majoritairement (et pas seulement localement) redouté la division confessionnelle de la société japonaise, paysanne notamment (nb : les paysans étaient alors considérés comme à un rang supérieur à celui des commerçants).

La dénomination « inquisiteur » utilisée ici, renvoie au moyen âge européen et à l’actualité arabe contemporaine. Je ne pense pas que ce soit un hasard, spoiler: notamment lorsque des paysans expriment leurs attentes vis-à-vis de la foi chrétienne par rapport aux paradis.
.
Bref, je reste sur ma faim avec ce film qui ne devrait pas marquer pas profondément ma mémoire.
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2017
Totalement maîtrisé sur la forme comme sur le fond, ce film magistral est certainement le plus personnel du réalisateur Martin Scorsese. deux prêtres partent au Japon sur les traces du père Feirrera, leur menton et confesseur, disparu alors qu'il s'était rendu pour évangéliser le pays. Un voyage éprouvant pour ces deux jeunes novices dont la foi sera durement éprouvée. Les superbes images en décor naturel, le souci de rendre la nature hostile autant que de restituer l'ambiance du XVIIeme siècle ajoutent une atmosphère incroyable à ce film mystique envoutant et hypnotisant, dont la longueur ne se fait jamais ressentir. Les thèmes forts questionnent autant les personnages que le spectateur sur la foi: la solitude et ce silence sans réponse qui répond à la croyance, le doute. Depuis toujours et encore plus aujourd'hui ces thèmes résonnent. Je me souviens avoir visité à Amsterdam une petite synagogue improvisée dans le grenier d'une maison particulière à l'époque de la seconde guerre, à l'instar de ces paysans démunis de tout se retrouvant dans cette grotte pour partager leur foi. Un film dur, violent, austère mais d'une force infinie.
Fabien C.
Fabien C.

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 février 2017
Au 17e siècle, les chrétiens cherchent à coloniser le monde et à substituer toute culture ou religion non chrétienne à leur obscurantisme dont le principal message est la promesse d'un paradis après la mort, réservé à ceux qui se soumettront au nouvel ordre. A ceux qui ne se convertissent pas, punition et enfer. Le Japon comprend le danger inhérent à la nature exclusive et intolérante de la nouvelle religion, et il sera l'un des seuls à parvenir à résister. Au prix toutefois d'une répression particulièrement cruelle. Le parti pris de ce film est de montrer l'héroisme et la foi des colonisateurs, et de le placer face à la cruauté de l'inquisition japonaise. Ce parti pris est souligné de manière non équivoque par une dédicace finale aux chrétiens japonais. Ce film est très dérangeant car il réalise une apologie de l'impérialisme, de l'obscurantisme et du fanatisme. A quand un film de Scorsese qui monte en héros les kamikases de Daech ?
nadia22
nadia22

18 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2017
Trop long, trop lent, la première heure tourne en boucle et c'est dommage parce que les images et le rendu de l'époque et du Japon sont très réussies. Du coup on se lasse un peu...
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2017
Un Scorsese est comme un grand vin; on l’observe avec respect, en se demandant si ce sera un grand crû. L’appellation est contrôlée, l’origine noble, la déception quasi exclue… Mais quand même, on devine que ce « Silence » adapté du livre du Japonais Shusaku Endoo, est un défi pour un réalisateur, aussi grand soit-il. Et puis parler de foi et de religion chrétienne à notre époque, il faut de l’audace !… Nul autre que Scorsese ne pouvait faire ce film. Dans toute son oeuvre, en premier lieu « Taxi Driver », il y a un filigrane de spiritualité. Mais là, le décor devient sujet. C’est la Foi et sa préservation dans un univers hostile qui constitue le coeur du film. La lutte des Chrétiens Japonais et de quelques missionnaires portugais contre la répression d’un pouvoir japonais hostile à tout corps étranger. Des Chrétiens persécutés, voilà un sujet d’actualité qui trouve une résonance dans notre présent. Sauf que l’histoire se passe au Japon en 1640.
Autant le dire tout de suite, « Silence » est un film ardu et aride. Une histoire très lente qui peut provoquer des bâillements chez un public non réceptif. C’est dur de rentrer dans l’histoire, au delà du livre d’images sur un Japon médiéval, beau à couper le souffle. Mais sans qu’on s’en rende compte s’instaure au fil des images une espèce de grâce qui vous accroche et vous capture. Ces missionnaires sont touchants par ce duel qui s’opère chez eux entre foi et instinct de préservation. Ce dernier s’impose le plus souvent… A l’inverse de leurs ouailles qui ne renient rien sous le regard de leurs pasteurs. Pour cet exercice de piété chrétienne, Scorsese nous fait son film le moins grand public. Mais aussi le plus ambitieux. Le résultat n’est pas totalement réussi, car les 2h41mn sont un tantinet longues. Mais il y a sur ce film le souffle de l’esprit. Quelque chose de difficilement explicable qui est le résultat d’une sincérité absolue et d’un cocktail d’images fortes. Avec un Japon rural qui est très beau et redonne envie d’y (re)partir. L’interprétation est magnifique, avec deux interprètes principaux qui font des jésuites plus vrais que nature. On remercie Scorsese d’avoir osé une telle histoire, si loin des canons actuels de la production cinématographique. C’est l’apanage des plus grands de pouvoir nous emmener dans leurs rêves. Il y arrive pleinement, sous réserve d’être bien dans l’état d’esprit de faire un voyage inhabituel dans les méandres de la foi…
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 février 2017
Bon, alors, on ne peut pas mettre 0, alors j'ai mis 0.5. Fan de Liam Neeson et de Scorsese, c'est une banane qui traîne en longueur, il se ne passe rien, on voit Liam Neeson 1minute au début puis plus rien (du moins) jusqu'a 2h de film.....comment dire...on s’ennuie à mourir....Bref ça ressemble plus à un documentaire redondant et sans saveur...
Jorys C
Jorys C

4 abonnés 24 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 février 2017
Un film bien réalisé mais je sors de la salle très perplexe. Le film manque de matière malgré cette "invitation" plus que discrète a la réflexion sur le sujet de la foi. Beaucoup de scènes sont teintées de prosélytisme et les (trop nombreuses) scènes de torture inspirent le malaise voir l'incompréhension. Beaucoup de personnes sont parties, je suis resté jusqu'à la fin du film en espérant voir autre chose. Mais malheureusement je reste sur ma fin. La première demi-heure du film suffit pour comprendre et les 2h restant.
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2017
Un manque de personnage féminin dans ce film ; la volonté des Japonais d'éradiquer les racines chretiennes est le fil rouge , quand on connait les dégâts causés par Portugais et Espagnols au nom de leur satanée croix , on ne peut qu'être admiratif . Amen
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 février 2017
j'ai n'ai vue d'autre meilleur je me suis ennuyer du début a la fin film mal réalisé je préféré mieux Liam Neeson dans de l'action
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2017
Scorsese livre une vision choc du Japon du XVIIème siècle à travers ce long métrage dont il rêvait depuis 30 ans. En effet, ici c'est le massacre des chrétiens qui est montré. La mise en scène est absolument incroyable, ce qui montre que le réalisateur de Taxi Driver est toujours aussi talentueux malgré son âge. La photographie et les décors sont également magnifiques. Le film souffre malgré tout de longueurs trop importantes, et l'épilogue s'étend un peu trop sur la fin. Les scènes de persécutions sont bluffantes. Andrew Garfield livre une belle performance, et après Tu ne tueras point, continue de prouver que l'acteur est devenu une pointure du cinéma d'auteur.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 188 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2017
Ce film peut s'analyser sous plusieurs angles. D'abord celui de la foi, du doute et du martyre. Ceux des deux jésuites portugais qui sur leur demande, partent pour le Japon du XVII éme siècle pour tenter de retrouver, leur ancien mentor le père Ferreira. qui aurait renié sa religion pour échapper aux persécutions. Eux mêmes vont se trouver confrontés à la torture des chrétiens, moyen de chantage utilisé pour les faire abjurer. Le deuxième angle est celui du prosélytisme : n'est-il, au fond par normal qu'une culture raffinée (celle du Japon) se protège à n'importe quel prix d'une religion venue de l'extérieur dont les bases (amour, transcendance) sont opposées aux siennes ? En ce sens, le thème du film est très actuel. Le dernier angle est plus métaphysique, c'est celui du Silence de Dieu, repris par le titre. Le calvaire du père Rodriguez ressemble par certains côtés à celui du Christ ( il a son Judas, ses défilés en ville sous les injures, crachats et pierres de la foule), mais la torture est plus sophistiquée ; c'est aux autres qu'elle s'applique et lui qui a le pouvoir de la faire cesser, en devenant apostat.
Le film est donc source de réflexion. Sur le plan formel, c'est un peu long (près de 3 heures), mais il ya des images sublimes (la mer, la brume), et beaucoup de scènes semblent inspirées du cinéma japonais tant par les décors, la lenteur que les échanges entre personnages. J'avoue avoir été gêné par la VO : Des jésuites portugais s'adressant en anglais à des japonais du 16 ème siècle, ça sonne un peu bizarrement pour un français.
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